12 101 € récoltés sur 16 000 €
Loyer
Gestion
Transport
Salaires
Divers
Site
Je soutiens Au Poste !
100 % libre et LIVE
Au Poste retourne le réel Pour défendre les libertés et nourrir le débat public 100 % libre et LIVE Sans montage ni formatage

Soirée de lancement de la collection Maurice Rajsfus

Retour à l'émission

Transcription de l’émission

Arié Alimi
Je te laisse parler un petit peu de l'œuvre de Maurice Rajsfus pseudonyme de Maurice Plocki.
David Dufresne
Parce que pour quelqu’un qui n'était pas obsessionnel, Maurice, c’est quand même quelqu’un qui, à partir de 1094 et l’assassinat du jeune macchabée dans le commissariat de son équipe dans le 18ᵉ arrondissement le 6 avril 93, va se mettre à danser l’Observatoire des libertés publiques en 1914 et en 2006, il aura quand même publié 122 numéros avec 8000 informations. Il passe ensuite par Internet où il aura jusqu’en décembre 2012, c’est à dire pendant six ans, où il va cataloguer 10 000 faits divers de 94 à 2006. Ce n’est pas encore obsessionnel.Pour les archives, peut être l’Institut pour les archives de Maurice sont à l’abri. Elles sont à l’abri et ne seront plus viables. Elles seront cousues afin de ne pas bloquer. Les élevages plus. Rapidement. Le point sur les archives d'été 2020. On a mis à l’abri le fameux fichier et l’installation. En fait, ce fichier avec beaucoup, beaucoup d’expressions, c’est 26 27 000 fiches. On a pas vraiment compté dans la fiche, mais quand il a commencé à constituer la presse 38 où il a recensé à travers la presse quotidienne ce qu’il pouvait trouver sur ce plan là, tout ce qui concerne le comportement routier, les violences policières. Mais il savait déjà ce que l’on savait aussi du syndicalisme ou les partis politiques. Il savait que l’essentiel concerne la gestion des forces policières dans ce fichier. J’ai fait un site avec une stat sur lequel on peut lire les coupures de presse sur il ajoutait tout le monde qui me faisait des annotations, etc. Étaient conservés dans des boîtes noires très classiques en noir. On s’est trouvé il y a quelques années, on se disait président. Comment vivre aujourd’hui avec tous les outils numériques.
David Dufresne
Mais ce fichier a tout de suite été mis à l’abri des premiers jours de juillet.Et puis après, on a passé avec l’archiviste de la contemporaine presque 6 à 7 mois sur place et quinze jours de dans son appartement. Inventorier toutes ces archives, c’est des milliers. Les archives, c'était là aussi avec les confidences, n’a pas toujours été facile, mais chaque semaine, on se retrouvait au moins un ou deux jours par semaine avec Archiviste et on passait toutes les classes.Et si on conserve quelques semaines ou que c’est plus d’une dizaine de mètres linéaires de dossiers dans lesquels vous avez à chaque fois des centaines d' archives vous concernent aussi bien. Tout ce qui est autour de ces livres de préparation. Dossier de presse, le courrier des lecteurs. Mais même si la France avec la choses mais aussi tout ce qu’il avait conservé sur un Front national et antifasciste, ce qui avait constitué également comme autres types de fichiers sur plein de sujets qui nous intéressaient. Et puis également toutes ces archives professionnelles qui avaient aussi un intérêt puisqu’il a aussi écrit sur sa carrière professionnelle. Donc ça forme un ensemble qui sera consultable en ce moment à partir du mois d’octobre novembre, ce qui sera confirmé par la Cour suprême. Il y a quelques pièces d’archives qui feront l’objet éventuellement d’autorisations en vue. Des choses vont être sensibles par rapport aux journalistes sur les personnes qui. Le sujet sur lequel je ne suis pas forcément que tout le monde vous retrouver.Il y a un dossier qui s’appelle l’affaire. Ce dossier, ça concerne l’idée de dos, donc je peux en parler puisque j’ai été lui pendant des années et des années, ce écologistes et Didier Daeninckx, pour pourrir la vie d’un certain nombre de personnes et de militants, mais avec un désir d’aller chercher et rouvrir la muraille du temps. Et ce n’est pas que ce soit aussi bien. Comment ils ont été dans cette tourmente. Le dossier existe, mais c’est un dossier qu’il faut consulter sur demande, avec autorisation du préfet. Je le cite Mais le troisième constat, ce n’est pas que du dépannage et ex dossier, il y a des choses. Il a une odeur comme moi. Quelques fois, il y a pire. Il y a vraiment plein d’autres choses et vraiment, c’est uniquement des photographies. Et il y a beaucoup également des journaux de traque. Ça va de l’immédiat d’après guerre quand il régissait et à partir des années des années 40. Ensuite énormément. Il y a des pièces absolument. On trouve la meilleure des choses à conserver et qui seront. Alors. Ludivine. Il me semble que si tu ajoutes des mains à la contribution que je suis, la logique.
David Dufresne
Voilà quelques centaines de mètres. Donc de mémoire, tu écris la préface de celle ci et dans lequel tu dis c’est impensable sans nourrice serait impossible dans le sens où on n’aurait pas de travail de réflexion sur la prise de vue sur les humains. Chapeau à toi.
Arié Alimi
Mais s’il y a vraiment un aveu. Je ne connaissais pas les statuts jusqu'à. Ce que j’ai pu voir son visage de Lyon en quatrième de couv de Libération. C’est par que je rencontrais. C’est la seule fois où je l’ai rencontré puisque je n’ai pas eu l’honneur de le rencontrer en personne. Je l’ai vu. Je regrette profondément le jour où j’ai lu cet article. Je crois que j’avais. Mais honnêtement, David, je ne sais pas si tu te souviens, je l’ai dit, mais lui et ses archives.Et ces archives. Est ce que tu as des amis, ? J’ai déjà parlé avec Maurice, je le connais et il y a travaillé un peu. Et j’ai rencontré Maurice véritablement lorsque effectivement j’ai eu l’honneur de la télévision, a eu l’honneur d'être contacté pour mon livre Deuxième aveux. Je n’avais pas lu ces pages de Maurice et j’ai lu à la vue du chien et j’ai compris à ce moment là une chose terrible, c’est qu’on n'était pas seul dans l’histoire. Ce que je veux dire, c’est que j’ai pensé pendant très longtemps qu’on était d’abord de manière contemporaine. Assez minoritaire, à penser ce que nous pensons et à militer pour ce que nous militons et ses engagements, notamment contre les abus policiers, les structures d’abus, la police, parce qu’il faut bien distinguer la police et les policiers. Ce sont des réflexions distinctes et à essayer de porter un combat qui vient de l’histoire. Et je me suis rendu compte que là, on n'était pas les seuls et qu’avant nous, bien évidemment, d’autres avaient fait le travail et Maurice avait été parmi des figures importantes.Avec ces engagements dans la nation, nous avons appris que j’avais connu jeune homme, je connaissais l’association plus jeune que j'étais à ça, c’est que je n'étais pas contre le vigile et contre l’extrême droite. Ah ça, si je connaissais Macron, je connaissais également le travail qu’il avait fait, mais je ne savais pas que c'était autre chose qui était à l’origine de tout ça. Donc juste pour vous dire que l’image que j’ai eue en lisant ce livre, c’est celle d’un relais. Et le travail de Maurice, c’est celui du je, celui qui nous tend le relais à la génération suivante pour transmettre d’abord des réflexions. Un travail historique important, singulier, parce qu’il n’avait pas été fait, c'était déjà la problématique. C’est là. C’est d’ailleurs ce dont il parle dans son livre Pourquoi ce travail a été si peu fait étudier le rôle de la police sous Vichy, Il y a très peu d’ouvrages et à l'époque où il le fait, je crois qu’il n’y en a pas. Il n’y a même pas de thèse historique. Il le dit lui-même sur le rôle de la police sous Vichy. Et c’est assez fascinant parce que le rôle de la police française pendant la Seconde Guerre mondiale a été plus que déterminant dans les arrestations et dans les déportations, et on le découvre au fur et à mesure de cela. Et il explique que, effectivement, il y a eu une difficulté d’accès aux archives et que même on fait tout pour empêcher d’accéder aux archives et que l'État français, au moment où il commence ce travail, bloque l’accès aux archives et rend impossible le travail des historiens.Ce qui explique peut-être parce qu’il n’y a pas forcément une volonté des historiens et de ceux qui travaillent sur. C’est sur cette période, ce qui explique qu’il y ait si peu de recherches parce que, et là peut être, c’est le premier enseignement du début de ce livre. Ce premier enseignement, c’est de dire que la conscience qu’on a d’une période historique, elle dépend aussi de l’accès, de la possibilité de travailler sur les archives et comme on le voit d’ailleurs aujourd’hui sur le Rwanda et sur le génocide au Rwanda et sur la responsabilité de l'État français. Évidemment, maintenir et tenir les archives, ça permet donc d'éviter la responsabilité historique et juridique.Ça, c’est vraiment pour moi un des premiers apports fondamentaux de la politique de Vichy. Et ce travail, il a fait un petit pas. Il a utilisé énormément de difficultés pour essayer de récupérer les différentes fiches historiques sur cette période. Et c’est un travail d’une rigueur extrême. C’est-à dire que vous avez une affirmation et en dessous vous avez une fiche qui le demande, donc en jeu. J’ai rarement vu un travail aussi historique, aussi fondé par de la documentation. Il y a vraiment un travail de fourmi dans la police du chien. La deuxième réflexion que je peux me faire de après avoir découvert le travail de Maurice Raffut, c’est qu'évidemment quand on lit le titre La police de Vichy, on se dit ça pourrait correspondre à finalement, à la présentation ou à l’hypothèse traditionnelle de ce que pouvait être Vichy, c’est à dire une parenthèse dans l’histoire de la France, on se dit bah il parle de la police de Vichy, donc on est uniquement sur VichyLa police n'était pas la même abrutie pendant Vichy, après Vichy. Et en réalité, il y a une véritable contradiction ou pas d’ailleurs. Parce que quand on découvre ce livre, quand on découvre ce qu’il ce qu’il relate et on se rend compte que la police, en terme d’abord de personnalité et de sociologie, c’est exactement la même avant Vichy, pendant Vichy, est pratiquement intégralement la même après Vichy et dire qu’on a les mêmes personnes, y compris y compris à part quelques purges. 3 % alors, dont la représentativité par les décideurs dans la guerre, dans l’administration. C’est toujours la même personne et ce sont les mêmes personnes qui avant Vichy étaient dans un état démocratique pendant Vichy, ont participé au génocide et ont facilité le génocide et voire même ont anticipé sur les désirs de l’occupant.On peut se dire oui, ils étaient sous occupation, ils n’avaient pas le choix. C’est souvent ça le récit traditionnel qu’il en a été fait. Et en réalité, on voit, on voit avec ce travail incroyable qu’il y avait une anticipation de l’administration policière à l'égard des brigades nazies. Et même plus. On peut se demander, parce que c’est en 41, sous la signature de Darlan, que la police nationale, centralisée telle qu’elle l’est aujourd’hui, est créée. La première police centralisée est née en 1941 et c’est la même.
David Dufresne
Police qui subsiste aujourd’hui.
Arié Alimi
Tant en termes de personnalité après la Seconde Guerre mondiale, mais également en termes de structure. Et je pense qu’il faut plutôt parler en termes de structure de la mémoire, parce qu’effectivement il y a deux types de responsabilités. Il y a la responsabilité individuelle des policiers qui ont participé, qui n’a pas du tout été traitée forcément comme ça aurait dû l'être. Et d’ailleurs l’histoire de Papon, beaucoup plus tard, montre que ça n’est arrivé qu’une fois qu’il a participé à l’Etat. Il a commis des exactions monstrueuses après sous la responsabilité de De Gaulle. Par la suite, on parle de 61, on parle de 62, on parle de massacres, on parle de fonctionnement qui sont similaires en termes d’horreur, donc pour la police et donc on a conservé les mêmes structures. Et oui, il faut parler de structure et c’est peut être la dernière question. Mais après j’ai passé le micro qui m’a un peu saisi. C’est ce débat qui existe qui est de savoir si l’on peut, si ce n’est faire des comparaisons, réfléchir de manière générale à l’aune de la police de Vichy. C’est une question compliquée. C’est une question compliquée parce qu'évidemment on vous dira, y compris dans. Les milieux historiques et les milieux intellectuels, on vous dira d’abord comparaison n’est pas raison. Bien évidemment que ça n’est pas du tout la même période qu’on a jamais vu naître, qu’on ne dit pas du tout la même chose, qu’il n’y a pas, qu’il y avait une occupation, qu’il y eut un génocide, mais. Et que d’ailleurs faire des comparaisons conduit à une banalisation de ce qui s’est passé. Et voir donc quelquefois je l’ai entendu dire d’avocats confrères qui m’ont répliqué, après cette préface d’historiens, dire que peut être que cette comparaison conduit à une forme de négationnisme. Parce que si on essaye de réfléchir sur les structures de la police sous Vichy et en essayant de plaquer des raisonnements, eh bien on aboutit à une banalisation, donc à une forme de négationnisme et à nier la singularité de choix.Mais, et c’est ça qui est la complexité, peut être, mais qui est à mon avis d’une importance fondamentale dans ce qu’a écrit le statut dans son travail de recherche historique, c’est qu’il ne s’agit pas de faire des comparaisons, il s’agit de comprendre des analogies et de faire des analogies de structure, et c’est ça qui est important. Et d’analyser des structures dans le comportement administratif, dans les mécanismes d’obéissance. Et ces mécanismes d’obéissance et de comportement administratif et policier sont les mêmes. La violence que l’on voit aujourd’hui, qui se déploie dans le maintien de l’ordre, dans les manifestations, dans les murs, dans les mutilations, On a exactement les mêmes comportements administratifs.Et moi je le montre parce que je traite ces dossiers où l’on voit une obéissance absurde ou même des excès de zèle en termes individuels, ce sont les deux, les deux responsabilités, la responsabilité administrative et la responsabilité individuelle. Et c’est un peu l’amour de la vie de Maurice pour. Parce que là, il a vécu la joie. Il a eu comme témoin, avec la nécessité de témoigner de la nécessité impérative, un peu comme Primo Levi le disait, j’ai la nécessité impérative, c’est ma vie, que de témoigner de ce que nous avons vécu et de transmettre aux générations futures pour qu’il n’y ait pas de reproduction et par la suite à travailler sur la police toute sa vie. Et c’est, je pense, le message essentiel qui doit accompagner une petite lumière à travers l’histoire, nous parvenir et nous permettre de résister à la Lumière.
David Dufresne
Bonjour, je voulais juste ajouter. Est ce que toi tu peux réagir sur la chose dans l’avant dernier message hormis pour le passage dans la cité ? Il n’y a plus grand chose à faire. Bon alors simplement par rapport à ce que tu viens de dire. Sur son utilité, la question est tout à fait plausible, la comparaison n’est pas raison, etc. Je pense que quand on lit la complainte de Maurice, il n’y a pas de doute, il ne fait pas de comparaison, il ne fait pas de comparaison entre et la Chine.En revanche, il démontre et le démontre par des milliers de pages et des milliers et des milliers de fiches. C’est qu’il y a effectivement une constante qui est celle de défendre les institutions dans la police, quel que soit le régime, et ça c’est incontestable. C’est rarement dit, mais c’est incontestable. Donc aujourd’hui, quand nous avons des policiers qui disent être des policiers républicains, on peut les croire. Et que ferait-il en 2022 si la République était autre chose que la République ? Combien démissionnerait ? Très peu ont démissionné. On ne tient quasiment aucun. Il y en a eu d’ailleurs. Ils sont évoqués dans le bouquin de Maurice. Donc je crois que la constante est là. Tu parles de structure de défense. Je parlais plus de de défendre les institutions quelles qu’elles soient, c’est-à dire l’ordre quel qu’il soit, que ce soit de l'État français signifie que ce soit la République française aujourd’hui, sans comparer les deux. Mais ils sont aux ordres de rester au pouvoir. Il n’y a pas de règles à mon avis. Il n’y a pas de vous. J’attends de vous.Et il s’est trouvé il y a trois ou quatre jours, quelque chose qui est assez intéressant, je pense, dans l’impression de la police nationale d’aujourd’hui, c’est que ils ont décidé de faire. Vous êtes sans doute au courant, je vous l’annonce quand même. Il va y avoir une journée pour la police comme la fête des mères. Comme on a alors une bourgeoisie, Ils ont choisi une date de l'été. J’ai vérifié, ils sont malins, Ils ont pris non pas la date du 41, je crois, qui est celle de la date de la création de la police nationale, mais celle de la date beaucoup plus tardive de 1966 de la Direction générale de la Police nationale. Donc voilà. Et ça, ça montre quand même bien qu’il y a quand même, du point de vue policier, une gêne par rapport à ça. Il faut, il faut le rappeler, en France, c’est une spécificité par rapport à l'échelle européenne, la police nationale. D’où la confusion police nationale, État, etc etc. Je pourrais citer des petits passages de Brice mais. Tu es là, On fait ou fait un petit saut dans le temps par rapport à une date pour le coup, qui est extrêmement méconnue, qui est le 14 juillet 1950. Moins connu que les 61 et qui est un peu dans la lignée. Alors peut être qu’il faudrait que tu me dises ce qui s’est passé. Et après je m’interroge. Parce que toi tu es historienne, donc toi tu vas pouvoir nous parler du travail d’historien de Marcel.
Ludivine Bantigny
Bonjour à toutes et à tous, Merci la vie. D’abord, je voudrais dire quelques mots sur le bonheur d'être ici à nouveau. C’est magnifique ! Tout d’abord, je salue très chaleureusement. C’est ici que je suis. Comme il est écrit sur la devanture C’est ça un lieu de vie ici, c’est un lieu très politique. Si on n’est pas sérieux, là, en fait, c’est aussi une démocratie qui s’abîme. Je dis ça, mais je pense très sincèrement qu’il manque de lieux comme celui- ci. C’est même incroyable qu’on doive se réfugier aux lieux dits pour parler politique, pour parler d’histoire, pour parler d’engagement, etc. Et je trouve que ce lieu est vraiment un bastion, si j’ose dire. On ne peut pas envoyer de gros mots. Le mot résistance est bien chargé, donc c’est notamment celui que j’emploierais. Mais c’est un lieu où on peut se retrouver pour faire face en tout cas, et se retrouver aussi pour pour aller de l’avant, dans une espèce de volontarisme comme comme c'était le cas de Maurice avec son courage.Et il y a du courage ici. Et donc voilà, je ne vais pas trop m’attarder sur les remerciements, mais je vais quand même dire que c’est particulièrement fort et nouveau pour moi de me retrouver à côté de Marc, que je fréquente aussi dans un autre cadre qui me tient, qui me tient beaucoup à cœur et qui n’est pas sans lien. Évidemment, la commune faisant vivre la commune, c’est une association et c’est aussi une œuvre d’histoire qui, quand on essaie d’en parler ici grâce à des livres salariés, fait en sorte que l’histoire ne soit pas du passé, morte et enterrée. Mais là on pose un couvercle, ou alors on commémore bien gentiment parce que c’est mort. Mais c’est vraiment un passé qui nous aide à des prises de conscience et aussi à des espoirs. Et puis je voulais saluer évidemment le travail remarquable, très remarquable des éditions du Détour. Donc merci beaucoup à vous, Juliette et Bertrand, parce que les livres sont là. Ça, c’est un gros travail, C’est un livre comme vous le remarquez. Alors j’hésite à dire bon, mais c’est vraiment très très beau. Toutes les phrases sont imaginables et c’est vraiment rendre hommage à Maurice que d’avoir fait ce travail aussi, aussi fin et aussi aussi très. Si réussi, plus rapide et, de mon point de vue, de cette œuvre éditoriale. Et puis en fait, comme un billet, sauf si Monde a l’impression de me retrouver avec de nouvelles idées et un peu de courrier, j’ai ce réflexe dans ce que tu décris bien sûr. Voilà, tu tu dis les archives de Maurice et j’ai remis un texto à David. J’ai même le texte est ce qu’on essaye ?Il y a une œuvre, un travail de longue haleine et je salue la présence de ce proche de saint Jérôme de la contemporaine à Nanterre. Donc j’attends donc de la part de Marc parce que là aussi il y a avec parfois hélas pas suffisamment de moyens matériels et humains, on le sait bien comme partout, avec là des coupes claires mais qui sont aussi sombres. Mais il y a un travail là aussi très tenace pour les archives, pour la mémoire et pour l’histoire. Je pense qu’il y a vraiment quelqu’un qui œuvre à ce que les prix des archives baissent avec beaucoup de ténacité. Le mot ténacité même vient aussi à l’esprit à propos de Maurice. Je veux bien sûr répondre aux questionnements que tu soulèves David, à propos de ce 14 juillet 1009. Nous allons faire et dire quelques mots dans le prolongement de ce qu’on a déjà dit, a bien marqué David sur sur Maurice, parce que je trouve qu’il y a de la rigueur. Le mot a été employé par un. Il y a de la rigueur, il y a de la précision. C’est aussi un fondeur, C’est vraiment un fondeur et un pionnier. C’est quelqu’un de très subversif. Je pense que ce n’est pas du tout incompatible avec la rigueur historique. La question qui se pose, évidemment, c’est celle de la supposée neutralité. Maurice n'était pas un historien académique et je ne veux pas, ce faisant, jeter la suspicion ou le relativisme par rapport à l’Académie ou par rapport à l’université. D’ailleurs, je fais partie en peu de temps. On verra. Mais ce que je veux dire c’est que là où je me reconnais vraiment dans le travail de Maurice, c’est qu’il assume d'être à la fois un journaliste, un historien, vraiment, avec un travail d’historien sur lequel on va pouvoir revenir, là aussi dans le prolongement de cette famille, mais aussi un homme d’engagement.Et en fait, sur des sujets pareils, je suis désolé, mais moi je n’y crois pas du tout à cette fameuse neutralité. Alors avec les gros mots qu’on emploie parfois dans les sciences sociales, la neutralité axiologique, axiologique, c’est à dire là qui prend pour principe une science, une démarche qui prend au principe l’idée même de neutralité. C’est une mauvaise traduction d’Eugen Weber, mais qui arrange ceux qui se croient neutres et qui se pensent donc au-dessus de la mêlée et qui, ce faisant, sont souvent du côté du manche, qui sont souvent du côté du pouvoir.
David Dufresne
Tu écris les soutiens d’un pouvoir qui vise justement à naturaliser la violence d’un ordre sans cesse reconduit et ceux qui sont neutres.
Ludivine Bantigny
Max Weber, Max Weber lui-même, dont on a dit que c’est lui qui a proposé aux sciences sociales la neutralité axiologique et ce n'était pas du tout son expression, mais lui-même. Il s'était engagé comme gestionnaire. Il avait d’ailleurs été tenté par le travail de journaliste et il disait, par exemple, que les anarchistes ont toute légitimité aussi à être des historiens, des institutions, les libertaires, etc. Y compris dans et par leur engagement. Donc ça, c’est une prémisse que je voulais souligner, parce qu'évidemment il y a une petite pointe de vocabulaire en pierre de regard par-dessus le travail de police dans le monde universitaire.Sauf que justement, et ça, c’est un deuxième aspect que je. Vous mettre en lumière. Mais vous savez, il y a un effet de révélation par son travail. Et David, tu l’as souligné. C’est à dire qu’en fait ce sont ce que tu disais aussi un peu la police de Vichy. Il n’y avait pas de travail historique avant que l’on dise cela tel. Il va te parler un peu plus précisément, mais ce sera rapidement parce que c’est aussi quand j’ai discuté de ce fameux 14 juillet 1953 quand je dis fameux, mais en fait c’est synthétique, on n’a pas du tout parce que précisément, sans le travail de Maurice, sans le travail de Jean Luc Einaudi qui est un homme à qui on doit énormément et dont la mort a été une perte considérable une fois sur le plan de l’humanité qu’il représentait pour le travail justement lui aussi, Il y a très rigoureux et pour l’engagement, notamment sur ce 4 juillet 153 et sur le 17 octobre, des choses terribles. Il fallait qu’il s’agisse de frondeurs comme ça, tout des pionniers, de subversifs, de gens qui étaient, oui, comme on dit, un peu des électrons libres par rapport à l’histoire, je ne dirai pas officielle, parce qu'évidemment ce serait un mot qui ne conviendrait pas pour désigner l’histoire des chercheurs, des chercheurs qui travaillent dans des cadres où ils sont relativement protégés.Pourtant, il y a ce courage là qui s’accompagne d’une grande minutie. Et donc, pour en venir au 14 juillet. 53 dans cette ténacité de Maurice D’ailleurs que je disais, le mot ténacité me vient parce que c’est une fidélité. En fait, c’est quand même. Et ça, ça me parle beaucoup. C’est le travail de toute une vie. Je n’ai jamais cédé, comme on dit beaucoup depuis quelques années. On lâche rien, mais là, vraiment rien lâcher. Et je trouve que c’est une bonne solution. Et je le dis sans grandiloquence, je passe bien. On en a particulièrement besoin parce qu’on est quand même tenté par la dernière, mais tellement rude et tellement à la fois désespérante, écrasante. On a l’impression d’un rouleau compresseur dans un putain de français qui avance.Et le résultat qui est délétère, qui est mortifère. Et en même temps, elle est aussi exaltante. Car toutes ces poches de résistance, ces paroles aussi, ces formes d’alternatives qui se dessinent. Donc c’est ça aussi. La fidélité de Maurice et la fidélité à laquelle. On entend aussi on entend lui consacrer. 1953, ces manifestations un cortège comme il en existait jusqu'à la guerre d’Algérie, un putsch politique principalement organisé par les forces du mouvement ouvrier, donc en utilisant le Parti communiste. Les syndicats, dont la CGT, mais pas seulement. Et au bout de sept ans de ce cortège puissant. Place de la Nation, il est aussi symbolique que ça se passe place de la Nation. Des militants algériens pour l’indépendance prônent vraiment l’indépendance de leur pays qui se sont dit comme beaucoup d’Algériens et algériens, cela a été dit en mai 1945, quand c'était la Libération, c'était c'était la capitulation de l’Allemagne nazie. Et bien forcément, de cette libération viendra aussi la libération des peuples. Et sans doute que ceux qui prennent le pouvoir en France dans le cadre de ce soulèvement libérateur. Surtout d’accord avec l’idée que c’est la logique de l’histoire que de défendre l’autodétermination des peuples.Et comme on sait si les Algériens et Algériens ont payé très cher au prix de milliers de morts, notamment le fameux 8 mai 1945 à Sétif, à Guelma, il y a 40 ans, 1 £ consacrée par Maurice le 14 mai 1901. On doit s’inscrire en fait dans ce monde là, c’est-à dire une violence raciste structurelle, violence d’Etat avec des massacres d'État comme ça a été le cas le 25, comme ça a été le cas aussi à Madagascar en 1947, comme ce sera le cas plus tard aussi. C’est seulement très oublié parce qu’on parle de Mai 68, on parle pas suffisamment de mai 76 aux Antilles, en particulier à la Guadeloupe et le 4 juillet 1953, donc, dans le prolongement de cet espoir d’autodétermination et d’indépendance, des militants, déploie une banderole qui réclame l’indépendance de l’Algérie Et aussitôt les forces de l’ordre sont feu et il y a sept morts sur le pavé parisien. Et je tiens à citer leurs noms, parce que ça aussi c’est très important dans. Je pense que si Maurice sait que il y a eu une sorte de double double meurtre, il y a d’abord ce massacre qui sera dans une certaine mesure perpétré à nouveau à plus grande échelle avec son 200 300 morts. C’est terrible le chiffre de nombre que donnait Kennedy, et c’est tout comme il y a 161 300 morts. Mais en fait, il y a ce double meurtre d’un côté du massacre et de l’autre du meurtre, de la mémoire des assassins, de la mémoire qui ont fait silence sur ces morts. Et souvent on a retenu. Et encore, quand on connaît l'événement, on connaît. Ce 14 juillet 1953 un meurtrier on a retenu que le nom d’un syndicaliste de la CGT qui a péri au cours de ce massacre s’appelle Maurice Leroy et on ne cite pas les noms de Abdallah Pacha, Larbi, Dawit, Abdelkader, organistes, Mohamed, Isidor ou Teitgen, papa et maman. Jadis. Qui ont été oubliés justement comme ont été oubliés ceux qui, avant même ce 14 juillet 1953, avaient fui lors de frappes policières, lors de contrôles d’identité qui deviennent meurtriers à onze ans, à Valenciennes, à Montbéliard, à Oran. C’est cela que décrit aussi Maurice. Ce qu’il décrit, c’est donc la corrélation intrinsèque entre cette aspiration à l’indépendance, puisque c’est vraiment cette banderole pour l’indépendance de l’Algérie qui suscite la répression meurtrière immédiate. Ce qui est aussi difficile à lire qu’il faut lire. C’est pour ça que je disais que Maurice est également un répondeur.C’est l’analyse de la presse qui, même si avec beaucoup de rigueur et minutie de toute la presse de gauche, de droite, hebdomadaire quotidienne, hégémonie militante, syndicale, politique et c’est terrible le panorama. Pour ce qui est du métier même de journaliste, parle de l’acte de décès, de la déontologie journalistique. En fait, quand on examine et on connaît bien ça aujourd’hui, malheureusement, quand on examine à cette heure ci, panorama médiatique. Catastrophe, si bien qu’on en vient même, comble de la famille, de l’ignominie à voir ce retour demander l’attribution de la violence. Il faut dire que dans des journaux, on ne voit pas qu’il y a eu sept morts. Mais on imagine une violence sauvage parce que c’est le terme qu’emploie certains de ces journaux.La titraille va dans le Figaro, par exemple, j’ai parlé justement de cette violence sauvage qui aurait été déployée par les manifestants pour les victimes. C'était vraiment pour tenter de déployer leur envol et de marcher avec beaucoup de dignité. Et ce qui est tout aussi terrible à lire. Et ça rend Maurice triplement frondeur. Finalement, c’est ce qui se passe du côté de la presse, de ce qu’on va appeler le mouvement ouvrier. La presse de gauche. Il y a des exceptions, à l’exception de celui qui est un grand résistant qui, pour des observateurs, s’y rend compte avec beaucoup de justesse, beaucoup de précision et beaucoup d'éthique. Tout le monde sait que ce qui s’est passé là aussi, la libération de l'époque, qui est vraiment honnête et intègre dans ce qui découle de cet événement. Et pour le reste, on oublie par exemple l’oubli dans l’humanité de parler de ce que désirait ces hommes qui sont morts, de ce qu’ils voulaient, de ce qu’ils revendiquent l’indépendance de l’Algérie. Il y a très malheureusement ce que décrit aussi le livre de Maurice. Justement, c’est ce travail au bas de la mémoire, ce travail de l’amnésie collective, y compris dans les boîtes aux lettres. Et je dis avec beaucoup d’amertume, évidemment, parce que c’est son objectif, Évidemment pas. De diviser le camp de l'émancipation du camp de l’espoir à gauche, même du côté du Parti communiste, du côté de la direction de la CGT. Il y a aussi cette folie, cet abandon de la vie des familles. J’ai été frappé, par exemple, parce que, relève Maurice, un mouvement un peu large en rapportant de la direction du Parti communiste. Qui n’aime pas Jean, qui dit à la veuve de Maurice Legros, votre affaire, c’est la fin de l’affaire de logement et ça va faire du mouvement.
Ludivine Bantigny
Pour l'émancipation. C’est la fin du mouvement pour l’autodétermination, c’est la fin, c’est la fin d’une longue, longue histoire. On va remonter bien au-delà d’ailleurs de la Commune de Paris. Voilà, ça c’est Maurice, à cette saleté, cette honnêteté qui n’est pas forcément, qui ne plaît pas à tout le monde. Mais il faut encore souligner l’intense nouveauté, le caractère pionnier. Et je pense vraiment que là, un peu -1 mot que ce qui m’a frappé. Je termine ma. Je suis un peu long, mais ça va. Dans la préface, Garnier a consacré le livre de sa vie, même s’il ne l’aime pas. Cette formule me fait réfléchir. Comme le disait David et comme le dit Arié Est ce que ce sont des dispositifs intrinsèques à la police. Est ce qu’il y a des analogies possibles ? On a bien souligné qu’il s’agissait pas forcément de comparaisons. Il y a des effets de continuité, il y a des effets du coup des caractéristiques institutionnelles. Si il y a Michel Debré dans la salle qui dit c’est sûr qu’il y a beaucoup travaillé aussi sur ces enjeux de violences policières. Voilà, il y a quelque chose en effet, qui est de l’ordre de la structure, même s’il y a des comparaisons historiques qui arrivent. Il y a mieux, relève cette phrase. Finalement, la police n’a jamais varié dans sa nature profonde. Et les policiers, entre guillemets républicains issus de la Résistance, ne furent jamais que l’apparence d’une réalité trompeuse. C’est une vraie question politique. On ne prétend pas la résoudre ici. Maurice n’a pas forcément prétendu non plus la trancher. Y a t il une possibilité de police républicaine ? On sait. Voilà, c’est à peu près un questionnement politique. On trouve beaucoup depuis un bout de temps et on va trouver des cours dans les prochains mois. Mais je pense qu’il y a un vrai danger. Le mot fascisation, je pense qu’on ne va pas en rester là. Il y a quelques années, comme militante historienne, je me disais que c'était un moment. Il fallait être manipulateur avec beaucoup de prudence et je pense que maintenant.
David Dufresne
Voilà ce mot, il est devenu légitime.
Ludivine Bantigny
. Je pense que c’est d’autant plus important de se retrouver grâce à l’histoire pour faire de l’histoire aussi un passé présent qui permet de nous aider à ne pas lâcher prise.
David Dufresne
Alors si c’est le moment. Merci Ludivine, le moment des questions. Parce qu’on ne produit pas son produit, même si honnêtement, ce n’est pas un produit que j’aurais aimé que vous fassiez. C'était simplement pour rebondir sur ce que vous m’avez dit. Et ça m’a touché. Que le livre était beau. Et je voulais remercier mon travail, concilier travail de marketing et assurer la coordination éditoriale entre l’attraction et ce livre. Ce livre n’aurait pas été possible sans son travail.
Ludivine Bantigny
Voilà,
David Dufresne
Merci
David Dufresne
Est ce qu’il y a dans la salle des questions ou des remarques à propos de Maurice ou de ce qui a été dit ?En attendant, je peux vous rappeler quand même que, il a été aux Jeunesses communistes, mais il en fut vite exclu sans ménagement. À 18 ans, accusé d'être arrivé, d'être un provocateur policier
David Dufresne
Maurice s’est retrouvé.
Arié Alimi
C’est exactement ça. C’est ce que dit la porte parole. Et forcément, c’est abject. De la gendarmerie. C’est exactement ce que je devine.
David Dufresne
Les jeunes ont cherché la bagarre.
Arié Alimi
Vous savez ce qui s’est passé hier soir et ce qui s’est passé encore aujourd’hui ?
David Dufresne
Donc il n’y a pas d’analogie, mais il y a une continuité évidente et abjecte. Et on pourrait trouver d’autres exemples. Celle là, elle est vraiment immédiate. Elle est avec lui.
Arié Alimi
Et on en a vu d’autres.
David Dufresne
Je voudrais dire autre chose je regarde la demi lune. C’est vraiment bien d'être la jeune femme en ce moment. Il y a plein de femmes et d’hommes vraiment très bien..
Arié Alimi
Enfin dans mon cœur c’est la limite. Donc merci pour cette soirée.
David Dufresne
Pour rendre hommage à Maurice. Il a un très beau prénom, beaucoup plus utilisé. Voilà comment on en parle, donc c’est normal de continuer avec toi.
Arié Alimi
Je vais vous donner une phrase sur internet avec la photo de mon téléphone..
David Dufresne
Et là, oui, j’ai lu que c’est important de reléguer ça jusqu'à l’infini des temps et des siècles de l’espace. Je ne connais rien et je crois que je me tais. Nous aurions bien considérer toutes les créatures depuis l’aube des temps, au début des temps.
Arié Alimi
Comme faisant partie de notre famille de cœur.
David Dufresne
C’est mon crédo. Mon cœur de maman a pris l’avion, je l’ai bien aimé et ça me fait super mal. Voilà, je l’embrasse.
Arié Alimi
En tant qu’universitaire aussi. Ce que je voudrais pointer c’est une forme de négationnisme des Universitaire vis à vis notamment du travail de Maurice qui a été complètement ignoré par tous les gens qui s’intéressent notamment à la délinquance. Il y en a eu beaucoup à la police.
David Dufresne
Oui, effectivement, on a beaucoup écrit sur la police.
Arié Alimi
On a beaucoup écrit sur la police, mais des journalistes.
David Dufresne
Des anciens policiers, des gendarmes, des militants politiques, des syndicalistes, syndicaux, de lecture.
Arié Alimi
Il y a une note en bas de page et qui concerne Maurice Papon.
David Dufresne
Et la note. Il dit effectivement on comprend, on comprend, vu son vécu, qu’il a été particulièrement marqué par le 16 juillet 42, on comprend que cet événement est profondément meurtri. Il a publié plusieurs ouvrages qui connaissent l’historique, mais qui tiennent davantage du pamphlet et du règlement de compte que de l’histoire. Voilà, moi je trouve ça scandaleux et en même temps
Arié Alimi
qui explique peut-être aussi parce qu’il y a un côté rigoureux et frondeur.
David Dufresne
On a été très nombreux à ne pas connaître ce qu’a pu écrire Maurice. On pourrait parler de son livre sur 68.
Arié Alimi
Et donc la pensée du dehors elle est plus riche que la pensée du dedans. Ça, c’est ma conclusion.
David Dufresne
A l’inverse, Ludivine, dans la préface de Michel, avait raison sur son constat. Je pense que Maurice a eu de la chance quand même, à un moment donné, d’avoir l’imprimatur de Vidal-Naquet. Donc ça a un peu. Obliger certains monastères un peu moins. Mais il me semble que dans ta préface, tu dis que d’une certaine manière de ne pas être du sérail, c’est aussi un avantage. Je me sens tout puissant et pas élu du sérail académique. C'était un peu ce que j’ai cité tout à l’heure, mais sur ce que tu viens de dire, sur l’idée que le monde universitaire, le monde de la recherche, a du mal à accepter le dehors. Est ce que tu as une réponse ?
Ludivine Bantigny
Oui, je le savais. C’est à dire que là, on est quand même tenus dans l’institution, l’institution institutionnelle, tiens, les gens en. C’est vrai que du. Fait du bon travail. Bien sûr que oui. En plus, le même plaisir à nous plumer se transforme en fait, comme je l’ai dit. Non mais comment dire ? Il vaut mieux quand même fermer sa bouche dans l’institution surtout, en réalité. Qui sont blessés ? Qui sont les meurtrissures de la République, de l’histoire, de la République ? Je faisais allusion à la Commune, mais c’est quand même complètement dingue que pendant presque 150 ans, la Commune de Paris n’ait pas été à programme dans les programmes de l’enseignement scolaire. Et pourquoi est-ce que c’est mal ? Est ce que c’est bien d'être intégré dans le courant de la cité ? C’est quelque chose qui tient aussi au fait que je parle comme ça, juste pour moi. C’est le travail de Maurice, C’est une prise de conscience. C’est pour ça que c'était pour qu’il y ait cette transmission de flambeau entre les citoyens. Il se disait aussi administrativement qu’il y a quelque chose qui se cache derrière cette lumière là qui se transmet. Il y a tout un travail et le travail, le temps de collectivité, l’association qui est là, il y a un moment, quelqu’un comme lui, comme toi permettent de donner une suite. Est ce qu’il en a besoin ?
Ludivine Bantigny
Et je pense que dans l’institution universitaire, c’est parfois plus compliqué parce. Il y a des cadres parce qu’il y a des cases, des cases, des carcans et donc on ne va pas forcément passer parce qu’on ne va pas forcément faire la conflictualité, parce que derrière on parle comme comme le mode d’un pamphlet. C’est ça qu’il y a dedans. À partir du moment où il y a du concret, à partir du moment où il y a un protagoniste, qu’il. L’antagonisme aussi. Là où la pression plus dans le bon sens passionnel, qui peut très bien s’expliquer par des rapports de domination qui se produisent évidemment au cœur de cette situation, même si les enseignants chercheurs et les chercheurs ont quand même un peu plus de temps, on a quand même de la liberté et de devoir s’en saisir.
Intervenant
En tout cas, moi c’est pas trop. Un mot sur l’inconnu. J’ai découvert des esquimaux proches du lac où il n’y a pas un mot sur l’inconnu. J’ai découvert. Comment présenter. Je m’appelle Nicolas Brejnev je suis historien j’ai bien connu Maurice. J’ai eu un parcours de 20 ans avec lui. Je l’ai découvert à travers les articles du Monde d’une part.J’ai découvert comme ça que en Égypte, l’Union générale des Israélites de France, avait fait fabriquer des petits papiers pour que les enfants, à la veille des grands drames de 42, ne soient pas séparés des parents. Je voulais à l'époque, comme beaucoup de jeunes de ma génération, travailler là dessus. Une preuve de mon collège m’a dit que je vais faire une thèse sur la question de la responsabilité des femmes dans les organisations juives, communautaires ou politiques dans la déportation. Et puis, une fois les crédits, c’est Yali qui parle. Alors on a salué le travail des éditeurs. Mais on peut aussi savoir que les éditions qui avaient fait paraître cela a cette lettre effectivement de Pierre Vidal-Naquet, les éditions éditeur et tout ce qu’on peut dire que leur fond a été en grande partie détruits et que moi chercher à me procurer le deuxième livre que je n’avais pas vu sois juif et tais toi.Sur la période de 1900 des années 30, juste avant, j’ai rencontré l'éditrice qui en tremblait encore et qui m’a dit Mais vous savez, il y avait des gens dont, grâce à Marc, j’ai eu. La reproduction de l’affiche qui avait été faite. Alors, c’est une année où plusieurs maisons d'édition et librairie ont été incendiées. Il y a un livre qui est paru l’année où j’ai un peu oublié le web. J'étais en contact avec les libraires récemment. Pourquoi ? Parce que Maurice Manuel m’avait proposé un travail un petit peu dangereux pour moi qui travaille sur le monde juif. Il y a un avant-propos à ce livre des Juifs dans la collaboration. J’ai donc commencé le travail et j’ai vu que Pierre Vidal-Naquet avait modulé sa préface jusqu’au moment où il a soutenu un livre qui est tout à fait construit contre le livre de Maurice et qui fait autorité dans le milieu universitaire. Un étudiant, Daniel. Boucher Lafitte, qui travaille sur le Sillon, était là. Mais c’est à la fin de la vie de Pierre. Et alors j’ai repris pour comparer ces 2 livres et j’ai vu que Maurice. Disait des choses et des témoignages faisaient des tas de témoignages dont le seul ne parlait pas en particulier là. Il a interviewé des survivants. Qui avaient, il y a quinze jours, une demi heure pour blanchir. L’Union générale des systèmes de défense. Et l’autre d’un certain Frédéric Léo. Si vous lui avez demandé de se taire après la guerre. Pourquoi ne pas mettre tout ceci textuel dans les. Ensuite, c’est à dire qu’il y a une barrière de barrières sociales et donc on est tout à fait d’accord et que vous avez le courage de mettre en évidence, alors que quelqu’un qui n’est peut être pas tout à fait dans la classe ouvrière, pas reconnu institutionnel, je l’admire, mais pas à ma connaissance n’a pas eu de vote. Mais par contre il n’a pas osé reprendre ce témoignage là des autres.C’est très intéressant quand on dit que Maurice n’est pas historien. Tous les autres témoignages sont repris. Donc il a fait un travail pionnier que moi même personnellement, j’ai salué à l'école Michelet. Bernadette Il n’y a plus aucun doute. Il y a eu un travail qui est fait mais qui est un travail important sur le plan international, car nous sommes dans une période où toutes ces questions de révisionnisme, où tu as parlé de fascisme. Peut être faut il dire qu’il s’agissait s’agit des seuls pas que jamais faites dans les facistes.Tu as raison, Tu as parlé de la citation. Je m’excuse, je m’excuse. J’aime les nostalgiques. On est dans une période de fascination, je suis d’accord. Et en même temps, on est dans une période où la jeunesse est en train de se saisir de nouveau de la politique alors qu’elle n’en faisait pas. En tout cas, pour moi, c’est l’expérience de l’organisation du travail de la commune et de bien d’autres, en particulier la marche où il y a des phénomènes. On voit une évolution, l’expérience d’une nouvelle possibilité au moins de dialoguer avec une partie limitée de la jeunesse. Tu vois, ce n’est pas forcément ce que je viens de dire, mais j’ai parlé longtemps et je vous remercie.
David Dufresne
Est ce qu’il y a d’autres d’autres questions ? Est ce qu’il y a d’autres questions ? Si vous avez des remarques. Tu pourrais peut-être lui parler juste de son expérience dans la collaboration. Et l’expérience de marque des juges ont rendu Rivera coupable.Ou alors est ce que vous avez hérité de la dignité de l’historien milanais aujourd’hui ? Je peux peut être dire que ce livre a été le premier livre sur lequel vous avez bien travaillé. Vous savez, à l'époque, le monsieur ne connaissait que le Mémorial de la Shoah. Il a travaillé sur des tonnes d’archives innombrables. Le pari de mettre en scène des choses. Et que ce livre, il a fallu imaginer des réactions absolument insensibles qui soutiennent ce livre a fait scandale. Et ce scandale qui a été le premier à mettre sur la table le stratégique et l’ensemble de la littérature française, avec des documentaires et des programmes politiques, avec ses faiblesses et momentanées. Alors après, le livre est encore plus festival dans la mesure où il fait la part des choses entre les critiques des juifs français, les immigrés ou disons que pour les juifs, c’est aussi cette émission machine à lire, à rassembler les juifs du monde et avec les écrivains, quand on fait le bilan de la guerre.C’est essentiellement la communauté juive qui a été touchée par des erreurs d’impression. Et alors ce livre si particulier a été suivi par d’autres. Il n’y a pas eu que le livre de. Il pose problème lui aussi. Donc on essaie mais à chaque fois on essaie d’atténuer, d’amoindrir, d’essayer effectivement de faire que la maternité soit le moins touchée possible par les mamans. Mais je pense que c’est ce que vous êtes justement. Je suis une femme, mais aussi comme. Déranger dérange. Personne ne va prendre la parole. Alors j’y vais. Je vais me permettre de passer de l’autre côté. Concernant l’occupation et vu du côté de la police, un extrait d’un livre frappé de vocabulaire policier et d’un petit bouquin de Maurice dans lequel il nous dit C’est assez important d’avoir à l’esprit par rapport à aujourd’hui, même à l'époque. Donc, si c’est un bouquin qui se base uniquement sur les mots employés par les agents de police, par les fonctionnaires à travers ce que la presse appelait les bavures, à travers les procès, à travers les comptes rendus, à travers les rapports, etc. Il y a donc tout un tas de choses qui forment un petit chapitre par thème. Et concernant le thème du racisme, Maurice note même à l'époque de l’occupation de nos braves policiers, parce qu’il y avait une affection ici, un policier s’abstenait il d’user du jargon antisémite à cette époque ? S’il raflait sans vergogne les juifs, il ne traitait pas leurs victimes de ces juifs ou des youpins. Je ne sais pas. La suite,Tu sais, ce n’est pas la même chose avec les arabes aujourd’hui. Et donc il disait qu’il y avait un glissement sémantique extrêmement fort de la part des policiers, c'était que les policiers pouvaient rafler, mais il ne traitait pas de ça. Dupin l’'égalité des personnes.Sur ce qui s’est passé effectivement en Bretagne. En effet, ce matin, vers 10 h du matin, la porte parole de la gendarmerie sur EASILY n’a pas voulu expliquer pourquoi un manifestant a lâché et elle a répété à trois reprises Voulez nous aussi, nous les gendarmes, nous avons des blessés, dont deux à la suite à l’hôpital. Et c'était en fait un petit peu le même discours que celui de Christophe Castaner à l'époque des gilets jaunes, c’est à dire en partant de la balance, c’est à dire c’est presque la loi du talion, c’est bien, c’est pas la République précisément, c’est pas, c’est pas ça. Bien sûr, il y a un point qui est peut être qu’on peut terminer là dessus un point que Maurice, dans sa candeur, n’a jamais abordé. Et pour cause, c’est la techno police, c’est la surveillance technologique, etc. Et c’est en partie aussi parce que là, c’est en partie l’objet du livre de l’autre. Au niveau du premier livre, on était en train de lui faire le coup d'état d’urgence. Et dans cette loi, si vous suivez surveillance, répression et liberté, voilà, voilà qu’il est sorti en début d’année. Donc là je dis ça, on parle d’eux en parlant de ça, même s’il n’y a pas une seule ligne rose, puisque c’est sur la question des libertés à défendre. Donc, si je résume ce livre, il y a deux théories à mettre à nu pour raconter ce que nous vivons. La première, c’est d’un état d’urgence, l’autre nous sommes passés de sujet de droit à sujet virus.Désormais, chaque citoyen est considéré comme un danger potentiel, un passage politico-policier qui voudrait nous faire perdre nos possibilités à défendre nos libertés et l’autre, notre idée fausse. Alors là, pour le coup, c’est un pamphlet. Là derrière, il faut le dire sans penser que c’est un pamphlet et c’est pour ça que c’est là, c’est la théorie de la tache d’huile, une atteinte aux libertés. On annonce toujours peut être que c’est pour ça qu’il faut préparer, parce qu’aujourd’hui, semaine après semaine, mois après mois, pour être honnête, ouais, sécurité globale, loi renseignement et terrorisme, etc etc. On assiste à un pilonnage de nos libertés publiques et Brice a la chance de ne pas vivre ça. Mais c’est une catastrophe.
Arié Alimi
Même si j’ai quand même parlé du livre et réfléchi. En fait, j’ai lu le livre là, c’est comme les plaidoiries, ça c’est en gros, c’est le point de vue de tout avocat.Il en a tellement dit d’ailleurs que je n’ai pas fait un livre de Moïse si jamais je l’ai lu après avoir écrit l'état d’urgence et il aurait peut-être fallu que je le dise avant. Parce que ouais, j’en suis sûr, parce que j’ai un peu compris pourquoi j’avais écrit un bouquin. C’est dire que on est tous à se demander comment éviter l’inévitable. Et ils ont essayé de comprendre comment fonctionne le monde présent. Les rapports politiques, on le voit, il faut le rappeler demain je vais dans une élection qui s’appelle Tribunal mental et peut être que des régions du pays. Donc il y aura un rassemblement national. Rappelons, il faut toujours le rappeler et le dire, même si on essaye d'éviter la petite musique médiatique, on entend toute la journée que le Rassemblement national a été fondé par des nazis, notamment par des nazis ou par des collaborateurs.Et ce parti, aujourd’hui, est le même.Ce sont les mêmes statuts. Depuis la création, ce parti est en passe de récupérer des régions et peut être dans quelques mois est en passe de récupérer le pouvoir. Et Marine Le Pen peut redevenir présidente de la République et on se demande ce qu’elle va devenir. Alors on l'écoute, on vit cette période, mais on ne va pas pouvoir faire ce qu’on a vécu l’an passé. Et la première question qui doit se poser, c’est est ce que l’histoire se répète ? Est ce que l’histoire sert à quelque chose finalement ? Après avoir lu l’ouvrage de Maurice, à ce que j’en ai lu, j’en ai relu un autre d’une autre figure intellectuelle qui m’a fait penser à celle des Juifs, c’est celle de Michelet, au niveau riche pour ceux qui le connaissent. Alors c’est pas la même histoire, c’est pas, c’est pas les mêmes, mais ils sont les articule à la fois une rigueur intellectuelle et un engagement profond et important et lourd. Et dans un colloque qui disait L’histoire ne sert à rien, c’est rien. Et il dit clairement que l’histoire ne sert à rien. Et ce qu’il veut dire par là, c’est que non mais. Oui, c’est que ça a un sens ce qu’il dit. C’est à dire qu’effectivement l’histoire ne se répète jamais parce que les aléas font qu’il n’y a pas. Et jamais on ne pourra jamais prédire l’avenir en lisant l’histoire et que l’histoire ne sait jamais ce qu’il adviendra. Par définition, en revanche, l’histoire peut servir et elle sert d’ailleurs pour créer une doxa.Elle est utilisée notamment par l’État, par les institutions, par plusieurs rapports à un moment donné de l’histoire. Aujourd’hui, tous les jours pour créer un récit. L’histoire, c’est un récit, ça dépend de ce que l’on prend comme élément, de quel point de vue on le prend et et c’est important de travailler et d’avoir des historiens objectif, rigoureux même avec une forme de subjectivité, pour éviter qu’une seule, l’histoire dominante soit racontée et qu’il y ait un rapport de force entre les différentes histoires qui soient adaptées à aucun moment donné, eh bien on puisse avoir ce rapport de force. Donc, ce que je veux dire simplement par là, c’est qu’effectivement on ne sait pas ce qui va advenir dans les temps à venir, mais c’est extrêmement important de rééditer ces ouvrages et qu’il y ait des histoires et l’histoire qui se montre, mais surtout seulement ce qu’une chose, c’est que on doit essayer de comprendre ce qu’on vit pour éviter que si ce n’est que ça se répète, qu’il y ait des mécanismes similaires en termes de réduction et de disparition même de nos libertés qui se mettent en place. Et ça, on y assiste depuis un petit moment par couches successives successives, progressivement, et que, en fait, ce n’est pas du jour au lendemain un coup d'État. Il n’y a pas du jour au lendemain quelque chose qui va faire disparaître nos libertés.C’est pas un jour Emmanuel Macron va décider de faire disparaître toutes les libertés en votant une loi où nous passons de la démocratie à la dictature. C’est pas comme ça que ça se passe. Et évidemment, c’est pour ça qu’on a du mal à parler de manipulation. Comme le disait Ludivine, on fait souvent avec ce qu’on est jugé à ce qu’on veut, mais c’est quelque chose de beaucoup plus long et beaucoup plus progressif et de plus en plus silencieux. C’est ce que j’ai essayé de comprendre d’un point de vue juridique et politique par rapport aux deux états d’urgence successifs que nous avions vécu l'état d’urgence sécuritaire de 2015, l'état d’urgence créé le nouvel état d’urgence sanitaire créé et dans lequel nous vivons encore puisqu’il n’est pas terminé.Et il est probable que, comme l'état d’urgence sécuritaire s’est pérennisé, on le voit avec les mesures d’assignation à résidence, les mesures de perquisition qui sont utilisées sans qu’on le sache. Il y a des gens qui sont assignés à résidence, des perquisitions parce qu’ils sont musulmans, que les mesures de dissolution, combien l'état d’urgence sanitaire et également se pérenniser. Et il y a un effet d’opportunisme. Évidemment, il n’est pas question de contester les mesures de santé publique, éventuellement le gouvernement, le masque, etc. Ce n’est pas ça la question. Mais il y a un effet d’opportunisme qui est utilisé à un moment de crise et de sidération de la part de la population pour faire passer des mesures beaucoup plus liberticides et finalement pour permettre à l'État d’avoir un pouvoir et une maîtrise toujours plus importante sur les populations.Mais il y a un moment où ces outils, tous ces outils de restriction, de libertés et de garanties fondamentales, vont tomber entre les mains encore plus liberticides. Je ne dis pas que ce n’est pas le cas aujourd’hui, c’est déjà le cas. Et heureusement qu’il y a eu, notamment pendant la loi Sécurité globale, une mobilisation importante, singulière par rapport aux dernières mobilisations, qui a fermé de nouvelles voies. Mais on est toujours là dans l’analyse, on résiste toujours, on sera toujours là. Et même si on avait l’air apathique parce qu’on ne croit plus en la possibilité d’un espoir immédiat, il joue sur la représentation de nos valeurs solidaires de gauche sociale et de liberté. Quand on voit que vous voulez nous enlever un grand pôle de liberté, on se lève et on est nous et on ne laisse pas passer et on met toutes les énergies possibles et imaginables. Eh bien, ces mesures-là, ces outils-là, ils vont probablement tomber en trois, peut-être, j’espère pas, mais peut-être tomber entre des mains encore plus dangereuses en quelques mois ici. Voilà la nécessité de décrire ces mécanismes, la façon dont ça s’adresse d’abord à des minorités, à chaque fois les quartiers populaires, s’agissant des violences policières de manière contemporaine, au demain, parce que c’est comme si vous étiez et ne sont pas nés au moment de la colonisation.Il y en avait avant, mais il y a une nouvelle, un nouveau. Le type de violence policière qui s’est adressé aux quartiers populaires, aux personnes issues de l’immigration parce qu’ils venaient de pays colonisés qui ont été victimes de cela. Et Maurice Rajsfus l’a décrit tout au long de sa vie. Il y a contribué pour essayer de montrer, de mettre en lumière ces mécanismes. Eh bien, on parle d’abord de ces populations minoritaires parce que considérées par l’ensemble de la population et parce que ne répondant pas à la doxa générale. Et puis, après ce qui s’est passé pour la population, les gilets jaunes dans les mouvements, dans les mobilisations sociales, les militants politiques de manière générale, tout le monde à un moment ou à un autre. Ces mécanismes, il faut les décrire, il faut les livrer. Et c’est un peu ce que j’ai essayé. Ça demande du courage, ça fait beaucoup de belles avancées.
David Dufresne
Merci au trésorier qui était lui, avocat au barreau de Paris. Je n’ai pas son numéro, c’est clair. Il n’y a pas de numéro, bien sûr. Marc Loquet, agitateur et fils d' artistes les diplomates, les historiens, les Frondeuses et Juliette, des Éditions du Roseau de nous avoir offert cet instant de détente avec Maurice..Bienvenue dans la vie de famille. Et merci encore.

Au Poste est mis à la disposition de toutes et tous selon les termes de la licence Creative Commons Attribution : Pas d’Utilisation commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.