Sandrine Rousseau : « on ne veut plus être dominées »
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Amis du café amis de la police bienvenus au poste !
Article 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789. La garantie des droits de L’Homme et du citoyen nécessite une force publique. Cette force est donc instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée
Quand j’entends le mot violence policière, moi personnellement, je m'étouffe.
Et il faudrait quand même que je mette le micro ami du café, ami de la police, ami de la politique, bienvenue au poste, il est neuf heures ost politique ne nous aide pas, il a décidé d’aller voir jean messier eh bien grand bien lui fasse bonjour bonjour au lyonnais s’il vous écoute et bonjour aux quelques Personne qui était excellent dans les micros, c’est pas mon fort. Bienvenue, bienvenue à tous. Bienvenue à ceux qui viennent de Ostpolitik. Bienvenue. Bienvenue à ceux qui viennent de leur lit, bienvenue à ceux qui sont déjà au boulot ce soir et je vous le dis, je suis mort. Aujourd’hui, aujourd’hui amis de la police et du café. On va recevoir, si tout va bien, Sandrine Rousseau c’est donc la candidate écoféministe radicale des Verts à la primaire qui démarre demain. Et donc Sandrine Rousseau ne pouvait pas venir demain ou après-demain parce que c’est le vote. Donc le seul moment qui restait c'était aujourd’hui, ce matin. Alors elle n’est pas là tout de suite, tout de suite parce que là elle enchaîne les grosses matinales. Donc ce matin je l’ai regardé dans une émission que je n’avais pas vu depuis 20 ans, Télé matin ou un truc comme ça, sur France 2. C'était rigolo et on va parler quand même de ça avec l’aide du circuit médiatique. Alors je profite qu’elle soit pas là pour bien ajuster les réglages on a encore à nouveau avec avec robin on a refait des réglage tout à l’heure c’est la maison du réglez ici les modos que voici que voilà François, robin, Jessica et puis un autre Olivier qui n’a pas encore reçu son mug d’ailleurs et qui n a pas encore fait sa photo mais ça ne saurait tarder tout ça ça part dans dans dans pas longtemps d’ailleurs oui Rial je vois que dans la commande modo il n’y a pas Olivier faudrait changer ça quoi et voir avec lui voir avec lui quel lien il a envie qu’on mette bonjour bonjour les humains bonjour tout le monde oui c’est notre chef c' est notre chef à tous Avec Sandrine Rousseau, dans son programme que j’ai regardé évidemment, il y a toute une partie intitulée Nouvelle République. Et je vous propose qu’on axe plutôt là-dessus, parce que c’est un peu plus valorisant, je n’ai plus accès au son du tchat. Je ne sais pas s’il y avait du son. On parlera évidemment du reste, mais l’idée, je ne sais pas, j’attends que ça chargé comme me disent de combien de temps elle dispose Sandrine Rousseau, mais l' idée c’est d'éviter de faire ce que font les matinales, c' est à dire en 3 minutes, 4 minutes, 5 minutes, 10 minutes, un quart d’heure, de balayer absolument tout le spectre, à part marcher sur la Lune, il parle à peu près de tout et donc on va quand même se concentrer sur, je t’en prie Valère anarchiste, on va quand même et se concentrer sur ce qui nous occupe plus particulièrement ici, donc les valeurs de la République. Ah oui, voilà, et donc il y a tout un volet du programme de Sandrine Rousseau qui s’appelle, qui s’intitule comme ceci, d’ailleurs à la limite je peux vous le montrer. Alors, il faut que j’aille ici, j’enlève la photo des copains, hop, et voici. Alors voici donc voici le programme de Sandrine alors tiens c’est marrant pourquoi ça pourquoi ça fait pas le voilà je me mets au PC c'était pas facile donc voilà ça c’est le programme de Sandrine Rousseau enfin le site oui les temps changent Non, pardon, je refuse les cookies. Seule une présidente écologiste et féministe peut nous rassembler, créer une bascule radicale grâce à une autre façon d’aborder les problèmes et les solutions. Et dans le programme en fait il y a tout un pan, évidemment, sur l’environnement, sur l'écologie et la radicalité environnementale. Il est temps d’avoir le courage de mener une politique de radicalité environnementale. Le nouveau contrat social, il est temps de définir un nouveau contrat social à la fin de la compagnie de la transition économique et écologique. Je rappelle que Sandrine Rousseau, elle est économiste, plus que de formation deux métiers, puisqu’elle est encore prof. Alors j’ai lu dans un papier qui était plutôt sympa à son égard qu’il y avait des étudiants qui râlait parce qu’elle n’est pas beaucoup dans les amphis en ce moment mais enfin cela dit la rentrée là c’est maintenant donc je ne sais pas pourquoi il râle les étudiantes non non je déconne je déconne mais tout ça me permet de dire qu’elles exerce toujours ce qui fait d’elle et elle le rappelle souvent qu' elle n’est pas une professionnelle de la de la politique elle a un autre boulot à côté comme Philippe Poutou que nous avons reçu au poste il y a quelques jours, lui il n’a plus de boulot mais il est chômeur et à l’origine il est ouvrier. Donc nouveau contrat social, le volet Génération Futures. Donc évidemment, lancer comme ça, ça semble être des slogans un peu creux que tout le monde reprend, etc. Il y a des précisions à chaque fois, mais je tourne, là où on risque d’aller un petit peu plus en détail, c’est une nouvelle république, qui est donc le volet sur lequel moi je propose, Poutou est chômeur, d’ailleurs c'était sur ces affiches le seul candidat ouvrier chômeur à la présidentielle. Absolument, oui, oui. Absolument. Une nouvelle république, il est temps de réformer nos institutions. Il ne peut y avoir de changement radical sans réforme profonde de nos institutions et là-dessus, vous avez vu, c’est le titre, radicalité et réformisme. Comment faire ? Car mettre dans la même phrase, réformisme et radicalité, il faut une petite explication de texte, voilà. Convoquons une convention citoyenne pour une autre république. Donc ça, ça rappelle des revendications qui avaient été remises au goût du jour, il y a pas si longtemps, notamment par les gilets jaunes. Reformons le statut de l'élu et réaffirmons le projet européen pour une politique européenne, politique, pardon, pour une Europe politique et sociale. Alors, on va attendre qu’elle arrive. A priori elle devrait arriver vers 9h15, 9h30. Pour rentrer dans les détails, il y a notamment un sous-volet à ce grand volet, une république qui rend mieux justice, rend la justice plus accessible, encourage et facilite le parcours judiciaire des victimes et réforme l’IGPN et l’IGGN. Voilà donc l’idée c’est de d’aborder plutôt ces questions-là avec elle, avec Sandrine Rousseau. Je tiens à remercier tous ceux qui, dans le Discord du d’auposte, sont venus poser tout un tas de questions à Sandrine-Rousseau, on en a trié certaines avec Olivier, et donc je vais essayer de les reporter ici, pendant l’entretien, et évidemment on va jouer avec le chat. Puisque vous le savez au poste c’est une émission sans tchat, c’est pas une émission. Donc surtout n’hésitez pas, je dirais presque deux fois qu’une ici, puisque on sent chez Rousseau, Allez, à nous une forme de démocratie directe, de volonté d’accrocher une démocratie directe chez Sandrine Rousseau, on peut dire que le tchat d’une certaine manière c’est un peu ça. Voilà donc l’idée c' est de dialoguer avec vous au maximum et donc maintenant on a mis en place un système sur le Discord. À chaque émission prévue, vous pouvez d’ores et déjà poser des questions, suggérer des thèmes, dessiner des perspectives, et c’est génial. Voilà, c'était génial que vous puissiez faire ça, parce que ça nous permet de bien préparer les choses. Oui, on va désactiver les récompenses pendant l’interview, absolument. Rousseau c’est un très joli nom c' est vrai donc Sandrine Rousseaux on l’attend on l' attend tout à l’heure là elle est entre deux matinales et après elle va venir ici voilà elle va bien ici donc dès que bonjour Miss Jack 007 Alors, ce que je vous propose, c’est quand même de revenir un tout petit peu sur les annonces de Macron en attendant l’arrivée de Sandrine Rousseau. Alors, donc hier Macron était à Roubaix, vous le savez, on était en direct, on allocution d’une heure cinq, d’une heure dix avec une mise en scène un peu martiale avec un Macron qui tapait plusieurs fois du point sur la table avec une élocution virile, on va dire ça comme ça, avec l’idée, disait-il, d’entrée de jeu, de tout mettre à plat. Je regarde mes notes, j’ai fait des petites notes en me disant, tiens, qu’est-ce que je vais leur dire ce matin ? Voilà, c’est des petites notes que j’aie préparées. Donc, on était en direct, oui, on est aussi ! Merci beaucoup, merci beaucoup pour ton deuxième mois d’abonnement à Bodyguard ! Ah, Sandrine Rousseau est là, bougez pas les amis, oh la vache, oh là là, attendez, ça va trop vite. Bon ben on parlera de Macron tout à l’heure, elle rigole. Je l’ai sur un autre canal, elle ne sait pas que je vous parle. Donc Sandrine Rousseau bonjour, je vais vous mettre en direct, on va faire ça à la punk. Ah non, ne revenez pas vous êtes au poste bonjour vous êtes en direct ça y est ça y est c’est super vous allez bien Bah super on est très content de vous recevoir, on est content de recevoir. C’est pas terrible je rigole attendez alors attendez attendez attendez pour l’instant ne vous entend pas alors ça recommence les histoires c'était dommage il y avait des super blagues attendez Sandrine bougez pas Alors attendez, je vais changer la scène, allez-y, allez y. Allez-y amis ! Alors alors alors c’est dommage c'était rigolo je vais régler le son donc en fait Sandrine Rousseau est chez elle elle n’est pas chez elle justement elle est dans un des cas dans un décor qui n’ait pas le sien donc là elle refait la lumière et moi je vais refaire le son comme ça vous savez tout elle a l’air en forme donc c' est super bougez pas il faut que j’aille en régie faut que j’aille en régie. Alors Sandrine, une petite seconde, je suis désolé, je dois régler un problème de son avec vous, alors je vais vous mettre, je vous mets à l’antenne maintenant, si vous voulez bien, ça vous va ? Vous Sandrine vous entendez ? Là vous m’entendez mais par contre on ne vous entend pas pour l’instant. Est-ce que vous pouvez parler un tout petit peu, faire un petit essai de voix ? D’accord super est-ce que est-que là vous avez entendu les amis ou pas non toujours pas bon alors alors attendez attendez attendez parce que tout à l’heure ça marchait on a fait des essais bougez pas bougez pas bougé pas alors on va Je suis désolé Sandrine, pour l’instant ça ne marche pas, je ne sais pas ce qui se passe
Vous voulez que je me déconnecte et que je reconnaisse ?
Non je pense que c’est bon, attendez, attendez, attendez, est-ce que vous pouvez me dire un tout petit mot ? Je suis désolé, coucou !
Coucou bonjour tout le monde
Le son est là voilà bon donc Sandrine merci d'être dans l'émission la plus punk du paf donc ça commence très très bien puisqu' il y avait des problèmes techniques vous ne prenez aucun risque c’est à dire que vous prenez tous les risques je me demande ce que vous venez faire dans cette émission imaginez une phrase alors j’ai prévu qu’on parle pas des petites phrases et des trucs et des machins Mais ce que je me dis, c’est que malgré tout, comment on fait quand on est candidat sous surveillance comme ça, pour tenir psychologiquement en se disant, il faut pas que je dise une connerie, je vais dans un gros machin, un petit machin. Tout peut devenir inflammable. Comment on fait psychologiquement, quoi ?
En fait, je continue à être ce que je suis et par ailleurs, si on regarde les petites phrases quand même, finalement, il n’y a pas eu grand-chose, c’est-à-dire qu’il y a eu cette histoire autour de Jean-Pierre et de Jean Paul, mais c'était une erreur de correcteur automatique que j’ai supprimé en deux minutes, si ça amuse la terre entière, tant mieux, au moins, j’aurais fait rire. Mais en fait, voilà et puis je pense que sur les sorcières, ce n'était pas une erreur, c'était volontaire ce que j’ai sorti. Donc voilà, c’est aussi une manière d’incarner différemment la politique et comment je me protège. Eh bien, en fait, je ne lis pas complètement les commentaires. Mon équipe lit beaucoup à ma place. Et puis je me dis que si c’est toute l’extrême droite qui se mobilise, et bien ça veut dire quelque chose, et au fond ça veut dire quelque chose de bien. C’est qu’ils ont compris, eux, que c'était bien contre eux que je me présente.
Oui, mais ce que je veux dire, c’est que… Comment ? Il suffit de pas lire les critiques pour s'épargner la pression psychologique, non ?
Non mais en fait je sais pourquoi je vais à cette présidentielle. J’y vais pour porter une voix qui n’a jamais été portée dans le paysage politique. J' y vais pour portée une proposition qui, à mon avis, n' a jamais été portée en tant que telle dans le paysage politique, qui est à la fois une écologie radicale et aussi un projet de société et une égalité, et être en phase avec des mouvements sociaux qui se sont mobilisés les mois derniers, les années dernières. Et je sais pourquoi j’y vais. Enfin, je veux dire, je sais ce que je veux faire. Je veux profondément changer la vie des gens et j' y vais pour ça. Et en fait, qu’il y ait des gens qui se moquent de tout ça, mais peu importe, à la fin je veux vraiment que le projet aboutisse, et puis j’ai le cuir épais, je crois.
Alors je vous propose qu’on parle plus précisément aujourd’hui d’un volet de votre programme qui est celui que vous avez intitulé Nouvelle République parce qu’il concerne des choses qu' on aborde beaucoup ici au poste, c’est-à-dire les libertés publiques, c’est- à-dire la police, mais bien évidemment vous faites, si vous voulez bifurquer sur autre chose, mais alors faites attention parce que je vous ai encore écouté ce matin à télé matin je vous Je me suis fadé européen, je ne savais pas que cette émission, donc les 16 minutes. Là par exemple quand vous sortez d’Europe 1, sincèrement vous ne vous dites pas pourquoi faire ça, à quoi bon, est-ce qu’on est obligé de faire ça ? Au fond, il faut juste dire que c’est une interview qui a été qualifiée de virulente de vous par Sonia Mabrouk Elle a le droit d'être comme ça, mais on sent quand même qu’en 16 minutes elle aborde absolument tout pour essayer de vous coincer à tout moment, sans jamais vous écouter. Et quand on sort de là, qu’est-ce qu’on se dit ?
Mais moi je pense que là on est dans un truc de carrefour de civilisation, c’est peut-être un grand mot, mais en fait on est en une sorte de carrefours. Soit on va vers un pouvoir qui est un pouvoir de xénophobe, de haine, de repli sur soi et viriliste et en fait c'était de déni environnemental. Soit au contraire on va dans une société où on repose l'égalité au cœur du projet, où on considère la question environnementale comme prioritaire et où on incarne une autre manière de faire de la politique. Et on l’a vu avec Trump et Kamala Harris et Joe Biden d’une certaine manière et on est dans le même carrefour, nous, aujourd’hui. Et ce que je veux, c’est qu’on passe du bon côté de ce carrefour. Et donc, quand je suis sortie d’Europe, je me suis dit, mais j'étais exactement au bon endroit. C’est-à-dire que quelque part, c’est là que se noue véritablement la présidentielle. Ce n’est pas sur une proposition ici, une autre proposition là. C’est profondément sur un projet de société et est-ce qu’on laisse la France dériver vers un projet de repli comme on n’en a jamais connu dans notre histoire et qui serait la honte de la France ou est- ce qu’au contraire on réaffirme nos valeurs qui sont des valeurs d’accueil, d'égalité, d’humanité, de services publics, d’encadrement aussi par l'état de notre système économique et faire en sorte que l’environnement soit de nouveau… Pour la première fois une priorité de notre action. Mais c’est ça que je porte et je pense qu’aujourd’hui, il nous faut nous affronter à des démons. Et ces démons, ce sont les démons de l’extrême droite et du repli sur soi et que ces démons politiques, en fait, ont gagné une forme de bataille aujourd’hui. C’est-à-dire qu’on ne parle que de leur sujet. Ils sont omniprésents dans l’espace public, ils sont omniprésents dans l’espace politique et on ne fait que répondre à ce qu’ils posent eux dans l' espace politique. Et moi ce que je veux c’est renverser ça et dire que c' est nos sujets qui doivent devenir prioritaires. C’est de nos sujets dont il faut qu’on en parle et c’est ce que j’essaye de porter et je pense que ce qui s’est passé chez Sonia Mabrouk c’est un peu ça. Et finalement à la fin de cette interview on a dit ah ben Sandrine Rousseau elle l’a mouché, Ben oui, et il va falloir qu’on fasse reculer vraiment ces espèces de thèmes. Sur l’insécurité, sur l'étranger et qu’on les fasse reculer, qu’ont les explose pour dire que la société française n’est pas… C’est au contraire une tradition
Le tchat qui a l’air de vous soutenir à fond et d’accord avec vous dit qu’il faut aller sur tous les médias etc et je ne pense pas le contraire, mais là par exemple je viens de vous laisser trois minutes. On vous laisse jamais trois minutes, là vous avez développé une pensée, ce que je veux dire c’est que les interviews sur les matinales on vous laisse pas le temps de développer une pensé et que Quelle que soit d’ailleurs l’invité, vous vous arrivez avec un programme alors que vous annoncez comme radical qu’il l’est par rapport à l’offre politique puisque c’est le terme que vous employez, mais vous arrive avec une forme de radicalité finalement dans un système qui étouffe toute pensée, qui empêche toute articulation.
Oui mais c’est aussi, c' est pour ça que quand il y a des gens comme vous qui m’invitent, je suis très heureuse de pouvoir répondre à cette invitation et j’ai fait plusieurs médias longs comme ça parce que je pense que c’est de cela aussi dont on se nourrit pour aller dans des matinales et quand il y a des personnes j’espère en tous les cas que ça fonctionne. Quand mon discours interpelle sur des matinales, et bien j’espère que ces personnes après font des recherches sur Internet et tombent sur votre émission, sur d’autres émissions et permettent du coup d’avoir ma position sur des temps plus longs. Et en tous cas ce que j’observe c’est que… Alors, ce n’est pas un échantillon représentatif, évidemment, mais en tous les cas, il y a des personnes qui m’interpellent et des personnes que je ne connais pas du tout, qui sont dans la rue, qui m’interpellent comme ça et qui me disent mais je vous ai entendu sur Twitch, sur comment ça s’appelait avec Jean Massiet, etc. Et en fait, ce sont ces émissions-là aussi qui font que les gens se lèvent et se disent, ah mais peut-être qu’il se passe quelque chose, peut-être que là, il y a quelque chose qu’on n’a jamais vu encore en politique. Et moi en tous les cas c’est ce que j’espère pouvoir créer comme espoir et c’est pas moi toute seule qui le fait, c’est vraiment avec plein de gens autour de moi et plein de militants, plein de activistes et qu’en fait on reprend la main sur notre vie et oui dans les matinales j’ai pas complètement le temps de développer mais chez vous j’aie le temps et en fait c' est cet équilibre entre les deux choses qui va nous permettre de trouver le chemin
Alors c’est donc ça la radicalité réformiste que vous portez ?
Je ne vois pas en quoi elle est réformiste au contraire. Dans le matinal, je ne diminue pas la portée de mon discours, je pense. C’est à vous de le dire, mais je maintiens les choses et je les tiens quoi qu’il arrive et quelle que soit la difficulté de l’interview.
Non, je dois dire que pourquoi je vous parle des médias, c’est parce que c’est dans votre programme. Dans le… Justement dans le volet Nouvelle République, il y a la promotion du pluralisme des médias et de l’information. Vous écrivez, il est indispensable… Alors je lis un petit paragraphe parce que sinon on a l’impression de slogans un peu creux, donc il y aura quand même une petite explication de texte, il faut la donner. Il est indispensable de lutter contre la concentration des médias. Les médias sont un contre-pouvoir essentiel à l’exercice de la démocratie. Tout en réaffirmant la liberté d’expression, nous promouvons un service public indépendant afin d'éviter la concentration de médias entre les mains de quelques puissants. En saluant les journalistes qui ont été licenciés ou qui ont dû partir cet été. Là dans le tchat, plusieurs vous disent « Dave Duf, tu oublies France Info, c'était imbuvable. » Alors je n’ai pas écouté, je ne sais pas comment ça s'était passé pour vous à France Info, service public. La question médiatique, vous parlez de contre-pouvoir. Est-ce que vous considérez vraiment que c’est un contre-pouvoir, aujourd’hui ? Je parle des grands médias.
Aujourd’hui non, mais tout l’enjeu du projet que je porte, c’est que ça le redevienne. En fait, une démocratie ça fonctionne certes avec un parlement, un bicamérisme, donc un Sénat, un Parlement, tout ça, j’imagine qu’on parlera de la réforme de tout ça.
Oui, bien sûr.
Ça passe aussi par des contre-pouvoirs et les contre- pouvoirs sont aussi importants que la manière dont la représentation du peuple est organisée et ces contre- pouvoirs aujourd’hui sont affaiblis et dans les contre pouvoirs j’entends la justice qui a un budget qui est un des plus faibles d’Europe par habitant et là-dessus, on a à travailler sur comment rendre à la justice sa place dans la société vous êtes fortiche.
Vous êtes fortiche parce que je vous ai écouté, vous avez donné le chiffre, c’est le 16e budget, c’est ça ? Donc c'était un argument que vous ressortez mais il est très fort, il est bon. Le budget de la justice c’est le 16ème au niveau européen. Alors j’imagine en pourcentage…
Et surtout la justice elle permet à ce que les citoyens comme les puissants puissent rendre compte et en l’occurrence elle permet aussi de contrôler le pouvoir politique dans son abus de pouvoir et parce que évidemment que des personnes qui ont du pouvoir et bien certaines peuvent avoir la tentation d’en abuser et donc la justice est là pour contrôler ça et donc on a ce premier contre-pouvoir la justice qui est abîmée C’est abîmé parce qu’il n’y a pas beaucoup d’argent qui est mis sur la justice, c’est la 16ème position.
Mais c’est abîmé aussi parce que la justice aujourd’hui n’est pas totalement indépendante du pouvoir politique. Et notamment, le parquet n' est pas indépendant du pouvoir. Et donc on a quelque chose à travailler pour que la justice devienne et financée et indépendante. Et puis il y a la presse, et la presse c’est un autre contre pouvoir. C’est-à-dire que pouvoir faire des articles qui critiquent les gens qui sont élus, qui vont chercher dans la manière dont ils se financent, qui vont chercher dans la manière dont il se comporte, eh bien c' est indispensable dans une démocratie. Et ce que l’on voit c’est que là on a de plus en plus de médias, ah il y des médias qui restent indépendants, mais on a des médias qui sont à la financer, qui sont la solde de grands intérêts économiques et que ces intérêts économiques peuvent aussi avoir un projet politique et un projet politique qui est contraire à celui que nous voulons. Donc il nous faut retrouver le sens de l’indépendance des médias parce que c’est aussi une manière de lutter par exemple contre les fake news, contre le fait qu’on ne croit plus en rien et quand on ne croît plus en rien, la seule solution qui nous reste c' est la violence en fait. Et donc la justice comme la presse c’est très important et pour la solidité de notre société mais aussi pour la solidité de notre démocratie. Et ça, il faut qu’on travaille avec la profession pour voir comment on assure l’indépendance de la presse.
J’allais vous demander, vous avez des pistes ou pas ?
Par exemple on peut imaginer qu’on évite la concentration des médias, qu' on évite aussi la concentration économique et puis à un moment donné il va falloir aussi assumer le fait qu’il y ait une part de financement public et que cette part de financement public soit adossée à une liberté complète de la presse mais que ce financement, parce que les financements publics c’est une manière de que chaque citoyen et citoyenne finance. Et donc c’est une manière de faire en sorte que les citoyens financent leur propre indépendance et l’indépendance de cette presse dont ils ont besoin. Après, il ne faut pas tomber dans un excès qui serait que ce soit l'État qui finance totalement. Mais je crois qu’il y a quelque chose à travailler de l’ordre d’un soutien public à une presse indépendante. Et on l’a vu d’ailleurs avec Mediapart, puisque Mediapart a été obligé par exemple de revenir sur des réductions fiscales. Parce qu’on a estimé que comme il n’y avait pas de presse papier, je crois que c’est ça le sujet, ils ont eu un redressement fiscal important, mais ça peut passer par des subventions ou ça peut passer par les avantages fiscaux, mais en tous les cas, à des moments, il faut assumer le fait que c'était un bien commun, la presse indépendante. Et donc, à ce titre-là, on doit collectivement soutenir ça. Après, quelle forme précise ça prend, il faut encore en discuter avec les professionnels, mais là on ne peut pas laisser la concentration. Des organes de presse dans des intérêts économiques puissants qui aujourd’hui ont des intérêts politiques.
Passent le monoï s’il te plait, ici bon ils ont des nombres étranges, vous demandent est-ce que vous êtes pour une expropriation des oligarques des médias ?
En tous les cas pour un contrôle plus grand, un contrôle des prises de position à l’antenne, des temps de parole et puis pour une absence de concentration. C’est-à-dire qu’on ne peut pas avoir plein de médias différents. Parce que là, par exemple, le projet d’un Boulot, par exemple, c’est d’avoir de multiples médias. Ça veut dire que le jour… Ou ils lancent une polémique, ou ils lancent un candidat à la présidentielle type Zemmour par exemple, et bien il a la possibilité d’avoir des relais dans énormément d’organes de presse. Quand je dis ça, je n’attaque pas les journalistes qui travaillent dans ces organes de presse parce que je sais bien qu’ils font leur travail et qu’ils essayent de tenir une ligne indépendante. Mais il a quand même la puissance qui lui permet d’imposer ce type de discours. Et ça, on ne peut pas être soumis au pouvoir économique comme ça. On ne peut pas être soumis. Au pouvoir politique de quelques-uns. La démocratie, c’est profondément un citoyen, une voix. Un citoyen et un poids égal à un autre citoyen dans la démocratie. Et là, on voit qu’on est en train de se faire attraper, manger par des personnes qui ont de l’argent pour acheter, en fait.
Mais est-ce que ce n’est pas aussi la faute de la gauche d’avoir abandonné ce terrain-là il y a 10, 15, 20 ans et qui a laissé les industriels s’emparer, enfin plus exactement les milliardaires, s’emparer de ça ? La gauche qui n’a pas été capable, à quelques exceptions près, Mediapart, Reporterre Bastamag, mais on voit bien que par rapport à CNews et autres, on voit que le rapport de force n'était pas le même, il n’y a pas une autocritique à faire ?
Et bien sûr qu’il y a une autocritique à faire, évidemment. Il y a aussi une autocritique à la manière dont la gauche a exercé le pouvoir et a abandonné aussi le terrain des luttes sociales. Voilà, qu’aujourd’hui je sois une des seules à porter la voix de ces mouvements sociaux est quand même un sujet. Et donc, c’est aussi cela que je porte dans la présidentielle, qui est de dire qu’on doit retrouver les valeurs de gauche. Et moi, je n’ai pas de problème à dire que je suis de gauche, je suis écologiste et de gauche et je porte ces valeurs. Et parmi ces valeurs, il y a un fonctionnement indépendant de la démocratie. Il y a le contrôle des élus et il y à un contrôle des personnes qui ont des positions de pouvoir. C’est indispensable. Mais de même que la gauche a perdu le débat sur la fiscalité, le même que de la gauche à perdu le débat sur l’intégration, sur l' accueil, sur l' égalité. Quand je vois que la question c’est est-ce qu’on est universaliste ou pas universaliste, enfin, à un moment, la question, c'était est- ce qu' on est égaux. C’est tout. Et aujourd’hui, nous ne le sommes pas. Donc voilà, il nous faut retrouver le chemin de l'égalité quelque part, la question de l’universalisme, c’est une question qu’on laisse dans le champ intellectuel savoir ce que c' est, quel est l’objectif, comment..Mais aujourd’hui, concrètement, les gens ne sont pas égaux. Donc concrètement, on doit faire des politiques publiques pour retrouver l'égalité. Et il n’y a que comme ça qu' on fera de la transformation écologique. Parce qu’en fait, on voit bien avec les gilets jaunes que dès lors que vous imposez des mesures écologiques, si elles ne sont adossées à un projet social d'égale.. Fort, et bien ça pète, et quelque part c’est normal, parce que les gens n’en peuvent plus. Ils n’arrivent pas à accepter des contraintes supplémentaires, alors qu’ils se lèvent tôt le matin, qu’il n’arrive pas à boucler la fin de mois, qu’ils ont des horaires pourris, qu' en plus au travail ils subissent moult harcèlement. Voilà, à un moment c'était normal, c'était humain, donc pour trouver le chemin de la transformation écologique, il nous faut l'égalité, et il nous à un nouveau contrat social. C’est pas parce que je sais, je m’appelle Rousseau.
Ah mais d’ailleurs à propos de Rousseau, votre nom a été salué en disant que c'était un joli nom. Alors en règle générale, j’interdis dans le tchat qu’on qualifie les noms, parce que souvent, le nom, le physique, on n’y touche pas, on en est pas responsable. Mais enfin, vous le portez bien, ça va, c’est bien. Alors il y a tellement de questions dans le chat et puis moi j’en ai plein. Alors ce que je vais faire, c’est que je veux quand même essayer de conduire l’entretien. Vous avez un peu de temps Sandrine ou pas ? Vous avez prévu combien de temps en fait ? À vous revoir.
Faut que je sois à 14h à Lille, donc faut que je prenne un train, mais je pense que j’ai à peu près jusqu'à midi, après…
Ah la vache ! Bon, j’ai rêvé de rechercher du café tout à l’heure là, j’ai commencé l'émission…
Je vous demande juste une pause café ici, c’est ça.
Attendez, vous savez quoi ? Vous voulez une pause café maintenant ? Dans 5 minutes super alors il faut qu’on s’accorde comme sur les termes parce que vous avez du temps parler de démocratie Vous parlez souvent de république dans votre programme ou dans les interviews, mais tout le monde parle de la république, tout le monde parle de démocratie. Quand Gérald de Darmanin parle de La République à longueur de temps, de la police républicaine, est-ce que vous, lui, moi, les gens dans le chat, nous entendons la même chose ? Est-ce qu’il ne faudrait pas commencer par définir les termes ?
Ça c’est un très gros sujet parce que notamment dans la loi dite séparatisme là, qui porte un autre nom officiellement mais qui à la fin était quand même là-dessus, il y avait cette idée selon laquelle les associations devraient signer une charte. Respectant les valeurs de la République. Mais c’est quoi les valeurs de la république ? Quelles sont les valeurs de la réplique ? Et en l’occurrence, ces valeurs n’ont jamais été définies. Clairement ! Et peut-être que c' est bien ainsi, parce qu’en fait la République c’est nous qui la faisons, c’est nous qui l’avons construite, c’est nous qui la constitue. Et ce sont aussi les valeurs que l’on souhaite porter qui doivent être au fronton de cette république. Et je ne suis pas sûre qu’on puisse définir des valeurs ad vitam æternam. Alors après on a quand même des socles, on a la constitution, on a notre devise qui est liberté, égalité, fraternité, que j’aimerais bien transformer d’ailleurs, parce que fraternités…
Encore en sororité ?
Non, alors il y a des termes, soit solidarité, soit délié, mais en fait qui permettent d’inclure tout le monde dans cette société. Et donc on a ces socles-là, la constitution, notre devise, mais ça ne suffit pas complètement à définir le projet sur lequel on se met d’accord. Et en l’occurrence, moi, quand je parle de République, je parle d’abord de démocratie. Parce que je pense qu’en fait, l’essentiel de nos sujets doit être réglé par la démocratie donc par les mandats représentatifs. Et puis après la République c’est aussi une manière d'être ensemble, de faire société. C’est-à-dire que la République, ça n’est pas juste des choses qui sont écrites dans du marbre, c’est surtout une manière de nous organiser collectivement. Et de ce point de vue-là, la République française a quelque chose de spécifique, puisqu’on a une organisation sociale, on a un contrat social spécifique, et ça, depuis les Lumières, j’ai envie de dire, mais surtout depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est-à-dire qu’on a décidé qu' on mettait une partie de notre richesse en commun. Pour permettre à tous et toutes d’avoir accès à l'école gratuite, à l’université gratuite à l 'hôpital gratuit' Et ça, c’est un projet de société très fort, qu’on ait quand même peu, enfin il y a peu de pays au monde qui l’ont fait au point où on l’a construit nous, et c'était aussi ça la République. Et comme je vois… Les coups de canif, les coups de couteau qui sont donnés dans ce modèle social, qui pour moi est un modèle social non seulement unique mais exemplaire. C’est-à-dire que c’est un modèle social qui permet vraiment de dire à chacun et chacune, vous êtes dans la société, vous être inclus dans la société. Et quand je vois qu’on commence à développer les mutuelles pour limiter la part de la sécurité sociale, quand je voie que l’on menace l'égalité à l'école, notamment suite au Covid où les inégalités scolaires ont explosé. Quand je vois qu’on fait des réductions fixes calés pour des cours particuliers donnés à des entreprises. Quand je vois que la justice est la 16e financière. Tout ça je me dis qu’en fait on est en train de perdre ce qui fait notre spécificité, ce qui fait notre cercle de valeur, ce qu’il fait notre république. Et en tous les cas moi je voudrais vraiment mettre ça sur le tapis. Ça n’est pas juste… La République, ça n’est pas juste la police, c’est vraiment une manière d'être ensemble, de vivre ensemble et d’assurer, de tendre la main aux personnes qui sont les plus en précarité, de leur dire voilà. Qu’on mette notre richesse en commun pour que vous puissiez envoyer vos enfants à l'école, pour que VOUS puissiez l' envoyer à l’université, pour que vous puissiez aller à l’hôpital. C’est un effort que l’on fait, mais c’est parce que notre projet, ensemble, c’est que vous soyez, et soignez, et que vous puissiez avoir accès à la culture, à l'éducation, à tout, comme n’importe quel autre citoyen.
Et ça c’est quoi ? Et ça, c'était quoi ? Morgan Cox, photographie… Ah, j’entends un petit écho là, je ne sais pas pourquoi. Vous dit Sandrine, hachoir, coup de hachoir et non pas coup de canif.
Je crois si vous voulez, je peux dire que vous devez, je crois.
Oui, alors à propos de police, on y vient, vous êtes au poste, mais effectivement ici c’est pas un interrogatoire. Vous dites la République, ça n’est que la police, ou la police ça n’est pas que, bon, le 19 mai dernier il y a eu une manifestation au pied de l’Assemblée Nationale sur les cinq candidats, Je crois que vous êtes cinq candidats à la primaire écolo. Il y avait Delphine Batho, je crois, qui était présente à cette manifestation des syndicats policiers. Et il y avait Yannick Jadot. Alors moi, je n’ai pas du tout envie de rentrer dans les petits jeux politiciens. Ce n’est pas la question. C’est la question de la perspective d’une société. Qu’est-ce que ça signifie que des gens qui se présentent à la présidentielle, selon vous, est-ce-que vous, vous n'étiez pas là ? Alors d’abord, un. Vous n'étiez pas là parce que vous n'étiez pas au courant. Il y a quelqu’un qui a demandé dans le Discord est-ce que vous aviez piscine ce jour-là ?
Non, non, non ! Je n'étais pas là par décision politique de ne pas y être.
C’est Sidonis 007 qui demande, voilà, est-ce que vous aviez piscine, voilà. Pourquoi vous avez décidé de ne pas y être et pourquoi vous pensez que d’autres ont estimé, c’est pas pour faire des petites phrases, là on est sur le fond, pourquoi d’autre ont estimé qu’il fallait se ranger du côté des syndicats policiers, notamment de certains syndicat très droitiers, tout en étant des représentants de l'écologie.
Alors moi, je vais vous dire ma position, je ne vais pas dire la position des autres parce qu’il faut les interroger, pourquoi moi je n’y suis pas ?
Ils sont moins sympas que vous, alors je ne les ai pas interrogés. Allez-y, allez-y !
Moi je n’y suis pas allée pour, je vais expliquer les choses et du coup ça peut prendre cinq minutes mais je vais les expliquer en profondeur et merci de me laisser ce temps et cet espace. Alors ce qu’il faut bien comprendre c’est que la police comme l’armée dans une démocratie encore une fois a ce qu' on appelle la violence légitime de l'État. C’est-à-dire qu’en fait, on estime que oui, il nous faut assurer la sécurité des citoyens et citoyennes, et il nous faut assurer la sécurité de l'État, et donc on délègue à la police et à l’armée ce qu’on appelle la violence légitime de l'État. Mais pour que cette violence reste légitime, et pour que la violence exercée par l’État au nom du bien commun. Reste forte et juste, eh bien elle doit être contrôlée démocratiquement et elle doit être encadrée par le politique. Pourquoi le politique ? Parce que la politique représente le peuple. Et en l’occurrence, moi j’entends les difficultés de la profession de police et des conditions de travail et je suis tout à fait prête à travailler avec les syndicats de police pour savoir comment améliorer les conditions de travail sur le terrain. Mais par contre, je ne peux pas, en tant que candidate à la présidentielle, me mettre dans un cortège de demande de policier parce qu’alors j’envoie le message selon lequel je ne suis plus, en tant que candidate à la présidentielle, je ne suis plus au-dessus de ces revendications pour, encore une fois, assurer le contrôle démocratique de cette force légitime, mais je suis à l’intérieur d’un cortège de revendication. Et je sais pas si c’est très clair la manière dont je le dis, mais en fait c' est une question à mon sens fondamentale, tout à fait importante. Et si on commence à dire à la police dire à l’armée que l’on se met derrière eux, alors on entre dans une zone qui me semble extrêmement dangereuse, qui est que la police et l’Armée pourraient décider à la place du politique. Et ça, il ne faut jamais donner le moindre signe, le moindre indice que cela peut se faire.
Alors on va évidemment parler de Macron hier, puisqu’en plus il n'était pas loin de vos contrées, puisqu’il était à Roubaix, vous vous êtes lilloise, il a fait donc une allocution d’une heure qui va un peu nous occuper quand même, parce qu’il est notamment question de l’IGPN, mais si je puis me permettre madame la professeure, Max Weber n’a pas dit que l’État détenait le monopole de la violence physique légitime, il a dit que le l'État revendique le Monopole de la Violence physique légitime, et d’ailleurs il parlait de l'État et non pas de la police. Donc il y a un glissement de sens, je vous le dis comme ça, qui est assez intéressant, c’est-à-dire que Max Weber, donc ce grand sociologue allemand, considérait que l’État revendique, donc là ça devrait vous parler à vous la fibre gauchiste, revendiquer ça veut dire qu’il y a discussion, ça veut être qu’y a débat, ça veut dire que c'était pas coulé dans le marbre justement.
Mais revendiquer et déléguer. Et déléguer. Et c’est en cela que j’ai fait ce glissement. Max Weber dit qu' on revendique la violence légitime de l'État en tant qu'État, mais on délègue à des corps constitués. En l’occurrence, la police et l’armée. Et au nom de quoi on délègue ? Comment on le fait ? Selon quelle modalité ? Et comment on contrôle cette délégation ? En fait, c’est ce que je viens d’essayer d’expliquer. Le politique doit toujours garder la main sur les corps auxquels il a délégué cette violence.
Il y a des questions sur le cannabis, ça viendra tout à l’heure, vous inquiétez pas les amis. Quelqu’un qui a pris le pronom, le cannabis spécialement pour l'émission, j’imagine, le pseudo. Pierre nous dit, Pierre que je salue de Toulouse, Pierre nous dit que la mainmise, je résume, la mainmise du politique par le policier, c’est la loi sécurité globale. C'était déjà ça, c’est-à-dire une loi écrite par, pour les policiers par l’ancien policier avec des revendications etc. Est-ce que vous n’avez pas l’impression que ce glissement dont vous parlez, de ce danger dont vous parliez, en réalité il n’est pas imminent, il est présent.
Non mais évidemment, évidemment qu’il y a déjà eu des glissements et j’ai envie de dire que depuis les états d’urgence, où on s’est émancipé de certaines règles pour la garde à vue, pour l’arrestation, pour le contrôle des citoyens, tout ça, depuis ces états de l’urgence on a laissé des parcelles de liberté et on a donné plus de pouvoir à ces corps constitués. Et c’est pour ça que précisément, on ne peut pas aller dans les manifestations de police, à mon sens. Parce que déjà, on a laissé des parcelles. Et que pour avoir discuté avec des juristes, parce que moi je ne suis pas juriste, je suis économiste, pour discuter avec des Juristes, ils disent tous et toutes qu' à chaque état d’urgence, on a traduit dans le droit commun des mesures d’exception. Et donc petit à petit, on recule. La place de nos libertés, et en fait ces libertés et cette capacité à mener des actions, est fondamentale. C’est-à-dire que moi je me rappelle quand même que c’est passé entre Noël et le Nouvel An, il y a eu un décret disant qu’on avait le droit de ficher les citoyens et citoyennes sur leurs opinions politiques, et ça c' est grave. C’est passé complètement inaperçu, mais c’est grave ! C’est-à-dire que là, aujourd’hui, probablement que cette violence légitime de l'État, ces corps constitués qui en ont la délégation, connaissent tout de nous.
D’ailleurs on les salue, parce qu’il y en a deux trois qui traînent dans le tchat.
Mais on ne peut pas laisser faire ça et avec tout le respect que j’ai pour votre métier parce que évidemment que les fonctions de police, les fonction d’armée sont nécessaires et sont indispensables, mais il est aussi indispensable de comprendre que vous devez et les forces de l’ordre comme l’armée doivent être absolument exemplaires et Toi, peut-être ! À, je ne sais pas comment le dire, mais doivent accepter ce contrôle démocratique. Ils ne peuvent pas avoir des pouvoirs qui outrepassent les libertés individuelles.
Alors, on va y venir notamment avec l’IGPN et l’IGAsS dont vous parlez dans le… Ah, je coupe le son de Sandrine Rousseau quand je parle. Et oui, c’est ça le truc tragique, l’invité est toujours l’invité. C’est celui qui décide, c’est celui qu’il invite. Même ici, c’est horrible. Ça s’appelle les sat-chains, c’est pour éviter que nos voix se mélangent et qu’on soit dans la cacophonie. Mais vous remarquerez que je laisse parler et longtemps Sandrine Rousseau parce que je trouve ça plus intéressant que elle que moi. Mais justement vous avez parlé d’un point qui m’intéresse beaucoup, vous avez dit je discute avec des juristes, et moi j’aimerais savoir quand on est candidate à la présidentielle, pour l’instant à la primaire, mais vous allez gagner, vous avez dit ce matin je crois, je crois que c’est ce matin que vous avez vous étiez favori, non ? Ou l’autre jour, je ne sais pas. C’est vrai ? Là on parle à celle qui va dimanche être numéro 1 au premier tour de la primaire.
C’est difficile de l’affirmer totalement, mais je pense oui.
C’est-à-dire que vous avez des chapeaux et de la viande.
J’ai pas bourré les yeux en tête ! Non seulement je n’ai pas pourri une sérieuse, mais en plus je pense que ça révélera un enthousiasme autour de ma candidature et non pas du tout ni de l’entrisme comme on commence à entendre une petite musique, ni rien, au contraire, que ce que je porte résonne avec une demande sociale, ça je le crois.
Et alors, je vous ai quand même entendu dire que 70 % des gens qui allaient voter pour vous ne votent plus ou ne votent pas. Alors je crois qu’il y a une bonne partie de la jeunesse, pour qui ce serait peut-être un premier vote, mais d’où sort ce 70 % ? Vous avez du pognon pour payer des sondages internes ? Vous fichez les gens quand ils s’inscrivent ? Selon votre adresse TikTok vous connaissez à peu près ? Comment vous faites là ?
Non, non, c’est pas sur le corps électoral de la primaire, quand je parle des 70 %, c'était dans mon équipe et mon équipe est composée de plusieurs centaines de personnes maintenant. Des gens qui m’ont rejointe, où là évidemment j’ai une plus grande visibilité de qui ils sont et qui elles sont, et en l’occurrence 70 % n’a les plus votés, et c’est ce mouvement là qui me porte. Et c’est un mouvement qui est très important puisque, au dernier Régional, je rappelle que 85 % des jeunes ne sont pas allés voter et 70 % des Français et Françaises ne sont pas allés voter. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, la seule manière pour la gauche de gagner, la seul manière pour l'écologie de gagner c'était d’aller chercher des gens qui en ont ras-le-bol de la politique, qui ne peuvent plus la supporter, qui ne peut plus supporter les hommes et les femmes politiques. Et moi, ce que j’incarne, et avec toutes les… Les petites phrases dont vous avez parlé au début et avec évidemment aussi des maladresses.
Non, j’en ai parlé pas !
Je porte aussi une parole différente et ce ne sont pas des éléments de langage complètement formatés et vides c’est aussi une paroles incarnée une parole de quelqu’un qui a une sincérité dans son combat et c' est ça que ça révèle
On me signale dans le tchat que la primaire a été ouverte puisque les inscriptions sont closes depuis hier, que vous pouvez nous parler là, mais à partir de demain vous ne pourrez plus parce que c’est les votes, mais qu’elle a été ouvert à partir des 16 ans, c'était exact ?
Oui, tout à fait.
À ce qui veut dire que vous changez déjà la loi en fait.
Oui, et puis elle était aussi ouverte aux personnes étrangères vivant en France. Et normal, puisque finalement Yves et elle ont quelque chose à dire sur l’avenir de la France, puisqu’ils y vivent.
Les jeunes vous demandent « Darkwind », c’est quelle tranche d'âge ? C’est moins de 50 ? Les jeunes, c'était quoi ? C'était moins de 5 ans ?
C’est de 16 à 25, ça va et moins de 50 ça va.
Ah non mais non ! C’est parce que moi j’ai plus de 50, au contraire, je vous mettais dans les jeunes puisque je connais votre âge et c’est moins de 50. Non non, précisément, c'était de la galanterie, tout n’est pas pourri dans mes questions, voyons voyons. Ma question, ma question, c'était donc, on s’adresse à quelqu’un qui va peut-être, on va pas être le chat noir, mais enfin, voilà, il y a de fortes chances que vous soyez au second tour. Donc on parle à quelqu’un… Qui se destine à être candidate à la présidentielle 2022. Comment travaillez-vous ? Comment travaillez- vous ? Et notamment, vous avez dit tout à l’heure, à l’instant, vous avez dit, j’ai discuté avec des juristes. C’est-à-dire que vous avez reconnu qu'évidemment, vous ne pouvez pas être omnisciente et donc vous discutez avec des gens, j’imagine, selon les domaines. Pour ce qui est de notre petite popote ici, la police, la justice, la liberté, avec qui discuter ?
Alors, sur la police et la justice, j’ai discuté avec des juristes, des chercheurs et chercheuses sur la question de la sécurité. Et avec aussi des policiers qui eux-mêmes sont critiques de la manière dont ils exercent leur métier ou dont plus exactement on leur demande d’exercer le métier. Et c’est très intéressant d’ailleurs les regards de l’intérieur parce que ça permet de voir que les policiers ne sont pas, et les policières ne sont pas toutes en phase avec ce qu’on leur demande de faire et qu’il y a aussi des conflits de valeurs. Et qu’il y a plein de personnes qui se sont engagées dans la police et qui s’y sont engagées pour les meilleures raisons du monde, c’est-à-dire pour assurer la paix, pour être en confiance avec la population. Et à qui on demande de faire des contrôles permanents pour remplir des dossiers 60 % de leur temps et qui ne se retrouvent plus dans ce métier, qui ne retrouvent le sens de ce métier. Et ça, je vais vous dire, dans les choses qui font vraiment plaisir, ça, ça fait vraiment plaisir parce que ça permet d’entendre aussi qu'à l’intérieur de cette police, il n’y a pas une unanimité qu’on essaye de nous vendre à l’extérieur. Et qu’il y a des gens qui ont vraiment leur métier à cœur et moi je voudrais travailler avec ces gens-là y compris à la présidentielle pour faire en sorte que les pratiques évoluent et qu on retrouve le sens de cette police parce que je crois qu’on est heureux aussi que quand on fait un métier qui a du sens.
Moi je vais être transparent, j’ai rencontré quelqu’un de votre équipe il y a deux mois qui m’avait dit, tiens ce serait bien que vous preniez un café avec Sandrine Rousseau, j’avais dit oui volontiers et puis ça s’est pas fait, donc c’est la première fois qu’on se voit tous les deux, vous le saviez même pas, mais je m'étais dit tiens c'était intéressant de voir comment par capillarité, parce que j’imagine que si on me faisait cette petite proposition elle a dû être faite à d’autres gens et donc je trouve intéressant de voir que Vous sortez un petit peu du pré carré professionnel de la politique, d’une certaine manière. Les autres, là je ne parle pas forcément chez les verbes, mais enfin les partis qui sont là depuis très longtemps ont l’habitude de travailler plutôt avec des instituts de sondage, avec des think tanks qui ont pignon sur rue, etc. Là, manifestement, vous allez chercher un peu plus en profondeur ou un peu à côté. Et j’imagine dans tous les domaines.
Ah oui oui, bah ça c’est indispensable en fait, c'était dire que… Si on fait de la politique à base d’institut de sondage, on fait la politique telle qu’on la déteste en fait, et telle que moi je la détester en tous les cas. C’est-à-dire qu’il suffit qu’y ait un truc qui émerge dans un institut de sondages et puis on prend une position. Mais en fait cette position est liée à l’actualité, elle est tout à fait conjoncturelle et puis elle n’a peut-être même pas de sens en fait sur le long terme. Et peut-être aussi que c’est mon métier de chercheuse qui fait que je vais au fond des choses et que j’essaie d’avoir des avis différents, et en l’occurrence, ce qui m’impressionne beaucoup dans cette campagne, c’est qu’il y a énormément de gens, alors je ne savais pas que vous aviez demandé un café, mais j’aurais été ravie de vous…
Ah non, non, c’est pas moi, c-c’est quelqu’un de votre…
En plus, il y a quelqu’un qui a proposé ça, mais j’aurais été ravi que ça s’organise, je vais voir pour l’organiser après.
Pourquoi ça s’est pas fait ?
Mais surtout, non, pas pourquoi ça s’est pas fait, mais quand on l’organise quand même après, et puis surtout…
En fait on est en train de le faire, on est en train de boire du café, voilà et on est…
Vous m’avez promis de vous, je n’ai pas manqué, mais surtout ce qui m’impressionne beaucoup dans cette campagne, j’avais commencé comme ça, c’est que les gens viennent à moi. Pour justement travailler un discours de fond. Et c’est en cela aussi que je pense ma candidature est différente. C’est que je porte vraiment des réflexions. Je porte des choses qui sont construites intellectuellement, politiquement, socialement, et qui sont issues de dizaines d’années parfois de réflexion ou du moins de plusieurs années de réflexion. Je ne vois pas quelque chose d’une forme de réaction à un débat politique. Et voilà, ça je pense que c’est aussi pour ça que l’extrême-droite me cible beaucoup. C’est parce que, au fond, et contrairement à ce qu’ils disent, je pense qu’il sente que ce que je porte dans ce débat est d’une solidité forte, et que ce je porte est construit, et est construite avec des intellectuels, et construit avec des chercheurs, et construit aussi avec des activistes, avec des personnes qui travaillent dans les secteurs, et que finalement, c’est cette pluralité de regards qui me permet d’avoir des positions différentes.
Alors, avant de faire une petite pause pour qu’on aille chercher notre café, mais on va le boire ensemble, comme ça, ce sera fait, mais on pourra en avoir, bref. Est-ce qu’on peut savoir qui vous conseille, ou si à titre privé et personnel, et donc on n’a pas à connaître les noms, ou est-ce qui a des organismes, ou est ce qu’il y a des gens dont les nom pourrait nous dire quelque chose, qui vous renseignent sur les questions de police, de justice, ou c’est de l’ordre du privé, et puis on n’insiste pas.
Alors police, justice, je ne peux pas dire les noms parce qu’ils ne veulent pas sortir et ils veulent garder une forme d’anonymat, voilà, et même parmi les chercheurs pour garder une indépendance aussi intellectuelle là-dessus, donc je vais respecter ça. Mais ce que je peux dire quand même, c’est que, donc, je vous ai dit, il y a des chercheurs, il y à des personnels, il y a des syndicalistes aussi, et puis il ya même des chercheur·e·s d’autres pays que la France. Et c’est ça aussi qui est très intéressant. En tout cas, moi, c'était la première fois que ça m’arrivait. C’est que j’ai été contactée par des chercheurs et chercheuses d’autre pays. Européens, mais d’autres pays quand même, qui me proposent, enfin quoi que non, parce qu’il y en a aussi des États-Unis, qui proposent d’alimenter mes réflexions avec l’organisation des systèmes de police dans d’autres pays. Et ça c’est vraiment très riche parce qu’on a tendance toujours à avoir un prisme français, et c' est normal, mais ce qui s’est passé dans d' autres pays est très intéressant à regarder et cette comparaison nous permet aussi d’avoir un discours qui est nuancer sur ce qui réussit et ce qui échoue ailleurs.
Alors je vous propose de faire une petite pause et ensuite on va aborder les questions précisément police justice qui sont dans votre programme et après on va rebondir sur les questions du chat il y en a plein j’essaie d’en prendre en direct mais sinon pour ceux qui nous qui nous regardent les modos voulez-vous qu’on fasse une pause ?
Non, juste on se donne jusqu'à quelle heure quand même parce que je disais midi tout à l’heure, mais il faut quand même que je prépare mes affaires, que j’aille au train.
Non, 11 heures, ça vous va ?
11 heures ? OK, ça marche.
Non non non mais vous allez voir ça va être bien bon on se retrouve dans on se retrouve dans deux secondes Sandrine rousseau ce que je vous proposerai moi je vais vous sortir de l'écran mais si vous pouvez laisser la caméra allumée et le son pour pas qu’on ait le bilge de tout à l’heure mais là vous n'êtes plus à l écran attendez si là vous y êtes encore attendez bougez pas voilà là vous pouvez vous faire ce que vous voulez faire et moi je vais aller à tout de suite et moi j’vais aller me chercher aussi un café Donc les amis, on va faire l’interview. On va reprendre les questions du Discord et des questions du chat dans la foulée donc il nous reste une petite heure ça fait déjà une heure qu’on est avec un petit peu moins trois quarts d’heure qu' on est avec Sandrine Rousseau donc je vous rappelle les questions sont remontées par les modos dans notre canal secret Régis et je vais les poser tout à l’heure parce que c’est difficile de là de faire les deux en même temps voilà on sait Et quand ça commence… Mais pas quand ça finit, quitte de la sécurité sociale de l’alimentation on va éventuellement si on a le temps parler de ça s’il y a tout un volet du programme de Sandrine Rousseau sur ces questions là. Les amis je vais me chercher du kawa je reviens dans deux minutes la cafetière est prête donc même pas une minute.
Le père de famille a crié cette fois « j'étouffe » avant de perdre connaissance le 3 janvier 2020.
Alors voilà je vous l’avais dit je vous avais dit ça ça va être rapide alors attendez je fais un petit tour sur les questions donc il y a plein plein de questions c’est génial il y à aussi des remarques acides je pense à celle de Médias je suis très gêné par les candidats purement idéologiques au discours pavé de bonnes intentions ne se rend pas compte que ça provoque chez nous le décalage. J’aimerais juste Mélia si vous si vous pouviez préciser le décalage que vous ressentez comme ça on pourra comme ça on pourrait rentrer un peu dans les détails là pour l’instant Sandrine Rousseau est toujours avec à la recherche de son café moi j’ai trouvé le mien j’entendais pas je crois qu’elle revient qu’elles revient Voilà elle revient, donc dès qu’elle est installée, hop hop hop, là elle se recoiffe vas-y !
Vous êtes sans pitié.
Et voilà alors café café café allez-y super super voilà génial ça à mon avis ce sera la vignette de l'émission de la rediffusion bon alors trêve de plaisanterie Darkwind dans notre discord hier pour préparer l'émission vous demandez dans votre programme il est question de réformer l' IGPN et l' IGAS vers quel fonctionnement et quels moyens vous verrier. Pour ces deux vénérables institutions.
Mais moi je pense qu’il faut que ça devienne des agences indépendantes, des structures indépendantes et du pouvoir politique et du poivre de la hiérarchie policière en quelque sorte. Et pour cela, eh bien, on pourrait imaginer… Une structure commune d’ailleurs aux deux et qui soit sortie des hiérarchies policières et de la gendarmerie et faire en sorte qu’il y ait une indépendance qui leur soit assurée par leur statut et par le statut des personnes qui y travaillent. Je pense que c’est indispensable pour faire en sorte que les citoyens et citoyennes reprennent confiance et par ailleurs cette structure. Devrait rendre compte au Parlement, ça c’est ce qu’a proposé Macron, mais en fait Emmanuel Macron, d’après ce que j’ai compris de son allocution hier, disait que pour chaque cas de violence ou chaque erreur policière, il y aurait un… Commission parlementaire, et moi je pense que ça n’est pas au parlementaires d'étudier chaque cas individuellement, par contre c’est au parlementaire d’avoir un regard une fois par an sur le bilan des actions qui sont menées, les moyens les personnes ont eu pour les mener, et puis les résultats des enquêtes qui ont été diligentées.
Alors si je peux me permettre, il a annoncé deux choses, il annonçait le fait que les rapports de l’IGPN devraient être rendus publics et une commission qui contrôlerait ces institutions, qui essaierait de voir comment ces organes de contrôle eux-mêmes fonctionnent. Alors il faut savoir qu’il y a des rapports de IGPN qui sont déjà rendus publiques, mais en réalité ce qui est rendu public sont souvent les synthèses. C’est-à -dire le rapport du rapport Et bien évidemment, on n’a pas toutes les données, on a que l’interprétation et c’est tout le sel, pour rester très poli, du problème. C’est-à-dire qu’on a finalement la vision de l’enquêteur qui fait la synthèse et qui dit, ben oui ou non quoi, il y a eu faute, il n’y a pas faute. Les vrais rapports complets qui font des centaines de pages, ils sont passionnants, parce que là on a beaucoup plus les faits, ce qui s’est passé, etc. Voilà, c’est les premières choses. Dans le Discord, ratonlover. J’adore ce pseudo, je ne sais pas pourquoi Raton Lover parle du contexte de renoncement de Macron pour une réforme de l’IGPN, est-ce que c’est le terme que vous emploieriez ou pas ?
Annonce. Ah moi je pense oui, je pense que c'était un renoncement et je pense surtout que c’est exactement ce que fait Macron sur chaque sujet, c’est-à-dire qu’on a l’impression parce qu’il fait une grande annonce alors il y a plein horreur, il y a plein de solennité autour de l’annonce et donc on a l’impression que ça va être un truc qui va révolutionner nos vies et puis à la fin c’est tout petit quoi, à la fin c’est minuscule et là en l’occurrence moi je trouve que c’est minuscules, ça Pour moi, c’est… La question centrale, c’est vraiment de sortir cet outil de contrôle, cette institution de contrôle de la police, voilà. Et que ça soit aussi un moyen de rappeler ce dont on parlait tout à l’heure, c’est- à-dire le fait que la police doit être contrôlée par la démocratie, que c' est normal. Et que ces personnes qui ont des contre pouvoirs doivent être aussi sorties de la Police.
Pierre, B31 vous suggère, pour assurer cette indépendance, est-ce que vous seriez pour un contrôle extérieur d’association, une autorité indépendante comme la défenseur des droits ? Est-ce-que c’est vers ça que vous devriez aller ?
Oui je pense que le principe de défenseur des droits c’est un bon modèle, alors évidemment la défenseure des droit elle est encore nommée par le gouvernement, mais bon ceci dit on peut quand même être nommé par un gouvernement et garder une forme d’indépendance, on l’a vu d’ailleurs avec Jacques Toubon, c'était Jacques Toubon ou je me suis encore trompée de prénom.
Non, non c’est Jean-Paul.
C’est vraiment cool.
C’est Jean-Paul Toubon !
Donc c’est Jacques Toubon qui avait été nommé puis qui finalement a fait un travail d’une indépendance remarquable et la Défenseur des Droits le fait aussi et surtout il faut que le statut de cette institution garantisse l’indépendance, c' est à dire qu' on ne puisse pas limoger une personne, qu’on ne puisse sauf évidemment erreur professionnelle, mais que ça ne soit pas lié à la couleur politique du gouvernement. Et ça, le Défenseur des droits, moi je trouve que c’est vraiment une institution qui est très intéressante à regarder.
Est-ce que quand vous faites des… Alors je ne sais pas si vous avez fait des meetings pour les primaires, vous avez fait des débats télévisées, il n’y a pas eu de meetings ici ?
Si j’ai eu un anti-meeting, c’est mon côté un peu…
C’est que ça, un anti-meeting. Ça me plaît, mais c’est quoi ? C’est un petit meeting.
Un anti-meeting, c'était l’idée qu’on n’allait pas sur une estrade avec des discours qui s’enchaînent, mais qu' on était plus sur une parole de personnes, sur un moment convivial des paroles de personnes qui ont participé à la campagne et puis juste une prise de parole assez courte finalement de ma part pour que l’essentiel soit sur le fait de faire connaissance et de travailler ensemble.
[01 :17 :54 Est-ce que la question de la police de l’IGPN dans cet anti-meeting ou dans vos rencontres avec vos supporters, c’est vraiment une question importante ? Est- ce que ça arrive vraiment sur le tapis ou est-ce qu’alors de fait l'écologie chez vous mais le social, l'économique n’arrivent pas avant, ou le culturel, je ne sais pas, voilà, on voudrait mesurer.
Je ne sais pas dire si ça arrive avant ou après, parce que c’est compliqué, ça dépend des personnes avec lesquelles je suis, etc., mais ce que je peux entendre, c' est que la question de la police est quand même extrêmement présente et extrêmement prégnante dès que je vais vers des personnes qui habitent des quartiers ou qui sont discriminées en fait. Et quand je parle de discrimination, c est autant les femmes qui subissent des violences que les personnes noires. Enfin, je veux dire… Dès qu’on est et dès que je suis avec un groupe de personnes qui dans la structure sociale actuelle est en position de discriminer, immédiatement la question de la police arrive. C’est vraiment très très très présent et je vous le dis, c’est aussi bien pour des femmes qui ont subi des violences que pour des personnes qui subissent des contrôles aux faciès. Et ce n’est pas normal.
Alors j’ai complètement oublié parce que vous êtes arrivé plus vite que prévu de finir dans la présentation que je faisais de vous. Je n’ai pas pu aborder l’association En Parler que vous avez fondée qui recueille les femmes victimes de violences sexuelles, de harcèlement, etc. Hier Macron a annoncé les dépôts de plaintes numériques et On comprend l’idée, c’est en partie pour éviter qu’il y ait des refus de plaintes ou qu’ils y aient des policiers, ou des policières d’ailleurs, qui fassent des remarques désobligeantes auprès des victimes quand elles viennent déposer des plaintes. Qu’est-ce que vous en pensez, est-ce qu’après votre expérience, l’expérience des antennes locales de votre association, est- ce que c' est plutôt une bonne idée ?
Non, ce n’est pas une bonne idée pour plusieurs raisons. La première raison, c’est qu’un dépôt de plaintes en ligne, ça veut dire déjà qu’il faut maîtriser les outils et que ça n’ait pas vrai que tout le monde les maîtrise et qu' il faut arrêter avec ça parce qu’on l’a vu, notamment pendant la période de Covid, il y a plein d'élèves qui n’ont pas eu accès aux cours simplement parce que… Chez eux, il n’y avait pas d’ordinateur ou il y avait un ordinateur pour toute la famille et qui n’arrivait pas et donc c’est pas vrai que tout le monde est très à l’aise pour aller déposer plein de temps en ligne, ça c'était la première chose. La deuxième chose, c’est qu’il y a aussi un sujet de confidentialité. C’est-à-dire, si c' est sur l’ordinateur de la famille, il y a un historique qu’on peut consulter. Il y a, par exemple, un contrôle qu’un mari violent peut exercer sur sa compagne. Donc, ce n’est pas non plus une bonne idée de ce point de vue-là. Et puis, la troisième chose, c’est que moi, toutes les femmes que j’ai connues et que j ai rencontrées dans le cadre de l’association Parler, et je suis sûre que c' es le cas pour plein d’autres situations que les violences sexuelles, Et bien, la première fois qu’elles parlent elles minimisent ce qu’elles ont vécu. C’est-à-dire qu’elle commence par dire des mots qui sont des mots… Des mots qui disent pas la réalité de la violence. C’est-à-dire que oui, il m’a un peu forcée, oui, j’ai pas trop le droit de sortir. Mais en fait, quand une personne dit j’aie pas trop droit de partir, ce qu’il faut entendre, c’est qu’elle a plus les clés de sa maison, qu' elle est enfermée le soir, que probablement elle a même plus sa carte bleue. Et donc, c' est une violence. Et la plainte en ligne, ce que je crains, c est que déjà, face à un ordinateur, face au caractère impersonnel de ce dépôt, eh bien on minimise, on est des mots comme ça qui sont des mots de modestie en fait, des mots des personnes qui sont discriminées et qui n’ont pas l’habitude de prendre la parole pour dénoncer ce qu’elles vivent. Et puis moi j’aurais préféré qu’on annonce un vaste plan de formation des policiers et policières à l’accueil de la parole et à l' accueil des plaintes, plutôt que de dire qu’on va le faire depuis son salon. Vous imaginez, vous êtes en train de déposer plainte et il y a quelqu’un qui arrive à ce moment-là, mais même ça peut être votre enfant, qu’est-ce que vous faites ? Enfin non, c’est pas bien ça, c’est pas respectueux, c’est ça qui assure l'égalité, c’est pas vrai.
Alors puisqu’on parle de ça, je dois quand même citer un papier de reporter qui fait votre portrait, plutôt des camarades à vous, reporter, et on incite les gens qui peuvent s’abonner à reporter comme à Mediapart, comme à Bastamag, il faut soutenir les streamers et la presse indépendante, sinon… Et donc il y a eu un portrait de vous là il y’a quelques jours intitulé le titre je crois c’est un peu Sandrine Rousseau l'écho féministe qui dérange bon très bien mais il y à un passage qui m’a interpellé reporter écrit le déclic de son retour le 6 juillet 2020 lorsque Gérald de Darmanin accusé de viol de harcèlement sexuel et d’abus de confiance a été nommé ministre de l’intérieur premier flic de France Ouvrez les guillemets, reporter vous cite, j’ai entendu une information, je me suis dit ma fille, tu ne vas pas regarder les trains passer, tu ne vas par regarder le monde comme ça, nous confier Sandrine Rousseau en février 2021. Alors d’une part, je rappelle aux gens dans le chat que la présomption d’innocence vaut pour tout le monde et a fortiori pour le chef des flics. Mais quand même on a le droit d’en parler, évidemment et il faut en parler. Alors d’abord, est-ce que vous avez vraiment dit ma fille ? Tu ne m’as pas regardé l'écran passer comme ça et qu’est-ce que ça veut dire Cette phrase là C’est que ça veut dire quoi vous vous engagez en réaction à Gérald Darmanin un sentiment d’impunité c’est quoi le déclic réel
Est-ce que j’ai compris en ayant quitté la politique parce que moi j’aie dénoncé des violences sexuelles au sein du parti Europe Écologie les Verts et après ça j’avais quittée le parti parce que c'était trop difficile et j' ai laissé les autres faire de la politique. Moi, j’ai créé mon association de lutte contre les violences. Et ce dont je me suis aperçue et ce que j’y ai compris à la nomination de Gérald Darmanin, et ce qui a été pour moi un moment très fort de… je ne sais pas comment le dire, mais de révélation d’une certaine manière, c’est qu’on ne pouvait pas attendre de ceux qui ont aujourd’hui le pouvoir, le changement du pouvoir. Le changement de la structure du pouvoir. Et après MeToo, après le mouvement mondial que ça a été, la chose incroyable qui s’est passée autour de MeToo mondialement, qu’on nomme à la tête du ministère de l’Intérieur, qu il soit innocent ou qu’il soit coupable, une personne qui est Le signe que rien ne pourrait changer si ça n'était pas nous qui nous organisions pour prendre ce pouvoir et pour le transformer. Et c’est ça que j’ai compris ce jour-là, c'était qu’il n’y aurait pas d’issue si on attendait des autres. Et que finalement toute ma campagne c'était aussi de dire mais voilà vous êtes, vous voulez une écologie radicale, vous avez peur pour votre avenir, vous vous sentez discriminé, vous aurez peur de cette transformation et que cette transformation écologiques nuisent à votre quotidien mais venez on va le faire ensemble et on va changer pour ne pas nous laisser imposer des choses. Et ce qui a été flagrant dans l’histoire de Darmanin c’est que quand le journaliste demande à Macron, à Emmanuel Macron, pourquoi il avait nommé Gérald Darmanin, Emmanuel Macron a cette phrase, il a dit on s’est expliqué d’homme à homme. Depuis quand on s’explique d’homme à homme sur les violences faites aux femmes en fait ? Depuis quand on fait ça ? Eh ben on le fait à partir du moment où on ne veut pas changer le pouvoir. Et où on ne veut pas entendre les mouvements sociaux. Où on ne veut pas entendre la colère qui gronde. Où l’on ne veut entendre que nous ne voulons plus être dominés. Et c’est ce que je dis dans cette campagne. Nous ne voulons plus être dominés. Je ne veux plus être dominant. Et nous sommes des millions à ne plus vouloir l'être. Et que c’est ça qui est en train de s’organiser autour de ma candidature. C’est que nous nous organisons pour faire en sorte que nous ne soyons plus dominés et voilà. En cela, oui, la nomination de Gérald Darmanin a été un déclencheur.
Je laisse passer à la fois le camion poubelle en bas de chez moi, mais surtout et avant tout votre colère. Voilà, on vous dit bravo dans le chat. On vous dit, bravo. On vous dit même que…
Et après ce que je me suis dit aussi, et pour répondre à votre question sur ma fille, il faut que t’arrêtes de regarder les trains passés, pourquoi je me dis ma fille à ce moment ?
Et oui, pourquoi ma fille ?
Mais parce que j’ai regardé, en fait, sur le moment j'étais très très en colère, mais vraiment. Et après j’y ai dormi dessus, et puis le lendemain matin, ou le surlendemain, je sais pas, je me suis dit, bon, qui peut y aller là ? Qui peut se confronter à ce pouvoir ? Qui peut se confronter à cette arrogance du pouvoir ? Et je me disais que dans les femmes du mouvement MeToo, et bien la plupart étaient… Des actrices, Adèle Haenel, réalisatrice Céline Sciamma, des écrivaines Vanessa Springora ou des sportifs comme Sarah Abitbol. Mais en fait, il n’y avait pas de politique, il y en avait très peu, puisqu’en fait des affaires MeToo dans la politique, il y en a eu très peu. Et donc je me suis dit, mais il n’y a pas grand monde qui peut y aller, il n’y a pas grand monde, qui peut aller dans l’arène politique parce qu’elle connaît cette arène politique et se confronter à ce pouvoir. Et donc c’est pour ça que j’ai décidé d’y aller en disant que je vais jouer ce rôle-là. Mais après, je n’y vais pas toute seule, j’y vais avec les millions de personnes et avec les centaines de milliers de femmes qui chaque année subissent des violences. Et c' est ça qui me porte aussi. Et c' est pour ça, même quand je subis des attaques, de cyber harcèlement, etc. Je ne fléchis pas parce que je sais pourquoi j' y vais. Et je pense que c’est très fort en fait la raison pour laquelle j’y vais, et je pense que c’est même si fort que ça peut aller au deuxième tour et gagner l'Élysée, parce que l’Élysée c’est la maison du peuple, c’est notre maison, ça n’est pas une maison d’accaparement.
Mais Sandrine, quand on est autant la cible de l’extrême-droite, de cyberharcèlement et je parle un peu en connaissance de cause, mais beaucoup moins que vous, il y a quand même des moments de découragement, soyez honnête, non ? Vous pensez que vous êtes en mission ?
Non non, il y a des moments de découragement évidemment, il y a des moments de peur, surtout moi je trouve. C’est plus des moments de peur que des moments de découragements en vrai. Mais oui, il y a des moments de peur, il y a des moments où je me dis, mais si ça se trouve, voilà, dehors va y avoir un type ou une nana qui va sortir un couteau, j’en sais rien, voilà tellement je déclenche de furie en face de moi. Mais déjà la peur n'évite pas le danger et par ailleurs, quand j’y suis allée, je savais que ce serait violent. Je le savais. Et donc quand j’ai des moments comme ça, j’ai aussi une équipe de personnes tout à fait incroyables et notamment des personnes qui se sont, elles-mêmes, prises beaucoup de violences, de cyberharcèlement, etc. Qui ont fait une bouffe ensemble et elles me remontent à fond en disant mais moi aussi j’ai voilà et t’y vas pour nous et en fait cette cette sororité c’est à delphes parce qu’il y a des hommes aussi dedans en tous les cas cette solidarité elle fait que je tiens aussi beaucoup et là encore quand quand il y a eu le truc autour de Jean-Pierre, je me suis dit mais c’est quand même pas possible que je vais me taper un cyber harcèlement parce que mon correcteur automatique a transformé Jean-Paul en Jeanpierre et que le tweet est resté deux minutes sur la toile et que c'était ça qui va déclencher un cyber harcèlement, enfin c'était juste surréaliste. Et ben en fait à ce moment-là, j’ai rencontré des personnes qui sont vraiment ce que j’appelle des warriors, c’est à dire des personnes qui, comme vous, comme on ne s’est pas rencontrées, mais des personnes qui ont subi des trucs et qui se sont confrontées à l’ordre social. Eh bien, ces personnes-là m’ont reboosté d’une manière folle et c’est ça aussi qui est fort dans cette campagne, c'était de dire que non seulement je ne suis pas toute seule, mais qu’en plus, tant qu’on fait chacun séparé, en fait, on a un petit pouvoir, mais on n’y arrive pas. Et c' est parce qu' on se fera ensemble qu' On réussira à renverser la tête.
Alors, il est question dans le tchat de votre biographie, on dit que vous auriez écrit, je suis désolé, je ne connais pas, un livre en 2015 qui décrit tous ces mécanismes pour freiner les femmes en politique, c’est exact ou pas ?
Oui, ça s’appelle le manuel de survie pour les femmes en politique.
Super alors je l’ai pas vu par contre j’ai vu dans Wikipédia un autre bouquin qui m’a vraiment vraiment bah ouais j’imagine que vous vous doutez de quoi de quoi je veux parler je vais le mettre voilà c’est une toute petite vignette que j’y trouvais chez un vendeur un bouquiniste digital donc je suis désolé c'était petit petit petit donc je sais pas si les gens voient c' est un livre qui date de 2007 je crois ou 2009 J’espère que l’extrême droite ne nous regarde pas trop et ne va pas en profiter. Qu’est-ce que c’est que ce titre ? Qu’est-ce qui fait pleurer des flics ? Sandrine Rousseau, c'était bien vous qui avez écrit ce polar ?
Oui, j’ai écrit deux polars, j’ai écrit un premier polar qui s’appelait Éplucher et un deuxième qui s’appelle Qu’est-ce qui fait pleurer les flics ?
On vous le ressort ou pas ? On vous le ressort ce livre ou pas ?
Euh, bah non pas souvent !
Je ne pouvais pas m’empêcher, alors qu’est-ce qu’il fait pour les filles ?
En l’occurrence, c’est l’histoire d’un flic amoureux qui n’arrive pas à conclure et surtout ce que je voulais c'était dans ces deux polars parce que les deux polaires ils ont quand même un fil conducteur, c’est sortir de quelque chose que je lisais beaucoup dans les polars qui était cette espèce de flic solitaire. Hommes, un peu dépressifs et qui menaient les enquêtes tout seuls, voilà, et je trouvais que c'était quand même bien des clichés tout ça et donc je voulais déconstruire ça et c’est pour ça que j’ai fait ces deux polars et puis le premier polar, je dois le dire maintenant parce que je pense qu’il y a prescription, c' est aussi parce qu' avant de travailler à l’université, travailler dans une grande entreprise.
De sécurité ?
Pardon ?
De sécurité.
Non. Dans une autre entreprise, j’avais un chef qui était très particulier et vraiment très particulier, voire assez… Comment pourrais-je dire ça ? Assez inattendu sur certaines positions et donc en fait ça me permettait de me moquer de lui le soir quand j'écrivais ce polar. Et ça me permettait de tenir la journée.
Ah c'était, c’est très bien, donc il y a prescription.
Pourquoi mes rébellions sont quand même de longue durée ?
Ce sont quand même de longues dates. Bon alors on a dit qu’on se quittait dans une demi-heure donc il est temps quand même que je prenne les questions du chat mais je prends une dernière question de notre Discord qui a été posée hier par Mésange Pictavienne sur deux choses. Alors je vais d’abord commencer par comment cesser la criminalisation des activistes climatiques.
Ça, ça fait partie des choses qui sont passées dans les lois d’urgence. Dans les lois d'état d’urgence, et c’est scandaleux, c' est scandale. C’est-à-dire qu’il y a quand même une cellule déméter dédiée à la surveillance des activistes pour le climat, quoi. Et il y a eu un scandale il n' y a pas longtemps avec Proton Mail, qui a été obligé de transmettre les données sur les activistes climat parce que ça faisait partie des lois qui sont obligatoires en France, et, c' est précisément ça qu' il faut changer. Tiens, comme… Les activistes pour le climat sont des activistes pour le bien commun, enfin ce n’est pas de là que vient le danger. Le danger vient dans l’inaction climatique. Donc oui, ça fait partie des choses où il faut décriminaliser l’activisme pour le climat. Mais souvenez-vous, il y avait déjà eu tout un pataquès, je ne sais pas si vous vous souvenez, c'était sous Michèle Aliot Marie quand elle était ministre.
Ah oui, je l’ai connue parce qu’elle s’occupait de l’affaire de Tarnac qui s’occupait aussi.
C’est Tarnac où ils avaient enlevé un câble, là, c’est ça, un câbles.
Oh là, on n’a qu’une demi-heure, ma brave dame ! Non, il y a eu des fer à béton posés sur des caténaires de voies de TGV afin de ralentir d’autres trains, et notamment le train de déchets nucléaires qui venait de l’AG pour aller en Allemagne. On n’avait jamais su qu’il l’avait fait puisque le groupe dit de Tarnac a été innocenté dans sa globalité, avec cette grande phrase de la présidente de la quatorzième chambre du tribunal de la Cour d’Assise spéciale le groupe de Tarnac est une fiction. Fin de la parenthèse, on en reparlera un autre jour. Mais effectivement, vous avez raison, c’est une affaire extrêmement intéressante parce que c'était à la fois l’antiterrorisme et vous avez raison, c’est aussi une criminalisation des mouvements environnementaux, écologiques, etc.
Mais surtout, ce qui me fascine sur la criminalisation des activistes sur le climat, c’est qu’on préfère mettre des moyens sur le contrôle des activistes plutôt que sur la gestion du problème, quoi. Et ça en dit long sur notre société et sur la manière dont on gère politiquement la chose. Donc oui, évidemment, quand je serai présidente, on sortira de cette surveillance incroyable. Et hier, le compte Twitter de l’association L214 a été bloqué. Je ne sais pas s’il a été remis aujourd’hui ou pas.
On va vérifier, les modos vont vérifier.
Moi, dans le cyberharcèlement que j’ai subi sur Twitter, il n’y a jamais eu aucun compte qui a été bloqué, y compris, il y a un compte parodique sur moi qui circule, qui a repris exactement mon image, etc., qui dit des choses immondes, tout cela n’est pas bloqué. Par contre elle est 214 et ça en dit long.
Euh, Sandrine, excusez-moi, mais vous venez de dire avec un grand sourire quand je serai présidente. Donc, hein, vous n’y croyez pas, mais qu’est-ce que ça fait ? Qu’est ce que ça fait de dire ?
— Pourquoi ? — Au contraire, je vous dis qu’on ne serait pas président…
Oui, mais avec un grand sourire !
C’est un sourire de bonheur, un sourire d’enfin, la France s’ouvre et change et montre un chemin international. Parce que je vais vous dire un truc, c’est que s’il y a une éco-féministe présidente de la République, je suis sûre que ça développera des énergies et ça développera des idées dans le monde entier. Et une femme issue de MeToo qui prend le pouvoir, ça changera tout, vraiment. Donc oui, je veux être présidente de la République et j’y crois.
Donc tacte, mais c’est sûr que ce serait une bombe. Le cannabis. Mésangepictavienne a lu votre programme. Alors moi je ne vais pas vous poser des questions. Est-ce que vous avez fumé du cannabis ? Est- ce que vous allez conseiller à vos enfants d’en faire rien ? On évite ça. Vous ce que proposez en fait, c' est de fiscaliser le cannabis. C’est ça ? Alors est-ce-que vous pouvez nous raconter ?
C’est bien, ça me permet d’avoir les oppositions de tout le monde.
Oui c’est ça, c'était pour ça que je vous prenais la question. C’est dans votre programme mais personne ne vous en parle. Donc vous voulez fiscaliser le cannabis, très bien.
Bah l’idée c’est que le… Bon déjà on légalise le cannabis hein.
Oui, bien sûr.
On fait une politique de santé publique autour du cannabis, parce qu’on va se le dire quand même entre nous, certes il y a un cannabis récréatif, mais qu’il y a aussi des dangers avec le cannabis, exactement comme il y des dangers avec l’alcool ou exactement comme il y à des dangers avec la cigarette ou toute autre forme de substance addictive. Et donc ça, c’est la première chose, une politique de santé, une politique de contrôle des produits aussi, parce que moi qui habite à l'île et qui suis à la frontière belge. Pas très loin des Pays-Bas, etc., il y a aussi des produits qui circulent, qui sont des produits de très mauvaise qualité et avec des additions d’autres produits dangereux pour la santé. Et puis, comme tout produit de cette nature, la fiscalisation nous permet de mener cette politique de santé publique et nous permet aussi d’assurer le contrôle de la qualité de la substance qui est distribuée. Donc en fait je ne vois pas pourquoi on ne taxe pas le cannabis et ça permettrait en plus de développer une économie pour les personnes qui aujourd’hui bénéficient du trafic de cannabis parce que ça c’est un des sujets, ça fait partie des choses. Qu’on masque beaucoup dans le débat sur le cannabis, mais aujourd’hui le cannabis est une source de revenus pour des personnes qui sont dans des quartiers défavorisés. Et donc la question c’est comment on fait en sorte que ces personnes puissent aussi trouver leur place dans un modèle de légalisation du cannabis avec une économie qui soit une économie formelle et non pas une économie informelle. Et donc ça c'était un travail à faire en profondeur et la fiscalisation permet d’accompagner tout ça.
Alors je pense que vous avez répondu à la question de Le Cannabis, que je salue, qui est en fait journaliste pour le magazine lecannabis.com et qui voulait savoir comment vous y organisez la légalisation contrôlée et le droit d’usage en France. Sur le cannabis…
C’est en fait, il y a et qui est sur ce tchat il ya plein de gens.
Ah non mais c’est du dément, là c'était l’avant-garde, là je vous le dis, j’ai l’habitude de dire, ici on n’est pas chez les cons, mais là ce matin c’est vraiment l' avant-garde. Donc il y a Bugis qui vous demande la libération des personnes en prison pour trafic de cannabis ? Là, vous allez perdre tous les électeurs. Si vous dites oui, auriez-vous le courage de dire oui ? Ah je, c’est les cheveux du Bourdin, putain ! Non, alors ?
J’ai envie de dire, ça dépend du trafic. Si c’est un trafic uniquement de cannabis, j’ai envie de lui dire oui. Si un trafique de drogue, plus largement, je veux dire non. Et surtout si c'était un trafic avec des organisations type mafieuses internationales, j’disais dire non parce que ces personnes-là peuvent être dangereuses et ont des moyens d’action qui sont dangereux. Donc oui pour les personnes qui sont aujourd’hui en prison pour du trafic de cannabis. Je dirais, de petite stature après pour les personnes qui sont dans des trafics internationaux, je dirais.
Hier Macron n’a absolument pas parlé de politique de santé par rapport à la drogue, à aucun moment la question de pourquoi il y a ce trafic, pourquoi il ya cette consommation, ça n’est jamais abordé, ça c’est extrêmement décourageant non ? Insupportable.
Parce qu’en plus c’est vraiment prendre le problème par le petit bout de la lorgnette, c' est à dire par cette espèce d’autoritarisme, et Emmanuel Macron est quand même incroyable de ce point de vue là, c' t dire qu’il ne fait que de l’autoritarisme. Et en l’occurrence, on ne peut pas parler des drogues sans parler de la santé publique et on ne peut pas parler de drogue sans parler de prévention. Et moi je suis très intéressée par des expériences qui ont été faites comme celles qui ont menées en Islande par exemple où ils ont fait un travail très important dès le plus jeune âge auprès des enfants dans les écoles et les lycées et les collèges sur la gestion de l’angoisse et la gestion des émotions en disant En fait, on va essayer d’apprendre et de donner des outils aux enfants pour que quand ils sont dans une situation d’angoisse ou quand ils sont dans un situation de stress, ils trouvent d’autres moyens que l’ingestion de substances extérieures pourra les bien. Et ce travail, qui est évidemment un travail au long cours, a donné des résultats tout à fait incroyables. C’est-à-dire que dans les générations qui ont suivi ce programme, on observe une diminution de 80 % de la consommation de drogue. Et donc, je me dis que là, on passe complètement à côté, en France, de ce travail de fond sur la consommation de drogues. Parce que de toute façon, tant qu’il y aura des consommateurs, il y aura des personnes pour leur vendre la drogue, enfin… Quels que soient le nombre de policiers que vous mettiez à chaque point de rue et quelles que soient les peines de prison que vous mettiez. Tant qu’il y aura des consommateurs, il y aura aussi des trafiquants. Donc moi, ce que je voudrais, c’est qu’on garde quand même une forme de consommation récréative, mais marginale. C’est à dire que ce ne soit pas tous les jours, évidemment, et que ce soit vraiment uniquement dans des moments particuliers. Et tout cela se fait par un accompagnement des enfants. Par une réforme de l'éducation. Parce qu’aujourd’hui on a un système d'éducation qui certes est performant sur bien des points, mais qui est un des plus stressants pour les élèves. Et donc tant qu’on aura dans l'école… Une non-gestion du stress et qu’au contraire l'école soit facteur de stress pour bien des enfants, on ne résoudra pas du tout le problème de la consommation de drogue. Au contraire, il faut que l'École soit un lieu de bien-être, un lieu de liberté, un lieu où on puisse dire quand ça va mal et puis un lieu aussi de confiance et ça fait partie de la réforme de l'École que je souhaite mener parce que c’est indispensable.
Alors là, on rentre dans une partie de ping-pong, donc à la volée je vous envoie différents retours du chat sur des questions très différentes. Violence policière vous demande Suzanne, quelles mesures avez-vous prévu pour lutter contre les violences policières dans les quartiers populaires ainsi que dans les manifestations et opérations de maintien de l’ordre ? Vous pouvez dire, j’ai pas réfléchi, voilà.
Alors dans les manifestations, moi je voudrais qu’on mette en place le principe de désescalade qui est mis en place dans d’autres pays européens. Je vois qu'à chaque fois il y a une espèce de petite matraque qui s’allume, ça me perturbe cette histoire.
Vous inquiétez pas ça c’est des gens qui savent qu’ils disent tiens maintenant je suis la chaîne c’est pas mal c' est rigolo leur truc dont vous inquiétez pas c' est pas la police ici très discrète la police est très discrètes elle est dans le chat mais mais elle ne dit rien non non ne vous inquiétez pas la batterie c' n’est pas sur vous j’ai jamais pensé regardez il y a encore quelqu’un ces nouvelles recrues voilà c' est ce qu’on appelle les nouvelles recrue de poste voilà nos sympathisants à nous si vous voulez voilà Ce sont nos bénévoles. Après il y a les abonnés, alors ça c’est encore mieux, là mais ils n’ont pas fait chanter la fanfare malheureusement sur vous, voilà c'était autre chose. Alors bref les violences policières.
Sur les manifestations, il y a une stratégie d’information et d’escalade qui est testée dans plusieurs pays d’Europe et qui marche vraiment bien, qui est l’idée de, en fait, au lieu de tendre les choses et au lieu d’augmenter la tension. Là, plus loin de tension, lors des manifestations, et on a vu lors des manifestations de Gilets jaunes que là on atteint un niveau de tension qui est inacceptable, enfin quand on voit le nombre de personnes qui ont subi des blessures dans ces manifestations, ça n’est pas acceptable. Et donc l’idée c’est de faire en sorte que quand on voit des éléments dans la manifestation des personnes qui sont violentes, alors on les écarte et donc on les isole, mais on les isole sans violence. Et que par ailleurs, on ait un système d’information dans le cortège de la manifestation, de ce qui est en train de se passer, de sorte que par exemple, quand il y a des personnes avec des enfants ou quand il y a des personnes à mobilité réduite ou quand il y a des personnes qui ont juste peur, eh bien, elles peuvent se dégager sur les côtés et faire en sorte qu’elles ne soient pas prises dans des nasses. Et donc ça c’est vraiment très important et ça a permis de gérer les manifestations de hooligans par exemple en Angleterre qui étaient quand même des manifestations sacrément violentes. Et donc voilà, sur les manifestations je pense qu’on a vraiment quelque chose à complètement revoir du maintien de l’ordre dans les manifestations. Et après, l’autre question c'était sur les violences dans les quartiers. Et on Mais ça, je me suis déjà exprimée dessus, la première chose que je souhaiterais faire, en tous les cas parmi mes premières mesures, c’est arrêter le contrôle aux faciès, parce que c' est une violence, c est une violence sociale, et ça fait partie de cette défiance vis-à-vis de la police, et finalement c est assez simple d’arrêter ce contrôle aux faciès. Et après, sur les violences policières en tant que telles, bon déjà faire en sorte qu’il y ait une police de proximité que je souhaite non armée et qui permette de vraiment travailler le terrain et ensuite lorsqu’il en a, lorsqu' il y a des erreurs, et bien qu’il y ait des structures indépendantes qui enquêtent, on en a longuement parlé. Je pense que si on arrive à faire tout ça, on arrive déjà quand même à limiter les problèmes.
Ce qui m'étonne un tout petit peu là dans votre discours sur la police de proximité, ce que je vous ai entendu, j’ai lu beaucoup d’interviews de vous, c’est que vous semblez dire la police des proximités ça marchait bien, c'était une idée de gauche défaites par Sarkozy. La réalité est un peu différente, c’est que il y a eu des expérimentations et les gens qui étaient à la tête de ça ont toujours dit on n’a pas pu aller au bout de l’expérimentation de savoir comment ça fonctionnait et finalement en Sarkozy ce qu’il a fait c’est qu' il a arrêté un truc qui n’avaient de toute façon pas eu les moyens d’exister donc en réalité il n’y a jamais eu vraiment de police de proximité alors sauf après si on remonte aux Hirondelles dans les années 50-60 mais on va vous rétorquer que c’est un fantasme en réalité
Il y en a en Allemagne, par exemple. Et je ne voudrais pas dire de bêtises, mais je crois qu’il y en a aussi en Grande-Bretagne. Et quand on donne les moyens à cette police de proximité de travailler, eh bien, manifestement, on obtient des résultats. Alors après, il n’y a aucun système de police parfait. Ça, je pense qu' il faut déjà poser ça sur la table. Et oui, vous avez raison, c'était une expérimentation. Mais c’est une expérimentation qui, en tous les cas, dans ce que j’en ai lu, avait quand même déjà montré quelques résultats et qui certes a été arrêté trop tôt, qui certes a été arrêtée en plus en ridiculisant l’action de cette police de proximité. Avec Sarkozy qui parlait des matchs de foot mais l’idée c’est pas de faire des match de foot, l’idée c'était de nouer des liens et en tous les cas ce que je peux dire c' est que la manière dont on maintient l’ordre aujourd’hui à coups de quarts de CRS qui arrivent dans des grandes opérations, qui arrivaient en masse et qui repartent des quartiers quelques heures après y être entrés n’est pas du tout de nature ni à pacifier les choses, ni à faire en sorte que les véritables délinquants soient arrêtés. Donc je veux dire… Aujourd’hui, il faut aussi constater l’inefficacité de la manière dont on agit dans les quartiers les plus difficiles.
J’ai une question un peu acide, plus exactement une remarque de Médias, je suis très gêné par les candidats purement idéologiques au discours pavé de bonnes intentions, comme Sandrine Rousseau, je pense qu’elle ne se rend pas compte du décalage que ça provoque chez nous en tant qu’acteur, alors j’ai demandé des précisions sur ce décalages, elles ne sont pas venues malheureusement, mais est-ce que vous entendez ce genre de réaction ? Qu’est-ce-que vous répondez à ça ?
J’ai envie de répondre que déjà on ne fait pas de la politique sans valeur et sans fondement et sans colonnes vertébrales idéologiques. Et que si on ne fait pas cette colonne vertébrale, si on n’a pas cette colonne verticale idéologique, si l’on n’as pas cette réflexion structurée, eh bien ce qu’on fait c’est qu' on est uniquement dans une forme de réponse à l’actualité, réponse au sondage, et c' est ce qu' on appelle la démocratie d’opinion, et c est précisément ce qui vous fait détester les politiques. Et votre message est contradictoire de ce point de vue là, entre d’un côté des politiques qui ne sont que dans la réaction, dans la petite phrase, dans les choses comme ça, et une pensée structurée qui permet de mener une action politique. Au nom de principes, au nom des principes supérieurs, communs, comme le diraient Boltanski et Tecnoma. Et donc, il y a vraiment un enjeu à retrouver une colonne vertébrale politique. Et oui, j’entends que peut-être vous auriez aimé que je donne toutes les mesures très précises que j’allais mettre en œuvre. Et je peux vous en donner. Mais surtout, ce que je vous demande de regarder, c’est que tous les politiques qui vous ont promis une liste de mesures, il n’y en a pas un qui les a tenus et que donc à un moment donné, si on…
Mais quelle garantie ?
Justement, je vous décris comment je fonctionne et quelle est la manière dont je raisonne et quelle la manière dans laquelle j’entends mener cette action politique. Est-ce que je vous dis les valeurs que je porte ? Parce qu’en fait, la politique, c’est une question de valeurs. C’est valeurs contre valeurs ! Et aujourd’hui, ce que je mets dans le débat, c’est ce qu’on a complètement laissé de côté dans les présidentielles et dans les élections précédentes. C’est, ce débat sur quelles valeurs on porte. Et moi, ce je porte, une valeur d'éducation, c’est une valeur d'émancipation, c’est' une valeur de l'égalité, d’une valeur de transformation. Et tout cela, c’est à l’aune de ça que je ferai de la poule.
Alors Sandrine, vous n’imaginez pas le nombre de superbes questions qui tombent, qui pleuvent. Alors je vais vous en poser et puis quand vous en avez marre, vous partez. Mais il y en a plein et des superbes. Alors il y a quand même des questions.
Moi, je ne peux pas lire le tchat juste pour vous.
Non, non, je sais, c’est trop petit pour vous, il y a des questions évidemment sur le climat, sur les travailleurs du sexe, sur beaucoup de domaines. Juste un peu de tambouille politicienne, on n’en a pas parlé pendant une heure cinquante, donc on peut le faire un peu. Sentierbattant que je salue vous demande « Quelle sera votre décision par rapport à votre groupe politique en cas de victoire à la primaire et en cas de défaite ? Comment envisagez-vous la continuation de votre combat politique dans les deux en termes d’intégration des lignes politiques différentes.
Eh bien, en cas de victoire, ça va être assez simple de continuer à porter les choses. En cas de défaite, eh bien, je continuerai à porter ce que je porte et tout ne se joue pas en un coup non plus. Et je pense que la mobilisation, la dynamique qu’il y a autour de ma candidature, de toute façon, se poursuivra au-delà de cette primaire. Et ce que pense, c’est qu’aujourd’hui, de toute façon, si on regarde les sondages, La seule chose qui nous soit proposée, c’est un duel Macron-Le Pen. Et je crois qu’on en a marre de ces duels Macron- Le Pen qui sont écrits d’avance. Je crois qu' on en a de marre d’en voter utile. Enfin moi, en tous les cas, je ne veux plus voter utile, je veux juste voter avec conviction de ce que je porte. Et c' est ça que je vous propose, c' est d'écrire différemment l’histoire de cette présidentielle. Et de faire en sorte qu’il se passe quelque chose en France. Let’s go ! Là, tous les pays du monde nous regardent comme étant le pays qui peut basculer vers l’extrême droite et le fascisme. Et moi, je voudrais que justement, le sursaut que je porte et qui nous amènera à l'Élysée et bien permette à tous les petits du monde de regarder ce qui se passe en France, disons, mais ce qui s’est passé est incroyable, voilà. C'était inattendu, c'était la surprise et en fait, la France a réagi. La France ne s' est pas laissée enfermée dans les discours d’extraites droites. Et bien c’est ça que je vous propose. Et voilà, après, ça marche, ça ne marche pas, ce n’est pas moi qui ai dit.
Alors vous vous proposez ça les gens disposent et admettons vous êtes vous êtes dimanche la candidate officielle des Verts il y en a d’autres à gauche si le danger Oui enfin je sais, non mais vous allez gagner donc voilà, c’est vous la candidate officielle etc. C’est un bordel pas possible dans votre parti mais on a l’habitude, c’est vendu avec. Bon très bien, mais il y a d’autres candidats de gauche. Si le péril c' est le fascisme, si le péril c' est l’extrême droite. Question d’Antoine, il y à t il des désistements entre candidats de gauche pour en avoir qu’un seul ? Vous aviez annoncé que vous seriez candidat à la primaire de gauche si vous étiez… Vous sortiez gagnante ici de la primaire des écolos, c’est quand même la question. C’est-à-dire que vous avez dit, moi, je ne veux plus voter utile, mais ne plus voter utile, c'était arrêter de faire les cons, quand même, non ?
Je vais vous dire quelque chose, c’est qu’on a gagné les municipales sur des dynamiques citoyennes et on a perdu les régionales sur des accords de parti. Dans toutes les régions, on avait des accords de partis, on les a toutes perdues. Alors qu’on a gagné les municipales sur des dynamiques citoyennes, et que c’est ça qu’il faut faire pour cette présidentielle, il faut retrouver ces dynamiques citoyennes. Et oui, on réfléchira à des accords de partis mais en février-mars peut-être, mais en fait C’est pas ça qui fait gagner. Et je sais que c’est la facilité que de penser que si on additionne trois logos, on gagne. Mais regardez ce qui s’est passé au régional. Ça n’a pas permis de gagner et surtout ça n’a permis aucune dynamique. Ça n’a permis aucune surprise. Parce qu'à partir du moment où vous faites l’addition des logos, ce que vous êtes obligé de faire, et bien c'était de modérer votre discours. C’est d’intégrer des éléments de langage des autres. Et qu’en fait, vous perdez toute authenticité. Vous ne faites plus que de la tactique politique. Et c' est ce qu’on déteste. Voilà. Donc oui, je m’engage à discuter avec les autres partis de gauche, il n’y a aucun problème et jusqu'à la fin, et s’il y a une solution, on la trouvera. Mais ce que je veux dire, c’est que vraiment là, aujourd’hui ce n’est pas le sujet. Aujourd’hui c'était d’aller réveiller les gens, de leur dire mais venez faire de la politique, venez en faire avec nous et venez changer le cours de cette histoire.
Oui, mais le souci, c’est que vous tenez un discours qui est décourageant. Vous expliquez qu’il est lucide, mais vous expliquez que les politiques ne tiennent jamais les promesses qu’ils donnent. Donc pourquoi ? Alors vous avez expliqué, parce que moi, j’explique comment je travaille, etc. Vous pensez que ce sera suffisant pour que… Les quartiers populaires viennent à la politique, que les déçus de la gauche y reviennent. Quelle garantie vous donnez, vous, de votre côté ? Dans votre programme, je propose à chacun de s’y référer. Il y a une ouverture de démocratie directe pour aller très vite, il y a le tirage au sort, il y des choses comme ça que vous proposez, il y une nouvelle république. Qu’est-ce qui fait que je donne mon bulletin à vous ?
Il y a deux choses. La première, c’est que déjà moi j’ai mené des combats et j’y ai mené des combats qui étaient difficiles. Je les ai menés par formes vertes et contre tous et je les ai amenés jusqu’au bout. C’est-à-dire que oui, j'étais tenue et j'étais tenu et compris quand c'était difficile personnellement. La deuxième chose que j’ai envie de vous dire, c’est qu’aujourd’hui, on n’entend pas. Dans les personnes qui se présentent à l’aide présidentielle, peut-être un peu chez Mélenchon, mais on n’entend pas de discours antiraciste.
Mélenchon-Jean-Pierre. C’est une blague, c’est bête. Jean-Paul ! Pardon !
C’est bien, c’est la moitié.
Ah bah ouais, bien sûr !
Bah non, tout le monde, tout ça fait, donc là, ça va être très bien. Et donc, j'étais en train de dire, vous m’avez perturbée, donc du coup mais on n’a pas de discours antiraciste, or il y a des gens qui vivent le racisme. On n’a pas de discours sur les violences, et pourtant il y a des gens qui subissent des violences. On n’a pas de discours sur la précarité au travail et sur le fait que les emplois les plus précaires sont les emplois qui abîment le corps et qui font qu’on est usés à 50 ans, qu' on a mal au dos, qu' on a des troubles de santé importants et qu’en plus on n’ait pas de protection sociale. Ça on ne l’entend pas. Et bien moi je le porte, voilà, je porte ça. La chose que je puisse vous dire, c’est que je ne peux pas faire une campagne unie, enfin vraiment beaucoup sur ces thèmes-là, et après dire « ah ben non, en fait je vais servir le grand capital et les actionnaires ». Enfin voilà, ça n’a pas de sens. Et donc je le ferai. Et de même que la radicalité écologique, je la porterai. Parce que par ailleurs, j’ai trois enfants et que je n’ai pas du tout envie qu’ils vivent dans un monde qui soit dégradé. Et que même si c'était purement perso, eh bien de toute façon je le ferais. Et qu' au-delà de mes enfants, c’est tous les citoyens et citoyennes qui sont concernés et que là on a quand même eu l'été le plus pourri de l’univers. On a eu l'été, il n’y avait pas une semaine, sans une catastrophe majeure, une catastrophe d’ampleur, une catastrophe qu’on n’avait jamais connue avant. Et là on fait comme si tout ça n’existait pas. Quel a été le sursaut politique là-dessus ? Quelles ont été les mesures fortes qu’a annoncées Macron pour dire qu’on se sortait de ce piège écologique ? Rien ! Il y a eu une gare hier, il n’y a pas eu d' annonce quoi ! Maintenant c’est bon, on arrête de faire des grands messes et on prend les choses à bras le corps et on change !
Oui, mais là…
C’est parce qu' on s’organise qu’on changera, c’est pas parce qu' on change le pouvoir.
J’entends et je partage votre colère, mais vous échappez, vous esquivez la question. L’abstention ou des choix, comment dirais-je, volontaires de sortir du jeu de la démocratie représentative, du fait qu’on va élire des gens pour s’occuper des affaires publiques, comment vous répondez à ça ? Parce que c’est ça la question fondamentale.
Mais parce que je veux que ces personnes-là entrent dans l’Assemblée nationale, j’ai déjà dit… Vous m’avez accueilli en disant que c'était une émission punk. Et là, moi, j’ai déjà dit plusieurs fois dans des interviews que je voulais une Assemblée nationale punk.
Sans déconner !
Mais eh, j’y vais, mon frère !
Ah non, je ne savais pas, moi !
Mais voilà, regardez les interviews, je parle toujours d’une assemblée nationale punk. Parce que je veux qu’il y ait des punks qui rentrent dans cette assemblée nationale. Et je veux que les lois soient faites là-dessus. Et par ailleurs, je veux réformer notre constitution pour donner plus de poids aux citoyens, au parlement et aux collectifs citoyens et citoyennes qui s’organisent partout.
Attendez, c’est la fin d'émission mais ça devient sérieux, Sex Pistols ou Clash ?
Ha ha ha ha !
Les Berus ou la Mano Negra ?
Les deux, les deux !
Très bonne réponse Madame Rousseau. Dernière question que je trouve superbe, mais elle va nous emmener loin. Mokazer, il y en a plein, je suis désolé, mais vous avez un train à prendre, etc. On évoquait la police et l’armée tout à l’heure. Dans les conditions du réchauffement climatique actuel, on risque d'être confronté à une augmentation des conflits armés. Comment Madame Rousseau voit-elle le rôle de l’Armée et comment l’adapter à une raréfaction des ressources fossiles ?
Je me faisais tirer.
Ah ouais, on est épuisant ici. Non, allez, allez. Allez, allez…
Bon, déjà, on a la défense.
Si vous ne voulez pas répondre parce que c’est trop large, mais je trouve que c’est une question très puissante. C’est une question importante.
Mais je trouve qu’en trois minutes, c’est chaud.
Ah non mais c’est vous qui avez trois minutes, moi j’ai tout le temps qu’il faut…
Ah oui, mais ça fait deux heures qu’on est ensemble ! Déjà, dire que la défense se fait, pour moi, l'échelon pertinent pour une défense, c’est au niveau européen. C’est-à-dire que c' est mettre en commun les moyens des pays pour l’Union Européenne. C' est faire en sorte que nous soyons aussi indépendants de l' OTAN et que nous puissions organiser notre propre solidarité européenne. Et puis, l' autre chose, c' est qu’il nous faut ne plus dépendre des fossiles. C’est-à-dire que plus nos économies dépendent des énergies fossiles, et plus on s’expose au risque de conflits. Et l’autre chose, c’est que plus on aura une écologie radicale, et plus, on prendra en main la question du réchauffement climatique, moins on aura de déplacements de population. Plus on pourra aider les pays à s’adapter au réchauffement climatique déjà en cours. Et ça c’est un des trucs aussi sur lesquels On a baissé notre volonté, souvenez-vous notre ennemi c’est la finance et on avait sur la table une proposition de taxe sur les transactions financières, pour moi cette taxe sur les transaction financières elle n’a pas été au bout de sa logique et aujourd’hui on a du trading de haute fréquence, on a de la spéculation de hautes fréquences Et finalement, si on mettait un impôt sur cette spéculation, déjà on diminuerait la place de la finance, on ralentit le rythme de spéculations, mais en plus ça nous ferait une ressource pour aller aider des pays qui ont absolument besoin de cette aide pour s’adapter au réchauffement climatique et faire en sorte que leur population ne se déplace pas et que ça ne soit pas des sources de conflits. Et donc c’est tout ça qu’on a perdu. Quand je vous dis que la droite et l’extrême droite ont gagné une forme de bataille idéologique, eh bien oui, elles ont gagné là-dessus, il n’en est plus question, alors que pourtant on doit le remettre à l’agenda politique. Eh ben voilà.
Merci Sandrine Rousseau, par cette question je voulais juste vous montrer que du chat peut surgir des interrogations assez fondamentales. Dans le chat, certains vous reprochent quand même, enfin vous vous disent que l’Union Européenne et le punk ça fait deux quoi.
C’est pas faux, mais après rendre l’assemblée puni qu’on va rendre le pouvoir.
Hardcore, l’Europe hardcore, super ! Bon train à vous, merci beaucoup d’avoir passé deux heures, c’est bien une heure de plus que prévu, je vais vous sortir de l'écran, vous avez des encouragements, bravo, ah ah, merci, moi je dirais, donc on se revoit quand vous ferez le débat de l’entre deux tours des présidentielles, entre Zemmour ici, on est bien d’accord ? Faut aller jusqu’au bout !
Merci beaucoup en tous les cas à vous pour ce moment d'échange et merci aux personnes qui ont posé des questions et qui ont réagi, j’ai rien vu de ce que vous avez dit mais bon j’espère pouvoir en trouver la quintessence quelque part.
Vous en trouverez la quintessence et puis je pense que ça vaut le coup pour votre équipe d’aller regarder parce qu’il y a la rediffusion, on voit très bien le chat qui diffuse à côté parce que je pense qu' il y a énormément d’interrogations, de domaines qui ont été évoqués, qu’on n’a pas pu aborder malheureusement dans l'émission, qui peuvent vous aider à construire votre petite boutique. Merci beaucoup ! Ah vous faites comme Macron !
Oh non !
Faites gaffe, moi président ça y est, c’est parti !
Non non non non, merci beaucoup, je n’ai pas eu l’air.
Assise ?
Non, non, je ne fais rien comme Macron, rien !
Merci beaucoup, je vous enlève de l'écran, vous pouvez partir. A bientôt, on s’entend encore tous les deux par le canal, mais vous n'êtes plus à l’antenne donc tout va bien. Les amis, est-ce que vous me laissez me faire un petit café et je vous reviens dans quelques minutes parce que là, c'était chaud. Merci beaucoup à Sandrine Rousseau qui a pris beaucoup de temps. Et qui a joué le jeu, c’est super, j’espère qu’elle a apprécié le fait que les questions soient là. Apéro ? Non mais quoi Apéro, il y a 11 heures, vous êtes dingue vous ! Un petit débrief s’impose, Sentier battant, très bien, alors on va faire le débriefe dans le chat, je mets la scène pause, le temps d’aller me chercher du café froid et je reviens tout de suite, non pas de bière punk à 11 heures du matin, il n’en pas question. A tout de suite les amis, je mets la scène pause et je reviens dans deux minutes.
Le père de famille a crié cette fois « j'étouffe » avant de perdre connaissance le 3 janvier 2020.
Je n’arrive plus à respirer !
Cédric n’est pas mort d’un malaise cardiaque, il est mort étouffé, on l’a étouffé, on a tué.
Cédric Chouviat est mort exactement de la même façon que Adama Traoré. Ils ont eu les mêmes mots, ils ont tous les mêmes maux. J'étouffe, je n’arrive plus à respirer.
We cannot look at this as an isolated incident. The reason why buildings are burning are not just for our brother, George Floyd. They’re burning down because people here are saying enough is enough.
On a assassiné nos fils, c’est pas un voyou, un tir, t’as agressé nos fils. La police, la police nationale.
Mon frère a été tué ce 19 juillet, le jour de ses 24 ans. Et les gendarmes, aujourd’hui, ne sont pas vis-à-vis d’un éclat. Les gendarmes ont été mutés, les gendarmes ont été promus. C’est comme ça que ça se passe en France.
Et il y a une façon facile de s’arrêter, arrêter le client, charger le client. Il n’y a personne qui est mort avec une clé d'étranglement en France, d’accord ? On a des gestes professionnels, tels que l'étranglement arrière, qui n’a jamais eu d’accident, alors qu’on nous le laisse.
Amis du café, amis de la police, amis de la politique, eh bien c’est l’heure du petit débrief, je ne sais pas si tout le monde est parti pendant la pause, alors je vais dire ce que vous avez écrit pendant la pose, j’espère que ça vous a plu cette affaire, merci à tous ceux qui font sonner la ça Je l’avais un peu baissé tout à l’heure pendant Saint-Denis-Rousseau Merci beaucoup à Charriot de Foin alors je vais je vais lire vos trucs est-ce que quelqu’un a clippé le moment punk sur l’assemblée ? Ça me ferait marrer d’envoyer ça sur Twitter alors alors alors donc merci Sandrine merci c'était chouette NatL Gitane donc il y a des réserves sur le côté européen de Sandrine Rousseau. Alors Sandrine présidente pour gagner la primaire Sandrine merci Sandrine alors les questions sur la fac de Lille Alors les questions sur la fac de l'île, effectivement j’ai vu qu’elle s'était passée, Philippe77, malheureusement, bon voilà, faute de temps, voilà, mais je ne doute pas que ça va être remonté à Sandrine Rousseau, et par ailleurs je n'étais absolument pas au courant, donc je ne pouvais pas répliquer si jamais il y avait quoi que ce soit, Voilà, c’est la raison pour laquelle je ne les ai pas posé, voilà attendez, je vais monter un peu la musique, là. un café froid punk, bah oui c’est ça, Pourquoi il faisait nuit chez Mme Rousseau ? En fait, elle n'était pas chez elle. Elle était, j’imagine, à Paris, puisque ce matin elle était interrogée par Télé Matin. Donc elle est passée de Télé-Matin au poste. C’est quand même un choc thermique. Et donc elle était quelque part dans Paris.Quand est-ce qu’on se retrouve chez Samuel Étienne ? Figurez-vous que dans une autre vie, j’ai été le chef de Samuel Étienne. Mais c'était vraiment une autre ville. Ça s’appelait I télé. Je vous en parlerai. Charmant garçon. Bête de somme, bête de travail. Bon après, disons que nos chemins, non. Nous nous sommes produits ailleurs. L’un et l’autre voilà mais chouette chouette garçon alors serial feeder me dit tu sais si c’est nouveau la chaîne twitch de Mélenchon effectivement l' autre jour j’ai vu passer ça je pense que c' est je pense qu' c’est assez nouveau en effet ah bah ça y est pierre bah j’avais pas vu merci merci pierre j’irai retweeté ça tout à l’heure avec avec avec bonheur J’ai clippé la parole oui oui qui était qui était vraiment très bien Pujadas super interview merci David merci merci à vous merci zoulou zouloulou offre un abonnement merci beaucoup merci merci merci Ah mais il y avait plein de trucs, je suis parti un café.Alors le cannabis demande est-ce que quelqu’un a clippé ça répond sur le cannabis au cas où VeuveChyco, c'était très bien comme interview et quitte à avoir des politiques ça évite la langue de mot a priori et la diversité des questions sort l’invité de sa zone de confort, oui c’est ça l’idée. Ce qui veut dire aussi que, donc c’est ce que je disais au tout début de l'émission, c’est que, il faut être très clair, il y a un risque qui est pris parce que venir même si on se sent au chaud et que l’on est l’avant-garde, comme je l’ai dit, et que je pense que c’est extrêmement.Enfin voilà, moi je suis le premier à trouver ça formidable, c'était une espèce d’intelligence collective qu’on crée ensemble avec le tchat, etc. Il faut reconnaître que pour un candidat, il y a un risque à venir ici pour parler à peu de gens finalement, plutôt que d’aller dans un gros machin, sur le temps long, parce que c’est justement le temps où il y a ce moment où on baisse un peu la garde, etc… Je ne joue pas là-dessus, je pense que le temps long, c’est le seul qui nous permet d’aller au fond des choses. Mais donc je remercie d’ailleurs tous les invités quels qu’ils soient de ce point de vue-là. C’est-à-dire que je trouve qu’il y a quand même une mise en danger qui est intéressante, qui est à saluer. Le replay de l'émission est dans les vidéos de la chaîne pour ceux et celles qui veulent clipper, il nous rappelle François, il y a raison. Merci Erin. Merci beaucoup. La chaîne de Mélenchon sur Twitch, ça fait un an que ça existe. Mais Natlagitane me dit que Mélenchon fait surtout des lives type YouTube. J’attends le Sénat Punk avec impatience. Je vais approcher l'âge. Alors la position sur le cannabis, on en a parlé longuement donc je vous propose d’aller écouter l'émission. Veut plus d’interviews comme celle là merci agent hard voilà voilà voilà super Est-ce qu’une MasterCard fonctionne sur Tipeee ? J’ai souvent la blague, pas envie de la recharger pour rien. J’en sais strictement rien. Alors merci. Donc Pierre nous a fait quatre clips. Je suis écologiste et de gauche. Le danger pour la démocratie. Depuis quand on s’explique d’homme à homme sur les violences faites aux femmes ? Une assemblée nationale punk. Ils sont dans le Discord ou sur Twitter ? Sous le tweet de David. Bah génial, super. J’irai voir ça tout à l’heure. Voilà, ça va faire du bruit, ça ira être marrant. On va se marrer. Je trouve que c’est du Hamon, Verdi, Madame Rousseau, sinon c'était de qualité comme échange, je reverrai le replay. Figurez-vous que Benoît Hamon j’ai essayé de le joindre puisqu’il a quitté la politique, vous avez vu peut-être passer ça il y a quelques jours, il a rejoint une ONG et je lui avais proposé de venir, je n’ai pas eu de réponse, mais bon, on verra ce qu’il en sera. Morgan, je suis désolé, Morgan Cox, photographie, je pense que nous sommes des leaders d’opinion, nous nous informons et après nous répondons, répandons l’information, d’où l’intérêt pour elle. Y aura-t-il d’autres invités qui ont des prétentions à la présidentielle ? Il y a déjà eu Philippe Poutou, il y a maintenant, il y a Sandrine Rousseau. Moi, je suis prêt à débattre avec tout le monde. Donc on va en faire d’autres. Voilà, on va faire autre chose. Une interview de Jean-Luc au programme demande Natlagitane l’invitation on peut la lancer là maintenant publiquement, bien sûr, pas de problème, je pense qu’on aura d’abord ses lieutenants, par exemple Ugo Bernalicis, ce serait chouette, il vient de temps en temps dans le tchat, ce sera chouette qu’il vienne aussi au poste pour parler des questions qu’ils connaissent bien, la police etc, mais Mélenchon bien sûr bien sûr. Euh, non on a très peu parlé d'économie, on a accès sur l’aspect pour répondre à Stroumpf, S Nervous Breakdown. On a très peu parlé d'économie, on a axé l’entretien plutôt sur la question des libertés fondamentales de ce que Sandrine Rousseau appelle la Nouvelle République, de la police, de choses comme ça. Oui, Darkwind, je pense aussi qu’il faut attendre un peu pour Hamon et on a tout le temps.Veuve Chyco, comment te sens-tu avant l’interview de Camille Chaise ? L’exercice est périlleux pour elle, ok, mais pour toi. Alors Camille Chaise, c’est la porte-parole du ministère de l’Intérieur, j’allais dire du gouvernement, du ministère de l’Intérieur. Elle sera demain soir à 21 euros poste, j’espère que vous serez là. On s’est encore parlé hier, elle va ramener sa communauté. J’en sais rien, j’en sais rien. On va faire au mieux, évidemment ce ne sera pas aussi détendu qu’ici. Elle représente le ministère de l’Intérieur, elle ne représente pas tous les policiers, donc c’est une interview qui risque par moment d'être assez lunaire. Il est évident qu’elle va nous sortir des éléments de langage, ce sera à nous de la sortir de ça. Mais effectivement la tâche est délicate. Qui ne risque rien n’a rien quoi voilà et moi mon principe c’est de toujours aller comme disait Jacques Brel aller voir aller voir voilà donc moi ça m’intéresse de savoir comment le ministère de l’intérieur réfléchit à sa communication fabrique sa communication répond aux attentes etc Tout le monde sauf l’extrême droite n’est-ce pas ? Bah bah pas sûr, pas sûr. Pas sûr. C’est clair que si on invitait Le Pen, ça nécessite un boulot de préparation. Mais pourquoi pas. Pourquoi pas. Euh… Ah oui, non mais attendez, ça, ça n’arrête pas le jeu. Hyper en retard ! Pas tant de télescopiques, on les voit déjà partout à l’extrême droite. Bon, attendez, pour l’instant, là on discute entre nous, il n’y a aucune invitation qui est lancée. Oui, on voit partout l’extrême droite, mais sur des chaînes d’extrême droite. Donc une vision opposée pourrait être pas mal, et moi je ne vais jamais sur c news. Je crois que le lieu de la conversation importe énormément. Mais bon, honnêtement, on en est pas là, on n’en est pas là je trouve Nervous Breakdown justement, on verra Camille Chaise, est-ce qu’elle représente tous les policiers ? D’ailleurs, à ce sujet, je vous invite à aller sur le Discord de l'émission pour poser vos questions, par exemple celle-ci, qui représente elle, sa parole représente qui ? Est-ce qu' elle représente le ministère, est-ce qu’il représente les policiers ? Est ce que le ministère représente tous les policiers, etc. Voilà, n’hésitez pas, le Discord, grâce à Olivier, on crée maintenant des salons spéciaux pour chaque émission pour préparer les émissions, d’ailleurs vous avez vu ce matin c’est ce qu’on a fait j’ai démarré avec des questions qui venaient du discord donc n’hésitez pas il y a déjà beaucoup de questions à Camille Chaise c’est demain 21h qu’est-ce qu' on a d’autre ? Comment évalue-tu l’impact des streams à caractère socio-politique pour les débats de la présidentielle ? D’abord, là je ne sais pas combien on est, je sais à la fin combien il y aura de gens, mais s’il y a eu 2000 visionnages, c’est un énorme meeting. C’est un énorme meeting et effectivement c'était un meeting qui qui s’adresse, je pense, à des gens qui peuvent propager, qui peuvent nourrir le débat, on va dire. Voilà, c’est ça. C’est-à-dire vous, hein. Donc je pense que c' est extrêmement important, ça ne parle pas aux masses. C' est vrai, pas à la télévision, mais moi je vois ça comme un plein aile était auposte et il avait dit d’auposte que c'était un carrefour ben je vois là c’est pas c' est pas une autoroute c'était un carrefour du carrefour même un rond-point avant l’autoroute moi je vois ça comme ça moi je voit ça comme Après, je dirais que les streams qui ne parlent qu' entre eux auront une portée moindre que ceux qui vont s’ouvrir à la discussion, au débat, au candidat, etc. Là on sent très bien que les politiques vont… Vont jouer avec avec ça parce que parce que ce n’est pas le cas de Sandrine Rousseau mais là je pense plutôt à des streams comme Jean Massier à faire des gros streams on est encore tout petit Alors, pour répondre à Iota, moi je suis pas venu sur Twitch pour toucher les 18-35 ans, c'était pas la question. D’abord c’est parce que j’ai un petit bonhomme qui m’a montré ce que c'était que Twitch. Moi c’est surtout la capacité à… Interagir. Pour moi, ce qui est fort, c’est vraiment l’interaction, c’est le chat, et le chat de Twitch est de loin le plus élaboré. On peut faire beaucoup beaucoup de choses. Alors Pierre B31, penses-tu que la date de l’interview de Camille Chaise a été mise exprès après le discours de Macron sur la fin de Beauvau ? Alors je l’ai déjà dit, je le redirai jeudi, je peux le redire ici. C’est un accord qu’on avait avec Camille Chaise qui vient de son boss. Elle ne pouvait venir au poste qu' à la fin du Beauvau de la sécurité. Il se trouve que Macron a décidé d’imposer la conclusion, mais donc c’est pas après le discours de Macron, mais c'était à la fin du Beauvau de la sécurité. Alors oui, pour reprendre, je crois, Wolfram 238, j’ai l’impression que peu importe qui gagnera la primaire, elle finira avec des couteaux dans le dos. Alors c’est vrai que je n’ai pas abordé cette question-là, parce que moi très sincèrement, si je n'écoute plus depuis dix ans les interviews politiques, c’est parce que ça ne parle que de conquête du pouvoir, et jamais de qu’est-ce que changeable, modifiable, contrôlable, réformable, révolutionnable et voilà je trouve que c’est plus intéressant. Et de ce point de vue là, je trouve Rousseau, elle est comme Poutou, elle apporte quand même un souffle. Effectivement les questions politiciennes sont importantes, mais bon, elles sont posées tout le temps Petite bouteille, le bouillon Pigalle, ou l’ordi de main, et c’est de l’eau. Alors raton laveur question à mettre dans le discord et pas tout à fait nouveau et ça va me rappeler justement le premier porte parole du ministère de l’intérieur c’est dans l’affaire de Tarnac. C’est du Château Hidalgo, c’est l’eau du robinet de la ville de Paris. Oui John, les interviews politiques sont minées par le cadrage tactique qui noie les idées et au final on sait qui peut gagner mais on ne sait pas pourquoi on vote. Exactement. C’est exactement la question. Question popote le cannabis qui a désigné ta page Twitch, un dénommé Adrien des services de Blast ? Et Le logo en bas d’Abdul date d’il y a dix ans, Sébastien Brottier avec qui j’ai fait Prison Valley. Ensuite Robin est là pour m’aider et Euryale c’est elle qui s’occupe de tous les visuels pour les annonces et pour les d’annonces des émissions. Voilà. Et puis il y a aussi, pardon pardon, alors, c’est la minute donnée, mes braves gens. Il y a aussi Geoffrey Dorne qui m’a fait les supers autocollants, je vais enlever le filtre pour que vous ayez la couleur bougez pas, bougez pas, c’est vous c’est à faire et là, tac BOUM ça c’est orange. Amis du café de la police. Surveillons les surveillants au poste l’arme des désarmés les téléphones portables voilà ça c’est les petits les petits stickers que vous pouvez trouver si vous faites des dons avec des contreparties j’ai oublié j’ai oubliée ce petit badge qui vous fera passer d’agréable moment dans le métro les trains les terrasses des cafés ça et le pass sanitaire vous rentrez partout, amis de la police et du café au poste, petit badge. Donc ça, ce sera obligatoire dans l’assemblée punk, on est bien d’accord, et puis alors pour ceux qui ont… Vraiment envie d’avoir la panoplie il existe cette magnifique blanche au poste d’autocollants vous retrouvez les certains autocollants et puis il y en a un justement regardez si vous voyez bien police on my back au post avec clash voilà donc ça c’est sûr c' est sûr Touche pas au poste, oh j’avais pas pensé à ça, allez zut zut Voilà donc ça c’est pour ceux qui veulent des contreparties c'était tipi ceux qui ne veulent pas de contrepartie ça peut être tipi ou ça peut-être ça peut être utile voilà Donc les dons il faut quand même que je le redise C’est par pur esthétisme sentier battant Ça vous plait pas ? On fait un sondage ? Tiens, faisons un sondage ridicule. Alors, sondages ridicules. Pour, ou contre, le noir et blanc, pour, contre, t’es de la police, est-ce que François tu peux lancer le sondage, est ce qu’il y a quelqu’un en régie, ils m’ont abandonné ou quoi, ils l’ont abandonné ou pas ? Oui, je trouve une personne nerveuse breakdown. Nous avons parlé longuement de la controverse avec Tipeee. Ah merci François, super, François s’en occupe du sondage. L’ancien filtre était génial. Alors attendez, on va rigoler. Attendez, l’ancien filtre c'était celui-là. Voilà, ça c’est l’ancien filtre, un peu orangé, n’est-ce pas ? Alors, appréciez-vous le filtre noir et blanc, voilà la question, bravo. Flic des années 70. En fait pour tout vous dire c’est parce qu’on a arrêté la vieille mais belle caméra que j’avais qui posait soucis de désynchronisation donc j’utilise une webcam qui n’est pas géniale et d’ailleurs là je vais aller en acheter une autre de meilleure qualité et donc pour pallier la qualité qui n’est pas terrible il y a l’idée du filtre. Je ne connais pas cette chanson. Désolé, Morgan. Alors, nous avons également un autre filtre couleur. Donc ça c'était le le fil. Voilà, il y a aussi celui-là. Oh là là, je suis très rouge ! Ça, ça va pas du tout ! Laisse tomber ça ! Pop pop pop ! Ah si, non, je sais, il y avait aussi celui-là, moi je l’aime bien celui-la. Alors, appréciez-vous le filtre noir et blanc, le sondage est en cours. Le sondage est en cours les amis !Voilà, donc petit sondage. Alors, je sais pas les résultats Je vous laisse je vous laisse voter donc non alors je vous ai dit tout à l’heure là pour les pour les dons en fait à quoi servent les dons bah simplement auposte est en train de devenir mon activité principale voilà très clairement c’est aussi une activité extrêmement chronophage pour les modos donc les modo d’auposte pour l’heure sont modiquement j’allais dire rétribués même chose pour les musiciens et pour certains graphistes, par exemple Geoffre Retirez Photoshop à DavDuf ! Ok Voilà, il n’y a plus de Photoshop. J’en ai un autre. J’en ai un autre, celui-là, tac, là c’est plus noir et blanc mais c' est pas le même filtre. Alors, manifestement, le filtre noir et blanc rentre contre les suffrages, remporte les suffrages, rencontre votre adhésion et remporte les suffrages Ça c’est les bouteilles qui sont renversées, c' est l’heure, allez hop je remets le là je crois ok voilà voilà non je ferai pas de 49 3 cette fois ci je ne ferai pas de 39 3 cette voici voilà écoutez je pense qu’on va je regarde je regarde je garde un peu les choses noirs et blancs avec du grain Non, non, c’est le même filtre.Tu penses réaliser d’autres films Dav DUF ? J’espère, j’espère. Mais pas forcément sur la même question. Et peut-être même pas forcément dans le même registre. Voilà, on en parlera plus quand les choses seront plus établies. Alors ce qui s’est passé là depuis trois semaines, depuis qu’on a relancé, enfin qu' on est en la saison 2 d’au poste, on essaye avec Robin d’y aller petit à petit, de stabiliser les choses, donc on a toujours un petit problème. Oui, Alexandre Benalla nous a fait le plaisir de nous faire une très très belle critique du film appelé Qu’il se tient sage, et je me suis rendu compte ce matin qu’il avait supprimé son tweet, donc j’ai retweeté. Parce qu’il a en fait il a supprimé tous ces tweets Benalla et le dernier c'était celui sur un pays qui est un sage un con donc je l’ai remis voilà et donc je disais avec Robin ce qu’on essaie de faire là c’est de c’est pas mes bouteilles ce qu on essaie de faire avec Robin après l'émission on peaufine la technique donc grâce à vos dons, j’ai pu acheter un troisième écran de contrôle donc grâce à vos dons j’en ai acheté deux ce qui fait que déjà c’est mieux ces écrans de contrôle on essaye de les optimiser à la faire pour qu’il y ait quand même moins de pertes en ligne comme vous avez vu alors là en ce moment on a toujours ce souci où j’y pense de sons avec l’invité au départ il faut que je rafraîchisse le truc et donc tout ça pour dire que les sons que je pouvais envoyer avant que j’utilisais une application. On ne l’a pas remise pour l’instant mais je pense que ça ne devrait pas tarder. Bon bah là, je mets de l’eau dans la tasse de café, c’est dégueu. Alors oui alors lieutenant le lieutenant pierre voice meter oui c’est ça enfin non c'était un câble et donc là il faut qu’on achète un câble je crois c'était un câbles virtuel pour voir une nouvelle une nouvelle entrée son Raton Laveur, les modos et ton équipe font un travail de dingue, je me suis inscrit sur Discord, c’est vraiment carré, c’est extraordinaire. Il y a un truc extraordinaire qui se passe, ça me rappelle vraiment, j’ai vu tout à l’heure qu’il y avait Récif dans le chat, je ne sais pas s’il est toujours là, avec qui on a démarré au milieu des années 90 sur le web, Il y a autour du chat des modos, il y a cet esprit-là que je retrouve du milieu des années 90, du début du web, c’est-à-dire cette idée d’on y va, d'énergie autour d’un projet qui est simplement celui de l’expression, de la liberté d’expressions. Et donc en effet, ils font un travail de dingue. Merci Kitty Lola, je ne suis plus devant l'écran, je vais faire la vaisselle. Moi j’adore que vous écoutiez un post en faisant une bouffée, etc. Au poste on est passé le soir parce que suite à un sondage ici et sur Twitter, c'était quand même largement le soir qui était préconisé. Pour l’instant, il y a un peu plus de monde le matin que le soir. Ce matin c'était le contre exemple de ce que j’allais vous dire c’est que le soir en général le chat est vraiment de très très haute qualité parce que j’ai l’impression vous avez plus le temps de répondre d'écouter justement vous êtes vous êtes peut-être moins pris par le boulot ou par je ne sais quoi par rapport au matin sauf que là ce matin était vraiment super Et puis je vois aussi, ça c’est chouette, que plus on ouvre l'émission, plus il y a des gens d’horizons différents qui rejoignent au poste, et donc ça c’est chouette, ça, c’est chouette, ouvrir, ouvrir. Après je suis persuadé que c' est parce que nous ne sommes pas dans la masse que nous sommes, voilà, il y à une alchimie qui opère. Serial feeder. On voudrait un petit sondage, tranche d'âge. Pourquoi travaillez-vous pour Coca Cola ? Vous travaillez pour Coca-Cola. Merci Miryoku Tecky Non mais c’est vrai que ce serait intéressant de savoir. Non, je suis curieux de savoir s’il y a beaucoup de vieux comme moi ici. Merci beaucoup, alors allons-y, faisons ce petit sondage. La limite ça peut être.. Non voilà chacun peut dire dans le tchat son âge ou l'âge qu’il veut ah zou libouli 132 ans on se doutait bien Alors on fait des streams sur les jeux vidéo, on joue en ce moment à Disco Elysium mais je dois dire que ça nous… Déjà les émissions en tant que telles nous prennent tellement de temps d’ailleurs là par exemple là je suis en train de me dire bon pour les modos voilà c’est voilà c’est la troisième heure quoi c' est énorme, énorme donc voilà et donc les C’est sûr qu’ils sont très longues. Et on ne peut pas ne pas avoir de modération quoi voilà donc donc c’est un peu compliqué un peu c'était compliqué alors chers amis je vais bientôt vous laisser on va lancer la chaîne la scène et crédit. Voilà, la voici la voilà, on va se quitter là parce que parce qu’il faut préparer l'émission de demain avec Camille Chaise à 21 heures, la porte parole du ministère de l’intérieur Le 3 janvier 2020 Je vous rappelle que le Discord est là pour préparer l'émission. Merci à tous les généreux Indic et Subki Faster, Mathieu Fou, Zulu, merci à tous ceux qui se sont abonnés, le chariot de foin Pommes Glitch, Anub Jissa et le nom s’en va, Peter Henrich, je crois. Voilà, les dons n’apparaissent plus dans les crédits Merci infiniment à vous tous et à vous toutes, c'était un super moment. Ah ! il y a un sondage en cours ! Merci Wolfram.
On a assassiné nos fils, c’est pas un voyou, c’est pas un diable d’agresser nos fils. La police, la police nationale !
Merci le cannabis, pardon je ne savais pas que c'était relié au site, j’ai posé la question, je ne sais pas si tu étais là, j’ai posé la question que tu avais posé à Sandrine Rousseau.
Les gendarmes ont été mutés, les gendarmes ont été promus, c’est comme ça que ça se passe en France.And there’s an easy way to stop it, arrest the cop, charge the cop.
Là vous écoutez un morceau spécialement composé pour la saison 2 posté par J.C. J. C. À qui on doit la plupart des musiques Excusez-moi, oui avec Eric, avec Eric MorfulSkank évidemment, que je remercie tous les deux voilà il y a les liens, il y aussi une musique de François qui s’est profilé voilà vous pouvez aller écouter leur Soundcloud ou même acheter leurs morceaux si vous voulez ce serait super une façon de les remercier Pierre, tu ne sais pas qu’il dit enaf et zenaf ? On dénommait AOC Alors Raton Lover, invité Mathieu Vallée du syndicat SCICP. Alors là c’est un peu plus compliqué. Pourquoi ? Parce que ce syndicat passe beaucoup de temps à cartonner sur Twitter. Je l’ai déjà interviewé pour Mediapart. Je pense que ce qui est très intéressant dans le cadre de ce syndicat qui est très très minoritaire, c' est qu’il a très très bien, on en parlera demain avec Camille Chaise, Il a très bien compris que Twitter pouvait servir de tremplin.
Et aujourd’hui, ce syndicat qui représente très très peu de commissaires en fait se retrouve invité régulièrement sur toutes les chaînes d’infos etc. Alors il est quand même représentatif puisqu’il est à la table de Beauvau ce qui n’est pas le cas d’autres syndicats encore plus minoritaires. Mais donc là il y a un petit tour de passe-passe. Voilà et puis par ailleurs le je pense qu’il n’est pas dans le dialogue voilà je pense qu’ils n’ont pas dans l'éloge Euh voilà, il suffit d'écouter, c’est constamment la même chose, constamment la même. Bon voilà. David Le Bar, c’est plus, déjà on peut discuter, on est en désaccord mais on peut discuter. Et puis, bon, voilà, je veux dire, c’est une interview, c'était un papier que j’avais fait sur la présence policière dans les réseaux sociaux et donc, pas une interview enfin je l’avais interviewé mais c’est pas une interviewe Voilà c’est celui là le morceau de François Voilà, donc chers amis, il est 11h49, l'émission a duré hyper longtemps, c'était super, merci beaucoup à vous tous d’avoir été là jusqu’au bout, je n’ai pas regardé les résultats du sondage, où est-ce que je peux trouver ça, où je peux trouver ça ? Merde, merde, merde ! Il est où le résultat ? Merci Flora. Alors, vous avez quel âge ? 32 jeunes, 26-35, 31 %, 29 % plus de 46 ans, 20 % 36-45, 18-25, 12 % et de la police 8 %. De ce qu’on veut de ça.
Merci à vous tous, merci Abribus Merci pour votre soutien, demain 21h ne ratez pas, Camille Chaise porte parole du ministère de l’intérieur, lundi, je crois que c’est lundi. Benoît Collombat sera avec nous. Il est l’auteur de cette merveilleuse bande dessinée Le choix du chômage. Benoît est également le chef de la cellule investigation de Radio France. Voilà, ça c’est lundi. J’ai pas le programme là sous les yeux, mais voilà, Euryale vous a mis la convocation, donc suivez la chaîne si vous voulez être au courant et recevoir des notifications. Dans quelques jours nous aurons Jonathan Bourguignon, auteur de Internet années zéro, des origines d’aujourd’hui d’Internet. Qu’avons nous fait de nos utopies. Et là les autres bouquins, ils sont pas là, ça c’est d’autres choses que je suis en train de bouquiner. Voilà, il y a François Tullier qui sera dans les parages dans quelques temps. Et ainsi de suite, voilà. Chers amis, je vous dis à demain, 21h, portez-vous bien, buvez du café. Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un état de droit Pierre, j’irai voir l'édito effectivement du Monde, la confiance à la police suppose un contrôle indépendant. Alors, il est possible que je sois là, comment ça s’appelle :C’est politique dimanche soir, pour parler de ça. Donc, à s’entraîner jeudi quoi. On verra, je vous dirai, je dirai. Mais bien évidemment Macron a raté totalement le coche, je veux dire si l’idée du Beauvau de la sécurité c'était de réconcilier la population avec la police, en tout cas une partie de la population, vieille tarte à la crème, la moindre des choses aurait été de faire quelque chose par rapport au contrôle de la police évidemment. Et là le coach est totalement raté.
Monsieur le Préfet de Police, rien n’est plus destructeur que le sentier.
Alors Ramonsaladier, quelle est la probabilité que les questions live, donc non prévues, soient autant prises en compte que dans la saison 1 ? Et ma seule question pour demain. Alors, avec Camille Chaise, on a prévu 90 minutes. Alors c’est compliqué parce que là on est en train de mettre en place un outil je vous dis tout, on est entrain de mettre un outil c' est Olivier qui fait ça où on va la régie va pouvoir, les modos vont pouvoir me faire remonter vos questions par thème parce que c’est le côté ping-pong mais on retourne un peu dans quelque chose de fractionné donc l’idée c’est d’essayer de privilégier l’interaction vraiment ça c’est mon truc mais de rester quand même dans un cheminement de pensée quoi voilà donc on est en train d’essayer de faire Après il y a aussi autre chose, c’est que comme il y a de plus en plus de monde dans l'émission, évidemment il y a plus de questions, donc la probabilité que vos questions soient prises elle est un peu plus petite, hélas, mais ça c’est le jeu des volumes quoi.
Avez-vous prévu une attaque de trolls macronistes pour influencer l’interview de demain ? Alors, on va prendre des dispositions, des mesures d'état d’urgence. Nous allons faire un chat d'État d’Urgence, mais il est évident que vous comprendrez bien que nous devons quand même garder la confidentialité de notre nouveau schéma du tchat. L’ordre ! On va voir, on va voir comment ça va se passer que des macronistes viennent, moi ça me va. Si c’est des trolls, là il y a un problème Natlagitane, la probabilité que ce soit relié aux questions par BFM étant proche du néant, absolument. Le SNMO spéciale au poste. Comme le SNMO, alors ça c'était génial hier, Macron dit il va y avoir un nouveau schéma de maintien de l’ordre, j’ai demandé au ministre de l’Intérieur au mois de novembre, il oublie de dire un truc, c’est que le Conseil d'État a retoqué le schéma du maintien d’ordre. Donc ils sont obligés d’en faire un nouveau, c’est pas lui qui demande, c’est le Conseiller d’État qui a dit ta ta ta. Il dit mais ça va pas du tout, mais votre truc avec les journalistes ça va pas du tout donc voilà.
Ah, il ne répète pas l'émission de main ! Allez les amis je vous laisse, je vous dis à demain, je suis claqué, merci beaucoup, n’hésitez pas à envahir le Discord, à poser vos questions et je vous dis à demain. Merci beaucoup Gore Kanak, hier il y avait dans le chat quelques policiers ou gendarmes plutôt critiques envers Macron et c'était très intéressant que vous pouvez apporter dans la discussion. Merci beaucoup, bon appétit tout le monde.
Voilà une classe qui se tient sage.
Ah bah dis donc, c’est maintenant que t’arrives, si t’avais fait ça le 1er mai 2018, ça aurait été quand même plus simple pour certaines personnes. Il faut arriver en avance, monsieur Bouhaf. Et là t’arrives un peu tard. Sandrine Rousseau était avec nous pendant 2 heures. Je pense que ça peut te parler. Comme je vais arrêter, tu vas pouvoir regarder. Je ne sais pas si tu as vu notre bon ami Alexandre B a supprimé tous ses tweets.Le tchat peut te répondre bon appétit à tout le monde, bon petit déjeuner à Taha qui se réveille j’imagine. Mon cher Taha, juste oui oui regarde le replay, je pense que ça va te plaire. Juste une petite chose, je crois que tu es partie civile, enfin j’en suis sûr, dans le procès Benalla. Est-ce-que tu sais quand tu seras..Quand tu vas témoigner ? Est- ce-que tu vas témoigner d’abord ? Est- ce que tu vas aller à la barre ? Et est- que tu as la date ? A quand, à un poste avec Mélenchon ? La question a été posée, l’invitation est lancée, mais pour l’instant rien c’est-à-dire ici, mais tôt ou tard on va le faire bien sûr. Juste à reste que tu peux nous dire si tu comptes, enfin si tu veux, la semaine prochaine.
