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Protection sociale : l’ultime attaque de Macron

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Transcription de l’émission

Samuel Churin
Mais je vais je vais commencer par parler de quelque chose, et ensuite Bernard continuera. Je pense que déjà il faut dénoncer la propagande. Comment en est-on arrivé là ? Avec des phrases de Sarkozy mettant en avant le cigare qui se retourne contre le chômeur qui se lève tard. Et puis il y a le mythe de l’horizon indépassable de l’emploi, le mythe de l’emploi à tout prix et surtout le mythe de l’espoir. Alors la photo de PSA en plein emploi n’existe pas, n’existera jamais car il y avait une sorte de paix en toi dans les années 50, avant les années.60 Quand l’amitié de la population entre guillemets n'était pas employée, à savoir les femmes, c’est là où on pourrait faire une grosse différence entre le travail et l’emploi. Les femmes travaillent énormément. Je crois que le chiffre, c’est que les femmes ont 64 ans pour. Le travail dans le monde et sont au 5 %. Donc quand tu parles de ces enfants qui vont travailler au foyer. Si on peut prendre la définition généraliste, où est employé quand c’est con, quand vous êtes insultés des fiches de paie ? Il y a une définition plus précise de ça. Donc la différence entre travail et emploi, c’est énorme. Et donc le plein emploi ce pas ? Et on emploi ou non là bas, on nous fait avaler tout, absolument tout. La dernière de nos idées, c'était sous la plume de Macron, sous Hollande six Et il n’y a pas de vérité. Eh bien si on vous dit écoutez, je vous prendrai encore du fric. Et ce fric, je vais le mettre directement dans les poches de Bolloré et de ses actionnaires. Non mais si on vous dit ça, on fait ça au nom de l’emploi, on accepte. Tout le monde accepte. A l'époque, Gattaz, cet inconnu du MEDEF avec son pin’s création de la Réunion, il nous crée évidemment zéro emploi puisqu’il prétexte magnifique zéro emploi. Et effectivement, ça en fait des fonds de pension des actionnaires qui étaient plus ceux qui avaient des marges, des parts importantes grâce aux 40 milliards qu’on leur a donné le prix. L’emploi à tout prix en France, c’est plus de 100 milliards d’euros par an, plus de 100 milliards d’euros par an dépensés au nom de l’emploi à tout prix. Quand on rapporte pourquoi ? Quand on met en parallèle tout ce qu’on a vu ce matin, on finit par se dire que c’est rien. Si on passait le RSA à 1 000 €, tout le monde à 1 000 €, ce n’est pas grand chose, à 8 € ça voudrait dire ah, vous imaginez rapporter 40 milliards d’euros par an de cadeau fiscal ? Donc on conserve l’oreille et compagnie. Et je. Juge. J’aborde le sujet immédiatement suivant : Qu’est ce qui se joue ? Pourquoi est-ce que nous, intermittents du spectacle, on a tous été attaqués ? Parce que finalement, on est le modèle idéal. Même s’il y a plus, il y aurait plus idéal encore pour améliorer la chose de continuité de revenus sur une discontinuité d’emploi. Il est là pour assurer un salaire à tout le monde. Continuité de revenu Plusieurs. Et alors là, si c’est juste, pourquoi est-ce qu’il nous attaque ? Pourquoi est-ce que vous attaquez les intermittents qui ont été massacrés pendant trois ans pendant leur vie ? Les seuls, les seuls à ne pas avoir été les 1 millions de personnes qu’on a laissé crever, qu’on a laissé crever pendant le communisme parce qu’eux n’ont pas eu de chômage partiel, qui n’ont pas connu la fameuse année blanche nous assurant une continuité de l’assurance chômage. On les a laissés crever. Vous n’inquiétez pas, c’est normal qu’on trouve plus de maîtres nageurs pour plus de maîtres d’hôtel. Ça a beaucoup été remercié. Les aides, bah c’est directement les conséquences de cette réforme et la conséquence de ça. Mais si parce qu’il faut bien comprendre, c’est ce qu’ils cherchent avant tout. C’est le lien de subordination, le temps libre, le lien de subordination. C’est le lien qui lie l’employeur au salarié. Plus il est tendu, mieux c’est pour l’employeur, mieux c’est pareil. Et il leur faut une armée de réserve. C’est pour ça que quand on touche l’assurance chômage, quand on touche, dites vous bien qu’on touche aussi aux droits comme ça. Pourquoi ? Parce que celui qui a un emploi, ça, on lui dit si t’es pas content, tu te casses, Il y en a 200 de carcasse et donc chacun s’accroche à son emploi, même humilié, même méprisé, même pis chacun à son emploi, y compris parce que l’assurance chômage à l’extérieur, c’est une horreur. Le jour où il y aura des droits pour tout le monde, les gens auront la possibilité de dire non. C’est un levier extraordinaire d’avoir la possibilité de dire non, de dire non, tu me donnes ça, moi je casse, je me casse, je m’en fous. Et je peux vous dire que les Américains, les intermittents du spectacle, dans l’habitude de dire que nous sommes un laboratoire, nous l’avons vécu très concrètement. Je vous explique. Le phénomène, c’est ce qui se passe et c’est ce qui se passe pour les autres. Et après, j’arrive en 2003. En 2003, on nous baisse, on nous dit vous allez avoir moins de temps pour faire vos heures ? Conséquence de quoi ? Immédiat, baisse généralisée des salaires Pourquoi ? Parce que les employeurs savaient bien que quand leurs employés donnaient un spectacle, ça lui apportait les heures qui lui permettent de renouveler son intermittence. Et donc bon, vous avez plus de temps pour faire des heures, vous avez plus de temps, vous avez plus le choix de dire non, de dire non à des projets qui plaisent pas, de dire non. On est mal payés et puis de faire autre chose à côté, de faire de la politique, de penser. Quand vous avez, comme on vous réduit vos droits, vous acceptez tout et n’importe quoi et évidemment n’importe quelles conditions pour renouveler ce qu’on appelle un statut qui n’est pas un statut, qui a un régime spécifique d’assurance chômage. Et pour revenir à ça, pourquoi est-ce que les acteurs du spectacle t’as regardé ? Parce que si on revient à l’origine des fameux intermittents, le spectacle qu’on appelle les années capitalistes, nous n’avons pas obtenu ce régime spécifique parce que nous étions de la culture. Pas du tout, du tout, du tout. Nous avons obtenu ça parce que nous étions un exemple de discontinuité de l’emploi. C’est au nom de la discontinuité qu’au départ on crée ce régime. Pourquoi Est parce que le régime général marche très bien pour les gens qui sortent de l’ambassade, mais ils ne marchent pas pour nous qui avons des contraintes. Donc on imagine une annexe au règlement pour que cette annexe au règlement soit adaptée à nos pratiques. On aurait dit chaudronniers, ça aurait été pareil. On ne retire pas ça de la culture. Ce n’est pas ça l’exception culturelle. L’exception culturelle, c’est uniquement que la culture n’est pas une marchandise comme les autres. Elle ne peut pas être mise en concurrence. Et ça, ce sont des droits sociaux. Et alors qui sont maintenus, nous, comme une réserve d’Indiens, des amateurs de spectacle. Ils ont basculé les intermittents de l’emploi il y a quelques années sous Hollande, au régime général. Et là, ces gens-là se font massacrer, se font massacrer.
Bernard Friot
Maintenant, on peut quand même dire que c’est la force du monde de la culture, c’est que justement il y avait pourtant il y a le porte voix et ne peut pas se permettre de faire la même chose. Intermittent de l’emploi, intermittent du spectacle et c’est beaucoup plus difficile. Et juste comme ça, par rapport à ce que tu dis, à ce petit jeu là, on s’est rendu compte que comme tu dis, on a plus de maîtres nageurs chez nous. C’est difficile de trouver des saisonniers qui ont subit cette discrimination. Et on voit aussi que globalement il y a aussi des gens qui ne peuvent plus, de plus en plus de jeunes qui ne veulent plus jouer ce jeu, ce jeu de l’emploi et qui se mettent en marge et qui en ont marre parce qu’il y a une humiliation, deux, trois, quatre. Au bout d’un moment, ils ne veulent plus jouer à ce jeu là. Toi t’as toi, t'étais un petit peu juste un bon sceptique. Mais ce sur quoi tu te bats, c’est justement l’attachement des droits à. C'était déjà cité la déclaration du Conseil national de la Résistance. Mais déjà qu'à la Libération, en fait, c’est la performance de la CGT de la négociation, c’est justement de ramener des droits aussi à la personne ne va pas forcément empêcher un emploi, mais on va le laisser.
Samuel Churin
Oui, tout à fait. Et d’ailleurs, est ce que ça veut bien dire à propos de la réforme ? La borne. Montre bien combien le fait d’attacher le salaire à la personne et non pas à l’emploi est totalement combattu par la classe dirigeante, alors qu’il y a eu beaucoup d’avancées dans 65. On ne parle pas de zéro pour simplifier. La réforme, même si vous avez au cours des deux dernières années était dans l’emploi pendant un an et pendant un an, vous n'êtes pas dans l’emploi. Il y a un c’est votre réalisation. Elle va être dépendante, elle va être calculée non pas sur votre salaire et vous sur vos deux années de ressources qui comportent une année sans ressources et une année de salaire. Et donc votre réalisation est divisée par deux. C’est en finir pour la classe dirigeante, avec la dissociation progressive complice de celle- ci. Le statut intermittent du spectacle est conquis. De la dissociation entre le droit au salaire et l’emploi pour les intermittents du spectacle, dès lors qu’il y a 500 7 h d’emploi dans l’année, il y a un droit au salaire sur toute l’année et dans de nombreuses autres situations. Nous étions dans une situation moins avantageuse, entre guillemets des intermittents, mais où le chômage était l’occasion de conserver son salaire alors même qu’on n’avait pas droit. Et c’est ce droit là qui lie le salaire à la personne et non pas à l’emploi qui a toujours été contesté. Parce qu'évidemment, si nos droits sont liés à notre personne, nous avons infiniment plus de pouvoir. Disons que si nos droits sont liés à la bonne volonté d’un employeur, et ça ne vaut pas que pour l’indemnisation du chômage, cette affaire, ça vaut pour la retraite. La retraite a été construite par Croizat comme un droit au salaire pour les retraités. Ça ne tient aucun compte des cotisations dans le régime général de la retraite du régime général tel que Croizat met en place, c’est copié sur celle de la fonction publique, c’est à dire que c’est la poursuite d’un salaire de référence à l'époque, le salaire des dix dernières années et cette poursuite du salaire ne tient absolument aucun compte des cotisations. Ce n’est pas du tout du j’ai cotisé, j’ai droit. C'était la situation antérieure des assurances sociales et c’est la situation que le patronat va restaurer dès 47, donc dès le lendemain de 46. Avec l’Agirc, on a un compte qui additionne toutes les cotisations de carrière et c’est en fonction des cotisations que l’on a droit à une pension. Le mot salaire n’est jamais prononcé, c’est pas du tout une référence. Alors que dans le régime général, dans la fonction publique, ce n’est pas du tout la cotisation qui font de droits à pension. Pas du tout. Vous vous souvenez du fils de Martin avec Depardieu qui a une carrière merdique et qui la veille de sa retraite, Philippe prend sa moto et fait le tour de ses employeurs pour avoir une attestation reconstituer sa carrière. Il reconstitue sa carrière. Il aura droit à une pension, quelles que soient les cotisations qu’il a versé. Encore une fois, Croizat a posé pour les retraités comme des travailleurs qui ont droit à du salaire sans passer par le marché du travail sans emploi. Les allocations familiales de 46, c’est pareil. D’ailleurs les allocations familiales de 46, la loi d’août 46 de la loi Croizat sur les obligations familiales, Les pour 100 du salaire pour les parents, c’est 220 5 h par mois pour les enfants de l’ouvrier spécialisé de la métallurgie. Et ça augmente avec le taux horaire de l’ouvrier spécialisé de la métallurgie, alors qu’il n’y a pas d’emploi, il y a salaire. Cette dissociation du salaire à l’emploi pour attribuer du salaire à la personne est le fondement même de la fonction publique. Là, on est en octobre 46, la loi Torrès sur le statut de la fonction publique. Les fonctionnaires et fonctionnaires d'État. Là, c’est clair, il n’y a pas de caisse de retraite du tout. Il continue à être payé par le Trésor public sur la base de leur dernier salaire. Pourquoi ? Parce que la qualification des fonctionnaires n’est pas liée à leur poste, à leur personne, à travers leur grade. C’est toute cette affirmation de droits de la personne face au droit de l’emploi que les quelques situations que je viens de donner. Ou que Samuel rappelait à propos du chômage. Sont totalement combattues par une classe dirigeante qui ne qui ne tient en vie que par le fait que nos droits ne sont pas liés à notre personne. On a vu pendant le confinement le bénéfice incroyable qu’il y a à avoir des droits liés à la personne ou des droits, en tout cas qui sont déliés de la mesure de l’activité qu’on est en train de faire. C’est que dans le capitalisme, là, la rémunération, c’est une rémunération à la tâche. Ce jour, les travailleurs indépendants sont rémunérés à la tâche, mais les jeunes en CDD de mission, etc. Ce n’est pas précisément le salaire à la qualification de la convention collective. Ils sont également rémunérés à la tâche. Or, ce qu’on a vu pendant le conflit, non, c’est que les fonctionnaires, certaines ont plus travaillé qu’avant parce qu’elles étaient dans le service de santé, mais d’autres ont très pu travailler comme tout le monde, comme tous ceux qui étaient atteints par le confinement. Mais ils ont conservé 100 % de leur salaire parce que le salaire est un attribut de la personne et c’est ça qui va devenir la situation maintenant. Là, la réponse. À l’attaque. Tous azimuts dont le droit au salaire est l’objet, c’est de dénouer de façon beaucoup plus définitive encore de l’activité qu’on est en train de faire. Ça, c’est le cas des travailleurs indépendants ou de l’emploi sur lequel on est. Ça, c’est le cas des travailleurs qui ont un salaire à la qualification lié au poste de travail. Dans la convention collective. Mais déjà cela d’ailleurs un salaire non pas lié à l’activité. Comme toutes les rémunérations, la tâche d’un CDD, une mission par exemple. Mais un CDI qui respecte le salaire de la convention collective, ça a valu un confinement 84 % du salaire pour les intéressés. Merci de ne rien faire parce que le salaire à la qualification n’est pas du salaire à la tâche, ceci dit. Donc nous avons déjà des avancées considérables qui dénouent notre droit à rémunération de notre performance sur le marché des biens et services dans une activité quelconque, réputée productive et qui attache des droits à notre personne. Si on regarde les plus de 18 ans, le tiers aujourd’hui, on a un salaire qui est attaché à leur personne, le tiers plus 18. Vous avez 5 millions de fonctionnaires. Mais vous avez aussi la moitié des retraités. La moitié des retraités ont une pension qui est supérieure sur tous les hommes ont une pension qui est supérieure au SMIC et qui est entre 70 et 100 % de leur salaire de référence. Le salaire continu et le salaire. Celui là même que Macron veut attaquer en disant mais dans les faits, il n’a pas de salaire, ils ont droit au différé de leurs cotisations généralisées. Je vais dire Carrefour. Ça veut dire le huit, huit et cinq douze déjà. Ajoutons à cela les salariés des entreprises publiques qui sont à statut. Le ministre, un autre ministre communiste de 46, par cette voie là, copie le statut de la fonction publique dans le D. GDF. Dans le décret de juin 46 sur le statut des électriciens gaziers. C’est très attaqué, mais ça existe encore. Macron a déclaré la fin du régime des cheminots, mais les cheminots en exercice ont toujours leur statut. Si on additionne la RATP, donc les salariés à statut, on additionne donc aux 12 millions de personnes que je viens de dire. Ajoutons à cela des pour partie les intermittents du spectacle, mais aussi quelques blessés particulièrement émouvants. Puis une situation atténuée mais qui se rapproche quand même du salaire attribué à la personne. C’est les branches dans lesquelles le syndicalisme a pu conquérir le droit à carrière, c’est-à -dire la possibilité pour la métallurgie ou la chimie, la possibilité, lorsqu’on change de poste, d'être sur un poste moins qualifié. C’est le poste qui reste le support de la rémunération pour qu’il y ait du chômage s’il n’y a pas la Poste, mais indirectement, la qualification est celle de la personne puisqu’elle ne peut pas baisser en qualification à travers un poste moins qualifié. Si on additionne tout ça, on arrive à 17 millions de plus. David 17 millions en 2018. Aujourd’hui, dans une situation de relative libération de leur salaire vis à vis de la performance sur le marché des services ou sur le marché du travail quand ils ne sont pas sur à 100 %. Je crois que la seule réponse à l’acharnement de la classe dirigeante contre le droit au salaire de la personne, c’est de se battre réellement pour le droit au salaire de la personne. Et en disant cela, j’invite mon parti, le Parti communiste ou France Insoumise ou la nul aujourd’hui à s’interroger sur un projet qui est un projet d’attacher le contrat de travail à la personne. C’est le projet en gros de la gauche de gauche. Aujourd’hui, c’est un projet qui est en recul par rapport à cette conquête qui attache à la personne non pas un contrat de travail, mais un salaire. Est ce que nous avons droit au salaire ou est ce que nous avons droit au contrat de travail ? Quel est le préalable à la production ? Le fait qu’il y ait des employeurs qui existent et qui nous embauchent. Mais là, c’est le contrat de travail qui est premier. Le fait que nous soyons là comme travailleurs, les seuls producteurs de valeur devant décider de ce qui est produit. Et là, c’est évidemment le salaire qui est le seul préalable à la production. Et donc le droit au salaire doit devenir un droit politique.
Bernard Friot
C’est bien car c’est la révolution avec le sourire. Justement, ce dont toi-même le plus célèbre après les libéraux Mais comment on paye ? Comment on finance ? On en parlera peut-être. À part toi, ça n’existe plus dans la bataille dans la lutte sociale. C’est quoi la solution pour essayer l’adversaire de la tendance ? Redonner le moral, On va donner des droits à des exemples qui font que par la bagarre, vous avez quand même obtenu des choses. Vous avez, pour lutter un petit peu contre l’idée que tout se passait dans la joie et la bonne humeur.
Samuel Churin
Oui.
Bernard Friot
Est ce que tu permets de répondre à ta question juste après ?
Samuel Churin
Alors je voudrais quand même vous parler et je voudrais quand même insister sur les mensonges qui président à tout ça ? Et comment est ce qu’il arrive aussi à mettre en place ces réformes ? Et surtout à la figure du chômeur, la figure honteuse du chômeur ? Ce que je voulais dire, c’est que dans les médias, on voit très bien partout qui ment. C’est très médiatique de voir des salariés qui vont se faire licencier. Là, on a tous les politiques. Et donc là, à ce moment-là, le salarié est une victime et quand il fait chômeur, il devient très fréquemment coupable. D’ailleurs, les hommes et femmes politiques qui s’intéressent au premier, comme François Ruffin par exemple, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup, qui fait un énorme travail. Mais effectivement, il est apprécié parce qu’il va à juste titre sur les sur les piquets de grève où il va essayer de trouver ces sourires.
Bernard Friot
L’emploi de ces gens là.
Samuel Churin
Mais si vous avez le même homme politique qui va parler du chômage, lui, celui-là on ne l'écoute pas, on est totalement dépressif. Et d’ailleurs, si vous prenez un repas de famille, personne vous dira que le chômage sera toujours le même. D’ailleurs, je suis menuisier, il n’y a pas. Ou alors s’il y a un emploi ou un emploi de merde, tout le monde dira mais c’est bien pour trouver un emploi, même s’il n’est pas qualifié pour ça, ce n’est pas grave. N’importe quel emploi. Mais on vous dira que c’est bien. Donc effectivement, je vais dans le sens de Bernard.
Bernard Friot
J’irais même plus loin.
Samuel Churin
Plein de fois l’emploi est un frein au travail si on considère le travail comme un travail. Comme je vous dis non imposé, sanctionné par une fiche de paye, etc. Dans le sens où par exemple, vous avez tout un tas d'étudiants qui sont donc formés et donc payés par nous, par nos impôts qui sont ultra bien formés et qui pour quelques points ne sont pas au CNRS ou n’ont pas non pas le diplôme qu’il faut et se retrouvent à faire un job qui n’a absolument rien à voir avec ce pour quoi ils ont été formés. On ferait mieux de leur dire, mais c’est beaucoup plus utile à travailler, libérer et travailler ce pour quoi ils vont travailler, ce à quoi ils ont été formés, comment, comment, comment, comment est ce qu’on fait avaler tout ça ? Non seulement par la propagande dont je vous ai parlé tout à l’heure sur l’emploi à tout prix, tout ça, mais sur des et sur d’immenses mensonges. Par exemple, sur les intermittents du spectacle, il y a eu le coup d’un milliard. Dès le départ, on a raconté à tout le monde qu’on était responsable d’un milliard de déficit il y a un an, il y a 1000000000, il y a un bon, quand on s’est aperçu, quand on a vu que 100 000 chômeurs, ça coûtait 1 milliard, que c'était 1 milliard sur 38 milliards de l'État, assurance chômage. Donc, on s’est dit mais pourquoi donc ? Parce qu’ils auraient très bien pu attaquer les pompiers au chômage sans tomber au chômage, ça coûte 1 milliard pareil. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc ils nous ont attaqués, nous avons fait un déficit. Il a perdu tout, tout, tout bêtement. L’assurance chômage sédentaire en 2000, largement excédentaire. Ils ont décidé, et c’est ce qui préside à toutes les réformes, de baisser les cotisations. Il paie ses cotisations, donc il fait ses recettes et ensuite il se retrouve déficitaire, épouvantable. Et évidemment, il essaie d’attaquer le régime qui est entre guillemets le plus révolutionnaire, ou du moins le plus attaché à l’esprit de croisade, à savoir une assurance de continuité de revenus. Et c’est celui-là qu’ils ont attaqué. Ils ne veulent pas nous attaquer pour des raisons économiques puisque nous on coûte la même chose depuis des années. La même chose est la chose depuis des années hein, mais ils veulent attaquer pour des raisons idéologiques, pour surtout qu’on ne serve pas d’exemple. Donc il y a eu ce retard. Et puis avec les faux semblants, certains font semblant. Ne croyez pas que l’emploi est le chômage, qu’on réglera le chômage par plus d’emplois. Chiffres que Mathieu Grégoire I, collègue et ami de Bernard, sociologue, prof à l’Hôpital en 1996.
Bernard Friot
Il y a 3000 000 de chômeurs, 3,2 millions de chômeurs.
Samuel Churin
Entre 1996 et 2013. C’est là qu’on crée le plus. Il y a 3000000 d’emplois créés, 3,2 millions d’emplois créés, 3 millions de chômeurs en 96, 3 millions d’emplois créés entre 96 et 2 033.3, cela peut faire zéro. En 2013, on retrouve 3,3. Millions de chômeurs. Donc on a des équations trois -3 et un trois. Deux choses pour expliquer ça. Relève effectivement de la démocratie. Il y a de plus en plus de gens qui sont employables. Mais surtout le recul de l'âge de la retraite. Pourquoi je dis ça ? Parce qu’on n’a pas une seule caisse depuis trois ans. Mais même si on croit la sauver. Savoir que ce n’est pas le cas. Même si. Même si. Même si on estime, même si on leur donne raison sur le soi-disant déficit de la caisse. Il est absolument évident qu’il n’y a aucun économiste qui puisse contredire ça. Que même la retraite à 65 ans, ce sera une explosion de la caisse d’assurance chômage. En fait, on va prendre de l’argent ici pour le remettre là. Et donc. Et donc de toute façon, c’est un calcul, évidemment, qui n’est pas économique, qui est totalement illogique, puisque on arrivera à une catastrophe. Alors. Oui, et puis, et puis, et puis surtout sur le fait que sur le pognon, pas le dernier truc. Avant de répondre à la question Gilles, je voudrais vraiment vous alerter sur ce sujet très sensible. Par exemple, on a tendance à croire que moins vous êtes indemnisé au chômage, pas plus les gens, il y a plus d’amour. Donc les libéraux ont essayé de faire des études là dessus. Aucune étude, aucune étude n’a réussi à montrer pour défendre. Les droits ont trouvé facilement du travail. En revanche, il y a plusieurs études, six en tout, ou du moins six qui montrent que mieux, les gens sont rémunérés au niveau de l’assurance chômage plus facilement et le coût du travail. Pourquoi ? Parce qu’ils ont un toit ? Parce qu’ils sont moins stressés pendant l’entretien, parce qu’ici ils n’ont pas le couteau sous la gorge à être, à être, à avoir absolument ce travail à tout prix. Et d’ailleurs au niveau de l’assurance chômage. Petite anecdote : ils ont essayé dans les années 90 la dégressivité, à savoir qu’ils se sont dits à tort que ces millions de chômeurs, ils retrouvent plus facilement du salaire, plus facilement à la pêche à l’emploi. On va appliquer la dégressivité, c’est-à -dire au bout d’un an de chômage, de débouché moins et en moins de trois mois. Comme ça, ça va inciter les gens à retrouver un bilan de cette chose-là. Les cadres supérieurs vont assez rapidement briguer n’importe quel emploi, qui qu’ils n'étaient pas à leur niveau de diplôme et donc empêcher ceux qui avaient un simple diplôme d’avoir cet emploi là et après, avec du temps pour monter leur boîte. Et donc c’est le Medef que nous on arrête ça parce que là, là, on augmente, on augmente le taux de chômage. Parce que là, le problème c’est que ceux qui n’ont pas de diplôme ne peuvent pas trouver d’emploi parce qu’ils sont concurrencés par les cadres qui retrouvent un emploi de merde parce que c’est caractériel. Et donc c’est le Medef qui a demandé d’arrêter la dégressivité en disant non, Les réunir jusqu’au bout. Normal en tout cas. Et bien là, Macron, dans sa réforme, a remis la dégressivité de manière totalement idéologique puisqu’il sait que ça ne marche pas. Ça ne marche pas, mais c’est pour faire croire aux gens que de toute façon les chômeurs sont des fainéants et qu’eux et qu’on dépense beaucoup donc mal pour eux. Et qu’encore une fois, le salarié qui est victime d’un licenciement, il est une victime et le chômeur est à l’intérieur.
Bernard Friot
Alors comment peut-on s’en tirer ?
Samuel Churin
Comment peut-on en tirer ? On peut s’en tirer en luttant, mais pas en faisant des manifestations tout de suite, en luttant et en attaquant, en attaquant très fort. Nous, ce qu’on a fait, c’est qu’on a osé piquer notre travail, à savoir, il y a eu en 2003, le festival d’Avignon a été annulé suite à trois jours de grève. Et ça, à l'époque, tout le monde nous a dit aussi que si la branche sur laquelle il était assis, c’est une catastrophe, vous allez tout le monde pauvre N’empêche qu’en 2015 qu’on sera chiant. Et puis le professeur Festival d’Avignon on fait ça, On peut regretter tout ça. Et donc là, nous avons droit au il faut, il faut, il faut s’unir. Et nous on a de la chance parce qu' on se connaît tous dans un petit milieu, parce qu’effectivement il n’y en a pas deux et on est tous conscients que l’assurance chômage, on en a effectivement besoin. On pourrait le dire. Bah les 6 millions de chômeurs, si vous battez, je perdrais. Oui, mais ce sont des gens qui sont dans des milieux totalement différents, qui espèrent toujours récupérer leur emploi. Donc ils ne se disent pas pour les chômeurs. Nous, de fait, on a un rapport à vie avec l’assurance chômage, donc on le sait. Mais un chômeur ne se dit pas qu’il va avoir un rapport à vie avec l’assurance chômage parce qu’il espère toujours retrouver un emploi. Surtout que le fait de se dire chômeur, c’est une honte, Voilà pourquoi il se barre. Et c’est vraiment dommage parce que je vous assure que s’il y a eu des millions de chômeurs à 12 h dans la rue, pour un peu, et alors là, d’arrêter ce massacre, ça va bien marcher, ça aurait marché parce qu’ils n’avaient rien à perdre, mais bon. Ça, ça ne pose aucun problème de financement. Si on prend la statistique. Nationales et nationales le sont le revenu disponible, le revenu disponible, c’est-à -dire les revenus des ménages après impôts, les revenus directs, soit le salaire, soit au bénéfice des travailleurs indépendants après l’impôt. Plus les prestations sociales. On a1000500000000000. Ça c’est ce qui est affecté au revenu aujourd’hui 1000 500 milliards. Si vous divisez 1000 500 milliards par 50 millions depuis 18 ans, ça coûte 30 000 € par an, 2 500 € nets par mois en moyenne dans une fourchette de dix 700 à 100 1 000 €. Donc. Le financement ne pose aucun problème. Faut arrêter de nous bassiner avec cette histoire. Comment on finance ? Mais est ce que même la question est bien pauvre ? C’est ça la question, c’est que. Nous pensons qu’il y a davantage à faire. Nous sommes complètement catéchisés depuis l’enfance à la religion capitaliste qui est la seule religion qui nous emmerde. Mais la seule qui ne soit pas séparée de l'État. Et donc nous sommes nous-mêmes. Moi, j’ai mis mes 40 ans pour m’en débarrasser. C’est un moment où. Nous sommes nous mêmes convaincus qu’il faut d’abord produire avant de distribuer. On est convaincu. Que ça reste la série. Et qu’on ne peut pas distribuer un truc qui n’a pas déjà été produit. Là, on est dans l’aliénation complète à une croyance capitaliste qui est la suivante. Pour avoir enseigné l'économie pendant 30 ans et la diversité, je connais le catéchisme par cœur. Pour produire, il faut qu’il y ait une avance. Et cette avance, c’est l’avance en capital avance, en capital qui va permettre d’acheter des investissements et des matières premières qui conditionnent la production de biens ensuite finaux. Cette avance en capital s’opère soit par une création monétaire, par endettement, par le crédit, soit par l’utilisation du profit de cycle précédent accumulé dans des titres financiers qui vont être prêtés ou qui vont être que les actionnaires vont apporter à l’entreprise. Donc on pose que, avant même de produire, les travailleurs se sont endettés, qu’ils ont été sauvés de la création de monnaie auprès d’un prêteur ou d’un actionnaire. Et cet endettement, il va falloir le rembourser sur la vente des produits que l’on a créés grâce aux biens d’investissement ou bien de consommation. On a bien des intermédiaires pour cela, c’est-à -dire qu’on a mobilisé pour faire des biens et donc les travailleurs. Ont hérité avant même de travailler, produisent la vente de cette production d’abord permet de rembourser le prêteur, c’est-à -dire de renforcer à chaque fois qu’on remboursé le prêteur en double, son pouvoir. Surnommé, il assure. Payer ses dettes, ça ne libère pas du tout, mais ça rend encore plus esclave, bien sûr. Et puis à la fin. On est payé le salaire, il arrive à la fin et on a tellement intériorisé ça qu’on n’imagine pas. Que le salaire puisse être le préalable. Et non pas le résultat aléatoire. Et qu’on n’imagine pas non plus que l’on puisse travailler sans être endetté. Pour qu’il y ait production, il ne faut que du salaire. C’est avec du salaire que l’on va extraire des matières premières. C’est avec du salaire que l’on va construire des outils, qu’on va créer des logiciels et qu’on va produire de l'énergie. Et c’est avec du salaire que l’on va produire avec ces matières premières, cette énergie, ces outils, des produits vivants. Il ne faut que du salaire. Parce qu’il ne faut que des travailleurs et des ressources naturelles pour produire davantage. Pas besoin de capitalistes, absolument pas besoin. Sauf si nous sommes adeptes de la religion, de la chose, du tout. Et donc la seule avance nécessaire pour qu’il y ait des travailleurs, c’est le salaire. Donc comment on finance, On finance en créant de la monnaie et en la distribuant à tous les petits. Et ça suffit.
Bernard Friot
Il y a un petit côté religieux.
Samuel Churin
Évidemment cette proposition est très simple. À. Faire doit franchir le fossé des idées reçues et puis du genre des filles qui en Chine. Si tout ça est bien dans tout ça et il n’est pas si simple, hein. Mais revenons à l’article de la religion capitaliste. C’est très important. Nous n’avons pas besoin de prêteurs, nous n’avons pas besoin d’avances en capital. La monnaie peut être une monnaie qui ne génère aucune dette. Et en plus, nous en avons fait la preuve de façon magnifique dans les années 60. Nous sommes à la fin des années 50 avec un appareil de soin qui est égal à zéro et les excédents de l’assurance maladie financent le déficit des allocations familiales qui sont le cœur de la sécurité sociale encore dans les années 50. Les soins de ville ne sont pas remboursés puisqu’il n’y a pas de conventionnement. Le conventionnement des soignants de ville démarre en 1961. Les hôpitaux, jusque dans les années 40 sont réservés aux insolvables. Si vous êtes solvables, vous ne pouvez pas aller à l’hôpital public. Autant dire que la technicité des hôpitaux est assez médiocre et vous allez avoir une mutation formidable. Discutable par certains aspects, évidemment, mais une mutation formidable de la production de soins. Dans les années 60, lorsque les travailleurs, comme le rappelait Samuel, sont encore en train de gérer le régime général. Est ce que la grande innovation en 46, c’est que toute la sécu qui existait, qui était pléthorique en 45, vous avez 1000 caisses de sécu, vous avez 70 000 salariés dans les caisses, la sécu, les décrets entre 1880 et 1940 à l’initiative des patrons, donc elle est pléthorique. 645 c’est rien face rien. En 46, les communistes subvertissent cette sécurité sociale et en particulier en confiant aux travailleurs eux mêmes. Pas totalement, parce que la CGT est battue par les ordonnances de 45, qui prévoit un quart de patrons et la moitié seulement de travailleurs dans les caisses d’allocations familiales, mais enfin trois quarts de travailleurs pour les caisses maladie vieillesse. C’est déjà un très, très gros progrès. Et de 47 à 67, les travailleurs ont un rôle réel dans la gestion de ce qui représente l'équivalent du budget de l'État à partir des années 60. Là aussi, nous sommes satisfaits. Avec un déjà là formidable, nous avons fait la démonstration que les intéressés peuvent gérer l'équivalent du budget de l'État et que ça marche et que l'étatisation est rappelé car après Samuel, ça ne marche pas. On voit bien dans quel état un système j’allais dire éducatif, mais c’est vrai aussi. Quel système de santé aujourd’hui ? Et l'étatisation, c’est toujours la réponse capitaliste à la démocratie économique quand elle est conquise. N’attendons rien de l'état, ça n’existe pas. Et donc construisons en revanche un État communiste, c’est-à -dire un État dans lequel les fonctions collectives ayant force de loi sont assumées par les travailleurs eux-mêmes, par les citoyens eux-mêmes. Enrichissons la citoyenneté de la délibération sur ce qui est produit sur le travail et c’est pour ça que cette citoyenneté, enrichie de la délibération sur ce qui est produit, s’exprime dans un droit qui a le droit au salaire. De même que le droit de vote est l’expression de la responsabilité citoyenne sur la chose publique, incluant dans la chose publique la production, le travail qui aujourd’hui est exclu de la politique, la politique est exclue des entreprises, est exclue de la création monétaire, etc. Et enrichissons la citoyenneté d’un droit politique de salaire. Et donc lorsque. Le régime général est encore géré par des travailleurs, la mutation de l’appareil de soin va être faite sans appel aux marchés des capitaux. Dans les années 60, on transforme un hospice en hôpital avec des actifs en maternités, etc. Ou on crée un hôpital en Palestine et on a fait appel pour financer l’investissement à la subvention. L’assurance maladie va subventionner, les soignants n’auront rien à rembourser. Oui, c’est très différent. Quand vous êtes soignant et que vous n’avez pas la dette de l’hôpital à vous soigner, quand vous êtes soignant et que vous avez à rembourser la dette de l’hôpital, vous avez perdu le pouvoir sur votre travail. C’est les gestionnaires. Alors que le pouvoir, il vous impose des protocoles à la place de la clinique. Oui, nous avons eu pendant des décennies le meilleur système de santé du monde. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Il m’arrive, il m’arrive d’avoir peur d’aller à l’hôpital en personne, en face de quelqu’un qui obéit à un protocole et non pas qui ne fait pas de clinique. Parce que les gestionnaires ont pris le pouvoir, parce que l’hôpital est endetté, parce que nous avons perdu la mémoire. Je dis bien perte de mémoire parce qu’il n’y a aucune revendication à gauche aujourd’hui et il y a un syndicalisme de classe pour une hausse massive du taux de cotisation aucune. Nous avons perdu sept cet excès. Évidemment, personne ne nous a encouragés à garder cette mémoire, évidemment, mais nous avons perdu mémoire de ce miracle qui a été de financer l’investissement considérable sans faire appel à la dette.
Samuel Churin
Sans aucune dette. Continuons. Il n’y a aucune raison que nous en étions pour pouvoir travailler. Et ces personnels hospitaliers ont été des fonctionnaires libérés du marché du travail. On a mis en place dans les années 60-1 production communiste de soins. C’est une production communiste, de même que le régime général géré par les travailleurs. C’est un État communiste pour action collective géré par les intéressés eux-mêmes. Nous sommes là dans des avancées considérables qui, parce qu’elles n’ont pas été élues pour ce qu’elles sont communistes. N’ont pas été généralisées. On les a lues comme des espèces de situations non économiques. On a parlé de dépenses de santé et non pas de production de soins. On ne peut pas généraliser une dépense alors qu’en fait, tout l’enjeu, c’est de généraliser ce que nous avons su faire si magnifiquement, en finançant, en investissant sans dette et en ayant des travailleurs qui ont un salaire mis à leur personne à travers une qualification personnelle et non pas liée à leur emploi ou à la tâche qu’ils sont en train de faire. Encore une fois, nous avons dans notre histoire sociale des trésors qu’il faudrait maintenant que nous actualisons et que nous généralisons.
Bernard Friot
C’est normal parce que c’est vrai qu’on le disait. Mais on doit lutter contre la dialectique, lutter contre le catéchisme dont parlaient Bernard et moi, j’en ai fait l’expérimentation, souvent avec. Avec mes interventions, avec le climat social dans lequel intervenait Bernard dans les établissements scolaires. Et en fait, c’est tellement important que ce n’est pas facile d’expliquer ce que c’est que la cotisation alors que c’est vu comme une charge, ne serait ce qu' en expliquant la fiche de paie auprès des jeunes, ça marche super bien. C’est tellement facile d’expliquer aux gens qu' en mettant une partie de nos richesses en commun dans une boîte commune et qu’on le partage derrière, on n’a pas besoin de faire appel à d’autres. Et comme on est vachement plus fort et c’est une idée qui est tellement belle, la cotisation auprès des jeunes, ça marche super ! Sauf qu’effectivement, ce n’est pas des histoires pour raconter son bonheur. Ben moi je leur disais quand vous faites un cadeau commun et que vous cotisez tous ensemble à quelque chose de plus sympa et plus sympa de faire quelque chose ensemble, que faire ? Chacun dans son coin. Et ça, ça résonne beaucoup. Et c’est vrai que c’est là qu’on voit le pouvoir. De séparation qu'à la dialectique permanente de mettre les gens les uns contre les autres. Parce que c’est vrai que c’est cette histoire là et jamais racontée comme ça, et que la cotisation sociale, c’est dans la dialectique. C’est le patronat qui a réussi à introduire le mot de charges sociales. Parce qu’une charge, c’est quand on parle de cotisations et c’est quelque chose de beau, c’est du partage de charges, ça ne pèse sur les épaules et pourtant ce n’est pas si difficile de décrypter ça et de faire ce travail, en tout cas auprès des jeunes, auprès des gens pour expliquer les choses, de partir de la base. Mais effectivement, on fait face à un mur de communication et de dialectique qui est quand même bien organisé. Mais c’est très rassurant parce qu’il peut même être positif de voir quand on explique simplement les choses finalement. Il y a bien la cotisation sociale. L’impôt reprend ses lettres de noblesse auprès de jeunes qui pour le coup, dans la difficulté de s’insérer, vivent ces situations par expérimentation, pas forcément par idéologie, mais par l’expérimentation. Il y a de plus en plus de colocations qui sont possibles. Ils n’ont aucun doute des solutions collectives pour faire face à toutes les difficultés. Et ils y arrivent. Ce n’est pas structuré forcément politiquement, mais ils arrivent à survivre et à mettre concrètement, à organiser concrètement le rêve de la cotisation généralisée. T’avais deux anecdotes, Samuel ? Mais on peut envoyer sa parole trois minutes pour finir de manière plus légère.
Bernard Friot
Mais quand on me demande mon réalisateur, ça va parler de toi, mais aussi de Macario qui sont les auteurs des bouquins.
Samuel Churin
On peut aussi faire la promo d’un business et surtout, ce qui est vachement bien, c’est un peu comme dans la reprise en main, la fiction qu’on avait ensemble. C’est quand même le directeur d’une boîte de fonds d’investissement qui touche à la libre pensée des lycéens..
Bernard Friot
Et c’est un et deux trucs des trucs par rapport à l’expérience, aux mystères, aux anecdotes.
Samuel Churin
Les deux on reprend.
Bernard Friot
Ici parce que le premier concerne un personnage que Denis Kessler, je crois, qui est dans la social et dont les hommes ont la même idée partout. Et donc il y a cette histoire du milliard qui sort, il y a le ministre, il dit Mais moi je veux bien le croire, mais je voudrais, je voudrais qu’on ait un arbitrage. Est ce que tu es d’accord pour montrer que c’est 1,5 à 8 % de ça ? Et donc voilà, je vais voir pour tes arguments, ses arguments, très bien. Il voulait bouffer du patron, il est phallocrate en gros. Donc il y avait, il y avait des paquets en route et on y allait. Donc l’autre il attendait le match, ça entre nous deux. Alors je lui dis Bah écoutez, c’est très important et écoutez, voilà, je ne vais pas me dire que cette histoire de milliards c’est totalement bidon, On est d’accord, c’est totalement bidon. Et le mec on dira il me dit vous avez tout à fait raison, mais l’important ce n’est pas que ce soit vrai, l’important c’est que tout le monde le croit. Maintenant, il est au patron. Donc voilà, ça s’est passé comme ça, on est fin. L’important ce n’est pas que ce soit vrai, l’important c’est que tout le monde le voit. Pour terminer la discussion, vous avez raison, il n’y a pas eu de match. C’est la première chose. Et la deuxième anecdote, elle était juste avant ou sous les événements. Il n’y a pas là dedans où on va jouer avec les autres habitants de l’endroit pour défendre leur cause, pour qu’il y ait une année blanche qui vit une continuité d’assurance chômage. Il n’y avait pas tous les gens qui ont crevé, et puis, et puis, et puis, et puis pour éviter ça très fort. Et à un moment donné, j’en pouvais plus. Et à un moment donné, je dis quand je pense qu’on est dans le monde, on voit ça et là parce qu’on était au lycée ensemble. Et là le directeur de cabinet, le chef de cabinet, le rapport à.
Bernard Friot
L’analyse, franchement, il y avait un stagiaire et là, les gars le regardent avec des yeux de boulot, on peut le dire, on a rien préparé. Et j'étais avec un ami qui était responsable du Collectif des précaires de l’hôtellerie restauration à Tel Aviv et avec qui j’avais un peu fait regarder La Sociale de Gilles Perret et qui est devenu un phare depuis trois ans. Le gars, il a tout lu. Il pourrait produire cette histoire là, le gars là. Et là je vois les cartes et j’arrive. Vous savez qui est en face de moi ça et là sur les cartes, on regarde la droite qui baisse les yeux et le stagiaire est là qui dit J’en ai entendu parler de nous deux. Alors je dis je vais laisser paraître et laisser la parole à celle qui a fait la paix à propos de cette nuit-là, par surcroît, alors que pour le début, le machin, le truc à travailler dans les réunions, elle était là. Voilà, c’est fini. Et puis, avant de partir en janvier, écoutez, si vous pouvez prendre note.
Bernard Friot
Une chose que j’aime vraiment
Samuel Churin
C’est vraiment essentiel pour vous. Est ce que vous pouvez prendre des nouvelles par des jeux de casino qui pendent par tout membre du ministère des Affaires sociales ? Alors, il y en a un qui est noté qui devra impérativement avoir vu du début à la fin le film l’Association de Gilles.
Samuel Churin
Et c’est le seul qui continue à écrire. Le stagiaire est là, c’est les autres, Vous avez compris, c’est un peu l’embrouille et le seul qui fait rire et je vois qui hésite. Je dis très peu de vérité, comme le chanteur.
Bernard Friot
On va vous laisser la parole quand même. Vous levez la main. Normalement, ici, Stéphane, il va passer les micros. C’est vachement riche depuis qu’elle a été dans la sphère des ministères de la croissance
Samuel Churin
. Merci beaucoup Il y a une question, monsieur,
Bernard Friot
Qui s’avance ? Qui a les informations, un projet et les moyens nécessaires ?
Samuel Churin
C’est tout à fait évident et les choses sont déjà commencées. Prenez la loi qui est restée sous silence syndical, je vous le dis. Et c’est ça qui m’inquiète un peu. Le silence, le silence particulier. Si notre Père. La loi, le dernier qui suspend les fonctionnaires soignants non vaccinés, suspend aussi leur traitement, ce qui est une atteinte considérable au statut de la fonction publique. C’est l’article trois, le rapport. L’article trois le porte sur la fonction publique, son communiqué communiste. Qui reprend les dispositifs de Thorez dans 46 83, tant dans la fonction publique, mais aussi territoriale et hospitalière. Cet article trois, dit que tout fonctionnaire sur son lit conserve son traitement. Puis, encore une fois, le traitement n’est pas lié au poste mais à la personne. C’est cela que veut absolument supprimer la classe dirigeante. Alors il y a eu des protestations contre le fait que, en outre, 115 000 soignants dans leur camp en manquent contre le fait que ces soignants n’ait pas de salaire, C’est inadmissible. Il y en a eu. Je n’ai vu aucun syndicat ou parti de gauche se battre au nom du statut de la fonction publique. C’est-à -dire que cette conquête énorme consiste à dissocier le salaire de la tâche. Elle n’est pas lue du tout et c’est ça qui m’inquiète sur le coup, sur le devenir. De Bayard. S’il n’y a pas un déplacement de l’action syndicale. Officiellement, les syndicats sont contre les primes, mais il n’empêche pas qu’ils négocient des primes. La plus scandaleuse étant le paiement par l’employeur de la mutuelle. C’est la seule. Cela signifie qu’il légitime la mutuelle alors que nous nous battons pour le 100 % sécu. Il y a comme ça une espèce de de merde idéologique sur la question, encore une fois. Un fonctionnaire est titulaire de sa qualification. Et donc son salaire est lié à son indice et il n’y a pas de prix et aucune légitimité pour des prix. Prenons maintenant la question de la montée en puissance de la direction. Voilà que les directeurs d'école deviennent des directeurs alors qu’il y avait jusqu’ici aucune hiérarchie entre les enseignants dans l'école primaire. Prenons la montée en puissance des directions dans les collèges et lycées. Le fait qu’il y ait peut être les chefs d'établissement qui vont noter que l’inspection. Tu dois pouvoir constituer le Reiki au nom de l'équipe pédagogique, alors que par définition, un fonctionnaire n’est pas, n’est pas, n’est pas, n’est pas, il n’a pas d’employeur. C’est absolument fondamental ce point. Le chef d'établissement n’est en aucun cas un employeur. Nous avons l’université. La même dérive avec des présidents d’université qui vont pouvoir maintenant embaucher des professeurs qui ne sont pas passés dans le processus de qualification. Tu sais nous dire qu’on est vraiment là, dans une attaque qui ne sera combattue que par. Si nous arrêtons de dire que les fonctionnaires sont exploités comme les autres ? Une espèce de discours misérabiliste. Qui est omniprésent dans le discours aujourd’hui syndical. Non, les fonctionnaires ne sont pas exploités comme les autres. Certainement pas. C’est un conquis révolutionnaire et c’est ce qui est révolutionnaire, qui n’est pas lié non plus à des missions spéciales. Comme le disait très justement Samuel. Il n’y a pas d’exception culturelle en matière de statut du travailleur de l’intermittence. Alors si on dit que les fonctionnaires ont des missions spéciales, ça veut dire que les autres sont des cons. Je ne vois pas très bien comment on peut fédérer à partir de l’idée de mission spéciale. Non, aucune mission spéciale. Il y a une conquête considérable qu’il faut étendre à tous, non pas tous fonctionnaires. Ce n’est pas le tout sur l'État, ça n’a pas de sens. Tous avec un salaire lié à la personne et non pas au poste ou à la tâche. Seule une bataille de généralisation du statut des fonctionnaires permettra d'éviter qu’après qu’ait été mis en action le statut des cheminots, des électriciens gaziers soient mis en extinction Le statut des fonctionnaires.
Bernard Friot
Il est fort possible. Alors une question ? Ça vient du réseau salariat, de sa voix et de son immensité. Hmm. Merci beaucoup. Pour ce qui est que je sais ce que c’est, moi je te trouve, mais pour ceux qui connaissent pas le réseau salariat, en fait, c’est un réseau qui justement a été créé par Bernard et ses amis et où vous trouverez toutes les informations nécessaires sur internet Réseau Salariat.
Samuel Churin
Oui, il y a 100, il y a une question et ça pas.
Bernard Friot
Et bien merci pour ce débat qui va au fond des choses pour notre problème.
Samuel Churin
Y compris les problèmes écologiques, pourrait être finalement réglé en
Samuel Churin
Voilà la deuxième partie.
Bernard Friot
Oui, il y en a juste, mais la première partie prête à confusion parce qu’on nous fait haïr la cotisation. On vote en la faisant passer comme un impôt sur le revenu. Mais bon.
Samuel Churin
C’est juste pour préciser sur ce point. Merci. Oui, en effet, il faut faire attention au coût de la vie de la formation Aujourd’hui sur la hausse du pouvoir d’achat repose sur l’idée qu’on va réduire les cotisations qui sont qui sont. Réduire les cotisations salariales. Et c’est comme ça que ça s’est fait en 97, lorsque vous avez une suppression de la cotisation salarié à l’assurance maladie et. Vécu comme une hausse du pouvoir d’achat. Je crois qu’il faut faire extrêmement attention. Mais c’est peut être parce que tu me fais rire. Seulement attention au fait que les cotisations, c’est un élément du salaire qui est qui relève de ce qu’on appelle la répartition primaire, c’est à dire que c’est la valeur ajoutée de l’entreprise. Une partie de cette valeur ajoutée dans le salaire sous une forme directe ou sous une forme socialisée dans la cotisation, c’est la valeur ajoutée qui finance ça, et c’est donc fondamentalement le travail des travailleurs. Bien sûr, mais ce n’est pas quelque chose qui est pris sur le salaire, c’est quelque chose qui s’ajoute au contraire au salaire indirect. Il faut faire très attention à cette proposition de baisse des cotisations. C’est une proposition qui réduit en réalité la réalité des salaires et qui fait qu’ensuite, en amont et en aval, il y a moins de possibilité de se soigner et de possibilité d’avoir des pensions, du chômage, etc. Donc là, là, la cotisation n’est pas une ponction sur le salaire, c’est un ajout de suppression de cotisations et une diminution du salaire, qu’il soit patronal ou salarié. Mais cette cotisation, oui, je vous rassure, je ne sais pas si elle est très claire, mais si il existe les cotisations salariales et les cotisations patronales, c’est là aussi c’est avoir une assurance chômage, c’est qui va supprimer les cotisations salariales et c’est un peu ça dans la CSG au nom du pouvoir d’achat. Et je voudrais quand même mettre le point sur quelque chose, c’est qu’on ne parle plus de droits sociaux, on ne parle que de pouvoir d’achat, ce qu’on a transformé en citoyen consommateur, voilà. Et puis sur la transition écologique, je te rejoins absolument, c’est un point qu’on aurait pu développer. Mais je vais vous raconter une petite anecdote, mais qui est très révélatrice de la bataille entre guillemets entre les Verts et les rouges.
Bernard Friot
J'étais en réunion de l’usine Lafarge parce que la France, euh, Lafarge fait des exactions Mais je leur ai dit les gars, si sur votre carte vous mettez rien sur les droits sociaux, si vous apportez aucune solution, comment voulez vous qu’un salarié qui est la part même très conscient de bosser dans une usine polluante. Comment voulez-vous qu’il accepte de lâcher son boulot ? Il acceptera de lâcher son boulot si effectivement il y a une forme de continuité de revenus quoi qu’il arrive. Et il est évident que nous ne ferons jamais la transition écologique au Premier ministre, ce sera impossible. Et là, il y aura toujours une bataille entre les Verts qui diront bah faut fermer l’usine parce qu’elle pollue et les rouges qui au moment où on voit qu’on maintient l’usine, il y aura toujours cette bataille et on la voit dans plein, plein, plein d’endroits. Et donc la seule solution c’est de dire aux salariés Écoute, tu bosses pour une boîte de merde. Donc on continue de saturer ton salaire et puis tu vas te former pour bosser dans une boîte qui va, qui va, qui va assurer ce qu’on pourrait appeler la transition écologique. Mais effectivement, l’idée, cette idée là de salaire attaché à la personne, ou en tout cas l’idée d’un droit continu et la seule idée compatible avec une transition écologique. Parce qu’on ne foutra pas des gens comme ça qui mettront des mois, des mois, des mois et des mois à se former. On ne répondra pas comme ça en disant on va fermer tout ce que nous, on a viré. Exactement. Évidemment, tous les syndicats et le copain y compris sont. Et les gauchos, eux ils ont besoin de bouffer, ça va pas faire des tracts tout de même. Donc effectivement, on a absolument besoin de ça. Là, il y a une question ici. Après, ce serait bien que ce soit des questions posées par les fans des trois prochaines années. Après. Après, j’ai deux questions. La première, c’est Thomas.
Bernard Friot
C’est encore un peu tôt sans doute.
Samuel Churin
Il y a deux questions. D’abord, la question, ça concerne les 15 000 soignants qui ont été licenciés. Si j’ai bien compris, leur statut ne permettait pas le fait qu’on me dise tu vas dehors et on ne te paye pas. Et si c’est dans les statuts, si c’est dans la loi, comment se fait-il que ce soir il n’y ait pas de syndicats ? La partie adverse comprend quoi ? C’est la première question qui est sans doute facile à répondre. La deuxième, j’avais entendu cette vidéo il y a deux ans ici, il y a trois ans, et j’avais trouvé ça très intéressant parce qu’il expliquait que le système actuel avec les cotisations existait et ne pouvait faire. C'était facile de l'étendre sur le nombre de personnes et sur les droits nouveaux. La fin de vie, c'était là. Donc aujourd’hui, je trouve bien plus réduit. Je m'étonne. Et est ce que votre discours a été entendu, accepté par la Nupes ou les syndicats ? Il commence à discuter avec lui. Alors bien sûr. Sauf que la loi d’août repose sur une abrogation subreptice de la loi, le post 83 qui, là encore, n’a été signalé par aucune organisation syndicale. Il y a un vrai problème aujourd’hui parce que nous sommes en permanence dans la plainte. Parce que les services publics sont dans une situation extrêmement dégradée, avec des personnels glissants qui sont découragés, souvent, voire démissionnaires. Il y a plus encore qu’avant même cette votation de La Poste en 2006 ou sept, je ne sais plus, vous. La votation où on démontre qu’on défendait le service public de La Poste, c’est à dire qu’il y a des postes dans toutes les communes sans défendre la fonction publique des postiers, le statut de fonction publique qui passait à l’as. C’est à dire que là, il y aurait encore davantage. Il y a véritablement une défaillance collective sur l’enjeu révolutionnaire du statut de la fonction publique, qui s’est traduit pourtant aux yeux de tous par le maintien du salaire pendant le confinement. Nous avons tous fait l’expérience de ça, du caractère extrêmement positif du maintien du salaire. Sinon, s’il n’y avait pas eu matière à 84 % du salaire dans le privé et à 100 % dans la fonction publique, les choses se seraient totalement effondrées. Donc nous avons fait l’expérience de ça. Et pourtant nous n’en sommes pas encore tellement. Nous avons été un peu biberonnés à l’idée que le salaire ça arrive après la production que nous n'étions pas dans la nécessité. Et puis en plus, cela signifiait bien que. Pierre Samuel La bifurcation écologique était impossible tant que les droits ne sont pas liés à la personne. Moi je n’irai pas faire la morale aux salariés de Fessenheim. D’accord ? Je n’irai pas leur faire la morale. D’accord. Tant que les salaires ne seront pas un droit politique de la personne, toute perturbation écologique est impossible. Et donc c’est. Mais l’enjeu, c’est de généraliser le statut de la fonction publique, le généraliser sur. Sur le second point. Avec un teasing pour la revue Salariat qui est une revue de l’Institut européen du salariat. Dans le premier numéro, on est allé chercher sur EELV est un Institut européen du salariat, la revue en ligne Salariat. Mais son premier numéro papier, qui paraît au colloque en septembre prochain, est numéro un du salariat. Il y a un article Qui est qui ? Qui conteste ? J’y fais allusion très brièvement, la proposition de la gauche de gauche aujourd’hui qui dit que nous allons attribuer un contrat de travail à toute personne, un contrat de travail, une formation à toute personne et assurer la continuité du salaire en attribuant un contrat de travail à toute personne. C’est une immense régression par rapport à la fonction publique. Ce n’est pas un contrat de travail qui décide des droits, mais la qualification de la personne. Puisque nous avons l’article attribué à la personne, ça n’est pas un contrat de travail. Ce que nous avons attribué à attribuer à la personne, c’est une qualification et le salaire qui va avec et dans une optique d’enrichissement de la citoyenneté. Comme je le dis, le droit de qualification, le droit du salaire doit devenir un droit qui, à côté du droit de vote et d'éligibilité, enrichit la citoyenneté. Si nous ne voulons pas que nos citoyennetés progressivement se délitent dans pas grand chose.
Bernard Friot
Quant au fait que ce serait un petit peu radouci, je crois que la forme de la dernière répond à la question. Madame
Spectatrice
Bonsoir, je n’irai pas pour autant, je suis retraité. Frapper la CSG pour devenir obsolète sur des fonds de retraite, Moi j’ai une retraite de misère, j’ai 830 € par mois, la retraite CARSAT, la retraite Agirc Arco 109 € par mois en 2018 on m’a enlevé 430 € sur mon archi parcours, 100 € calculé et j’ai travaillé à l'époque des suicidés du travail à domicile. À l'époque, ça permettait de vivre au-dessus de l’eau. Maintenant, comme une phobie. 19 Je travaille. Que les gens puissent voir et continuer Ils n’ont pas pu m’empêcher à cause des restrictions sanitaires. Au milieu de l’année dernière, ils m’ont dit Regarde, c’est plus la peine, on vous laisse on peut partir avec quelqu’un d’autre et plus rien d’autre J’ai une fille qui devait être pour moi 100 €. Et vous voyez le poids de ce que ça fait ? Alors quand je vois, je pense entre autres mais elle a mis en place et ils font ça, ils peuvent se permettre de l’université, de l’argent parce que Monsieur Macron leur fait des cadeaux immenses et ils nous le font même vulgairement, on est obligé de gratter pour pouvoir s’en sortir. Et voilà, voilà la situation dans laquelle on vit. Et je vais vous parler de quelque chose que les gens ici vont sauter sur la chaise. J’ai assez de lire l’encyclique du pape François afin de l'écouter et dans son encyclique, il dénonce son appel. Oui, Seulement il a dit que c’est la chose la plus difficile parce que le ruissellement n’existe pas.
Bernard Friot
Merci pour votre témoignage. C’est vrai que dans les chez les gens les plus fragiles, même les plus bas, ils connaissent sûrement leur pension et leur salaire. Alors après, ce n’est pas toujours le cas. Toutes les classes sociales sont comme les avec François Ruffin, à deux pour les femmes. On était toujours frappé par cette précision des chiffres. Quand on se souvient de la suppression des APL et des 5 €. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais tout le monde disait qu’est ce que c’est que 5 € ? Je pense que vous avez juste cinq 5 €.
Samuel Churin
Donc, se disait que ce n’est pas vrai
Bernard Friot
Dans ce cas là, nous sommes ici dans un mouvement qui s’appelle le CNR, le Conseil national de la Résistance. Et si je me tourne vers vous, c’est que nos intervenants sont à l’origine, au départ de la création de ce mouvement tourné vers vous. Ils connaissent et d’autres comme nous. Je ne vais pas vous expliquer le fonctionnement ni sa position. Vous pourrez venir vous intéresser, mais là, j’ai envie de vous inviter à quelque chose. Alors, pour paraphraser un certain Marcel.
Samuel Churin
nous propose À la recherche de la Sécurité sociale perdue. Et si on organisait ensemble la fête de la Sécu ? C’est la proposition que nous faisons pour cela réapproprier, pour la confirmer comme un bien commun et pour l'étendre à d’autres secteurs, l’alimentation, mieux logement par exemple. Donc combat et salaire à vie. Et donc nous vous proposons de co-construire avec le CNR en donnant des idées. Voilà ce que nous pensons organiser la fête nationale de la sécurité sociale à l’automne. Et donc nous ne voulons pas que ce soit simplement un projet entre guillemets, que CNR, mais qu’il soit ouvert à tous les mouvements des collectifs. On est tous en train de dire il faut qu’on se rassemble. Alors essayons notre proposition, c’est celle ci essayons de se rassembler autour de la co-construction de la sécurité sociale et comme disait Gilles tout à l’heure. Eh bien, continuons à faire des propositions joyeuses et à faire la fête. Donc, si vous êtes intéressés, eh bien, nous avons donc un stand, laissez nous votre mail et on commencera des échanges nationaux pour co-construire cette fête. Pour l’instant, c’est vraiment juste une proposition. On n’est pas en train de dire Oui, ça va se passer ici, ça va être comme ça, on va le co-construire ensemble et vraiment on a envie de le co-construire avec d’autres mouvements, d’autres collectifs toute seule.
Spectateur
A un autre membre du personnel administratif et une autre personne pour ses démonstrations notamment, mais en plus sérieux et en avance de production. Comme tu l’as dit Bernard, on a été biberonné au capitalisme, on a été biberonné en même temps à la notion de marché et de marché mondial. Et à chaque fois qu’on essaye de défendre cette idée, cette idée que tu proposais, on se renvoie, on se fait renvoyer dans la figure, mais et la concurrence. Donc est ce que tu peux nous donner ? Tu nous as remarquablement expliqué comment on pouvait faire les échelles de salaires. Et comment on peut se débrouiller avec cette foutue question du marché. La concurrence libre et non faussée comme nous le disent les traités européens et compagnie.
Bernard Friot
En trois minutes !
Samuel Churin
On parle là dedans, donc d’une part, ce qu’on appelle le coût du capital aujourd’hui dans la production est évalué à 15 % du prix des biens, 15 % du PIB, du prix des biens à la rémunération de quelque chose qui est inutile. Le coût du capital donc, et donc nos les prix que nous avons, que nous fabriquons sont plus bas que les prix actuels. Notre place dans la concurrence internationale ne va pas du tout, ne va pas du tout être mise en cause dès lors qu’il y aura une hausse des salaires, mais qui sera compensée par le fait qu’on se débarrasse de 15 % des coûts du capital qui viennent polluer les prix de tous les biens et services. Sur le reste je ne suis pas bon interlocuteur sur la question des échanges internationaux. Je crains de ne pas être très bon, donc je vais arrêter de décevoir, mais je pense que cela reste un intellectuel collectif. Ce que je dis par exemple sur la seule avance dans la production, c’est le salaire, tout ça, il n’y a pas de point du tout. Moi, j’ai été très longtemps aliénée à l’idée qu’il faut d’abord avancer du capital et que le salaire c’est bien. Mais j’ai d’autres camarades, d’autres camarades qui ne sont pas forcément des économistes professionnels. Là aussi, il faut que les profanes ne s’autorise que d’eux mêmes pour devenir citoyen simplement. Et donc c’est peut être pas à moi qu’il faut attendre la réponse à des questions auxquelles je ne sais pas répondre. Mais poser nous posons nous les questions aux uns et aux autres et n’attendons pas non plus toujours de l’expertise qui est utile. Je ne veux pas non plus mettre mon métier à la poubelle, mais je pense que l’enrichissement de la citoyenneté aux questions de la production et de la création monétaire est vraiment nécessaire si nous voulons sortir de la folie écologique et anthropologique dans laquelle nous emmène la production capitaliste. Ça suppose que les profanes en la matière. Prennent la parole, réfléchissent et s’estiment concernés, ne disent pas. La monnaie, c’est compliqué tout ça. C’est compliqué, ce n’est pas compliqué du tout. Je voudrais rebondir sur l’idée du CNR, de la sécurité sociale. J’insiste, ce n’est pas ça. Je pense que c’est essentiel. C’est encore une fois Bernard Pivot qui m’a mis la puce à l’oreille.
Bernard Friot
dans son débat avec Frédéric Lordon.
Samuel Churin
En gros, je vous la fais courte donc qui dit faut faire la révolution parce que ça n’a jamais existé. Bernard dit mais s’il a raison, ça a existé et il faut s’en rappeler. Et on voit bien dans le social à quel point Croizat est oublié à dessein. Il est oublié pour deux raisons principales. Premièrement, il est insupportable de penser qu’un ouvrier puisse avoir accompli de si grand chose. Et puis, deuxièmement, ses idées doivent être absolument battues en brèche et enterrées. C’est pour ça qu’on n’en parle pas. C’est pour ça qu’il est totalement rentabilisé. Et donc je pense que rappeler, rappeler ce qui a été conquis, rappeler ce qui a existé, y compris ce qu’a expliqué Bernard sur les idées, sur les idées, à juste titre, c’est juste rappeler que ça a existé, qu’on a pu le faire. C’est extrêmement important par rapport à tous les acteurs qui nous disent que c’est impossible. Mais si c’est possible puisque c’est même le système qui a été le plus inventé dans le monde des systèmes sociaux français, c’est fini. Plus on est dans le monde, plus tout le monde connaît bien. Et donc je pense que c’est très, très important de s’appuyer sur ce qui a existé, non pas pour être des dinosaures et que tu vois dans l’ancien temps c'était mieux, mais pour s’appuyer là dessus pour dire ça existait. Alors il faut au minimum reconquérir ça et aller plus loin. Voilà. Et je pense que c’est très important. C’est pour ça que le film de Gilles, c’est important aussi pour ça. Mais même reparle parler des croisades, relire ce qui était le projet au départ, le projet qui a été appliqué, ce qu’on a pu faire sans faire appel au capital, rien qu’avec la cotisation, tout ça, toutes ces choses là, il faut le rattacher pour dire arrêtez de s’endetter, c’est possible, ça a déjà été fait. Et dans des situations économiques où la France était bien plus mal barrée, bien plus mal barrée avec la guerre d’Algérie. Sauf que maintenant, bien plus mal d’ailleurs.
Bernard Friot
J’en profite juste puisqu’on mentionne souvent le social pour rendre hommage à Michel Thibon qui nous a quittés cette année et qui voilà quinze qui serait sans doute parmi nous. Ce plateau demain, et je le sais, un ami aussi, on lui doit énormément pour tout le travail de mémoire sociale et justement pour lutter contre l’amnésie organisée. Et juste une petite pensée pour ceux dans notre volonté d’agir dans la vie.
Samuel Churin
. Je voudrais faire écho aux témoignages sur la retraite même. Si on ne se bat pas pour actualiser le geste de Croizat, il dit que la retraite c’est du salaire, c’est la poursuite du salaire, ce n'était pas la contrepartie des cotisations passées, la poursuite du salaire. La réponse patronale des 47 ans à la retraite, c’est la contrepartie de cotisations. Justement, on voit bien où est la lutte de classe dans le fait de poser avec force que la retraite, c’est du salaire. Donc là, la seule proposition qui vaille en matière de retraite, c’est évidemment aucune retraite des deux êtres inférieurs. Et si le cycle est agressif pour toutes les retraites de retraite portée à 400 € et évidemment pas toutes les retraites inférieures, mais ça, tout ça de peut. Il faut donc. Et cette dissociation entre le salaire et l’emploi, c’est aussi ce qui fonde la proposition de salaire à 18 ans, pas une allocation jeune à 150 balles. Si c’est salaire, c’est au minimum le SMIC. C’est encore une fois, tant que nous acceptons qu’il y a des minima sociaux, qu’il y a des ressources qui ne sont pas des salaires, c’est que nous acceptons le salaire, il est lié à l’emploi. Toutes les ressources doivent devenir du salaire et s’inscrire dans la hiérarchie des salaires. Une hiérarchie ? Qui ne soit pas du 1 à 20. Parce que si c’est valable, ça veut dire qu’on accepte des salaires mensuels de 30 000 €. Je ne sais pas si c’est récent, c’est 1 à 3 pareilles très bonnes choses. Donc avec un SMIC à 1 700 € et un salaire maximum à 5 000 € au delà de 100 millions en demandant, personnellement, je ne vois pas très bien ce qu’on peut faire.
Bernard Friot
C’est évidemment le début très intéressant. Merci de m’avoir rappelé que l’histoire du salaire continu, la retraite est un salaire continu. Mais ne pensez vous pas actuellement par notre cinquième République, aucun pouvoir politique. Est ce que vous ne pensez pas qu’il faudrait populariser cette idée de référendum d’initiative citoyenne. Constituante, c’est-à-dire constitutionnelle. C’est-à-dire Inscrit dans la constitution, la compétence, donc la il faut sortir de la cinquième République, La sixième sans doute, mais je n’ai pas la compétence particulière sur cet objet, donc je suis juste un petit peu comme pour la nationale, je suis obligé. La seule chose que je pourrais dire par rapport à ça, c’est que ce que vous racontez ou si peu pour vous, c’est juste, mais ça ne garantit absolument pas le résultat. Justement, on a l’exemple de la Suisse qui dans les votations n’arrête pas de voter. Les choses n’arrivent pas à reculer, reculer, reculer. En Suisse, le revenu. Le revenu minimum obligatoire. Là, ce n’était pas un salaire à vie, mais ils ont essayé de mettre en place une sorte de revenu universel a été balayé mais balayé d’un revers de main et soumis.
Bernard Friot
Et si vous saviez sur les sondages et là sur les sondages, sur l’assurance chômage dont dans les milieux populaires, les chômeurs, ce n’est pas du tout du tout du tout populaire, c’est plutôt dans les milieux populaires où justement ce poison d’opposer le smicard au chômeur qui se déclare. C’est plutôt le réflexe, le cas de mon voisin qui touche du pognon et qui pour rien, et moi qui me lève et qui va à l’usine. Ce que je veux, c’est pas du tout, c’est pas du tout que je remets en cause ce que vous racontez.
Bernard Friot
Et je pense effectivement que si vous laissez le pouvoir divin à un type et ensuite tous les enfants du Monde, c’est une catastrophe. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas non plus la panacée avec obligation de résultat
Intervenant
Je sais bien que c’est une piste, mais le SMIC en Suisse, c’est. 3 800 € par brevet il y a 18 mois. Oui, le papa et la maman, d’accord.
Bernard Friot
On a encore deux questions et clairement on devrait arrêter demande qui est valable depuis longtemps. C’est pour cela que ça marche et c’est terminé.Bonjour à tous, merci de votre intervention. J’aimerais juste dire un truc. Ce que je vais rarement évoquer ici en France, c’est la question du déjà là. Parce que souvent la tendance dans les milieux de gauche, quand on est large à parler en termes d’utopie. De penser un autre monde, autre chose, le meilleur comme ça on n’arrivera à rien.
Samuel Churin
En fait, il faut même quelque chose en tant que tel, nulle part. Et le mérite de son talent à mon sens aussi. Montrer que justement, le communisme est déjà là. L’entreprise du pays dans le capitalisme, par l’extérieur et par le travail.
Bernard Friot
Une question qui n’a pas été évoquée ce soir et qui me semble comme essentielle, c’est la question de la propriété. Et ce revenu, le salaire à la personne, c’est important, mais comment ? La marque articule ça avec la question de la propriété des moyens de production ?
Samuel Churin
Je parle de la propriété lucrative avec la gestion.
Bernard Friot
De l’appareil de production par les travailleurs justement. Et si je peux aussi avoir une réflexion sur la teneur, là, aujourd’hui, l’idée du grand patron qui possède une usine et tout ça est dépassé, c’est beaucoup plus un capital, c’est beaucoup plus qu’une grande multinationale.
Samuel Churin
Ce serait un état où la propriété, c’est un réseau d’actionnaires qui se répartissent dans plusieurs mondes et à travers des filiales qui n’ont pas de réel pouvoir et de la sous traitance.Voilà le grand jugement particulier de ceux qui sont là avec son salaire à la personne, parce qu’il me semble moins question des tâches répétitives à la personne, à la propriété et au pouvoir de production. On ne peut pas dépasser radicalement le capitalisme actuellement. Oui, bien sûr. On a abordé ici les volets de la lutte des droits à opposer, comme à 18 ans, comme un droit d’incivilité. Qu’il faut distinguer en matière de propriété, la propriété d’usage et la propriété patrimoniale. Un outil, c’est quelque chose, un immeuble. Dans une entreprise. Des logiciels, c’est quoi ? Si, si, c’est forcément le meilleur matériel. Mais un outil, c’est quelque chose qu’on utilise. Donc ça, c’est la propriété d’usage. Le métier d’usage est le fait des seuls utilisateurs de l’outil, c’est évident. Et la propriété patrimoniale, c’est le fait que ces outils, ils vont. Ce n’est pas simplement cet immeuble, ces machines, elles veulent et il n’y a pas. Les travaux sur les coopératives dans lesquelles les travailleurs sont à la fois propriétaires d’usage de l’outil mais également propriétaires patrimoniaux, montrent que ce n’est pas très bon. Je vous renvoie aux travaux de Boris, par exemple. Je pense qu’il faut donc distinguer le collectif de travail, qui est évidemment propriétaire d’usage de l’outil qui décide de la façon de le qui est utilisé, etc. Et un collectif propriétaire qui ne peut pas être effectivement une personne privée, un collectif propriétaire patrimonial de l’outil et qui va être une collectivité publique en changeant leur mode de définition. Aujourd’hui le camarade qui faisait appel au RIC. Mais on peut aussi ajouter toutes les formes de démocratie autres que la démocratie de représentation qui se cherche et pour laquelle nous avons maintenant beaucoup d’exemples intéressants. Je ne suis pas spécialiste, c’est pour ça que j’ai dit que j’ai botté en touche. Mais c’est un problème vraiment décisif que cette propriété patrimoniale des entreprises soit faite de collectif qui ne se confond pas avec le collectif de ceux qui utilisent les outils. Mais qui présentent des garanties démocratiques quant à leur composition. Comment en finir avec la propriété patrimoniale lucrative, celle de celle du capital ? Bon, ça suppose déjà, encore une fois, que nous menions la campagne sur l’inutilité des avances en capital, tant nous sommes convaincus qu’il faut une avance en capital. Nous rendrons forcément hommage à nos maîtres. Mais ça ne suffit pas. Bien sûr, il faut conquérir des idées, mettre en place des institutions macroéconomiques qui permettent cela, la mise en cause de cette propriété patrimoniale lucrative, effectivement. Alors, par exemple, quand on réfléchit sur une sécurité sociale de l’alimentation. On prend le modèle sécurité sociale du Sauveur tel qu’il se construit dans les années 60. On alimente ça par création monétaire, soit par socialisation de la valeur déjà créée. Tout ça est à discuter. On alimente une caisse de sécurité sociale du soin qui va de l’alimentation, qui va par exemple abonder de 100 € par personne et par mois, la, la, la carte vitale et ainsi. L’accès à l’alimentation avec sept 400 € par personne et par vos voisins de 80 milliards, c’est le tiers du marché alimentaire aujourd’hui qui est de 240 milliards je crois. Cette cassette pourrait être utilisable pour près d’un professionnel conventionné qui dit on ne va pas conventionner Carrefour. Bien sûr, on ne va pas conventionner l’agrobusiness, on va conventionner tous, tous les alternatifs qui existent dans toute la filière de la production, de la distribution, de l’alimentation et de la restauration. Il y a des alternatives partout aujourd’hui. Nous allons les leur. Alors qu’ils sont marginaux. Nous allons leur confier le tiers du marché de l’alimentation 80 milliards, les sortir de la marge et essayer avec tant de critères de conventionnement, que les entreprises conventionnés soit la propriété de leurs salariés. Faire de la propriété d’usage. Si on met en place des collectifs de propriétaires patrimoniaux, de ces de ces, de ces établissements, de ces entreprises, de ces commerces, qu’on mette en place à l’initiative comme on l’a fait pour le champ, on l’a fait pour 10 % du PIB. Ce n’est pas pour passer pour un truc marginal. Encore une fois, ce qui est très important, on ne réfléchit pas à perdre en permanence. Tout l’enjeu, c’est d’actualiser et de généraliser un déjà là qui est la preuve que nous ne sommes pas des vaincus de l’histoire que le capitalisme passe. Moi ? Pas du tout. Et donc en étant inventif et heureux d’ailleurs, les deux à la fois. Je pense que le bonheur est vivant et sain. J’ai eu l’autre jour, c'était un peu un débat à Paris, un danseur étoile de l’Opéra, qui vient le voir entre 25 et 30 ans, qu’il dit. Ma grand-mère s’est battue toute sa vie. Ma grand-mère était vraiment une militante et rien. Comment est-ce que je peux devenir militant sans maigrir ? Maigrir sans devenir guéri ? C’est une vraie question. Le bonheur de la militance repose sur le fait que nous nous inscrivons dans un déjà là. On n’est pas à attendre un futur hypothétique en sachant qu’on sera mort avant. On devient progressivement aigri. On se bat pour actualiser. Quelque chose qui en général est absent de notre vie. Ça parce qu'évidemment, la bourgeoisie nous raconte un récit, notre passé qui exclut, complète pour l’histoire populaire, qui transforme nos victoires en défaites ou nos défaites en victoires, évidemment. Mais à partir du moment où c’est le rôle des chercheurs en sciences sociales, nous accédons à un récit qui fait honneur aux conquêtes des luttes des travailleurs, organisé des tremplins. Donc je reviens à comment ? Parce que la question est fondamentale mais comment est-ce que nous pouvons mettre en cause le pouvoir des actionnaires et la propriété lucrative ? Bien, si, un fou conforté par un marché. Qui est réservé à des producteurs et distributeurs d’alimentation, vous confortez toutes les alternatives aujourd’hui qui sont très nombreuses. Et deux. Et si vous ôtez à Carrefour le tiers de son de son chiffre d’affaires, parce qu’on ne pourra pas, avec la carte vitale alimentaire dépensée à Carrefour, il ne sera pas conventionné, évidemment. Et vous mettez Carrefour en péril. Carrefour y perd un tiers de son chiffre d’affaires. Il est en péril. Du coup, les emplois. Chez Carrefour sont en péril. Du coup, les travailleurs de Carrefour, qui peut être aujourd’hui pour le moment, ne sont pas du tout sur le tri. Comment on va devenir propriétaire ? L’usager de Carrefour ? Comment est ce qu’on va sortir Carrefour de sa logique financière ? Pour le moment, c’est lié à ces questions là. Mais on devient majoritaire sur son territoire. Je vais vous dire qu’est ce qu’il faut pour qu’on soit conventionnel Je ne pense pas que ça va super marcher, mais quelque chose pour arranger les dynamiques. Ça va créer une dynamique de mobilisation dans les lieux de travail pour la conquête de la propriété d’usage et patrimoniale.

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