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Sous les écrans, la dèche. En direct de #Cannes2024

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Transcription de l’émission

00:00:00David Dufresne
Nous sommes allée de la Liberté, à Cannes. Et voilà. Est-ce que le son est bon ? Sous les écrans, la dèche ! Sous les écrans, la dèche ! Sous les écrans, la vache ! C’est bon. C’est incroyable, c’est génial. Donc, on va rester un petit peu, on va attendre les prises de parole pour rencontrer quelques amis qu’on a déjà revus ces derniers jours. Alors, je n’ai pas de vu-mètre, je n’ai aucune idée de comment est le son. Par contre, l’image, c’est bien. Alors, sans nous, pas de festival. C’est qui, vous ?
00:02:52Audio
Nous, c’est les personnes qui travaillent en festival, les personnes directement touchées par la réforme du chômage. Ce qu’on demande, c’est d'être reconnus en tant que intermittents du spectacle pour pouvoir continuer à ce que ce lieu merveilleux existe.
00:03:08David Dufresne
Parce que qu’est-ce qui vous arrive précisément, il y a une modification, c’est ça ?
00:03:13Audio
La réforme du chômage fait que les personnes qui jusqu'à maintenant pouvaient survivre d’un festival à l’autre parce qu’en fait il n’y a pas des festivals tous les jours, toute l’année, donc il faut bien trouver à avoir un statut. Et donc ce statut devient de plus en plus serré et on demande à redevenir, de retourner dans le système de l’intermittence comme c'était le cas il y a plusieurs années.
00:03:34David Dufresne
Donc là vous êtes au régime général, c’est ça ?
00:03:36Audio
Voilà, on est au régime général, alors que la plupart des gens, beaucoup de gens en tout cas, travaillent également dans le cinéma comme technicien, technicienne, je suis comédien.
00:03:45David Dufresne
Mais l’idée, c’est que ça va changer ou ça a changé ?
00:03:51Audio
C’est en cours de changement en tout cas, et ça ne concerne pas que les gens du festival, mais tous les saisonniers en France aussi, les passionnés en station de ski, les vendeurs en jeu. Voilà, et que de plus en plus on va être éjecté du système du chômage.
00:04:06David Dufresne
Bon courage, merci beaucoup, merci à vous.
00:04:09Audio
C’est la première fois que j’ai fait ça. C'était pas mal, c'était très bien. C'était très bien, c’était très bien C’a été très bien
00:04:19Audio
Je vous dis à tous de tout, merci d'être avec vous. Nous sommes le collectif sous les écrans à l’attache, nous sommes les…
00:04:31David Dufresne
Vous me dites si je vous en approchez ou pas !
00:04:33Audio
Nous sommes les travailleurs et travailleuses des festivals de cinéma. Nous enchaînons des contrats courts dans toute la France, toute l’année, et nous ne sommes pas intermittents du spectacle. Actuellement, une réunion de travail se tient au Palais des Festivals avec les autorités, les pouvoirs publics et les directions de festivals pour essayer de renégocier notre entrée dans le statut d’intermittence. Si rien n’est fait, avec la réforme de l’assurance chômage qui passera par décret le 1er juillet, nous allons tous passer sous le seuil de pauvreté. Nous ne pourrons plus continuer à exercer nos métiers et les festivals vont disparaître.
00:05:20Audio
Bonjour à toutes et à tous. Bon, pour ceux qui ne me connaissent pas, je vais déjà me présenter. Je suis Céline et je représente la CGT sur le département des Alpes-Maritimes. Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu ce genre d’action dans le département des Alpes-Maritimes pendant le Festival de Cannes. Malgré la lutte contre la réforme des retraites l’année dernière, on n’avait pas pu s’approcher du Palais des Festivals. Donc déjà, on peut se féliciter d'être là, sur les allées de la Liberté. Voilà, parce que la liberté, c’est ça qu’il faut prendre ! Un petit mot sur ce qui nous amène à nous rassembler aujourd’hui. Merci au collectif Sous les écrans, la dèche de nous avoir boostés. Et puis merci aux camarades de la CGT d'être là aujourd’hui. La précarité dans le monde du travail, la précarité dans le spectacle, le devenir de l’ensemble des festivals, du monde de la culture… Je crois qu’on a plein de choses à dire au vu de ce que ce gouvernement fait passer aujourd’hui comme réformes. Je ferai un petit rappel aussi : c’est que l’ensemble des réformes du gouvernement, comme je le disais, touchent l’ensemble du monde du travail. C’est ce que vous vivez avec la réforme de l’assurance chômage. Mais nous, sur notre département des Alpes-Maritimes, ça touche aussi les saisonniers qui travaillent dans l’hôtellerie, dans les restaurants, dans les cafés, mais aussi, par exemple, les saisonniers qui travaillent sur les remontées mécaniques. Comment, avec des saisons qui durent deux mois et demi, peut-on avoir plus de six mois de cotisation et pouvoir vivre dignement de son travail ? On ne peut pas. On ne peut pas ! Ce n’est pas possible. J’insisterai aussi sur ce département particulier où le surtourisme fait qu’aujourd’hui, l’ensemble des salariés, des travailleuses et des travailleurs ne peuvent pas se loger pour pouvoir travailler, et certains vivent dans leur voiture. Donc là aussi, on aura des choses à revendiquer, toutes et tous ensembles. Je pense que ça vous concerne également en tant que salariés du spectacle. Mais je peux vous dire que, pour avoir eu des échanges, même avec le patronat, aujourd’hui, la grosse difficulté, c’est le logement pour pouvoir venir travailler, ainsi que la mobilité et le fait d’avoir un vrai service public de transport sur ce département. On a des revendications. Alors moi, ce que j’ai envie de vous dire, c’est que le Festival n’est pas encore fini, mais n’hésitez pas : on sera encore là l’année prochaine et on va continuer toute l’année. Donc, s’il y en a parmi vous qui sont présents dans le 06, sur différents festivals qui vont avoir lieu, notamment sur Nice, sur Vence, n’hésitez pas à nous contacter. On sera là pour vous et on se mobilisera avec vous, la CGT, pour défendre vos droits. Vous avez le droit d’intégrer l’annexe 8, celle des intermittents du spectacle, et surtout d’avoir une convention collective. Mais pas une convention au rabais : une vraie convention collective qui reconnaisse l’ensemble de votre travail. Vous êtes les petites mains du festival, mais sans vous, ce festival n’aurait pas de visibilité. Donc vous êtes les grandes mains de ce festival, les camarades.
00:08:23Audio
Applaudissements
00:08:29Audio
Ça fait un peu plus d’un an qu’on soutient le collectif et qu’on travaille avec pas mal de camarades. C’est vrai que, jusqu'à aujourd’hui, on a soutenu toutes les actions, l’appel à la grève, et on a vraiment envie de tout faire pour que vous puissiez intégrer cette convention collective, c’est-à-dire une convention collective adaptée. Pour l’instant, il y a une négociation en cours et on attend, on espère pouvoir être là à la sortie des camarades qui y sont. Donc il y a le SPIAC, un des syndicats de la Fédération CGT Spectacle. Nous, Céline me faisait penser que, quand on a fait les mouvements d’occupation des théâtres, on était avec beaucoup de personnes qui travaillaient en contrat à durée déterminée et qui, peu à peu, ont dû abandonner leur boulot de base. Donc il y avait des guides-conférenciers et conférencières, des personnes qui bossaient dans la restauration sur des événements. Ce sont des personnes qui nous disaient qu’elles devaient retourner, à 50 ans, habiter chez leurs parents parce qu’elles ne pouvaient plus se loger et faire face à ces situations qui, à cause des réformes successives de l’assurance chômage, sont encore en train de s’amplifier et de devenir de plus en plus compliquées pour ces travailleurs et travailleuses précaires. Donc on va tout faire. Tous nos syndicats sont là avec vous pour soutenir le collectif. On lutte également. On a obtenu, en fin d’année dernière, un accord qu’on appelle maintenant l’accord du 27. C'était un accord spécifique à notre régime d’assurance chômage, avec plein de mesures qui permettaient d’améliorer la situation pour les intermittents et intermittentes du spectacle. C’est un accord qui a été signé à l’unanimité par les organisations patronales et salariales de nos secteurs et qui, pour l’instant, n’a toujours pas été appliqué. Il y a des mesures qui sont super importantes et qui doivent vraiment être retenues. Nous, on est là pour défendre également cet accord. En tout cas, on soutient vraiment le collectif Sous les Écrans, la Dèche. On leur dit vraiment bravo pour toutes les actions qui ont été faites depuis le début de ce festival. Et on continuera à vous soutenir jusqu'à ce que vous obteniez ce qui vous revient. Bravo ! Bonne chance ! Bonne chance !
00:11:28Audio
Paris, France ! Paris, la France !
00:11:43Audio
Bonjour, je suis directrice artistique du Festival International du Film d’Amiens. Je ne parle pas en tant que personne précaire aujourd’hui, mais en tant qu’une personne en colère. Je remercie toutes les personnes du collectif, bravo à L.E. ! Je voulais vous parler en tant que personne qui organise des festivals qui se débrouillent et qui est dans la précarisation pour rembourser tous les contrats courts. Dont on vient de parler, qui sont en fait le socle des festivals, et sans elle on va disparaître témoignée. Donc je demande urgemment que ces personnes puissent être intermittentes et intermittentes du spectacle, qu’on sorte enfin de cette précarité. Je trouve que cela en fait ne devrait pas être là aujourd’hui. Je trouve qu’il y a une méconnaissance totale de nos métiers, de comment fonctionnent les festivals, et que l’enfant de nous écouter pour y remédier. Voilà, merci encore, je suis en total soutien à toutes ces personnes et le collectif, merci beaucoup.
00:13:17Audio
C’est bon, c’est pas mal !
00:13:36David Dufresne
N’oubliez de remettre le tchat avec l’image plein d'écran.
00:13:44Audio
Voilà, donc on est à Cannes. Bonsoir !
00:13:46Audio
La précarité, ce n’est pas notre métier !C’est pas notre métier, la précarité ! Tous les écrans, la dèche !
00:14:53Audio
La dèche sous les écrans !
00:15:01David Dufresne
Alors, comment est l’image ? Là, j’ai un autre mode de connexion. J’ai un autre mode de connexion. OK, super, super. Alors, je vais vers la foule. Donc là, c’est un live entre aficionados d'« Au Poste », les aupostiens et les aupostiennes en hardcore. Écoutez, si ça marche, ce serait quand même génial. Ce serait quand même génial. Est-ce qu’au début, le réel, ça marchait mieux ? Attends, je vais changer de caméra. Est-ce que ça marchait mieux ? Ta-ta-ta, ta-ta… Voilà, voilà… Voilà, voilà. Merci, Sentier-Battant. Parmi ceux qui étaient là au tout début, donc avant la manifestation ou juste à l’arrivée de la manifestation, est-ce que l’image est meilleure ? Ah, d’accord. Tout le premier live était fou, il y avait quelques rares sursauts de nerfs. Et là, c’est bon. OK, bon. Alors là, je suis en 5G.
00:17:30Audio
On recommence !
00:17:38David Dufresne
Il manque le D ! Il manque un D et un O ! À le délire en interview. Oh la vache !
00:17:48Audio
Parce que c’est un peu plus large que ça. C’est dur, c'était dur.
00:17:51David Dufresne
Les messieurs vous attendent là-bas, ils manquent le D C’est la première fois que j’ai fait ça, Mais oui, mais il est en hiérarchie, tu vois ! J’enlève le t-shirt, euh… Ce n’est pas notre métier, c’est notre caractéristique, ce n’en est pas notre bêtise.
00:19:00Audio
C’est pas grave, c’est toujours un E, c 'est grave, ça va, c’est pas grave. Tout quelqu’un peut faire un
00:19:33Audio
Rires
00:19:54David Dufresne
Voilà, ça c’est pour ce qu’on fait à L’Oreal, pour ce que l’on fasse un petit Retour. Donc là on est à 5G Télécom. Alors je peux vous dire que si ça marche, c' est génial, c est génial Monsieur Rémi je peux vous interroger ?
00:21:23Audio
non ! Qu’est-ce que tu veux dire ? Autopsie, non c’est quoi ? Oh, amenez-nous au poste !.
00:21:27David Dufresne
Non, c’est la gueule, l’hiver ! Attends, viens, on va se mettre un peu à l'écart. Bon, je viens tu es le grand président ! Le vieux con… Attends ! Tu fais encore du documentaire, tu vois ! Ben oui ! Alors, tu est le président de la SCAM !
00:21:48Audio
La scam, la société, alors l’acronyme a peu de sens. En gros, ça regroupe tous les auteurs et les autrices qui créent à partir du réel, les documentaristes, les journalistes, les écrivains, les photographes, les illustrateurs, les gens de radio, les vidéastes, tu en veux encore ?
00:22:04David Dufresne
Non, c’est bon. Qu’est-ce que tu fous là ? Là, tu es là à titre personnel ou à titre…
00:22:08Audio
Je suis là au-dessus de la présidence de la scam.
00:22:10David Dufresne
Non mais je veux dire, sur la manif !
00:22:12Audio
J’ai bien compris, c’est bien, et je répète.
00:22:15David Dufresne
Je n’ai pas l’habitude de te voir avec une casquette, c’est tout ça. Rémi Lainé, mon documentariste. Ah bah ouais. Alors donc, tu es là, es qualité.
00:22:28Audio
Je suis en tant que documentariste, je suis en temps de président de la scam puisque je suis élu à la tête de cette société et je trouve que la moindre des choses c’est de soutenir le pays.
00:22:36Audio
J’ai dit ! J’en ai dit !
00:22:39Audio
Si nos documentaires sont vus, c’est aussi grâce aux festivals. Et il faut que les festivals fonctionnent. On voit à quel point ces gens sont soumis à des conditions très, très dures, non pas dans les festivals eux-mêmes, mais entre les festivals. Et je trouve complètement injuste que nous, qui sommes techniciens, pour certains, de l’audiovisuel, ayons accès à un statut auquel eux n’ont pas droit alors que, en gros, on travaille pour la même cause. Eh bien, eux en sont exclus. Je trouve qu’il y a une vraie anomalie. Et je pense que ça ne coûterait pas grand-chose, sur le fond, de les intégrer dans un dispositif qui leur permette d’avoir des indemnités entre deux missions. C’est une bonne chose.
00:23:10David Dufresne
Vous-même, en tant que SCAM, vous aidez des festivals, est-ce que vous avez un droit de regard sur les retombés sociales ? Est-ce-que vous acceptez c’est quoi les critères sociaux pour aider un festival financièrement ?
00:23:26Audio
Alors, il faut trouver extrêmement vigilant sur les questions de parité, sur les question de diversité, diversité du répertoire, diversité des gens qui sont recrutés, etc., etc. Quand on délivre de subventions, il y a un dossier qui fait beaucoup, beaucoup de plans sur lesquels les organisateurs de festivals doivent répondre à des questions précises, des gages qu’ils donnent, mais il y aussi des questions environnementales, etc. Et nos subventions sont soumises à un certain nombre de critères dont, effectivement, c’est la moindre des choses, le respect des salariés et la manière dont sont traités les gens dans les festivals.
00:24:01David Dufresne
Canne, une petite seconde, il n’y a pas beaucoup de documentaires.
00:24:04Audio
Et de plus en plus. Et tu sais, on a créé l'Œil d’or il y a neuf ans. Excuse-moi, je voulais parler de la compétition officielle. Alors, dans la compétition officielle, il y en a. L’année dernière, par exemple, Les Filles du Nil, dont certains disaient qu’il pouvait avoir la Palme d’or, a eu l'Œil d’or. Non, je crois qu’il y a un effort de plus en plus soutenu pour promouvoir le documentaire et les documentaires de grande qualité. Je ne sais pas quand est-ce que tu diffuses, parce que sinon on est soumis à un minimum de devoir de réserve. — Ah ben là, je diffuse en direct ! — Tu diffuses ? Ah non, mais… Donc j’ai vu un film hier, mais je ne te dirai pas lequel, qui honorerait le cinéma et le documentaire. Il y a un film absolument magnifique qui relate une histoire. Mais je ne peux pas t’en dire plus, David !
00:24:49David Dufresne
D’accord, d’accord ! Là, il y a toute l’avant-garde sur Twitter et sur YouTube qui t'écoute en ce moment. Oui, moi qui me fais parfois qualifier de vieux con ! Mais non, ça c’est une vieille histoire, je vous expliquerai plus tard. Dis-moi, je porte sur un truc, là, à propos de au poste et donc pas Autopsie, on peut avoir des aides, nous, en tant qu'émissions live ou pas ?
00:25:11Audio
Alors si tu as des accords pour la diffusion des œuvres sur le canal de au poste, oui, on peut réfléchir à des soutiens, mais sinon il y a mille partenariats d’avis qu’on peut imaginer. Je ne sais pas, il faut qu’il y réfléchisse, tu me prends le rouleau pour pas, et j’ai quand même un gros défaut, moi c’est l’esprit profond, je n’ai pas. J’espère avoir d’autres cas. Pour toi de rendez-vous sur le français.
00:25:33David Dufresne
J’avoue.
00:25:36Audio
Je pensais au CNC, donc ce n’est pas bon. Et derrière ta plaisanterie, il y a quelque chose qui me tient beaucoup à cœur : c’est la manière d’aider les jeunes créateurs et les jeunes auteurs. On est, par exemple, au sein de la Scam avec Brouillon d’un rêve. S’il y a des gens qui te regardent, et en particulier des vidéastes, des youtubeurs ou je ne sais qui encore, il y a le dispositif Brouillon d’un rêve, sans aucun critère de sélection lié à la notoriété. Tu peux déposer demain un projet de film et, si le jury considère qu’il est original, singulier, créatif, etc., ce sont des bourses qui peuvent aller jusqu'à 6 000 euros. Ce n’est pas mal pour commencer à créer.
00:26:07David Dufresne
Mais ça c’est pour des projets écrits, ce n’est pas pour le live, ce ne sont pas pour les directs. Oh là, monsieur, un chapeau de demoiselle. Oui, puis alors, avec le, je sais, on va être à l’avis de l’amour. Vas-y, fais le jump à mal jusqu’au bout. Fantastique, une poule, et ça c', en plus là tu as les couleurs d’auposte, noir, orange et bleu, on n'était vraiment pas visité, on a rencontré. Mais oui, quand même, le documentaire semble moins frappé que la fiction. Par les affaires de MeToo, mais est-ce que c’est quelque chose que vous regardez du côté de la Scam ? Est-ce vous avez des remontées ? Est- ce que vous faites partie du dispositif 55 ?
00:26:46Audio
Est-ce que tu peux nous en dire… Non, surtout, on finance la cellule d'écoute qui recueille tous les signalements de harcèlement moral, sexiste, etc. Mais alors, pourquoi est-ce qu’effectivement on est moins exposés dans le documentaire ? Parce que les équipes sont moins importantes. Cela dit, on sait bien qu’aucun milieu n’est épargné par ce genre de dérives, même de violences, pour dire les mots tels qu’ils sont. Non, on est super vigilants par rapport à ça et je dois dire que… Attendez, la Fédération… Je fais la queue comme tout le monde à la Fédération.
00:27:22David Dufresne
Bon d’accord, super. Monsieur me donne ça, c’est bon ?
Audio
[00 :27 :25 ] Je peux même lire le quatrième de couverture : « Le Festival de Cannes est un festival de paradoxes. Ça porte le drapeau d’une cinéphilie exigeante et ouverte sur le monde. C’est aussi une foire des vanités et le miroir d’inégalités criantes. » Bon, je te laisse ensuite chroniquer la suite. Non, on en était sur quoi, là ? Sur le documentaire, épargné par les questions MeToo. Évidemment, aucun milieu n’est épargné. Mais les équipes sont quand même plus réduites. Je ne veux pas aller au-delà, parce qu’on espérait quand même que, dans le milieu de la création, c'était peut-être un peu moins violent que dans d’autres milieux. Cela dit, j’imagine que si tu vas dans le milieu du bâtiment, tu n’es pas déçu non plus, ou dans l’industrie, etc. Bref, il me semble qu’on est suffisamment donneurs de leçons pour qu'à un moment donné, on se conforme à un certain nombre de principes de base. Une de mes prédécesseures, Julie Bertuccelli, par exemple, a imposé que, dans les contrats, on écrive « l’auteur ou l’autrice ». Avant, tout était au masculin. Et ça, je trouve que ça véhicule une domination masculine qui n’est pas acceptable. Et je dois dire que la Scam, déjà…
00:28:30David Dufresne
C’est ça, actuellement.
00:28:38Audio
La SCAM a vraiment fait sa révolution vers la modernité quand les femmes l’ont présidé. Et je suis l’anomalie là-dedans puisque j’ai trois prédécesseuses femmes à la tête de la présidence de la SCAM. Et je le suis assez confiant sur le fait que mes succèsseuses seront aussi des femmes. Au cause de l’administration, on est 24 auteurs et autrices qui gouverneront la scam. On est cinq hommes. Et le reste, 19 femmes.
00:29:09David Dufresne
De modernité. Absolument. Comment va notre ami Pierre Carre, qui fut… Qui est administrateur de la Scam, un dessin survivant de la multitude flamboyante. Alors comment se comporte-t-il ? Parce que dans studio il a été flamboyant, plein de colère, pas du tout sur la scam, mais on l’a reçu.
00:29:31Audio
Pierre va très bien, j’ai vu son film sur les Farcs récemment qui est une œuvre super parce qu'à la fois c’est Pierre-Carl et puis à la fois, c' est la grande histoire donc c’est la conjugaison des deux, c est super et il nous prépare de l’Ibrahim Abdallah que j’attends avec grande impatience donc Pierre si tu veux, avec son côté un peu subversif, un peu parfois sur des quelques rigidités Pierre est un homme admirable parce qu il a le sens de l auto-dérision Et donc on accepte tout, de lui y compris, quand se réveille chez lui un petit dogmatisme d’un autre âge, mais qui bouge les lignes et c’est très bien comme ça, je sais pas si ça te suffit.
00:30:09David Dufresne
Parce qu’elle n’a pas le mot toi j’imagine
00:30:11Audio
Non, pas jusqu'à La Palme, jusqu’à la palme d’or, vendredi, ceux qui sont au salon des ambassadeurs vendredis 14h30, on remet l’œil d or, le prix du documentaire du festival de calme. Donc il y a une femme toute cette année, alors autant l’année dernière, il y avait pléthore de cinéastes femmes.
00:30:26Audio
Dans la sélection de l’œil d’or, autant cette année s’il y a le Yolande Zoberman par exemple, mais je ne vais pas tous les citer si tu veux, il y a Claire Simon, donc il y a des femmes qui seraient parfaitement éligibles, et puis il y aussi c’est Rémi Lainé, il y a Raoul Peck, il a du lourd on va dire cette année, hommes et femmes.
00:30:43David Dufresne
Merci, cher ami. À bientôt, Rémi ! À bientôt ! Alors, où est le camarade qui veut me voir ? À bientôt ! Aidez-moi, aidez-moi. Je ne sais pas où il est. Je ne sais pas où il est. Qui est-ce qu’on va pouvoir interviewer ? Je ne sais pas comment vous vous conditionnez, quoi ! C’est super. Tu vois, ici, tu as l'émetteur. Ici, tu en as un deuxième. Celui-là, je l’ai branché. Tu as quand même rajouté un hub. Ça pourrait marcher sans. Et là, le récepteur est ici. Ah, t’as acheté le deux, tu sais ? Ah oui, il faut. Ah bah, pour le Plus, ouais, ouais. Je t’en prie. Euh, je suis chaud. Je cherche quelqu’un à interviewer du collectif. Qui est-ce que je pourrais interviewer ? Excusez-moi, comme vous avez un micro, j’ai envie de parler.
00:32:15Audio
Pas forcément.
00:32:16David Dufresne
Pas forcément.
00:32:17Audio
Pas les questions.
00:32:18David Dufresne
En direct.
00:32:20Audio
On est en direct
00:32:23David Dufresne
Expliquez à ceux qui n’ont pas vu le début de la petite réunion, ce que vous faites ici, le danger qui vous menace, et pourquoi vous avez fait ce happening.
00:32:40Audio
On est ici parce qu’on a envie d’avoir le statut d’intermittent, parce que ce n’est plus possible de continuer nos métiers autrement. Les travailleurs de ce festival de cinéma enchaînent les CDD. Nos missions sont de nature intermittente, mais nous n’avons pas le statut d’intermittent. On enchaîne les différents festivals, on est mobiles et on n’est régis par aucune convention collective. Avec la nouvelle réforme de l’assurance chômage, qui va passer par décret début juin, on aura encore moins de droits et on va passer sous le seuil de pauvreté. Du coup, ce qu’on demande, c’est d’avoir le statut d’intermittent, puisque c’est la nature de notre métier. C’est pour ça qu’on se rassemble ici aujourd’hui.
00:33:21David Dufresne
Et vous tous, vous travaillez pour le festival de Cannes en ce moment ou pas ?
00:33:26Audio
Ici à Cannes il y a plein de gens qui travaillent pour des festivals qui se réunissent ici parce qu’il n’y a pas que l’officiel, il y en a la quinzaine. C’est un peu un point de rassemblement et c’est aussi l’endroit le plus médiatisé où on doit se faire entendre et puis surtout on est dans l’urgence vis-à-vis de ce décret qui arrive début juin.
00:33:45David Dufresne
Merci beaucoup. Avec plaisir. Alors, est-ce que vous pouvez me dire si le sommeil est toujours gris ou pas ? Et l’image est toujours bonne, si on est bien sur toutes les plateformes, je ne retrouve pas de camarades. Ah, c’est lui, je crois
00:34:20Audio
L’important, c’est d'être très présents pendant le festival. Actuellement, il y a une discussion entre le ministère de la Culture, le ministère du Travail et toutes les directions du Festival de Cannes. On négocie justement cette évolution. Ce qu’on demande, c’est que tous les salariés concernés puissent entrer dans le régime de l’intermittence et bénéficier des droits qui y sont liés. On est un secteur qui n’a pas accès à cette intermittence. On ne comprend pas pourquoi, parce que tous nos métiers sont intermittents par nature. Pour nous, il est donc logique que l’on puisse intégrer ce régime. Et, à travers toutes ces réformes qui ont lieu, on est le trou dans la raquette, l’impensé de ces réformes. En fait, on se rend compte qu’on n’a pas réfléchi à nous, comme on n’a pas réfléchi aux saisonniers, ni à plein d’autres métiers qui vont être touchés par ces réformes. Je pense que c'était vraiment important qu’aujourd’hui tout le monde prenne conscience qu’il y a des gens qui ne peuvent plus vivre de leur travail, qui ne peuvent plus exercer ces métiers. Et si on ne peut plus exercer ces métiers, ces manifestations-là ne pourront plus avoir lieu. Voilà. L’expertise que nous avons dans ce métier doit être prise en compte. Sinon, je trouve que ça va vraiment devenir très difficile pour les gens qui organisent ces manifestations. Pour la question de l’accès au régime, tout se joue au niveau des cotisations et du nombre d’heures de travail.
00:35:30Audio
En fait, c’est une seconde étape, en fait. La précarité,la gauche.
00:35:39Audio
C’est la manière dont on travaille. La précarité ce n’est pas notre métier !
00:35:47David Dufresne
Parce que vous entendiez les deux personnes, moi je les entendais pas par exemple. C’est vraiment la dèche.
00:36:00Audio
Tous les efforts, tous les efforts !
00:36:21David Dufresne
Pourquoi est ce qu' il est le monsieur ?
00:36:36Audio
Ça marche, non
00:37:22David Dufresne
Excusez-moi, c’est vous qui m’avez donné ça ? C’est ça ? Je vous en prie. Alors, vous m’avez donné ce livre, Tapis rouge et lutte des classes. Une autre histoire du Festival de Cannes, de Tangui Perron. Êtes-vous Tangui ? Vous êtes Tangui. Vous êtes donc à la CGT et vous êtes auteur et historien. — Historien. — Alors, sachez que, dans l'émission Au Poste, nous avons un délégué CGT qui est également écrivain. Il n’est pas là, mais Glaudioman, tu pourras écouter ce moment-là. Alors, cher monsieur, de quoi s’agit-il ?
00:37:52Audio
C’est un petit récit, un essai historique, de science politique ou un essai d’histoire ? C’est un essai d’histoire sur les origines du Festival de Cannes. En fait, pas tant sur 1939, même si je le rappelle. 1939, on commence à le connaître grâce aux travaux d’Olivier Loub, l’historien, qui avait montré que Cannes 1939 a été conçu comme une réponse à la mainmise des fascistes sur le Festival de Venise. — Ah, c'était ça ? — Oui, c'était ça. En fait, Cannes 1939 est l’un des derniers grands projets du gouvernement. Les socialistes ne sont plus là et les radicaux se penchent de plus en plus à droite. Mais il y a au moins un très grand homme qui reste au sein du gouvernement : Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936 à 1939. Lui a toujours été lucide et conscient du danger fasciste. Il pense donc Cannes contre Venise. Mais la guerre éclate et le Festival de Cannes n’a pas lieu en 1939. Ce que j'écris dans Tapis rouge et lutte des classes, c’est que le contexte est tout autre à la Libération, forcément. Le nazisme et le fascisme ont été vaincus et un immense espoir s’empare de la population, y compris dans le Sud-Est, une région qui a été très marquée. C’est pour ça que j’ai essayé de faire ce récit. La première personne élue maire à la Libération s’appelle le docteur Monticelli. C’est un antifasciste convaincu, un homme de gauche, un médecin d’un quartier populaire tout proche. Il est très populaire. Il est à la tête de la délégation provisoire à la Libération de la ville. Il a été dans les geôles fascistes, il a même été torturé. Il a été incarcéré en France et en Italie. Il revient, se fait élire maire et, tout de suite, il appelle la population à s’appuyer notamment sur la CGT pour reconstruire les jardins, les promenades, parce qu’on a besoin de main-d'œuvre. Il y a une espèce d'élan collectif qui fait que, dès 1945-1946, une partie de la population travaille, parfois bénévolement. Grâce à la CGT et au maire, on reconstruisait Cannes. Et puis surtout, le maire se lance dans une aventure, mais là il n’est pas seul : le Festival de Cannes 1946 et 1947. En 1946, on reprend le festival. Les ministres viennent, tous les ministres issus des différentes sensibilités de la Résistance : les démocrates-chrétiens, les communistes. Charles Tillon, qui est ministre, vient en 1946 et ça se passe très bien. C’est la première édition. En 1947, c’est déjà plus compliqué. Ça se tend, parce que les Américains sont réticents à ce qu’il y ait un festival à Cannes, puisque Venise est redevenue démocratique et qu’ils peuvent envoyer leurs films là-bas. En même temps, ils essaient d’imposer tous leurs films sur le marché français. Cannes va donc devenir un enjeu de négociation. Du coup, le mouvement ouvrier, en particulier la CGT et le Parti communiste, vont en faire une espèce de porte-drapeau du cinéma français et de la Renaissance. En 1946, c’est La Bataille du rail qui obtient l’un des grands prix, un film à la gloire de la Résistance des cheminots. On pense alors que tout est encore possible, surtout qu’on a une municipalité de gauche. Non seulement une municipalité de gauche, avec beaucoup de travailleurs et de syndicalistes au sein de la municipalité cannoise, mais aussi, ce qui serait encore plus surprenant aujourd’hui, un député communiste à Cannes-Antibes, Fourtalet, qui est horticulteur, et un autre député communiste qui joue un rôle très important : Virgile Barel, qui, lui, est Niçois. Il est non seulement député, mais aussi président du Conseil général des Alpes-Maritimes. Ces trois forces politiques, enfin ces trois élus, vont tout faire pour que Cannes 1947 ait lieu. Et il a lieu. Là, un palais est construit en quatre mois par les ouvriers. — C’est le palais actuel ? — Non, il a été rasé dans les années 1980. La CGT du bâtiment s’est beaucoup mobilisée pour que ce palais ne soit pas rasé, parce qu’il était beau. Il rappelait à la fois cette mémoire ouvrière. Mais cette mémoire ouvrière a été balayée. Bien sûr, il fallait un autre palais, plus grand, mais il ne fallait pas raser l’ancien. Celui d’aujourd’hui est très, très moche. Tout de suite, la population l’a appelé « le bunker », alors que l’autre était très élégant et aurait pu devenir un palais du cinéma. Mais, à cette époque-là, dans les années 1980, il fallait effacer cette mémoire ouvrière. — Votre livre couvre quelle période ? — Il part du discours de Justine Triet en 2023 et il revient sur cette déclaration où elle dénonçait le mépris affiché par le pouvoir de l'État, celui de Macron, à propos de la réforme des retraites. Cette partie de son discours a été comprise. En revanche, lorsqu’elle disait que son film était issu de la diversité culturelle que notre pays avait su défendre, cela a été, à mon avis, moins bien compris. Du coup, j’ai écrit ce petit livre aussi pour éclairer cette deuxième partie de son discours, en montrant qu’effectivement elle a raison et que la diversité culturelle en France, ainsi que les politiques d’aide au cinéma, ont été obtenues grâce à des mobilisations. Et Cannes 1947 fait partie de ces mobilisations. Cannes 1947 préfigure les grandes mobilisations syndicales, populaires et cinéphiliques pour la défense du cinéma français, qui aboutissent à la loi d’aide au cinéma, c’est-à-dire un système génial, absolument anti-libéral, où, sur chaque billet vendu en France, une taxe est prélevée puis réinjectée dans la vie du cinéma français. Ainsi, les blockbusters américains financent le cinéma français. Cela crée un système vertueux. Donc mon livre porte surtout sur l’après-guerre, la Libération, mais il essaie de faire le lien… — Est-ce que, dans l’histoire de Cannes, il y a évidemment l'édition de 1968, connue avec des cinéastes qui disent : « En mai 1968, on ne peut pas tenir ce festival alors qu’il se passe des choses partout dans le monde. » Mais entre la genèse que vous venez de brosser, 1968 et aujourd’hui, est-ce qu’il y a quelques dates importantes dans cette autre histoire, comme vous l'écrivez ? — Je suis spécialiste de la Libération, de l’après-guerre et du monde social. Après ce moment-là, il y a effectivement une date importante : en 1948, c’est la guerre froide. Et là, le maire, à qui aujourd’hui certains reprochent d’avoir trop fait pour le festival local, perd les élections en 1947. Cette mémoire est donc vite effacée, vite oubliée, et le festival devient une affaire d'État très protocolaire. La cinéphilie existe toujours, mais la gauche ouvrière a été balayée, en particulier à Cannes. 1968 va amener un renouvellement, mais il n’y a pas que cela. Dans les années suivantes, il y a des sections parallèles, le protocole change, un souffle nouveau traverse aussi le festival. C’est là que René Vautier obtient le Grand Prix pour Avoir vingt ans dans les Aurès, par exemple. Il y a donc aussi des moments de cinéphilie engagée. Et puis il y a quelques autres dates importantes : les mobilisations des intermittents, mais aussi, dès 1997, la solidarité des professions du cinéma avec les sans-papiers. Oui, il y a encore quelques dates rouges. — Des dates rouges. Donc vous êtes de la CGT Spectacle et vous êtes là pour la manifestation. Est-ce que vous êtes aussi à Cannes en tant que festivalier ou travailleur ? — Un peu tout à la fois. J’ai surtout été invité par la Fédération CGT Spectacle et par le très beau festival Visions Sociales de la CCAS, à La Napoule, pour présenter ce livre. Nous avons également fait une conférence de presse au Palais des Festivals avec Sophie Binet, puisque la CGT est toujours membre du conseil d’administration du Festival de Cannes. On ne le sait pas forcément, mais depuis la Libération, en raison de son investissement et de sa représentativité, elle siège au conseil d’administration. Je suis donc venu pour accompagner ce livre, participer aux manifestations en tant que citoyen, en tant qu’historien et en tant que cinéphile. Je vois pas mal de films. Cette année, la sélection est exceptionnelle. — Ah, c’est ça, il paraît ! Et donc ça m’amène à une dernière question. Moi, c’est la première fois, réellement, que je suis le Festival. — Et je trouve que c’est ce que le cinéma peut proposer de plus à droite, en fait. Je trouve que c’est extrêmement bourgeois, extrêmement riche, opulent. Là, je parle vraiment des marches, des BMW, du bilan carbone catastrophique… — Parfois, c’est obscène. C’est la vitrine la plus obscène du capitalisme. — Et les yachts ! Les yachts, c’est le pire de tout. L’année dernière, Extinction Rébellion a fait une belle action en bloquant, avec Méditerranée en danger, les yachts et tout ça. Il faut continuer à protester contre cette obscénité et contre les deux lames des ciseaux qui s'écartent entre les précaires et cette opulence. Parce qu’il y a énormément d’argent à Cannes. C’est très mal réparti. Mais ça crée de la richesse. Du coup, il y a quand même des braises rouges qui sont intéressantes et sur lesquelles il faut souffler. Il y a ce petit livre qui rappelle cette histoire. Mais surtout, il y a les cheminots cinéphiles qui sont à Cannes-La Bocca, dans une colonie de vacances, de manière très populaire, et qui remettent un prix, le Rail d’or. Il y a Visions Sociales, dont je parlais. Il y a ces travailleurs précaires qui se mobilisent. Il y a aussi un peu de cannois et de travailleurs. Donc c’est un mélange de tout ça. Cannes reste intéressant pour ça.
David Dufresne
[00 :4 :7] Merci beaucoup, Tangui. Vous avez passionné le tchat. Est-ce que je peux le garder, le bouquin ? — C’est cadeau. — Ah bah, c’est cadeau ! Merci beaucoup. Tapis rouge et lutte des classes. J’y ai regardé, il est sorti en avril. Tangui Perron, Éditions de l’Atelier. Les coordonnées ont évidemment été mises par Euryale tout à l’heure dans le tchat. C’est génial, c’est super. Merci beaucoup.
00:47:13Audio
Ah c’est vrai, bonne chance ! C’est un peu mignon.
00:47:17David Dufresne
Ma chère Euryale, je pense que le nom de ton commis de révéler, pour l'émettre comme invité, sur auposte.fr, voilà bonjour à tous, ce qui déboule, on est à Cannes, allée de la liberté, à 150 mètres du palais du festival, où se tient un rassemblement des précaires des festivals. Le collectif s’appelle « Sous les écrans la dèche » et en fait le mois de juin doit passer un décret qui ferait en sorte que ces gens qui travaillent dans les festivals de cinéma n’auraient plus de statut et qu’ils restent sous le seuil de pauvreté. Ils réclament un statut d’intermittent du spectacle puisqu’ils sont intermittents dans le spectacle Alors, ma chère Euryale, je le redis, tout ça pour que je le dise plusieurs fois, c’est dingue. Ma chère Euryale je pense que le nom de Tangui, comme celui de Rémi Lainé on peut les mettre dans les invités. Quel est le niveau de la connexion ? Je vais faire des petits essais de son. Ou est-ce que vous voulez que j’aille vous montrer des yachts, après la CGT ? Quelques yachts ? La CGT, il n’y a pas que la CGP. Du nom du quartier. Est-ce que vous pouvez me dire comment est la connexion, son/image C’est génial. Excusez-moi, je voudrais un petit café s’il vous plaît. Un petit café ? Oui, merci. Le café, il est à 1euro 60. Par contre, il faut que je sorte la batterie de secours. Pas dans la journée. Les amoureux du Nutella, regardez, c’est beau ça, non, c’est magnifique. Voilà l’amour, l’amour ! Vous parlez français ? Non. So I say the love.
00:51:28Audio
L’amour, je vous montre de l’amour.
00:51:36Audio
Allô ! Allez, je remets la…
00:51:44Audio
Have a good day ! You too !
00:51:57David Dufresne
C’est comme vous le coup de feu, vous voyez ? Je peux vous interviewer monsieur ? Ah génial, vous êtes cannois monsieur ?
00:52:05Audio
J’habite au Canet mais au moins je suis cannois de cœur, ça fait des années qu’on travaille dans cette belle ville.
00:52:12David Dufresne
Et recommencer cette année le festival. C’est bien, il y a du monde.
00:52:15Audio
C’est un peu particulier parce que c’est des temps du temps. Le temps a été globalement bon à part les deux premiers jours. J’ai pas d’abri, donc dès qu’il pleut, on n’a plus personne. Et dès qu’il fait beau, et que ça tient, on travaille, il n’y a pas de soucis. Pour moi, c’est bien.
00:52:31David Dufresne
On m’a dit qu’en fait c'était le festival de l’immobilier qui rapportait le plus d’argent à Cannes, c’est vrai ça ou pas ?
00:52:37Audio
Je ne sais pas, je ne suis pas vraiment dans les chiffres. Je fais des sandwichs. Mais c’est vrai que c'était un très beau festival qui permet à beaucoup d’entreprises cannoises de vivre. C’est ce qu’il y est, l’immobilier avec ses dépôts et ses qualités. Mais de l’autre côté, ça nous fait vivre. Il ne faut pas l’oublier. Ça fait vivre les petites gens. Voilà.
00:53:03David Dufresne
Super. Je veux bien m’abonner. Vous voulez m’habiller ? Je connais les canois. Ah oui. Parce que les américains ils vous laissent des pourboires à n’en plus finir. Parce qu’ils ne savent pas qu’ici… Non c’est vrai ?
00:53:17Audio
Non, non, les gens, vous savez les gens ils changent de l’argent, ils ne sont pas comme ça.
00:53:21David Dufresne
Vous savez comme aux Etats-Unis, je vais laisser ça dessus.
00:53:26Audio
Alors je crois que les pensées sont concrètes.
00:53:29David Dufresne
Ouais, et ça c’est fini. Même pour les riches russes.
00:53:32Audio
Ça a toujours été cyclique. Si vous regardez l’histoire de la Côte d’Azur, on a eu les Anglo-Saxons, avec l’engouement qu’ils ont, à la fin, contribué à créer Cannes. Vous avez eu aussi, après, les Russes blancs. Ensuite, il y a eu le retour des Anglais. Puis les Américains après-guerre. Après, on a eu aussi les Saoudiens, puis les Qataris. On a toujours eu ces vagues successives. — Et là, en ce moment, c’est qui ? — Je ne sais pas. À mon niveau, c’est un peu différent. Ce sont surtout les gens du peuple qui vous font travailler.
00:54:05David Dufresne
Vous, votre truc, c’est de lutter là, quoi. Votre truc, c’est de lutter là.
00:54:09Audio
Et moi, mon truc, c’est de faire plaisir. C’est ça, mon… Mon truc c' est de faire plaisir et que les gens reviennent. C' est ça qui est intéressant, c est pas de mettre mon but là dans la clé.
00:54:18David Dufresne
Merci beaucoup.
00:54:18Audio
Je vous en prie, au revoir.
00:54:26David Dufresne
… Vous me dites que c’est moi bon alors attend, déjà il va voir un truc, hop, là c’est un peu compliqué de marcher avec la batterie et le café, le café il est là, attend je vais faire ça pour Euryale on va faire une petite photo pour
00:55:00Audio
Pardon, c’est moi.
00:55:06David Dufresne
Cliquez là pour le Super yacht
00:55:08Audio
Ou est-ce que ça va ?
00:55:27Audio
C’est à vous de croire.
00:55:35David Dufresne
Allez, je vous fais une petite visite du Yacht après ce camp de gauche. J’ai fait une demande figurez-vous, j’ai fais une demande, je ne sais pas pourquoi, j’sais pas pourquoi.
00:55:53Audio
Merci à vous. À plus au monde, à l’hôpital, j’ai eu à 37 ans.
00:55:59David Dufresne
Ah, attends, je vais faire un truc, là. On va prendre un truc, on va voir ce que c’est. Bon la police municipale veille, la police municipal ici elle est massive, massive Non, 1,60 €. 1,60 €.
00:56:36Audio
Non, non, non !
00:56:47Audio
Vous allez voir, c’est très très tôt,
00:57:00David Dufresne
J’ai fait une demande, on verra s’il s’est accepté pour aller dans les coulisses de, dans le studio et là, les grandes lumières.
00:57:13Audio
Attention, il y a des mignons dessus ! Un, deux, trois ! Un, un, deu
00:57:54David Dufresne
Alors, à propos de la CGT, est-ce que vous savez que figurez-vous que Sophie Binet est convoquée à Au Poste. Je n’ai pas la date, mais je ne doute pas qu’Euryale va la trouver dans une seconde. Sophie Binet sera à Au Poste pour un petit livre. C’est tout simplement le programme du CNR, du Conseil national de la Résistance, réédité et préfacé par Sophie Binet. On en parlera avec elle pendant normalement une heure, une heure et demie. Je n’ai pas la date, le 27 mai, donc c’est la semaine prochaine. Là, on met le paquet avant l'été. On a également Olivier Besancenot qui doit venir. Alors, il va y avoir Philippe Poutou, mais ce n’est pas impossible qu’il soit retenu : il est en campagne en Belgique. Il y a Manuel Bompard qui va venir aussi. Si vous découvrez Au Poste, sachez que notre quartier général, notre raison d'être, c’est le site auposte.fr, où vous allez pouvoir trouver tout notre travail archivé, avec des articles, des rubriques et toutes les vidéos disponibles gratuitement. Le principe, c’est que les donateurs font en sorte que tout le monde puisse accéder à tout moment aux rediffusions. Les dons permettent de régler, en premier lieu, les salaires, les cotisations, le matériel, les déplacements, les déplacements des invités et le reste. On a effectivement Thomas qui va venir pour parler des villes sous surveillance. Manuel Bompard, je ne sais plus si je vous l’ai dit. Il y a eu un peu de crise entre LFI et nous, toi et moi. Et puis on a retrouvé Manuel Bompard, pendant une heure et demie. Alors, pour les questions, le mieux, c’est que tu viennes sur la boucle Telegram d’Au Poste ou que tu viennes en direct, puisqu’on remonte les questions. Oui, cette année, les hôtesses de Cannes se sont mises aux couleurs d’Au Poste. C'était une demande très forte de notre part. Voilà, ici, pour les accréditations. Donc voilà, le bunker est là, d’un côté le casino et, juste de l’autre côté, les marches. Attendez, je remonte. On va faire tout ça si on ne filme pas.
01:01:42Audio
Bonjour ! Ça va
01:01:53David Dufresne
Donc voilà, on y est. Ça, c’est ceux qui sont venus aux yachts, au festival. Le yacht d’Au Poste est là, mais on l’a prêté. Et donc, on va pouvoir regarder les emblèmes. Où est-ce que c’est ? Joli ! Ah bah mince, tiens, regardez, il y a toutes les bagnoles qui arrivent, là ! Oh là ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Donc là, par exemple, ce yacht-là, je ne sais pas où il est enregistré. Il y a un petit pavillon à l’arrière, là. Ce petit pavillon, c’est quoi ? Ce n’est pas très visible, hein ? En fait, ils cachent leur petit pavillon, c’est assez rigolo. Vous voyez, ici, sur celui-ci ? Donc ça, c'était l’Union Jack, dans le coin rouge. On a appris l’autre jour que ça symbolisait la marine de plaisance. Mais en fait, ce qu’il faut regarder, c’est le petit pavillon qu’on voit en bas. Et là, on voit le pays dans lequel le bateau est enregistré. Ah bah là, c’est simple, c’est le Groenland. Voilà. Et ici, c’est Malte. Attendez, on ne va pas faire le tour des paradis fiscaux. Alors là, ce sont les voitures qui arrivent, qui repartent. Les voitures des stars.
01:03:57Audio
Moi, je vois rien.
01:03:59Audio
David, David, je te croise en l’air, David ! Bonjour Vincent ! Salut Vincent ! R
01:04:24Audio
Ah, il y a la voiture !
01:04:26David Dufresne
Allez la voiture ! Vincent !
01:04:28Audio
Allez, la voiture !
01:04:30David Dufresne
Je vous remercie.
01:04:31Audio
C’est ça !
01:04:32David Dufresne
Cassez-le. Ah bon ?
01:04:38Audio
Ah ouais, casquette !
01:04:44Audio
Ah oui, d’accord !
01:04:48Audio
J’ai vu il y a 2-3 ans et c’est pareil. Vincent ! Vincent ! Même pas bonjour à la voiture.
01:04:55Audio
C’est pas à cause de ça, mais c’est le temps. Ça va pas, c'était grâce à vous, c’était pas grâce à nous. Bah oui. À sûrement. Merci.
01:05:06David Dufresne
Toute l'équipe s’il vous plaît !
01:05:08Audio
C’est bon, on va le filmer !
01:05:10David Dufresne
S’il vous plaît, s’il ne vous plaît pas, vous pouvez le faire.
01:05:15Audio
C’est bon !
01:05:16David Dufresne
Nous sommes ensemble, s’il vous plaît !
01:05:19Audio
C’est fini !
01:05:26David Dufresne
Un bel objectif ! Qu’est-ce que t’en veux, lui ? Alors ça, je ne sais pas quel pavillon c’est. L’autre jour, on était venus un soir et j’ai rencontré quelqu’un qui m’a expliqué un métier à Cannes. Vous voyez, celui-là est immatriculé au Luxembourg, celui-là est immatriculé à Jersey. Et donc, moi, j’ai appris un truc que je ne savais pas : en réalité, il ne faut pas mettre ses chaussures sur les bateaux. Il y a donc des boulots ici, c’est vraiment des boulots à la con : gardien de chaussures. C’est-à-dire que tu es là, tu passes ta soirée pendant que les autres mangent, dansent, bouffent, font tout ce qu’ils veulent, et toi, tu es là à garder les chaussures de marque, dans des malles ou même parfois à même le sol. Voici donc le Festival de Cannes 2024 : haute protection, avec des agents de sécurité privés et des CRS.
01:06:48Audio
Ça y est !
01:07:04David Dufresne
On se pose toujours du côté des forces de l’ordre. Oui, oui, juste il y a des voitures. Ah, formidable ! Voilà les stars qui sortent. On ne tirait pas sur les voitures. Et voilà, BMW est le partenariat officiel. Non, le son est bon, ce sont des voitures à l’exception. Et là c’est fini. Excusez-moi, vous avez l’air d'être connaisseurs. Oh non ! Les gens qui arrivent ici, qu’on a vu casser les toux, en fait qu’est-ce qu’ils foutent ?
01:08:12Audio
C’est la montée des marches de la veille qui repasse le lendemain. Qui sont passés vers ça, ils vont me faire le photo cal
01:08:23David Dufresne
Ah d’accord. Parce que là, on est d’accord, ce sont des petites marques de rien. Ah oui, c'était l’interview de la télé. Et vous, vous êtes de Cannes ou pas ? — Non. — Vous venez souvent ? — Oui, ça fait dix ans quand même. — Et alors, il est comment, le festival ? — Je ne veux pas passer, si vous filmez. Ça n’intéresse pas. Vous voulez filmer les autres ? — Ce n’est pas grave, on a notre information. Alors, continuons la chasse aux pavillons. Voici donc le Luxembourg, qui vous propose le yacht Sud. Nous avons Jersey, qui vous propose le Dolce Vita II. Au moins, c’est un nom de cinéma. Ça, je ne sais pas ce que c’est comme pavillon. Ensuite, nous avons le magnifique Satin, avec deux ponts, vous voyez, même trois, qui est immatriculé au Luxembourg. Voilà. Celui-ci, je ne connais pas ce drapeau. Je ne connais pas ce drapeau. Je ne connais pas ce drapeau. Eh oui, tu veux des paradis fiscaux… Bon, voici le bateau d’Arte. On m’a dit : « Non, on ne dit pas que c’est un yacht, on dit que c’est un bateau. » L’autre jour, il y avait CNC, YouTube, Arte. Là, il n’y a plus qu’Arte. Secret Life. On avait regardé, on avait enquêté : il est immatriculé en Angleterre, donc il n’y a pas de paradis fiscal. Alors celui-ci, là, il est privé. Vous voyez encore les paniers à chaussures. Moi, je vous assure que j’ai découvert ça hier, je n’en revenais pas. Et là, tu as le gars qui est assis, qui surveille les chaussures pendant que les gens montent sur le bateau. Alors là, on fait le tour par derrière. Donc ici, c’est immatriculé en Grèce. Malte, Malte, Malte. C’est joli, hein ? Bon, La Valette, ça doit être Malte, en fait. Je vois là : La Valette, Malte. Ça doit être gênant d’avoir un yacht et de te faire filmer par tout le monde comme ça. On ne s’en rend pas compte, mais ça doit être gênant. Voilà. Non, non, je ne veux pas m’infiltrer. Non, non, ce n’est pas M6, c’est Au Poste. Et si on en profite, on montre l’envers du décor. C’est ici qu’il y a tout le bazar des bagnoles. C’est un ballet pas possible. Et là, je ne peux pas avancer. Ah bah si, on peut avancer là ! Ah non, non, on ne va pas y aller. Il faudrait une accréditation pour passer là. Cette année, ni badge ni accréditation parce qu’en fait, je n’avais pas pensé qu’on irait à Cannes et, quand j’ai fait la demande, c'était trop tard. Donc, je vous le disais, hier, je suis allé voir le film d’Antoine Chevrollier, La Pampa. Très joli film, très beau film, une histoire d’amitié entre deux adolescents autour d’un terrain de motocross dans la région d’Angers. On avait prévu avec Antoine que, s’il avait le temps, on ferait un petit live, mais je crois qu’il quitte Cannes aujourd’hui, donc je ne suis pas sûr que ça se fasse. On fera ça au moment de la sortie. Est-ce que, Euryale, tu peux me donner des nouvelles de l’image, s’il te plaît ?
01:14:04David Dufresne
On a déjà une table ouverte pour les CRS en leur demandant si c'était pour eux. Voilà, là, on voit bien le drapeau. Vous voyez le drapeau ? En fait, il y a le grand pavillon rouge avec l’Union Jack dans le coin supérieur gauche et, en bas, vous avez parfois un signe. Ce signe, c’est le pavillon d’immatriculation. Et donc là, c’est Jersey, dans les îles Anglo-Normandes, un paradis fiscal. Merci beaucoup. Oui, oui. On leur a demandé si c'était une promotion d'être là et il y en avait un qui se plaignait. Il disait : « Non, moi, je préfère être dans les cités. » Je lui ai demandé pourquoi et il a répondu : « Parce que moi, je suis rentré pour l’action. » C’est dingue. Bon, allez, est-ce qu’on s’arrête là ? Est-ce que vous voulez que je continue ? Vous voulez que je vous montre quoi ? Si vous découvrez Au Poste, sachez qu’en règle générale, nous recevons des invités de toutes sortes : des historiens, des historiennes, des juristes, des avocats, des écrivains, des sociologues, des chercheuses et des chercheurs. Vous pouvez aller voir sur le site auposte.fr. En trois ans, on a reçu plus de 500 invités.
01:15:40Audio
Je suis désolé, pourquoi ils font un reportage ? Pourquoi ?
01:15:46Audio
Nous avons un film appelé Black Dog, je suis l’acteur Eddie Payne et c’est le co-star de Black Dog où tous les films sont sélectionnés dans un certain regard. Ah, c'était comme ça ? Oui, alors s’il vous plait, supportez-le, c’est un bon film. C’est une histoire universelle sur un homme et un doigt. Vous savez, une réflexion de l’un avec l’autre, des combats et finalement, une salvation pour les deux. Ok, ok.
01:16:16Audio
Et j’adore votre short, qu’est-ce que c’est ?
01:16:18Audio
C’est une LV. LV ? LV, comme Louis Vuitton ? Louis Vuiton. Ok, merci. Merci beaucoup.
01:16:29David Dufresne
LV ! Ah, c’est beau, la vie ! LV, je n’avais jamais pensé à ça : L.V. Il y a un truc que je ferais bien, si vous avez un quart d’heure, c’est d’aller à un endroit où ça a merdé l’autre jour pour voir si on tient la connexion. Voilà. Je peux vous dire que savoir que ça marche bien, ça me remplit de bonheur. Donc, si je me permets de filmer à la sauvage comme ça, c’est qu’ici les gens sont là pour se montrer. D’ailleurs, la plupart sont assez contents d'être filmés et que nous sommes dans un espace public. Alors voilà, là, on va s’approcher de ce que les flics appellent « le haricot », parce que c’est un endroit qui ressemble un peu à un haricot.
01:18:18Audio
Alors, tu n’as pas le droit de filmer ! Ah le circuit c’est très beau
01:18:52David Dufresne
L.V. Je n’ai jamais pensé à ça. L. V. Louis Vuitton Donc voilà, c’est ça le haricot. Vous voyez, ça ressemble à une forme de haricot. Et en fait, c’est là que passent les bagnoles. Elles arrivent par là-bas, elles s’arrêtent devant les tapis rouges. Alors ça c’est tapis rouge du pauvre, tapis rouges d’une autre salle, quelle chaleur ! Est-ce que vous pouvez me dire si les interviews, vous les entendez bien ? Parce que c’est avec un autre micro. Voilà, là on est en pile dans le haricot. Normalement le haricot, on n’y a pas accès évidemment au moment de la montée des marches, etc donc on est parqué ici.
01:20:06Audio
Merci beaucoup !
01:20:20David Dufresne
Donc là, vous voyez, c’est en forme de haricot. Les bagnoles arrivent ici et les plus habitués, les plus semi-professionnels, ont carrément installé leurs escabeaux. Les escabeaux sont souvent nominatifs : il y a le nom de leur propriétaire dessus. C’est cadenassé pour ne pas qu’on vous le vole. Philippe, Dora, Daniaka, Florence… Vous voyez, c’est une forêt. Ça, j’adore. C’est une forêt d’escabeaux face à ce machin. Bonjour, monsieur. Vous pouvez me dire quelle matière c’est ? — Non, pas du tout. — Vous ne savez pas ? C’est du feutre ? — Oui, on peut dire de la feutrine, à peu près. — De la feutrine ? Bon courage ! Pas tous les jours !
01:21:45Audio
Et à l’intérieur, quand ils font les séminaires ou des trucs comme ça, ils vont les remuer souvent, oui, souvent ils les remuent parce qu’il faut qu’elle soit propre. Là, il vont passer l’aspirateur avant qu’ils puissent les voir,
01:22:02David Dufresne
Je peux vous interviewer, je peux vous filmer ? Oh non ? Et dites-moi, vous venez souvent ? Non, on ne vous filme pas là, vous voyez, ça ne filme pas C’est plus très bien ? Pourquoi ?
01:22:30Audio
Moi, peut-être pour les touristes.
01:22:35David Dufresne
C’est aller-t-il pas ?
01:22:37Audio
C’est possible, puisqu’on met pour tous les séminaires.
01:22:40David Dufresne
C’est ça ? Et vous, vous les avez montés déjà les marches ? Même pour le compter on ne sait quoi.
01:23:00Audio
Non, non, non mais les enfants, pour les jeux, pour les enfants ou des trucs comme ça. Ah, voyez. Oui, oui, oui. Non, il y a des pays, il n’y a pas plein de trucs. C’est sympa, non.
01:23:17David Dufresne
Voilà, là les gens ils sont déçus dans le tchat, ils pensaient que c'était de la soie. Il y en a d’autres qui disent « Ah, ils marchent sur des tapis communistes ! »
01:23:24Audio
Non, c’est de la feutrine
01:23:26David Dufresne
C’est d’infiltrer avec un peu de plastique. N’empêche, elle a l’air difficile à installer.
01:23:36Audio
Merci Mesdames, bonne journée !
01:23:42David Dufresne
Voilà, donc ici les escabeaux, enfin Chanel Dior.
01:23:50Audio
C’est pas mal, c’est ça ? Oui, c’est bon. C'était un piège commun. Lumières, caméras, action ! Le Festival de cinéma de Cannes a eu une grande expectation avec des films que tout le monde attendait, mais on a senti un voyage monumental, une trompette de terre, la résurrection d’une légende d’un ciné italien.
01:24:13Audio
C’est là d’accord.
01:24:15Audio
C’est ça, là.
01:24:23David Dufresne
Merci beaucoup,
01:24:27Audio
Tapis volant. Vous avez vu le tapis volant ?
01:24:33David Dufresne
Voilà, la prochaine montée, c’est dans trois heures. C’est très sympa !
01:24:59Audio
Rémi, t’as envie d'être là, oui ? Une fois par semaine, je pense.
01:25:10David Dufresne
Oui, pour vous, pour les photographes.
01:25:20Audio
Je n'étais pas dans le mouvement. Oui, bien sûr. C’est incroyable.
01:25:26David Dufresne
Tu veux un autre ?
01:25:28Audio
Non, il faut que j’aille à l'écran.
01:25:31David Dufresne
C'était horrible.
01:25:39Audio
Ok !
01:25:40Audio
Et c’est le moment.
01:25:41Audio
Ok Ok Daniel, thank you.
01:25:47David Dufresne
Je lis très vite ! Voilà, donc c'était Daniel qui me montrait ses photos souvenirs prises depuis le tapis rouge. Ah ouais, non mais je comprends, regardez, c’est vrai que c' est dégueulasse. Au bout d’une semaine, c est vraiment dégueulasse, non, non c' est vrai, il faut changer ça, je suis d’accord, on dirait le studio d’auposte.. C'était très dur, non ? Ils doivent changer ça. Qu’est-ce que vous en pensez ?
01:26:25Audio
Moi ! Je ne sais pas !
01:26:33David Dufresne
Alors, le tapis rouge, j’ai vu quelques films. J’ai vu La Pampa. On a fait un certain nombre de lives. Hier, avec un réalisateur palestinien qui avait planté une tente semblable à celles des réfugiés palestiniens pour présenter un projet qui s’appelle From Ground Zero. C'était assez curieux, assez étrange comme contraste entre cette tente, avec un drapeau de l’ONU, et le reste du festival. Ça, ce sont des gens qui travaillent sur les marches et qui, entre deux cérémonies, viennent se reposer à l’ombre des arbres. Donc, ce réalisateur palestinien, avec qui on a conversé une dizaine de minutes, nous a expliqué son projet : 22 courts métrages — documentaires, films d’animation et films expérimentaux — qui sont en train d'être réalisés en Palestine. Alors, tout à l’heure, le yacht, là-bas, c’est là qu’on a été refoulés et que le gars m’a dit qu’il fallait une accréditation. Donc, on a fait tout le tour. On est passés devant le Palais des Festivals, le tapis rouge qui est par là, puis on est revenus par ici. Je continue à marcher. Allez, je vais vous montrer quelques plages privées. Ça, ce sont des accès à des salles. Ici, ce sont des pavillons internationaux. Le premier, c'était Singapour, puis la Thaïlande, l’Ukraine. J’y vais aujourd’hui. La Hollande. Et ça n’arrête pas. Alors là, en fait, on fait un petit test. Donc voilà, on a vu Rashid Masharawi, le cinéaste palestinien. Vous pouvez retrouver son interview sur auposte.fr. Cette plage privée, jusqu'à hier, c'était une plage Microsoft. Là, c’est la plage du Majestic. Ah oui, je vais peut-être quand même vous montrer le Majestic derrière. Je n’y ai pas encore été. Le soir, quand la nuit tombe, c’est plus sympa ici.
01:30:14Audio
Voilà.
01:30:18David Dufresne
Donc le Majestic, un des hauts lieux des stars, est là. Vous ne le voyez pas très bien parce qu’il est un peu loin, mais il est tout recouvert aux couleurs de Mastercard, puisque Mastercard est le sponsor officiel. Bon, alors attendez, je vais un peu plus loin. Je vais là où ça avait merdé l’autre jour pour voir si la connexion tient mieux. En même temps, là, il y a moins de monde. Mais si c’est le cas, c’est vraiment génial. Ça veut dire que les prochains lives de manifs et tout, on tiendra la connexion. Est-ce que les interviews… Alors, quand les gens ne sont pas dans le champ, le micro étant directionnel, logiquement, on les entend moins quand ils ne veulent pas être filmés. Mais ceux qui sont face caméra, que j’interviewe, est-ce qu’on les entend ? Est-ce que vous les entendez ? Ah oui, super.
01:32:02Audio
Je n’ai pas de set-up,
01:32:10David Dufresne
Alors, dans la boutique, ça avait commencé à merder un peu, on va voir si ça marche.
01:32:21Audio
Je vous remercie.
01:32:28David Dufresne
À ne pas aller à Au Poste. Boucle d’oreille, boucle de sapin… Je voudrais vous montrer un truc que j’adore, si je peux dire. Pardon. Voilà, ce que j’adore, c’est ça : le jeu de cartes. Regardez, c’est d’un mauvais goût extraordinaire. Toutes les cartes sont dorées. Hop, masque ! « Plus de 14 ans ». Pourquoi plus de 14 ans ? « Prestige » ! Pourquoi faut-il avoir quatorze ans pour acheter ça ? Bon, bref… Alors, tu les trouves jolies, toi, Euryale ? Elle va dire… Alors, est-ce que ça a tenu ? Est-ce que ça a tenu ?
01:35:05Audio
Oui, très bien.
01:35:08David Dufresne
C'était un peu plus loin encore, les problèmes de connexion. Là au poste mobile, ça y est, on l’a trouvée, regardez, c’est génial !
01:35:34Audio
Là-bas, là.
01:35:36David Dufresne
Ah c’est peut-être ça le commentaire. Excusez-moi, pouvez-vous filmer ?
01:35:46Audio
Oh, yes.
01:35:46David Dufresne
C’est juste comme ça, et je voudrais que vous écriviez auposte.
01:36:04Audio
Thank you.
01:36:04Audio
Vous êtes bienvenu, on se revoit dans une autre vie.
01:36:11David Dufresne
C’est lui le chef. Je ne sais pas, ce n'était pas forcément hyper cher.
01:36:39Audio
J’avoue.
01:36:42David Dufresne
Je vous ai dit, la police municipale, ici, elle est… Bon, allez, je vous emmène sur la plage de Cannes. Allez, allez ! Allez, je suis sympa. Alors ici, le soir, à mon avis, c’est la plus belle salle de Cannes. Je vais vous montrer : il y a un écran géant et 1 000 transats, je crois. Ils sont là. Normalement, on ne traverse pas les plages, mais je vais faire vite. Vous voyez, ici, c’est un écran qui se déploie. Voilà, il est replié là-haut, le blanc. Et là, juste devant, vous avez des rangées et des rangées de transats. Ici, il y a le projecteur. C’est vraiment la grande classe. Allez ! On va continuer à avancer. C'était au niveau du Martinez que ça avait merdé. Voilà. Et donc là, vous êtes sur la Croisette. Le soir, c’est plus sympa. Alors par contre Euryale avec celui-ci, je n’ai pas la possibilité, avec cette configuration, de faire des photos pendant le live. Ce qui veut dire que les images sont uniquement celles du live. Merci, Pierre. Donc voici toutes ces plages privées. Ce sont des plages exploitées par des établissements, souvent les hôtels qui sont en face, et qui sont louées à prix d’or pendant le festival. Vous voyez, on ne voit quasiment plus de sable. Il y en a un tout petit peu devant, vraiment juste pour dire que c'était une plage. Là, c'était un peu plus loin. Ça me fait plaisir, les modos, vous êtes tranquilles. Oui, c'était à peu près par ici… Non, là, c’est plus loin. Non, c'était plus loin. On va peut-être essayer d’aller sur la plage de Nespresso. On ne leur dit pas qu’on filme. Le menu est à 80 balles. Oh, putain ! Ah, c’est fermé. Ah mince ! Allez, je fais une photo. Mandarin Oriental… Magnifique, magnifique. C’est payant pour accéder à la plage ? Ah, c’est les transats. Là, je peux y aller.
01:42:23Audio
Ok, merci.
01:42:27David Dufresne
Je ne ferais pas ça souvent les amis, je ne vais pas filmer les gens quand même, je vais attendre de passer. On ne va pas demander de sciever là quand même. Voilà, d’accord. Plus de risques pour vous. C’est bien parce qu’avec tous ces coups légers qui m’acharnent, on va me faire piaffer. C'était François Perrange. On passe dans la foire au Poste vous offre le festival de Cannes comme vous voulez. Regardez le nouveau studio de Boston, il est là devant vous, extraordinaire. Il est là devant vous
01:43:57Audio
Alors, à tout !
01:44:26David Dufresne
Non, je suis dans un photo booth ! Non, je l’ai refait. Je l’avais refait pour vous. Voilà, au poste !
01:44:54Audio
Et là, j’ai tweeté en plus, à la vache, 3, 4, start ! Ça, tchao !
01:45:07David Dufresne
Ah merde ! J’ai bougé ! J’ai bougé. Dès que la technique fonctionne, je rigole trop là, ça va pas, allez si ça va, I love it ! Ah, mon adresse, David, ah non, non, attends, adresse poubelle. Ah, je pensais qu’ils m’enverraient comme ça, moi, que ça me déprimerait. Je suis un peu déçu. Oui, je veux l’imprimer.
01:45:59Audio
Voilà !
01:46:03David Dufresne
OK. Je pense que ça sent là. Moteur, bonjour ! Bonjour ! Elle est orange ! C’est ça pour l’avenir ? C’est bon.
01:46:37Audio
C’est bon, là.
01:46:47David Dufresne
Ah ah ah ah Je vous dis, quand ça marche, la technique, moi je suis en forme. Donc là, c’est 80 balles le repas, non ? Merci, comment vous trouvez la photo ? Elle est très bien ? Merci beaucoup !
01:47:23Audio
Au revoir.
01:47:28David Dufresne
Oh mince, ma photo ! Misère. Non, il faut que je la tienne. La vache ! OK, voilà ! Voilà, les amis. Donc voilà, ça plantait ici, mais j’ai l’impression que ça tient. C’est toujours impossible de reproduire exactement la même configuration de bugs. Alors, la plage du festival. Voilà, c'était à peu près ici. Cadeau ! Eh oui ! Elle est sur la Croisette ! Bon, écoutez, c’est à peu près ici que ça avait merdé. C'était au niveau du Carlton et, là, on dirait que ça tient. Alors, je vous montre, les amis, et après on se casse. Après, repos. Voilà, on a plein d'émissions à préparer. Alors, peut-être qu’il y aura une toute petite émission avec Antoine Chevrollier dans la journée. Ce n’est pas sûr, si jamais il peut. Bonjour ! Vous êtes magnifique. Quel est votre prénom ? — Je n’ai pas le temps de vous le dire. — Vous n’avez pas un moment ? Alors, je n’ai pas pu avoir celle-là.
01:50:36Audio
Bonsoir.
01:50:38David Dufresne
Que j’aime beaucoup, ici, j’ai repéré ça hier, au Carlton, c’est l’horloge. Vous voyez ? Eh oui, ce n’est pas une montre, c’est une horloge Rolex. Wouh ! Attention je suis en direct Arrête, comment vas-tu ?
01:51:13Audio
C’est un peu chouette.
01:51:15David Dufresne
Juste le t-shirt, tant que je ne peux pas ! Regardez qui est devant le Carlton qui sort du Carlton, qui sort de lui ! Non, c’est pas vrai, ça
01:51:24Audio
Ça va bien ? Ça va et toi ? Aujourd’hui, il y a une journée Palestine au pavillon algérien. Il n’y a pas de pavillon palestinien, et là, c’est mon ami Omar Ramal, c’est un réalisateur palestinien.
01:51:42David Dufresne
Oui, hier j'étais à l’opération ground zero.
01:51:51Audio
Vous étiez là ? Je suis là, sous la tente. Oui, c’est ça. Vous avez regardé la première vidéo ? Oui, oui. C’est un très bon journaliste.
01:52:03Audio
Un ami, il fait de belles choses. Tu n’as rien à faire ?
01:52:21David Dufresne
À partir de 3 heures, tout l’après-midi. Je t’appelle ? Oui, monsieur. On va changer de numéro maintenant que monsieur est dans le show business. Bon, je t’appelle. J’ai vu la gamme d’ailleurs, il y a une action, il va y avoir un truc qui va se passer. T’inquiète.. Attends, on est sur la croisette. Viens, on va sur la croisette.
01:52:42Audio
C’est vrai, c’est ça.
01:52:46Audio
Non, mais non, viens ! Non, on l’a fait !
01:52:49Audio
Ok, il y a Jean et Alice là en bas.
01:52:53David Dufresne
Ah ! Là, ils parlent de gens du cinéma.
01:53:02Audio
Improbable quand même de voir ça.
01:53:09Audio
Alors voilà, allez, c’est bien.
01:53:12David Dufresne
Il est pas bien. Elle en regarde. Monsieur Tain à ouaf si on a croisé. Salut les rageux. Bon allez, je vous laisse tranquille. À bientôt. Tu viens ? Oui, je vais essayer. Je t’appelle ? Et comme ça tu me dis si je peux rentrer ou pas. D’accord, merci.
01:53:38Audio
Ah, d’accord !
01:53:43David Dufresne
À la vache bon bah écoutez voilà voilà c’est du matos qui marche
01:53:50Audio
Mais là où est-ce qu’il est ?
01:53:53David Dufresne
Il est en train de tourner. Allez, on coupe sur Benjamin Violet. Voilà. Voilà. OK, on coupe. On coupe, on coupe, les amis. Je ne pense pas… Si j’y vais, je n’irai pas très tôt, ma chère Euryale. Merci à vous tous. Au départ, l’idée, c'était de filmer l’opération à 11 heures. C'était chouette, « Sous les écrans, la dèche ». Et puis on a déambulé, parce que vous êtes nombreux. Voilà, merci à vous tous. Alors évidemment, là, ça fait bizarre de vous rappeler que nous ne vivons que par vos dons, qu’Au Poste n’existe et ne se professionnalise que grâce à vos dons. C’est un peu bizarre de dire ça à Cannes, mais c’est la vérité. Voilà, merci à tous ceux qui le peuvent. Je distribue des flyers sur les yachts parce que ça peut les intéresser, vu que les dons sont défiscalisables. Voilà, les amis, je vous embrasse. Je vous dis peut-être à tout à l’heure. Et sinon, toutes les convocations sont disponibles sur le site auposte.fr. Je meurs de soif. Je meurs de faim. Et, pour terminer, je vais vous montrer qui sont les vraies stars ici. Ce ne sont pas du tout les actrices, encore moins les acteurs. Tout ça, c’est du bidon. Comme le montre le Marriott Hôtel de Cannes, devant vous. Hop, hop, hop ! Les stars, ici, ce sont les bagnoles. — Bonjour. — Ah, je peux rentrer ? — Ah d’accord, mais dans la voiture ? — C’est parce que c’est une belle douceur de vivre, il y a déjà du monde. — Moi, je vais y aller carrément, c'était le plus simple pour rentrer à l’hôtel. — Oui, moi, j’ai envie de prendre un selfie, mais ça ne marche pas.Voilà, ça marche moins bien chez Nespresso. Allez, on va passer par là, comme si on sortait du Marriott. Et voilà. OK, les amis, merci à vous tous. Merci à vous tous. 128 000 balles ? Non, non, plus que ça, à mon avis. Non, non, à mon avis, c’est plus que ça. Merci. Bon appétit à tout le monde, c'était un plaisir. Ça fait tellement de bien que ça marche. Voilà, je vous embrasse. Je coupe et je vous dis à tout à l’heure, les humains. Merci, Euryale, d’assurer, comme toujours, terriblement bien, tout ce live et toute cette modération.

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