Vivre (Internet) libre ou mourir : contre les Gafam, Framasoft lance sa nouvelle campagne
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Je recommence mes conneries. Alors je vous disais. Nous nous sommes téléportés. Puis là, je m’entends en double. C’est un Stream de camping, un Stream de Noël que j’ai installé il y a quelques minutes. C’est le bordel le plus incroyable pour la première fois, des invités qui doivent arriver à 9 h 10 sont là depuis 8 h 45. C’est les gens de Framasoft. Ce sont des gens absolument redoutables. Ils vont sauver le monde, ils vont sauver notre monde. Internet, vivre internet libre ou mourir comme l’on disait à la révolution française.Vous êtes, vous êtes en direct les gars. Alors qui est qui ? Présentez vous Alors avec des cheveux, c’est Pouhiou sans les cheveux c’est Pyg. Donc voilà, un employé depuis quelques années maintenant dans cette association. Mais depuis quand il y a des directeurs dans les associations ? Moi j’en étais resté à trésorier, président, secrétaire..
Mais c’est que le milieu associatif évolue.
Je ne savais pas. Franchement non.
Bah De toute façon, pour faire tourner les associations, souvent il y a besoin de salariés. Alors ça dépend des types d’associations, évidemment. Et quand il y a des équipes de salariés qui grandissent, il faut organiser le travail. J’adore. J’ai l’impression d'être hyper macroniste. Bon, maintenant j’ai mis une chemise en plus.
Oui, c’est bien, c'était parfait, c’est parfait.
Pouhiou Alors, vous avez Jésus d’un côté et.
C’est ça.
Le super atlantiste de l’autre. Ah super ! Et du coup, tout simplement, pour organiser le travail salarié, il faut bien des gens on présente peut être un petit peu Framasoft
Sûr, mais bien sûr,
On est une équipe de dix salariés, de 28 bénévoles. Donc le boulot globalement du codirecteur, c’est d’organiser un petit peu les choses. Et comme on fait plein de choses sur les internets et ailleurs, ben il y a besoin à un moment donné d’avoir un peu tout ça sur un radar. Et il y a beaucoup de projets à Framasoft et donc les bénévoles ne peuvent pas tout suivre et les salariés sont souvent concentrés sur un projet alors que nous on est multi multitâches.
Il y a quand même une question très technique tout d’un coup de président du coup n’est pas employé ?
Alors, normalement président, trésorier, secrétaire, sont des intitulés de postes, mais ce n’est pas du tout des obligations. On peut très bien avoir une association sans président, sans présidente, c’est tout à fait possible. La loi de 1900 est vachement bien fichue et on en reparlera. Et du coup, les présidents, trésorier, secrétaire tel qu’on l' entend habituellement sont le plus souvent des personnes qui sont bénévoles. Et donc non, nous par contre on est payé pour être au poste.
Alors nous avons, nous avons le label qui le dit barbu, moustachu, lunettes, même génération. Et là j’avoue qu’on fait un peu cliché tous les trois quand même. Elle est relativement vraie, c’est peu emmerdant quand même parce que je n’ai pas mes cheveux colorés ni mon vernis à ongles aujourd’hui. Mais y a pas de soucis, il y a pas de soucis aussi sur ces clichés. Déjà ce gilet, je l’ai tricoté moi même donc voilà, ce n’est pas de l’horreur. Je n’insiste pas, il est très beau et il est très beau, mais je ne le fais pas. Bref, pas envie. Ah, ça commence mal. Bon, ça commence, ça commence. Secret. Ça ne commence pas bien. Alors oui, tu parlais à l’instant de la loi de 1901 sur les associations, parce que on va aussi parler, on ne va parler que politique finalement aujourd’hui. Mais effectivement. Les associations sont aujourd’hui attaquées. C’est un peu sous le radar, mais en fait, elles doivent signer un contrat d’engagement républicain. Un truc assez, assez fou, qui pose, qui pose problème et qui il qui vient cogner complètement votre feuille de route puisque dans vos projets sur les trois ans à venir, il y a justement la question des. Des associations militantes, activistes en Europe, etc. Donc on va parler de tout ça. Mais alors, d’abord. Donc, quand est-ce que vous avez failli racheter Google ? Pouvez-vous nous raconter l’histoire de Framasoft ?
Allez ! Pouhiou !
Allez ! Pouhiou, il est très beau gilet, Il est très beau ce gilet. C’est un créateur queer qui fait ces modèles là. Bref, il y a Stéphane West, si vous aimez. Anyway, donc Framasoft, ça a plus de 20 ans maintenant. À l’origine, ce n’était même pas une association, c'était des profs qui commencent à se partager des listes de logiciels, entre autres sur leur intranet. Leur intranet s’appelait Framanet. Et puis ça commence à être posté sur internet. Et puis y avait une page de logiciel gratuit pour leur salle d’informatique. Et donc cette page a commencé à avoir du succès. Ils en ont fait un site internet qui s’appelle Framasoft Frama parce qu' une professeure de français, un professeur de mathématiques. Ah d’accord. Voilà. Et ça vient alléger le nom. Et soft parce que c'était l'époque où on ne disait pas encore ah non mais ça, c’est là qu’il y a Il se partageait les cours et tout ça. Et puis il y avait la page logiciel et donc la page logiciel. Quand t’es d’accord, c’est encore pire. Un site web, OK, Framasoft pour les logiciels, voilà. Et au bout de quelques années, avec la prise de conscience que derrière certains de ces logiciels gratuits, il y avait des logiciels qui étaient libres et qui donc apporter beaucoup plus de choses. Parce qu’en fait c'était l’idée, c'était de dire en fait un logiciel libre Ah, c’est nous les humains. Bien sûr que c’est un logiciel qui en fait va faire que l’humain garde le contrôle de la machine et que la machine ne puisse pas prendre le contrôle de l’humain. C’est ça le principe, avec un principe aussi de partage du pouvoir. Parce que là, finalement, quand tu code, c’est toi qui décide ce qu’on peut faire avec un ordinateur. Et pourquoi est ce que l'élite qui connaît le code aurait le pouvoir sur le reste du monde ? Ou les gens qui peuvent acheter l'élite qui connait le code, tu vois ? Et donc le principe du logiciel libre, c’est de dire non ce pouvoir on va le redistribuer avec en garantissant quelques libertés par un contrat légal qui s’appelle la licence libre. Ça c’est le plus important, le plus important cette philosophie de dire voilà, on n’a pas envie qu’une élite se fasse à partir du code du savoir sur le code. On n’a pas envie que la machine contre l’humain, on a envie que les humains, les humains soient libres, soient émancipés dans le monde numérique aussi. Donc c’est pour ça qu’on fait le logiciel libre et donc Framasoft. L’Association est née en 2024 et c’est du coup elle a créé le bien être. Elle est née en 2004. En 2004, elle a 21 ans. C’est-à -dire que dans l’ancien temps, alors qu’elle atteindrait aujourd’hui sa majorité. Elle va l’atteindre. On n’est pas encore en 2024, donc 2004. Ah oui, t’as raison. Oui voilà, on est encore à 19 ans, le choix 18 % etc. Anyway. Et donc l’association, vraiment, est faite par des gens qui voulaient avoir des projets pour amener plus de liberté dans la vie de leur entourage. Donc histoire de faire le lien si tu veux, entre cette sphère du logiciel libre qui était souvent très spécialisée On blaguait en disant les barbus, donc voilà on essaie d’amener ça vers plus de monde. Et donc il y a eu comme ça, on a un annuaire de logiciels libres pour trouver l’alternative à Photoshop ou à MSN Messenger. À l'époque par exemple, il y avait une clé USB remplie de logiciels libres qu’on pouvait utiliser sous Windows, mais on pouvait utiliser pour aller sur un Linux directement dessus. Il y avait des DVD, tout un tas de choses comme ça, une maison d'édition. Et donc voilà, il y a tous ces projets qui se font en 2014, dix ans après la naissance de l’association, Framasoft prend un tournant avec sa campagne Dégooglisons Internet. Alors tout le monde dans le tchat en disant que tu as aimé, c’est vrai, mais c’est extraordinaire. Si vous avez regardé les pixels idiots j’ai envie de tricoter un jour. Alors les gars avec les cheveux, la barbe, voilà quoi. Ouais, c’est ça. Alors les gars, comme vous êtes deux et que vous êtes, vous vous êtes vraiment équipé pour ça, d’hésiter pas à répondre au chat directement, à vous couper la parole. Tu dis la campagne Dégooglisons Internet. Pourquoi je me permets ? Pourquoi je me permets d’appuyer un tout petit peu ? C’est parce qu’entre nous, on commence à être un peu nombreux. Mais entre nous, je trouve que parfois vos intitulés ne sont pas d’une grande, d’une grande clarté et d’une grande efficacité. Non
Je veux dire, ça balance
Ça balance, restez.
Bah vas y, fonce !
Au nom Dégooglisons Internet. Le terme est joli, mais bon, tu vois. Et de la vie très vite. Et en fait, je ne suis pas sûr que ceux qui ne sont pas au courant aient pu capter. Voilà, c’est un petit détail, c’est un petit détail amical si tu le remarques habituel. Ah mais c’est très juste et on le sait que ça, il faut le mettre en bouche un Dégooglisons Internet. Voilà. Et tu verras, il y en a d’autres après ça. Oui ben oui, on peut en parler, mais en fait. PYG Et quand tu nous as présenté Dégooglisons Internet à l’Asso, le projet. Donc voilà, c'était un an après les révélations Snowden et donc on était en mai 2014, on la lance en octobre, en mai 2014, tu nous dis on va on va escalader la face nord de l’Himalaya en tongs. C'était ça son expression ?
Ah bah déjà, ça c’est bien ça, c’est pour escalader la face nord de l’Himalaya en tong.net, ça faisait un petit peu long.
C’est ça Himalaya, hein ? Et alors ? Il faut dire ce que c'était. Est ce que c’est toujours, puisqu’il y a une partie des outils que vous avez mis en place à ce moment-là, Effectivement. Moi, j’ai l’impression que c’est par là que le grand public vous a connu. En tout cas, vous avez élargi votre public, c'était quoi au fond ? À la fois la philosophie et les outils que vous proposez ?
La philosophie change.
Vas y envoie la balle.
La philosophie, c'était surtout que suite aux révélations d’Edward Snowden, il fallait bien réfléchir à qu’est ce qu’on voulait comme Internet demain. Nous, on était conscients de ce que posait comme problématique la question de la surveillance sur Internet. Il y avait d’autres associations, typiquement la Quadrature que tu as déjà invités qui qui en ont parlé très bien. Mais une fois qu’on avait dit, il y a eu un problème avec les GAFAM. Ok, et on fait quoi ?
Est ce que juste les GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft ? Mais ça va plus loin que ça, ce n’est pas Google, ce n’est pas les GAFAM c’est les géants du web.
Et voilà, il vraiment la question à laquelle on a essayé de répondre c'était Et on fait quoi ? Parce que concrètement, nous, militants militantes du logiciel libre, on avait les compétences pour se sortir où ? En tout cas pour avoir des pistes pour se sortir de la question de la surveillance. Mais c'était. C'était quand même relativement technique et comme c'était un peu réservé à une élite quoi. Et donc la question c'était comment est ce qu’on fait pour rendre ça accessible aux personnes qui ne sont pas forcément hyper à l’aise avec internet ? Et donc on a commencé à sortir un certain nombre de services, les Framapad, les Framapad. Les Frama machin. Et l’idée c'était dire ben voilà, si vous venez chez nous, nous on en a rien à faire de savoir qui vous êtes, on ne va pas vous espionner, on va pas regarder ce que vous faites, on ne va pas garder les données, on ne va pas revendre les données. Et on a proposé ça petit à petit, sous un grand nombre de services différents. Voilà qui vont de. En gros, des alternatives à Google, à la Google Docs, etc. Et on a multiplié ça et pendant, pendant trois ans, c'était une période intense. Ouais, une fois, on a sorti quasiment un service par mois. Donc c'était du non-stop. On a sorti plus d’une trentaine de services entre octobre 2014 et octobre 2017.
Donc pendant que tu parles, je pense que tu le vois. Je montre et je montre les outils qui sont, qui sont toujours disponibles, que nous utilisons au poste. Par exemple le Framapad qu’on utilise beaucoup, le Frama aussi. Et quand vous faites ça, vous devez expliquer pourquoi c’est utile et important de le faire, Où est ce que les gens le font instinctivement, comprennent l’utilité, où y a besoin d'évangéliser avec vos barbes ? Pas du tout. Les gens ne comprennent pas du tout. Eh oui, il y a besoin d'évangéliser. Quand on commence en 2014, on est un an après les révélations Snowden. Grosso merdo, à part la petite sphère spécialisée, tout le monde s’en cogne. Voilà. Et ça, c’est d’ailleurs une victoire qu’on peut compter, qu’on peut acter par une victoire de Framasoft qui est une victoire générale. C’est que, en sept ans, il y a une conscientisation incroyable. À l'époque, on en était encore à « Google est mon ami » chouette, on se retrouve sur Facebook et on joue sur Facebook, etc. Et j’adore le dernier Apple. Tu vois, on en était encore là aujourd’hui dans le dernier Apple. Ça c'était il y a 25 ans. On dit Mac quand même, le dernier i Phone, Moi je voulais dire pardon, pardon, pardon. Mais tu vois, aujourd’hui on en est, on en est. Ah ouais, Google je ne peux pas faire sans Facebook, c’est un mal nécessaire. Enfin voilà, y a des prises de conscience partout dans énormément de sphères. Et ça, c’est vraiment, c’est vraiment hyper important cette culture qui s’est faite. Et il a fallu en effet, on a fait notre part dans ce travail là. Il a fallu aller évangéliser, c’est-à -dire faire des conférences pour expliquer c’est quoi le problème avec la centralisation de tous nos usages sur des très grandes plateformes ? En quoi est-ce que ça peut poser des problèmes sur tout un tas de niveaux ? C’est-à -dire que, à la fois il y a une domination qui va être technologique, qui va être économique, qui va être politique ou culturelle. Donc c’est vraiment et c’est systémique tout ça. Et donc il a. Il a fallu parler de tout ça, il a fallu aussi en parler avec les médias. Enfin, moi je me rappelle la première fois que j’ai vu le Figaro Tech qui venait nous parler un an après Dégooglisons en 2015. Voilà, on a eu un article du Figaro Tech. Je me suis dit mais qu’est ce qui se passe avec Chavez ? Voilà j’ai appris plus tard qu’il y avait quelques dangereux journalistes gauchistes qui avaient fait leur nid au Figaro Tech et qui depuis sont allés ailleurs. Mais enfin voilà, c'était quand même très intéressant de voir au fur et à mesure comment le sujet est passé dans l’inconscient collectif. Eh ouais, on a fait plus de 100 conférences, interventions, ateliers par an, des réponses aux médias alors qu’on n’est pas doué pour se vendre, ne serait ce que pour créer des mots, hein, Tu l’as dit toi-même. Voilà. Et avec cette difficulté de ne pas être hyper anxiogène, c’est quand tu décris le monde que nous préparent les GAFAM, l’Internet que nous font la tu vas dire il s’en va, il s’en va et toi et moi tu sais ce que je suis en train de dire.
Je suis en train d’aller chercher ma carte bleue pour m’abonner quand même au poste.
Oh la vache ! Extraordinaire ! On va parler de pognon, on va parler pognon, ça compte ? Mais alors justement, tu disais en déconnant tiens, il y avait une gauchiste au Figaro 2.1. Est ce que cet aspect gauchiste de Framasoft que vous revendiquez se revendique. Ce qu’il est. Est ce qu’il est central ? Et deuxièmement, est ce que si des gens, par exemple des fachos, viennent utiliser vos outils pour la même raison, c’est à dire disons. On veut que notre vie privée soit respectée. Qu’est ce que vous répondez ? Jusqu’où va jusqu’où vous, vos principes ? Bien sûr. Deux, deux choses à ce niveau là, je fais une question, puis l’autre, bien sûr. Donc la première avant les fachos, c'était t’as pourvu que ça marche, Pourvu que ça marche ! L’abonnement, T’imagines ?
Pour l’instant, tout va bien.
La première, la chasse donc la secte gauchiste, ça a été aussi un cheminement. Oui tu vois, parce qu’on vient d’une culture dans le code et tout ça où y a le côté un outil c’est neutre. Il a fallu déconstruire tout ça. Un outil n’est pas neutre vu que tout est politique. Voilà un outil influence les comportements, etc. Et on le voit vachement bien aujourd’hui. Mais il a fallu découvrir tout ça, et notamment la deuxième campagne qu’on a fait après Dégooglisons Internet Contrib Utopia, ça a été aussi de faire parcours, c’est ça ? Là Ouais, je dois le dire, Dégooglisons ne suffit pas. Le problème c’est pas juste de faire comme Google, mais en libre mais sans la captation de données. Le problème il est pas là. Le problème est systémique, il a un nom. Le problème s’appelle le capitalisme de surveillance. Absolument. Et le capital de surveillance, ce système là, c’est quoi en fait ? C’est capter un maximum de comportements des gens avec des outils web, noter tout ça dans les ordis et vendre à qui on veut, de quoi manipuler les gens à l’avenir en prédisant leur comportement futur. Quand tu dis c' est quand tu dis c’est un cheminement, c’est à dire qu’au départ c'était plus des geeks, des techno et que l’aspect politique est venu par d’autres membres. Ou c’est vous même qui avez développé votre propre point de vue sur le monde..
C’est les deux pieds dans le passé ou ça s’est fait, ça s’est fait en parallèle. C’est à dire que en fait, quand tu fais, quand tu fais des choses, quand t’as une activité militante, je ne sais pas si tu vois trop ce que c’est une activité militante, un David évidemment, mais quand tu fais une activité militante, il y a forcément un moment donné où cette activité militante change. Et du coup, c’est exactement ce qui s’est passé pour nous. C’est à dire que forcément, à force de lutter au départ pour les questions de libertés logicielles, dont moi très sincèrement, pendant dix ans enfin on va dire ouais, c’est ça, jusqu’aux révélations Snowden. Pour moi, le problème c'était comment est ce qu’on met du logiciel libre dans la société ? Ça n’allait pas beaucoup plus loin que ça. Et puis quand t’arrives à creuser un peu le truc, tu dis Ouais, mais en fait, le problème ce n’est pas est ce que la société manque de logiciel libre, est -ce que la société manque de liberté ? Et puis ou est ce qu’elle manque de liberté ? Et du coup, le côté logiciel libre est devenu non pas marginal, mais en tout cas c’est devenu un moyen et pas une fin pour arriver à ce qu’on veut faire. Et du coup, il y avait vraiment cette question, mais en fait, comment est ce qu’on veut changer la société ? Où est ce qu’on se positionne dans cette société ? Et je pense que c’est en discutant entre nous que forcément il y a eu des évolutions qui se sont faites. Et puis ben c’est un avis très personnel, mais je pense que le monde, enfin l'état du monde se dégrade et forcément on a envie d’agir et de réagir à ça et voilà et d’agir pour un monde que nous on pense meilleur. Et du coup, c’est qu’est ce qu’on, qu’est ce qu’on fait avec les compétences de là où on est, en essayant d’agir, là où on se sent fortes et fortes. Et voilà. Et donc c’est forcément un croisement entre les deux.
Il y a eu aussi au niveau des membres, il y a toujours eu une mixité au sein de Framasoft entre des personnes extrêmement techno geeks qui vont être développeur. Ah si c’est ce genre de chose. Et puis comme on l’a dit à des profs, moi je suis arrivé, j’ai une formation de guide touristique et je suis arrivé à travers ça parce que j’ai écrit des romans et que je n’ai pas compris. Guide touristique ou guide touristique, guide touristique. J’ai fait visiter, j’ai fait mon stage de guide au Palais des Papes, tu vois d’Avignon. Ouais, voilà, c’est classe, c’est classe. Voilà, j’ai guidé dans des grottes en Ariège, des choses comme ça, tu vois. Et du coup j’ai écrit des romans, je les ai mis dans le domaine public et je suis arrivé à Framasoft par la maison d'édition Frama Book. Alors ok, ça fait des livres en commun, d’accord, voilà. Mais qui a édité mes romans ? Et c’est comme ça que je suis arrivé dans l’Assos où quand ils ont fini d'éditer mes romans, je vais te faire un petit communiqué, un petit dossier presse, on me dit qu’on ne sait pas faire chambre HFR. Et puis après y avait une bédé qui sortait dans la maison d'édition Communiqués de presse. Ils m’ont dit tu ne peux pas le faire, je le fais. Puis m’ont dit Viens, viens, viens. Et voilà, je suis tombé dedans. Donc voilà. Et donc tu vois des chômeurs, des chômeurs, des retraités, des profs, des enfants, voilà des gens d’un peu tout bords, des designers, designers et choses comme ça. Et en fait, on s’est influencé les uns les autres et on s’est construit une conscience politique, une éducation politique, les uns et les autres avec des rythmes différents. Donc c'était hyper intéressant. Il y a toujours eu beaucoup de débats sur à quel point on y va, à quel point on affiche, etc. Voilà, t’avais une deuxième question. La question c’est les fachos, les fachos, les fachos, les fachos et comment vous les gérer ? Est-ce qu’ils viennent déjà ? Est ce qu’ils utilisent vos outils ? Comment ? Comment faites-vous par rapport à ça ? Est ce que votre idéal libertaire, on va dire ça comme ça ? Les accueils, parce que c’est l’idéal et compatible, ou est ce qui est compatible là ? Alors non, ce n’est pas compatible. Le plan, la problématique qu’on va avoir, c’est quand on ne surveille pas. Donc il n’y a pas à l’entrée quelqu’un qui dit t’es facho, tu ne rentres pas vu qu’on a personne à l’entrée. Voilà donc la problématique, là, c’est plutôt quand on se rend compte que là, du coup on sort. Il y a un exemple assez intéressant. Donc nous avions sept, ce n’est plus le cas, nous avions un raccourci d’URL frama Link. Comme ça quand t’as une URL un peu trop longue, ah bah tu fais ce sera la ligne et tu vas et tu peux même la personnaliser. Et je crois que c'était Génération Identitaire qui l’avait utilisée plus tard. Faire le lien annotation sur leur Telegram putain. Et donc là, dès qu’on nous est sortie, on a fait aïe, on a fait non et ça a été mais unanimement et direct un dans l’Assos, il n’y avait pas eu de question. Tu vois, ça a été ok, qu’est ce qu’on fait ? Bah non. Et on a pris l’URL, on l’a redirigée vers Bonjour, ne vous nous faites pas ce service là. Cela contrevient à nos conditions générales d’utilisation. Voilà, parce que nous, le fascisme, clairement, c’est non. Oui, mais alors à ce moment là, ça veut dire que la neutralité du net, la neutralité de l’outil qui comme un des piliers effrité certes, mais un des piliers de.
Non, la neutralité du net, ça ne veut pas dire que l’outil est totalement neutre, ça veut dire qu’on ne privilégie pas certains services sur d’autres sur d’autres. Mais là, c’est ce que tu fais là, ce n’est pas un service, tu privilégies une qualité de service ou l’accès à un service et du coup pour moi ce n’est pas du tout la même chose parce qu’on n’est pas un fournisseur d’accès à Internet. Ne remet pas en cause la neutralité du net. Par contre, effectivement, on est un service avec des humains dedans et des humains qui n’ont pas envie de voir des fachos utiliser nos services, donc on a pas trop de soucis à dire. Ben en fait vous n'êtes pas les bienvenus à partir du moment où ils ont été identifiés. On voit qui utilisent les services et on est même plutôt sympa parce qu’on leur rappelle que c’est du logiciel libre et que s’ils veulent utiliser leur internet à eux avec leur service à eux, globalement nous on ne va pas les en empêcher, mais pas avec nos services.
Et il y a vraiment une différence, c’est Olivier Ertzscheid, Affordance, le blog Affordance aujourd’hui affordance, point Framasoft.org. On est fier de l’héberger. D’ailleurs, il est très défavorablement connu de nos services. Il est déjà venu celui-là aussi. Tu m'étonnes, elle est vitale. Il explique bien la différence entre la liberté d’expression et la liberté de plateforme. Ce n’est pas parce que je respecte cette liberté d’expression que j’ai le devoir de me mettre à genoux pour te servir de plate forme. Et ça, c’est très différent. Et vraiment, c’est -à -dire que, attention, aujourd’hui, si tu veux utiliser les logiciels que nous développons, on parlera de PeerTube. Et j’en ai déjà parlé bien sûr pour toi-même, faire mettre des vidéos fachos, tu peux le faire, nous n’avons aucun droit de te l’interdire. Voilà. Mais par contre, si tu veux venir sur notre PeerTube à nous pour mettre tes vidéos à chaud, nous avons le droit de te dire non, c’est chez nous et chez nous on ne se. On a pas à te servir de porte voix. Nous ne sommes pas là à ton service. Forcément, on choisit un peu pour qui on bosse en fait. Alors on va leur montrer à ceux-là ce qu’ils ratent. Ils ratent 21 ans d’existence. C’est pour ça que moi, je le répète 21 ans parce que c’est écrit sur votre site. Alors bon, 25 ans, ce n’est pas grave, un an de travail. Il y a déjà dans le job des gens qui sont en train de déranger Debian ou Linux ou je ne sais quoi. On ne va pas s’embêter sur 21 ans ou 17 ans. Bon bref, 39 membres, 39 membres dont dix permanents. Vous deux, vous faites partie des 33 projets. Seize Service éthique en ligne. Voilà ce que les fâcheux n’auront pas. 700 contributeurs et contributrices. 6156 donateurs et donatrices, quatre 20 000 à terme, 4 millions de visites par mois. Est ce que j’ai bien lu ces 4 millions ? Quatre et 6 millions ?
Ben oui, 4 millions de visites et on est à peu près un petit peu moins. Ça tourne, ça varie suivant les mois. 1 million de visiteurs ou visiteuses, dont des vrais humains qui viennent tous les mois sur nos services. Et ça fait du monde.
On ne peut pas surveiller, donc on ne peut pas savoir si par exemple tu viens sur Framapad et puis ensuite tu viens sur le blog ou sur le blog, on ne peut pas savoir que tu es la même personne. Donc voilà. Mais par contre il y a aussi des sites, des fois des services qui ne se visitent pas. Analyste c’est un outil qui permet de faire des groupes d’e-mail, tu vois pour échanger, il y a des listes de diffusion. Oui, les gens qui utilisent ma liste ne vont pas se faire mal et leurs utilisateurs email. Voilà. Et on sait qu’aujourd’hui, formalistes, c’est plus de quasiment 1 million de personnes qui l’utilisent. Tina je crois qu’on est 904 20 000, c’est non pour 40 pékins. Quoi ? Toi ? Et je vois que vos questions de serveur, c’est simplement 6 % de vos frais.
C’est en train d’augmenter pour plein de raisons. Pour ma part, il y a un nouveau service qu’on vient de sortir qui fait qu’on a dû louer beaucoup de machines supplémentaires, ce qui fait que le 6 % va passer sans doute à 12 %. Et puis le deuxième truc, c’est que les serveurs, ça consomme de l'électricité que l'électricité. Je ne sais pas si tu as suivi, mais ça monte un peu. Donc voilà, je pense qu’on va plutôt aller vers du 15 % tranquillement sur les et sur les serveurs. Mais en gros, ce qui est pour moi intéressant dans ces chiffres là, c’est de voir qu’avec une toute petite équipe. Donc encore une fois, il y a une quarantaine de personnes, quarantaine d’adhérents et adhérents à Framasoft. On arrive à faire et à servir l'équivalent de 1 million de personnes par mois.
Quand c’est un chiffre et prodigieux en face, c’est énorme. Bravo ! Bravo ! Franchement, bravo ! Mais quand on arrive à ce niveau là, est ce qu’on a des contacts avec la police par exemple, ou la justice qui te dit : tiens, dis donc, il y a des gens qui utilisent vos services, on a besoin de savoir qui est qui. Alors je ne demande évidemment aucun détail, mais ce que je veux dire, c’est peut être même si ça vous dérange. On ne peut pas être juste monsieur.
Alors voilà, je suis ok pour raconter un petit peu quelques anecdotes que j’ai vécues. Il y en aura peut-être aussi à raconter. C’est. C’est. Alors oui, est ce qu’on a déjà été contacté pour notamment des réquisitions de sur pour des services de police qui servent à ce qui cherche à obtenir des informations sur certains des utilisateurs utilisatrices de nos services ? C’est déjà arrivé. Ça n’arrive pas très souvent, heureusement. Je vais donner le cadre général et je dis oui, oui. Donc le cadre général, c’est qu’on étudie quand on reçoit un papier, des flics qui nous disent voilà, on aurait besoin de savoir qui a utilisé ce lien Frama ligne, ce qui a créé ce lien Frama Linke, donc le raccourci sœur d’URL par exemple pour parler. Pouhiou Oui, voilà quelles sont les personnes qui ont utilisé Framapad sur Framapad à tel moment etc. Donc nous on essaye. La première chose c’est qu’on essaye déjà de savoir. Ok, mais en fait vous voulez quoi comme information et pour quelle raison ? La raison ? Ils ne sont pas toujours obligés de la donner, mais la plupart du temps ça se passe plutôt bien. On leur dit qu’on veut bien nous regarder de notre côté. Par contre, avant de vous fournir une quelconque information, est ce que c’est possible de savoir dans quel cadre vous voulez cette information ? Donc d’habitude, ils n’hésitent pas à expliquer. Et pour te donner un ordre d’idée, ça peut être très large comme motif, ça peut être des élèves qui ont insulté leur prof sur Framapad, voilà qui ont qui m’ont traité de noms d’oiseaux particulièrement désagréables. Et du coup la prof souhaite porter plainte auprès des services de police parce qu’elle veut savoir qui a rédigé et du coup elle et du coup la police déroule une enquête et du coup ils ont besoin de savoir qui a rédigé dans ces cas là en fait. Pour nous c’est plutôt simple en fait on n’a pas les infos. Éventuellement il va nous rester des logs, donc des restes de journaux informatiques, d’archives qui vont dire ok tel jour à telle personne qui avait les adresses IP sur tel pad, mais globalement sur les sur les chats ou dans les pad, on va pas forcément avoir beaucoup d’infos puisque le service est by design, presque aussi agnostique de qui utilise et ignorant plutôt bien sûr si j’utilise ce service. Après, il y a des cas plus complexes auxquels. Donc voilà, quand on compte, on estime que c’est la requête et pas forcément justifiée. Bah on va essayer de les expliquer avec les services de police pour dire bon bah en fait non n’a pas telle, telle et telle info et souvent ça s’arrête là. Au fait, j’ai envie de dire qu’ils font leur boulot ou qu’ils essaient de demander des infos et c’est à nous de faire le tri. Donc c’est quoi les infos ? Est ce que c’est pertinent ou pas Les flics qui nous dirait on veut les logs de toute une journée de framapad.org ? C’est évident qu’on répondra non en fait. Parce que la requête de police judiciaire elle doit être ciblée et du coup bah si ce n’est pas ciblé on répond pas. Mais désolé mais ciblé.
Est ce que ce que je voulais savoir si tu veux c’est est ce que en grossissant donc 1 million d’utilisateurs par mois, quatre visites, etc. Est ce que cette partie là du travail qui n’est pas très agréable, jeu de, j’imagine, devient importante pour vous ou ça reste marginal ?
Mais elle est devenue par moment extrêmement désagréable. Et donc là, je vais citer un cas qui m’est arrivé à moi, c’est on avait un service qui s’appelait Frama pic PC qui permettait de déposer des images en ligne. Comme image jour où ce genre de service où tu pouvais déposer une image dont tu avais pris tes photos de vacances, tu pouvais aller les déposer et partager le statut, récupérer une adresse web, et partager cette adresse web. Il n’y avait pas de compte à créer. On t’embête pas sur. Voilà, il n’y avait pas de pub, pas de collecte d’informations
Et vraiment de bout en bout, chiffrement de bout en bout en plus des images, ça veut dire que nous, on ne pouvait pas les regarder. Quelles images étaient d’accord sur la machine ? Et donc la problématique qu’on a eu avec ça, c’est forcément quand il y a ce type de service qui se met en place, il y a des pédophiles qui s’en servent pour mettre des images pédopornographiques et on a vu des problèmes avec la pédopornographie et avec le terrorisme. Et donc la problématique qu’on a eu. Enfin, moi du coup, j’ai reçu un coup de fil un jour d’une policière. Ce n’était pas une gendarme, une policière qui m’a dit bonjour. Et bien Monsieur Gosset machin oui, de l’entreprise Framasoft, non, non association. Voilà recadrent un peu le truc. Et du coup elle me dit oui, on a un problème. On nous a signalé des images pédopornographiques hébergées sur votre service et là j’hésitais entre vous appeler ou vous envoyer les collègues pour venir vous chercher sur votre lieu de travail. Et là, je te cache pas que moi c’est normal. Enfin en tant qu' à l'époque j'étais le directeur de l’Assos, donc en gros c'était mon nom et uniquement mon. On est deux, c’est bien qui viennent nous chercher dans le Tarn ça ce serait bien.
Qu’ils viennent nous chercher. On en connaît d’autres qui ont dit ça. En même temps.
Et du coup, voilà, je me suis retrouvé au poste, l’autre poste au commissariat du huitième arrondissement de Lyon. Entendu du coup par des policiers sur cette affaire de pédopornographie. Ou bien moi je leur ai expliqué que nous, ce qu’on mettait à disposition c'était un service de dépôt d’images effectivement, etc. Et, et j’ai plutôt eu du bol, j’ai un bon et un mauvais côté là-dedans. J’ai plutôt eu du bol parce que les policiers qui étaient présents ont compris ce qu'était qu’une plate forme et ont compris ce que c'était qu’un service de dépôt d’images, etc. Donc en gros, je n’ai pas fini avec les menottes quoi, ce qui aurait très bien pu arriver.
Et là c’est peut être une évolution de la société.
Tout à fait. Et du coup.
Si on pense à Valentin Lacombe dans les années nonante pour parler à nouveau à nos amis suisses et belges du chat qui avait qui avait été pour des photos qui avaient été déposées sur Estelle. C’est la première grosse affaire du web où il fallait expliquer et personne ne comprenait quoi que ce soit ce que j'étais en train de dire là. Il se trouve que 25 ans plus tard, il y a une évolution, une évolution.
Qui était peut. Il était deux dans le dans le bureau et il y avait une des deux, un des deux policiers qui comprenait vraiment bien les questions du numérique, ce qui était un peu moins le cas de l’autre personne. Et je me suis dit wow, heureusement que l’autre était là ce matin là parce que vraiment, sinon je n’étais pas sûr de ressortir le jour même. Et donc ça, c'était presque le bon côté. Super, des personnes ont compris. Le mauvais côté, c’est que moi du coup, j’ai été entendu dans le bureau à côté d’un vrai, mais vraiment le jeu, il était à un mètre de moi, d’un vrai pédophile puisque c'était le bureau qui écoutait les criminels, pédocriminels. Et du coup moi j'étais extrêmement gêné des gars déjà sur la question de la vie privée parce que moi je n’avais pas à savoir de quoi ça, ça discutait à côté. Et du coup, je suis ressorti de là en disant bon, c’est le genre d’expérience que je ne veux plus jamais avoir dans ma vie avant, comment est ce qu’on fait ? Et donc tout ça pour répondre globalement à ta question de comment est ce qu’on gère ça ? Et on a géré ça quelque part avec une forme de repli en se disant mais en fait, les services sur lesquels on est 100 % anonyme, en fait, si on mène ça, c’est un combat qui est tout à fait. Je trouve lucide de se dire bah, c’est important de défendre la vie privée presque à tout prix, à certains endroits, etc. Mais nous, en tant qu’association, on n'était pas du tout en capacité de faire ça puisqu’on avait plein d’autres projets à côté. Et donc on a commencé à amorcer une campagne de fermeture de certains services dont on savait qu’il était utile, mais dont on n’avait absolument pas la capacité derrière à gérer toutes ces problématiques à la fois de modération et de réquisitions.
Alors là, tu vois, j’apprends quelque chose parce que ce service là, moi, je l’ai utilisé. Et alors j’avoue que je ne dis pas forcément toute la littérature belle, dense, riche de Frama. Et donc de temps en temps, je vois des services disparaître. Alors, est ce que vous expliquer des choses ? Tu viens de le faire, là, Pierre-Yves, où vous vous expliquez ? En fait, c’est des contraintes. Là, pour le coup judiciaire, finalement, pas que c’est des contraintes judiciaires, mais qui sont aussi des contraintes de taille en fait. Oui, c’est à dire que quand on commence à devenir ultra connu, que les gens disent bâton pour héberger tes images, le réflexe c’est Frama pic si tu veux. Du coup, ça va aussi être connu dans des milieux criminels qui veulent utiliser à des fins criminelles. On a eu d’autres exemples de ce même service qui a été utilisé a priori pour montrer des photos de forêt et où la police pensait que c'était là que se cachait le sac de drogue. C’est-à -dire ?
C’est des gens qui partageaient des photos avec tout ça.
Juste une avec un arc avec une croix rouge sur la photo. Et c'était sous entendu. Sous cette croix rouge, vous trouverez la cache d’armes.
Voilà, on ne sait pas faire beau. Bref. Mais quand tu commences à devenir trop gros, c’est là que c'était où ? C'était où c'était Quels sites ? C’est quelle forêt ? C’est aussi la merde. Ouais, ce n’est pas le bon. Ok, d’accord. Et donc du coup, en fait, la solution à ça, finalement, c’est plutôt la décentralisation. C’est à dire que plutôt qu’il y ait un gros, il faut qu’il y en ait plein de petits. Et donc c’est là aussi qu’on a entamé ce travail de dé Framasoft Lisation, c’est-à-dire fermer certains services parce qu’on a tout un collectif qui fait la même chose que nous. Et donc là, c’est le moment d’en parler. Ce sont des chatons. Voilà. Alors quelqu’un voulait justement sur pas les chatons, les chatons. Je vous demande de visualiser le mot chatons comme ça devant vous, sur votre écran. Donc chatons, hop là dans le jeu, c’est ainsi. Donc c’est le collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires. Voilà le genre d’acronymes. Complètement. Bon, alors découvrir le collectif.
Il te plaît Pas notre acronyme. Déjà, tu critiques les noms, les URL, les acronymes.
Les chatons vont sauver le web. Ce n’est pas la classe ça ? Voilà, chez les bébés des chatons.org. Là au moins l’URL, il n’y a pas besoin de sœur. L’idée c’est que tu fais les services. La Dégooglisons Framasoft n'était pas la première association à le faire, certainement pas la dernière. Et comme plein de monde commence à venir chez nous, ben tu vois, c’est comme si on avait fait une épicerie bio autogérée là et que tout le monde vient chez nous et qu’il faudrait se transformer en hypermarchés. Ce serait complètement à l’inverse de nos valeurs. Donc plutôt que de faire ça, on va faire un réseau d’AMAP. Donc là voilà, on a fait un collectif d’hébergeurs qui ont les mêmes valeurs. C’est un manifeste qui est sur le site des CHATONS. Ces valeurs se transforment en des engagements très concrets. Ça, c’est la charte. Les engagements, ce n’est pas de publicité, pas de tracking, pas d’outils privateurs sur les serveurs, donc pas de Google Analytics x Genre Google foncé ce genre de choses. C’est Tu peux être une entreprise et être un chaton. Mais l'édit de la différence Et excuse moi parce que là tu vas vite. Pourquoi il ne faut pas Google ? Pourquoi il ne faut pas de Google Analytics ? J’en profite pour dire que je fais ma pub au poste.fr n’en a pas évidemment, mais pour nous ça nous paraît évident. Mais il faut peut-être expliquer pourquoi il faut le faire comme ça en fait. Google ou les autres d’ailleurs. Mais on va prendre l’exemple de Google a fait tout un tas d’outils extrêmement pratiques pour les gens qui font des sites web. C’est à dire tu veux une police un peu sympa, tu vas sur Google Phone et puis tu mets le bout de code de Google, une police de caractères. Elle ajoute Voilà, attends, attends, c’est une police de caractères parce qu’il y a dire si tu veux une police un peu sympa, ça peut prêter à confusion. Une police de qualité, on est là pour faire gaffe quand même, on nous écoute, alors on fait une belle police de caractères ACAB. Donc je vous recommande. Allez, très jolie plutôt que voilà et. Et du coup ça va être sympa ou tu veux de savoir un peu bas qui vient sur ton site qu’on vient de tailler sur la page ? Est ce qu’ils vont sur une deuxième page qui clique sur les liens que tu vas installer sur Google Analytics et ça va analyser les visites sur ton site, etc. Et ça te permet de comprendre si tel article a du succès, tel autre pas. Voilà. Et en même temps, quand tu fais ça, tu donnes accès à Google, à ton site et y a plein d’informations sur ton site, il y a plein d’informations sur les gens qui visitent ton site. Un truc tout bête à une époque, tout le monde mettait le bouton like dans le blog et le fameux si c’est gratuit, c’est toi, le produit, c’est ici et là, c’est là, c’est la quintessence de ça quoi. C’est là qu’on met des traqueurs, des pisteurs, des cookies, tout ce genre de choses en fait. C’est là que ces géants du web se servent de notre travail, de nous qui faisons des sites web, etc. Des créateurs et créatrices de contenus pour capter énormément d’attention, de données et de comportement des gens. C’est certainement les outils. Donc ça, les chatons ne l’utilisent pas pareil dans les chatons, dans les règles des chatons. Si tu as le droit d'être une entreprise. Mais la différence entre la personne la mieux payée et la moins bien payée ne doit pas être de plus de quatre. Donc ça limite aussi parce que ça fait partie des Et ça comment ? Comment c’est déclaratif ou vous pouvez le vérifier ? C’est déclaratif.
C’est déclaratif. Après on le voit, c’est une organisation. Chaton c’est quand même une organisation, un collectif dans lequel finalement les gens se connaissent et se rencontrent. Donc tu le vois vite, S’il y en a un qui arrive avec sa Ferrari et que c’est dans une boîte et que l’autre y vient sur un sur un vieux vélo tout rouillé, tu vas te dire que potentiellement il ne respecte pas nécessairement le coup des fois quatre fois cinq en termes de niveau de salaire Et s’il arrive avec une Ferrari toute rouillée ?
Ben alors là du coup ça devient sympathique..
Donc voilà. Et donc l’idée, ça a été de dire ces services là, nous on est trop gros et du coup on rentre dans le radar, notamment d’usage criminel de choses comme ça, où des usages criminels peuvent mettre en péril tout un tas d’autres services utilisés par plus d’un million de personnes. Donc autant aller chez des petits qui ont leur public un peu plus intimiste, qui vont connaître leur public, leurs usagers, leurs usagères. Et donc là, voilà, aujourd’hui à plus d’une centaine de membres dans le collectif CHATONS qui propose du service d’hébergement, d’images, de raccourci d’URL. Donc tout ce que nous, on a fermé, mais c’est chez les chatons. Et aujourd’hui, si tu vas sur framapad.org ou sur un point Link un truc, bah la page te dit nous ne proposons plus ce service, mais vous pouvez le retrouver chez Truc machin bidule. Tout ça te renvoie, c’est un clic plus loin en fait. Et c’est vraiment un outil de décentralisation. C’est à dire que quand les gens viennent chez nous parce qu’ils se rappellent Framasoft, eh ben on leur dit continue, c’est juste un clic plus loin mais tu vas trouver, tu vas décentraliser avec ça. Et donc vous, Framasoft, par rapport aux chatons, vous êtes quoi ? Vous êtes, vous êtes les maîtres, vous êtes les experts
On est à l’initiative du collectif qu’on a impulsé fin 2016, Il a été préparé en 2015, Vraiment Au sein de Framasoft, on a été cherché des premiers membres en 2015, 2016 et en octobre 2016, le collectif naissait avec quinze membres, donc quinze chatons dont Framasoft. Et l’idée, c'était qu’on soit un collectif aussi horizontal que possible. Ce qu’on a essayé de faire et ce qui marchait plutôt bien quand le collectif était relativement restreint, on va dire moins de 50 chatons. Et puis en 2018 2019, ça a commencé à devenir un peu plus compliqué parce que le collectif continue de grossir tous les ans. Il y a entre, on va dire, une vingtaine quasiment de chatons de plus tous les ans. Donc là, on est à 198 et là je pense que la semaine prochaine on sera à 100 110 en gros chatons. Donc c’est comme, comme le disait Pouhiou, c’est un peu comme les AMAP du numérique, il y en a un peu partout en France,
Pour le coup, c’est une très bonne analogie.
Tout à fait, maintenant, c’est les AMAP. Sauf qu’au lieu de proposer des choux et des carottes, on propose du pad, des services en ligne et comme dans les AMAP. Et bien du coup des fois t’as des fruits moches et ça arrive quand même, mais c’est assumé. Et. Et du coup aujourd’hui, Framasoft a toujours une place qui à notre avis est trop importante dans le collectif puisqu’on assure encore la coordination du collectif. Donc c’est quoi coordonner un collectif ? Et bien c’est s’assurer qu’il y a des réunions qui sont préparées, que les gens y assistent. C’est organisé par exemple un compte CHATONS qu’on fait tous les ans, on se retrouve, on est une cinquantaine de du d'êtres humains qui peuvent être de différents chatons, etc. Et se retrouver pour recréer du lien et de la solidarité entre nous. Et voilà. Et tout ça pour l’instant est coordonné par Engie qui est salarié à Framasoft et qui consacre en gros un tiers de son temps à la coordination du collectif. Donc ça veut dire que concrètement, Framasoft finance le collectif de chatons, mais on souhaite en sortir à la fois pour des raisons financières mais aussi parce que ça nous semble pas correspondre à nos valeurs dans nos valeurs. Il y a vraiment une méfiance vis-à -vis du contrôle du pouvoir. Et du coup, ben forcément, si on n’est pas à la tête de ce collectif depuis maintenant six ans, ça crée des sédimentations de pouvoir que nous on essaye plutôt de casser, briser. Et donc l’idée c’est plutôt que la coordination puisse être reprise par d’autres. La difficulté, c’est de trouver qui, parce que ça prend beaucoup de temps. Voilà, c’est plusieurs heures par semaine et en 100 % bénévolat, c’est compliqué.
Alors je j’atteste, j’atteste de votre ligne de conduite parce que peut être que cette émission a été la plus longue à monter de toute l’histoire de poste pourtant. Mais alors, qu’est ce que c'était ? Qu’est ce que vous étiez pointilleux tous les deux ? Non mais moi je vais vous laisser. Il faut qu’on partage le pouvoir, tu comprends ? Mais on pourrait aussi parler La Javanaise. Mais franchement, je me suis dit eh bien, les gars y sont parce qu’on se connaissait pas en fait avant. Trouve ce que je veux dire. Mais pour monter cette émission, j’ai. J’ai vu que vous mettiez à œuvre votre philosophie, quoi. Voilà. Il y avait toute une tout un tas de questions entre qui peut parler, au nom de qui est ce que moi je viens pas trop souvent, il faut transformer la parole etc. Et puis moi, comme un con, j’ai insisté, évidemment, j’ai fait banco. Mais voilà, je l’ai dit parce que pour moi c'était le CQFD. Ce qu’il fallait démontrer, voilà votre façon d’agir. C’est aussi le cas. On le fait dans plein d’endroits déjà. Nous n’avons pas un président ou une présidente dans l’association, mais quatre enfants entre trois et cinq suivant les années. Coprésidents, co-présidentes qui n’ont pas de pouvoir autre que de faire de la signature ou de la représentation si jamais on en a besoin. Fin voilà. Et en général, il faut pousser des membres à se dénoncer pour dire allez, je m’y colle cette année parce que personne ne veut ça. C’est marrant. Là aussi, la codirection, ce n’est pas pour rien. PYG était directeur pendant des années et a dit Mais voilà, moi je n’ai pas envie que le pouvoir se sédimente. J’ai envie aussi de pouvoir à un moment donné, passer le relais sur un temps long. Donc voilà. Donc mettons en place une codirection et faisons en sorte que ça puisse tourner sur le temps long. A chaque fois, on essaie vraiment ça, parce que bien faire, il y a cette conscience toute bête que le pouvoir corrompt et que nous sommes des humains, des humaines. On n’est pas des surhumains. Donc voilà, il paraît, sur la question des têtes d’affiche et de qui représente l’association. On essaie de ne pas avoir tout le temps les mêmes têtes qui pop en haut de l’affiche quoi. Et je tenais à le souligner. Je vois que le tchat s’agite sur la question des chatons. J’essaie dans Pikachu te répond en fait c’est ça http.
Je répondais à la question de la belle Hélène 66 qui demandait s’il y avait beaucoup de femmes dans notre équipe et je disais du coup clairement pas assez. Aujourd’hui, on est en gros à 30 % de femmes dans l'équipe et c’est toujours peu et c’est dû à plein de choses, notamment le fait que le milieu informatique a toujours cette image de c’est un truc d’hommes blancs barbus coco. Voilà, maintenant. Mais enfin, je veux dire, il y a un problème de représentation et. C’est une vraie problématique. Et sur CHATONS, je n’ai pas vu passer les médias sur CHATONS.
Il y a l’idée. On voit quelqu’un te demander un site sur la surveillance parce que la question a été prise Ah merde, elle a été remontée pour que je vous la pose pour plus tard. Donc là, je l’ai perdue. Merde, Attends, attends. C'était quelqu’un qui voulait être les chatons, c’est Kamini qui dit Je n’ai pas bien compris. Les chatons permettent d'éviter le souci de prédateurs ou autres. Ils vérifient ou c’est leur parole qui vaut. Quant à connaître les utilisateurs. Alors je pense, ça fait allusion, si tu veux, aux questions judiciaires dont on parlait tout à l’heure, et du détournement à des fins. Illicites, voire immorales. Comment ça se passe pour les chatons ? Pour les petites AMAP ?
Alors attends j’ai l’air d'être désagréable. Mais en fait, tu t’es trompé, tu n’as pas pris le bon abonnement. Après un abonnement sur Twitch, il faut prendre un abonnement au poste.fr qui est le site internet que nous avons mis en place pour justement nous dire d'être des amazones et comment vous dirigez probablement un truc comme ça. On pose la carte bleue rend l’argent. Eh ben là je ne peux pas. Parce que si t’as donné 50 % à Jeff Bezos et c’est là où on utilise PeerTube, on en parlera tout à l’heure, donc ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. Ce que je veux dire, à part aujourd’hui, parce que votre beauté éclaire, éclaire l'écran. Mais la plupart des gens, enfin beaucoup de gens, écoutent, écoutent aux postes plus qu’ils ne regardent. Donc si tu réponds dans le chat, tous ceux qui nous écoutent.
C’est ben je ne voulais pas couper la parole. Vous êtes en train de discuter ? Moi et je répondais à une question qui était du coup le fait que moi je trouvais intéressant qu’il y ait quelqu’un qui disait qu’une partie de ma passion au sujet d’Internet vient d’un vieux site qui s’appelle Boum Chacun. Donc oui, ça parle, ça doit aider des trucs.
Oh là là ! Bon, très bien.
On en reparlera une autre fois. En fait, tout ça, c’est de ta faute. Et du coup, il y avait une question dans le tchat que moi je trouve hyper intéressante, qui était une remarque plutôt qu’une question qui était de dire ouais mais moi je trouve que les services de Framasoft, ils sont souvent à la traîne vis à vis de ceux des GAFAM et que globalement ils ne sont pas forcément innovants. C’est plutôt des copies de service plutôt que d’innovation. Et je trouve que c’est plutôt vrai. Mais, je voudrais quand même nuancer les choses. En fait, on a fait des copies, on a essayé de faire des copies pendant la période Dégooglisons Internet, c’est-à -dire ce que je racontais tout à l’heure. Pendant trois ans, on sortait un nouveau service et ce nouveau service était une alternative. Ce n'était pas un concurrent, mais c'était une alternative, un service existant. Parce que notre démarche, comme l’expliquait Pouhiou tout à l’heure, c'était de dire en fait, vous utilisez Google, eh bien vous pouvez utiliser Framasoft. Voilà. Et donc forcément, c'était des dons. Dans la logique, on copie les usages pour que les gens puissent se dire mais moi j’ai besoin de ce service là. Bon bah ok, je ne vais pas utiliser le service qui est fait par Google ou par Facebook ou machin, je vais utiliser autre chose. Et donc ça c’est le premier point, le fait que pendant des années, on a fait ça. Le deuxième point, c’est qu’on n’a pas du tout les mêmes moyens qu’un Google ou qu’un Amazon, bien sûr, même si là, je cofinance Amazon. Et donc c’est sûr que si on prend le cas de PeerTube dont on parlera tout à l’heure, mais PeerTube, c’est un développeur, même à temps plein, et donc il ne faut pas s’attendre à faire la même chose.
Enfin, c’est quand même un génie. Je ne connais pas de garçon parfait.
Mon troisième argument à cette réponse, à cette remarque plutôt, c’est de dire qu’en fait, on a quand même essayé de sortir justement parce qu’on se rendait bien compte qu’on faisait parfois du copier coller en termes de fonctionnalités, etc. Et ça a été de dire mais en fait, si on inventait notre propre logiciel, il ferait quoi ? Et du coup, il y a un logiciel qui a vraiment suivi cette ligne là, un logiciel qui s’appelle Mobilisons, voilà et mobilisons. C'était pour répondre à la problématique de se dire Mais en fait, quand on veut militer, quand on veut s’organiser, etc. En dehors des GAFAM, comment est ce qu’on pourrait s’y prendre ? Et on a fait des choix où on n’a pas copié les GAFAM et on nous le reproche encore aujourd’hui. Typiquement, mobilisons, ne s’intéressent pas à l’individu, ils s’intéressent au groupe. Donc tu suis des groupes, je ne suis pas des individus et ça ne vient pas des fonctions sociales.
Tu vois, on ne peut pas laisser un commentaire, on ne peut pas suivre le mur d’une personne, on peut faire tout ça.
Et donc c’est parce qu’on s’en fout de savoir qui est le président de la présidente maintenant de Europe Ecologie-Les Verts ou mais je sens que tu suis, ça va être un groupe qui peut être politique, ça peut être un groupe de squads, ça peut être un groupe de cuisine, ça peut être un groupe. Et ce qui nous intéressait, c'était de dire Mais en fait voilà, quand on veut renseigner des événements sur ce qui se passe ou quand, etc. On dit un on ne veut pas de fonction sociale et deux on veut de l’identité multiple. Et c’est exactement ce que tu es en train de montrer à l'écran. C’est dans mobilisons. Tu n’as pas une seule identité parce que moi, les groupes Gilets jaunes qui laissaient leurs noms et leurs prénoms dans les groupes Gilets jaunes, ça me faisait quand même plutôt mal au cœur. Dans les gilets jaunes Facebook, ça me faisait plutôt mal au cœur. Est ce que je me suis dit Mais je suis un agent de la DGSI j’arrive. Je m’appelle Camille Martin, je rentre dans le groupe et j’ai les noms et prénoms de toutes les personnes. Et puis je sais ce qu’ils aiment, je sais où ils habitent, etc. Et donc dans Mobilisons, il y a une fonctionnalité qu’on a développée qui n’existe a priori quasiment que dans mobilisons où tu peux dire bah moi je vais m’appeler Dave Duff ou je vais m’appeler David Dufresne, ou je vais m’appeler Zorglub suivant là où je vais militer. Oui, en gros. Débrouille-toi avec ça.
Il y a PBX, BB, IEM qui vous dit ok, d’accord, mais pourquoi pas des dates déjà ? Ou alors c’est sûr.
À douze c’est technique, c’est titre technicisation wesh. Enfin je ne sais pas. Du coup en gros, pourquoi pas de la blockchain et compagnie ? Je caricature un peu, mais pourquoi organisation totalement autonome ? Et bien du coup, je veux malgré tout tenter une réponse que je vais essayer de faire. La moins technique possible, c’est que ça pose d’autres problèmes. C’est déjà bien et pas forcément clair. Ma réponse mais c’est qu' utiliser des systèmes totalement décentralisés du web trois, des DAO, de la blockchain, etc. Ce n’est pas forcément la panacée. Typiquement une photo mise dans Frama pic et on ne pourrait pas la supprimer. Et du coup ça peut poser un vrai problème à un moment donné.
Imagine que ce soit du Revenge porn. Voilà par exemple la victime tu peux être sur une blockchain, tu ne pourrais jamais supprimer cette photo de Revenge porn, tu pourrais juste faire un nouveau bloc qui dit J’annule l’apparition de cette photo, mais elle existe toujours. Il y a toujours moyen quelque part de la retrouver. Ce qui pour une victime de Revenge point est abominable. Bien sûr, bien sûr. Alors, les amis, en fait, une des raisons pour lesquelles vous êtes là, est qu’il y ait l’idée de vous rendre hommage. Et comme c’est le mois de décembre, que le mois de décembre, pour ceux qui ont de l’argent, c’est le mois où tu fais des dons qui sont défiscalisés, ce qui est le cas pour Framasoft comme pour Hauts postes. On en parlera plus tard. Je me suis dit tiens, ce serait pas mal de vous inviter au mois de décembre. Mais en fait, il y a aussi une raison. Une raison particulière, c’est que vous lancez une opération pour trois ans. Alors là, je suis en train de chercher la page. Attendez, je vais vous remettre ça ce soir. Ouais, c’est ça. Et en fait, juste pour introduire ça, donc, avec Internet, en 2014 2017, on a donné des réponses aux individus, des outils aux individus. Les trois années suivantes donc, contribuent. Utopia, ça s’appelait la campagne, mais on se fiche du nom. C'était plutôt des réponses pour les communautés, que ce soit la communauté des chatons dont on a parlé, que ce soit PeerTube, en mobilisant dans les communautés, peuvent s’en emparer pour créer leur plateforme. Et on s’est dit qu’il manquait une marche entre les deux, entre l’individu et la Grande Communauté. Il manquait le global, le groupe, le collectif en fait. Et donc là, c’est là qu’on a lancé cette campagne collective visant Internet convivial, disons Internet, et qui est une campagne à l’adresse des collectifs. Parce que le problème, c’est qu’on a en face de nous un système qui s’appelle donc capitalisme de surveillance, capital de surveillance. Qu’on soit bien d’accord, le problème capital de surveillance, c’est pas juste la surveillance, c’est le capitalisme. Voilà. Non, mais c’est juste la dernière évolution du Pokémon capitalisme. Il y a des écoles qui disent que le capital de surveillance, c’est le capitalisme. Il est un peu malade, il est allé un peu trop loin. Faudrait remettre dans le droit chemin et le soigner, vous comprenez un peu, un peu régulation mais pas trop, non ? Si tu vas aux sources du capital de surveillance, un peu, voilà. Affaire privée chez CF édition par Christophe à outils aux sources du capitalisme de surveillance. C’est un membre de Framasoft. Ceci depuis. Attends, attends, attends, attends, attends. Quand on fait de la publicité, on fait de la réclame stp vas y aller faire PV via internet à la PIA. Bien voilà, à la réédition, si tu vas aux sources du capitalisme surveillance, tu te rends compte qu’en fait le problème vient vraiment du système capitaliste et que le fichage, le marketing etc existaient avant la numérisation et l’informatique ? Voilà. Et que la numérisation et l’informatique ont décuplé de manière exponentielle cela, mais que le problème reste fondamentalement le système capitaliste. Et donc il y a tout un tas d’associations, il y a tout un tas de petits collectifs qui travaillent à créer des bulles d’oxygène hors de ce système, que ce soit une petite AMAP, que ce soit une Assos qui utilise je ne sais quel sport ou quel loisir pour créer du lien social dans tel ou tel lieu. Donc voilà, dans ces associations là, quels outils elles ont aujourd’hui pour s’organiser, pour se gérer, à part des Google Workspace par exemple. Du coup, c’est ça qu’on va essayer de travailler pendant trois ans. Donc cette feuille de route, puisque c’est comme ça que vous l’appelez, alors que je lis, je lis des justifications de Pyg qui à mon avis sont de pire en pire. En fait, je pense que tu devrais arrêter de te justifier comme ça. Là tu t’enfonces parce qu’il dit une partie de ton affaire, ben ça paye une partie de mon salaire et donc une partie de mon tout nouvel abonnement sur Twitch. C’est-à -dire je plaisante, c’est-à -dire les gars, donner directement à la maison, passer du temps avec celle-ci.
Structure et cycle admis et qui vient de fêter ses dix ans de dons à Framasoft.
Voilà, c’est tout à fait normal. Merci. On va parler de nouvelle unité, on va, on va. Ah ouais, franchement, c’est incroyable, on va parler d’argent tout à l’heure et des dons parce que c’est important pour évidemment pour vous, etc. Mais restons sur cette nouvelle campagne qui est axée sur quatre outils, pas quatre. Comment dites-vous que quatre en action ? Voilà. Alors je ne fais plus de blagues sur les noms, donc nous avons émancipe Assos. C’est de ça dont nous avons écho Network et nous avons PeerTube. Alors il y a une subtilité de tout ça. Pierre Pointu Bah ouais alors ça aussi jeune tube de PeerTube tu peux en faire. Bon, ça on est nul en marketing, on va le dire. Attends, attends, attends pas du tout que 4 millions de visites par mois, vous êtes les rois du monde avec des noms impossibles ici. Ça montre la qualité de vos outils quoi. Parce que je pense qu’on peut être rattrapé. Je pense que vous faites exprès Je vais vous écouter parler peut être des outils concrets, parce que là, il faut qu’on cause de ça. C’est-à -dire vous vous donnez trois ans pour affiner, heu, si j’ai bien compris, trois outils et un projet euh plus citoyen on va dire je l’appelle comme ça. Voilà, donc émancipe, Assos, forme, espace et connais toi PeerTube avec quoi, avec quoi vous les commencez ?
C’est un projet qui est porté par notre collègue Engie, qui vise en fait à rendre plus capables des structures qui accompagnent les associations, on va dire de taille moyenne ou importante, à fournir des fournir de l’accompagnement dans la Dégooglisons Action. C’est à dire que la problématique qu’on a identifié quand on a fait CHATONS, c’est que ok, maintenant on a une centaine de chatons partout en France. Donc le collectif est là, il existe, il vit et c’est super. Par contre, quand on est contacté par une Assos de taille moyenne, c’est à dire une Asso qui aurait par exemple quelques salariés qui je sais pas moi ça peut être, on va dire une grosse MJC par exemple, France ou un centre social de taille relativement importante et qui dirait mais nous, pour aligner, pour mettre en cohérence nos valeurs associatives et les outils qu’on utilise, on voudrait bien sortir de Google et compagnie parce qu’on est convaincus du discours. Par contre, c’est compliqué. Comment est ce qu’on fait pour être accompagné ? Et la problématique qu’il y a derrière, c’est que les chatons souvent ne sont pas très carrés et il n’y a pas beaucoup de chatons professionnels qui sont capables de fournir un vrai service de qualité. Et donc l’idée de Émancipe Aso, c’est de renforcer les compétences notamment de certains chatons ou en tout cas de certaines structures pour qu’elles sachent mieux accompagner les structures d’autres structures dans leur Dégooglisons. Voilà, allez voir le site, c’est tout expliqué ça. Et donc voilà, il y a une formation au mois de janvier qui est déjà remplie, donc il y a plus de plus de place pour cette formation, quasiment une semaine au mois de janvier. Cette formation sera filmée et elle rejoindra le mook chatons à terme. Le mook c’est M ou ses chatons.org qui est l’espace sur lequel on a mis un cours complet sur. Vous voulez ? Pourquoi ? Est ce que C’est quoi le problème avec les GAFAM et comment se Dégooglisons nous ? Donc voilà pour émancipation le deuxième.
Il y a une question. Est ce que ça pourrait remplacer un agenda de concert local avec différents contributeurs potentiellement intéressés, même anonymement pour donner une info aux organisateurs ?
Actuellement, Facebook est encore un des endroits où centraliser une telle mobilisation qui va répondre à ta problématique de comment publier mes événements, etc. Il y a un site qui s’appelle Mobilisons.fr sur lequel tu peux aller te créer un compte avec différentes identités pour poster des événements. Voilà, suivant ta militance et tes actions humaines au quotidien FR C’est nous qui l’hébergeait Du coup, donc deuxième projet Frama Spaces Frama Spaces, c’est le plus gros projet, c’est ça en tout cas le plus ambitieux qui est sorti de Framasoft. Le principe c’est maintenant ou OK ? Pendant des années, on a essayé Dégooglisons, on va dire service par service. Voilà, tu cherchais une alternative à Google Spreadsheet ? Bah on a proposé le Framapad, le doc, on proposé Framapad, etc. Et forcément, la force de tous ces outils, c’est qu’ils sont tous concentrés dans un seul outil. C’est la force de Google, un seul à nos yeux pour les lier tous et dans leur Intérêt direct.
Et dans les ténèbres, les lier pour agir efficacement. Tolkien. Et donc la problématique, elle est, elle est double. Il y a une problématique technique qu’est ce que Framasoft peut proposer aux associations pour qu’elle puisse se dégoogliser plus facilement ? Donc là c’est vraiment. L’Assos. Ça peut être dit Assos, mais on est bien d’accord, c’est collectif au sens large et notamment collectif, militant. Et donc ça peut être bien de squat.
Ce qui exclut les entreprises.
Tout à fait. Sur Framasoft, ils sont exclus des entreprises et on exclut même les on va dire les collectivités ou les services qui dépendraient des ministères typiquement éducation nationale, etc. En gros, on leur propose du Cloud, cette fois-ci plutôt associatif et militant. Ben oui, on exclut de Ben oui, parce que du coup, ça nous coûte un bras. Un. Ben oui. Et donc l’idée c’est de dire donc il y a un projet technique derrière, de dire bah, proposons des services, un service de Cloud. Donc il y a 50 giga proposé aux associations pour qu’elles ne fassent que la box.
Sur le site, c’est 48 40 par 40.
Tout à fait, c’est qu’on était parti de 50 mais ça, ça pourrait bouger. Donc 40 giga et 50 comptes max pour des structures, voilà qui veulent collaborer et donc nous. L’idée, c’est de dire qu’il faut qu’on arrive à proposer un service de Cloud. Donc on a basé sur un logiciel libre qui s’appelle Next Cloud, qui permet à la fois de partager des fichiers, de gérer un agenda, de partager des contacts, de synchroniser tout ça sur ton Smartphone et de faire de la rédaction collaborative en ligne.
Si tu veux la visio aussi.
Pardon et la visio du coup ça permet en gros, c’est un outil un peu tout en un et qu’on met à disposition. Voilà, pour l’instant on est, on va ouvrir donc 250 comptes. Et là l’objectif c’est d’aller à 10 000 comptes association, donc potentiellement jusqu'à 500 000 personnes qu’on va héberger. Donc, je pense qu’on va devenir fin 2017. D’ici trois ans, on va devenir les plus gros hébergeurs Next Cloud de France en tout cas peut être d' Europe qui restera des Shadow, des boites comme ça qui le feront. Mais en tout cas c’est bien parti pour être quelque chose de très important. Donc c’est un projet technique un peu dans la lignée de Dégooglisons Internet, mais il y a un projet politique derrière. Et je veux bien qu’on prenne une minute sur le projecteur.
On va prendre une minute. Je fais juste un petit point, un petit point technique. Ami du chat, le dénommé Jim Livingston ne pouvait pas envoyer de lien car il n'était pas VIP sur cette chaîne. C’est chose faite maintenant. Donc John, tu peux à nouveau remettre autant de liens que tu veux. Voilà, voilà. Donc John va y aller en saluant John au passage qui est le développeur du chat sur les live PeerTube ? Donc si on peut chatter maintenant sur le live PeerTube, c’est grâce à lui. A mon avis, ça va être mon nouvel ami début janvier et il ne sait pas. Donc il est bien malheureux. Alors il y a bien un VIP Amazon, il y a un financeur Amazon. Framasoft s'écroule en direct devant vous. Alors c’est l’enfer ici, c’est tout. Tout l’inverse de ce qu’on voulait faire. Bref. Alors vas y, prends une minute, même deux, même 3 h tout le temps.
Le projet politique derrière, c’est que. On parlait tout à l’heure de l'évolution un petit peu politique de Framasoft ces dernières années. Et en fait, on est plus ou moins convaincus dans l’Asso que globalement l'état du monde se dégrade et qu' un des acteurs qui permet de résister à cette dégradation du monde, appelle ça va appeler ça effondrement. Euh comme vous voulez, mais en tout cas ça, le monde se porte moins bien aujourd’hui qu’il y a quelques années. C’est un avis perso, mais du coup, un des acteurs qui permet de résister à ça, ce sont les associations et alors les associations et les collectifs, c’est au sens très vaste, ça peut être un jardin partagé, ça peut être une asso d’aide aux malades qui ont le don de personnes qui ont des maladies psychiques. Ça peut être une Assos de soutien à un collectif de squat, ça peut être des structures diverses et variées, mais en tout cas c’est un peu le filet social qui permet à plein de gens finalement de manger. Enfin je ne sais pas si on prend les restos du cœur par exemple, on a besoin de structures associatives dont l’objectif n’est pas de faire du pognon et dont une mission peut être. En tout cas, c’est le cas pour beaucoup d’associations de mettre en œuvre de la solidarité et on va dire, de faire progresser la justice sociale et le progrès social. Donc ça, c’est le côté gauchiste. Et du coup, la problématique c’est que ces associations, elles sont de plus en plus attaquées, elles, on en a avec les adversaires des associations, donc qui peuvent être le gouvernement, qui peuvent être les entreprises, etc. Parfois, les associations et les entreprises sont partenaires, mais ce n’est pas toujours le cas. Et y a. On assiste ces dernières années à une baisse globale des subventions publiques. On assiste à une marchandisation du secteur associatif. Il y a des lois type contrat d’engagement républicain, j’y débarque et tout ça fait qu’il y a plein d’attaques sur les libertés associatives. Et on voulait démontrer avec Frama que les associations pouvaient relever la tête. Enfin vraiment moi c’est comme ça que je le vois. Soyons fiers d'être des Assos parce que le gouvernement et notamment la Macronie et vraiment on vise à dire non mais les associations c’est bien pour faire un club de bridge. Par contre une association je ne sais pas le droit au logement ou bah tiens, on va parler d’une association dissoute, le Collectif contre l’islamophobie en France, association dissoute il y a peu de temps, ou une association qui est en cours de dissolution qu’est le bloc Lorrain qui est une association antifa du côté de Nancy. Ces associations là, elles sont, elles passent, elles se tiennent passage, ce sont bien. Faisons un petit pas à la place du produit voilà, maintenant on produit. Et du coup ces associations, En gros, le gouvernement veut des associations qui se tiennent sages. Et nous, ça nous pose un vrai problème parce que les associations, pour nous, c’est à la fois un filet de sécurité dans ce contrat social qui est mis à mal entre eux. C’est quoi faire ? C’est quoi vivre ensemble ? En gros quand ça va mal, bah du coup on peut faire preuve de solidarité et c’est dans les associations qu’on va souvent trouver de la solidarité. Encore une fois, je cite Restos du cœur, Ligue des droits de l’homme, droit au logement, etc. Enfin, il y a plein de plein d’associations de ce type là. Et le deuxième, le deuxième étage, là où vivent les associations et là où elles ont un rôle à jouer, c’est en tant que, on va dire structures qui préfigurent la société de demain. Désolé, ça peut être un peu perché, mais il y a un moment donné où ce sont les associations qui viennent faire contre pouvoir qui vont dire on n’est pas d’accord. Alors là du coup, je ne sais pas. L214, sur la question de l’antispécisme, il peut y avoir plein de structures. Qui font bouger les lignes dans la société. Le gouvernement, à la fois l’actuel, mais les précédents n'étaient pas beaucoup mieux là dessus. Il y a vraiment une volonté de dire les associations, vous restez à votre place. Ce qui compte, c’est les entreprises et ce qui compte, c’est la loi et l’ordre. Et la vraie difficulté derrière, c’est que pour moi c’est un avis perso encore une fois, Mais le mouvement fameux des associations en France se porte assez mal en ce moment, notamment avec l’inflation, la crise, etc. Les baisses de subventions, enfin tout. Tout augmente pour les associations qui ont souvent un budget qui est carrément souvent à la hausse, sur lequel il y a très peu de marge. Et du coup on a vraiment cette difficulté là à se dire non, mais en fait, les associations, c’est un truc de pauvre. Et du coup, vu qu’on est un truc de pauvre, on nous a ringardisé, on nous a dit non mais les Assos, vous n’êtes pas sérieux ? Un truc sérieux, typiquement. Bah Framasoft, voilà.
Vous avez 4 millions de visites par mois, faites une coopérative, faites une S.A.S. Faites une montée dans le festif.
Voilà dans l'économie sociale, solidaire et écologique, des économies d’abord le social solidaire et écologique. On verra après. Et donc on a de toute façon cette problématique là dans le milieu, dans le milieu associatif, de se dire Oui, mais en fait, nous, on est une association, on fait avec ce qu’on a machin, etc. Et ce que Framasoft a voulu faire avec Frama Space, c’est un peu de poser un acte politique et de dire mais en fait on est en capacité. En tant qu’association de faire par nous mêmes et on n’est pas obligés d’aller utiliser les services de Google des grosses entreprises qui en plus ne sont pas cohérentes avec nos valeurs. Les valeurs de Google, ce n’est pas celle de la Ligue des droits de l’homme, c’est clairement celle de L214 et pas celle des restos du cœur. Je ne dis pas que c’est il y a des fondations, il y a une fondation Google qui filent des millions chaque année, mais c’est clairement du, j’allais dire du greenwashing, en tout cas de l’entreprise washing. Et bien il y a aussi vraiment de l'éthique washing. Mais clairement, ils font, ils font, ils font bien de la merde à côté. Donc la problématique c'était comment est ce que les associations peuvent répondre aux besoins des associations ? Et, je pense qu’il n’y a pas beaucoup de structures qui font ça. Il y a des. Il y a des structures qui aident des associations Sherpa et L’oiseau par exemple une Start up qui permet à des associations d’aller faire de la collecte de dons, etc. Mais ça reste une START up. J’ai rien contre les lois SO mais ça reste une START up et du coup pour moi il y avait vraiment la volonté d’avoir un geste politique et on s’est dit mais c’est ça qui faut, c’est il faut montrer que, en tant qu’association, on peut s’entraider et on est capable de faire les choses par nous mêmes sans dépendre finalement d’une entreprise.
Ou sur cette question politique, on reviendra aux outils tout à l’heure, mais parce qu’elle vous guide que derrière, derrière Next Cloud, y’a en fait l’idée de bâtir un monde dans lequel on a envie d'être quoi en fait, hein ? Grosso modo, c’est à peu près ça. Quand on préparait l'émission, tu me parlais même de rétrécissement démocratique et que les associations étaient en première ligne, premières victimes de ce rétrécissement démocratique. À quoi tu faisais allusion ?
C’est bien le rétrécissement de l’espace démocratique. Tu peux le voir même au niveau européen, voire au niveau mondial. Mais en tout cas, c’est je ne sais pas où des associations queer hongroises qui se font défoncer physiquement parce que voilà, il y a un gouvernement en Hongrie qui a dit bah non, nous on ne veut pas de on est on est contre. De toute façon, les personnes qui revendiquent créent d’autres sexualités que la sexualité normée et reconnue par le gouvernement quoi. Et là, du coup, du c’est à partir du moment où tu commences à attaquer les associations lorsqu’elles essayent de revendiquer des droits pour les personnes. Pas nécessairement un rétrécissement de cet espace démocratique. Et tu as des associations qui sont en souffrance ou des gouvernements qui musèlent les structures associatives et notamment de défense. Des droits, il y en a partout, partout en Europe.
Alternatiba, je ne sais plus lequel, c'était à la fois alternatif. Petit à petit.
Là du coup, c’est on est, on revient à un niveau plus Franco-français. Alternatiba Poitiers avait perçu des subventions à percevoir des subventions de la mairie, notamment de la mairie de Poitiers Écolo. Donc voilà, tout à fait mairie écolo. Et donc dans cette logique là, ils ont choisi de monter des ateliers de désobéissance civile. Donc on n’est pas sûr, on n’est pas sur un truc nécessairement extrêmement vénères, mais c’est comment est ce qu’on s’auto organise pour résister ? À un moment donné, à des. Ou à des pratiques typiquement qui pourraient être policières qui nous paraissent. Abusives, abusives et du coup. Alternatives.
Le préfet du département 76 et 86, la Vienne.
La Vienne, le préfet de la Vienne
J’ai fait mes premiers fanzines là bas, c’est pour ça que je connais bien et ne crois pas que tout est super préparé. J’ai lavé mes fiches et tout et tout. Ben je connais Poitiers.
Tout à fait fort jolie ville par ailleurs, on parlera du Marais Poitevin une autre fois. Et du coup, la problématique c’est que le préfet a demandé le retrait de la subvention à Alternatiba Poitiers. Donc absolument. Il a écrit à la mairie de Poitiers pour dire merci de retirer cette subvention sous prétexte que l’association Alternatiba Poitiers n’aurait pas respecté le contrat d’engagement républicain. Je vais y revenir et donc mon plus droit. Du coup, cette association dit demande est ce que cette association n’est plus le droit à la subvention, à ce que lui soit retirée la subvention accordée par la mairie de Poitiers ? La bonne nouvelle, je vais tout de suite à la fin de la bonne nouvelle, c’est que la mairie de Poitiers a dit non. On va conserver la subvention qu’on avait faite à Alternatiba à Poitiers. Mais du coup, ça pose un vrai problème, c’est que cette loi qui s’appelle le décret du TUE s’appelle le contrat d’engagement républicain qui a mis en place le contrat d’engagement, le contrat d’engagement républicain.
Alors, il faut rappeler ce contrat d’engagement républicain. Il est passé, c’est ça ? Il est issu de la loi Séparatismes. Et très sincèrement, nous n’avons pas été à la hauteur de l’enjeu. Nous l’avions été sur la loi sécurité globale qui précédait et on s’est fait un peu endormir sur la loi Séparatismes dans laquelle il y a des choses comme celle- ci. Le contrat d’engagement républicain qui visait officiellement à cibler des associations considérées comme islamistes. Mais en fait ça s’applique bien. La preuve à toutes les associations.
donc le contrat d’engagement républicain en moins d’une minute, c’est assez simple. C’est un document que chaque association qui veut toucher des subventions publiques doit signer. Et dans ce document, il y a sept points qui paraissent très jolis, genre je m’engage à respecter la laïcité, je m’engage à respecter la diversité, etc. A bien répartir, à bien donner la parole à tous mes adhérents et adhérentes dans mon nom, dans ma structure, etc. Donc c’est assez court. Et le problème c’est que ces points y sont tellement flous qu’ils peuvent être interprétés de façon très large. Et notamment nous, il y en a un. Donc Framasoft n’a pas signé le contrat d’engagement républicain. Il y a un point qui dit que vous vous engagez à respecter les symboles de la devise de la République, donc le drapeau, l’hymne national et liberté, égalité, fraternité. Et donc nous on s’est regardé à Framasoft et on a fait,en fait nous on est ok, on est français où ? J’aime la France, pas de souci, le drapeau bleu, le blanc, le rouge c’est des couleurs que j’aime bien, c’est ok, mais par contre me dire que je dois respecter signer un papier pour dire que je dois respecter le drapeau français ou la devise liberté, égalité, fraternité. Quand je pense de mon for intérieur que les libertés sont de moins en moins respectées, j’ai envie de pouvoir critiquer la devise française. Et donc à Framasoft, on s’est regardés, on s’est dit mais en fait on ne va pas signer un papier qui nous dit qu’on aime la Marseillaise. Enfin je veux dire, ça reste un chant guerrier. Oui ok, c’est notre hymne national, je n’ai pas non plus cracher dessus, mais j’ai envie de pouvoir garder un regard critique et de pouvoir ouvrir ma gueule si j’ai envie de dire que je trouve que c’est un chant guerrier.
Ce contrat d’engagement républicain qui le fait signer aux associations.
Alors c’est les associations qui doivent le signer. Par exemple, si tu veux toucher de l’argent d’une collectivité.
qui en fait c’est une monnaie de, c’est une monnaie d'échange. Tout à fait Stallman et qui est imposé par voilà, par le gouvernement parce que c’est passé dans la loi, séparatismes et du coup c’est depuis le 1ᵉʳ janvier 2022, je pense que dans ta communauté il y a forcément des gens qui sont dans des Assos.
Absolument.
Vous avez, si vous allez demander de l’argent à votre mairie ou au département ou à la région, aujourd’hui, on va vous demander d’avoir signé ce contrat d’engagement républicain. Et si vous ne le signez pas normalement, vous ne pouvez pas toucher 1 € de subvention publique. Donc voilà, on s’est regardé avec Pouhiou et avec les autres membres, on s’est dit mais non, on ne veut pas de ça en fait, on ne veut pas signer ça. Alors on est dans une position privilégiée à Framasoft qui fait que comme on vit des dons et non pas de subventions, on a pu se permettre de dire ok on ne va pas le signer, mais je me mets à la place de plein d’autres associations.
Alors en effet, moi j’ai vu, j’ai reçu mois après mois des courriers de bas de gens qui suivent vos posts, qui sont dans des associations et qui ont vu leurs subventions coupées et donc qui m’ont alerté. C’est pour ça que quand tu m’as dit tiens, ce serait bien qu’on parle de ça. Et quand on s’est vus à Lyon aussi, moi j’ai trouvé ça extrêmement important qu’on le fasse. Parce qu’en effet, c’est quand même une vacherie. C’est ce qu’on appelle un rétrécissement démocratique quand même, hein, C’est quand même un recul, c’est quand même.
C’est bien, c’est un vrai recul et du coup, pour moi c’est vraiment une caporalisation, c’est on fait maintenant des associations ou pas. Et je vous encourage à aller voir trois structures différentes. Je mettrais bien dans le jardin que sont la coalition.fr association citoyenne qui s’appelle de son vrai nom collectif des Associations citoyennes. Mais le site ces associations et citoyennes point net je crois, et une troisième structure qui s’appelle Voix publique qui lutte justement sur ce sujet là, donc qui n’est pas, qui n’est pas du tout le sujet principal de Framasoft. On est plutôt tourné effectivement sur les questions numériques, mais cette question politique de la survie des associations nous paraît absolument essentielle. Et effectivement, il y a le contrat d’engagement républicain. Mais je pourrais parler du contrat, un pacte social qui est encore une belle saloperie pondue. C’est passé sous la monarchie si je ne dis pas de bêtises. Donc c’est le S. Le ça vient d’Angleterre, c'était les réseaux sociaux impact, boum ! Et donc voilà, si dans la communauté il y a quelqu’un qui cherche contrat un pacte social, vous allez tomber sur un site du gouvernement qui vous explique qu’en fait les associations, elles vont être financées maintenant par les entreprises qui vont choisir les projets des associations qu’elles veulent soutenir. Et donc plutôt que ça soit l’Etat qui se dise Mais par exemple, les Restos du cœur, c’est une association importante, c’est elle répond Les Restos du cœur répondent à une mission à laquelle l’Etat répond mal : "Ça arrive, Voilà. L'État est imparfait, évidemment. Donc pourquoi pas, à un moment donné, avoir des associations qui agissent sur le terrain, Et bien du coup.
Mais est ce que c’est. Est ce que c’est une façon de pour l’État de dire moi État, je me désengage ? Mais par contre une association qui vient finalement me remplacer là où je suis défaillante, où tu dois agir comme l’État géré, c’est à dire au nom de valeurs dites républicaines. Est ce que c’est fait ? Est ce que c’est ça l’idée qu’il y a derrière ?
Il y a deux choses c’est comment est ce que tu fais fonctionner le comment est ce que tu fais marcher des associations ou pas ? Parce que pourquoi est-ce que l’État fait ça ? L’État fait ça parce que les associations sont son principal adversaire dans la rue. Et sur le terrain médiatique. Concrètement, des gens qui vont râler ? Je ne sais pas. Je reprends la. 214 On peut parler de la corrida de machin, de faire des sujets d’actualité. Ce sont les associations qui agissent. Et ce qui pose problème au gouvernement, c’est que du coup ça fait du bruit. Et donc l’idée de dire si vous n'êtes pas républicain, vous n’avez plus le droit d’exercer ou on va vous supprimer les subventions. En gros, il y a une espèce de, comme tu disais, de négociation mais complètement biaisée entre l'État et l'État au sens large et avec ses potes, les collectivités et autres. Et du coup c’est oui, c’est un vrai recul et un vrai rétrécissement de l’espace démocratique parce que tu n’as plus la possibilité de dire mais en fait agir par exemple et aller marcher et organiser une manif, même sauvage, sur je ne sais pas, pour défendre tel ou tel droit humain ou ce des droits des animaux. Et du coup, ça ce n’est pas républicain parce que tu n' as pas bien fait les choses dans l’ordre etc. Donc tu n’as plus le droit d'être soutenu. Et ça c’est un processus qui est nouveau. Avant, l'État pouvait dire je refuse de soutenir telle ou telle association, c’est ok, mais je ne vais pas dire je reprends la thune, c’est fait, Il n’y avait pas de rends l’argent et ça c’est un premier. Et le premier point et le. Et le deuxième point sur la marchandisation des associations, c’est que l'État considère notamment la macronie considère que les associations c’est des petites entreprises et que c’est bien qu’il. Quand tu fais encore une fois un club de sport ou machin, ok, ça c’est bien, ça ne pose pas de problème. Les gens, le club de foot n’y va pas nécessairement dans la rue. Par contre, si tu veux avoir une action.
Ça dépend. Ça dépend ce soit les Marocains, je veux dire quand ils vont gagner, quand ils vont gagner, ça va.
Pour prendre leur retraite déjà.
Et ouais, mais du coup c’est bon.
Faut que je parle à un lyonnais, donc de toute façon je suis contre lui. Moi je suis pour Saint-Étienne qui n’arrive pas prête à l’entendre.
, On ne va pas refaire ça ensuite, toujours, toujours. Et pour terminer sur la marchandisation, c’est là aussi que l'état considère que des associations typiquement comme Framasoft devraient être des entreprises. C’est ça qui fait qu’on reste une association pour eux. Et enfin, il y a quelque chose qu’ils ne comprennent pas. Enfin, on discute, Pouhiou confirmera. On discute régulièrement avec des instances politiques diverses et variées et dans les ministères, ils disent non, non, c’est très bien vos trucs, mais vous êtes une Assos. Donc en gros, ce n’est pas sérieux.
Il faut passer à l'échelle maintenant.
Maintenant c’est ça, il faut se caler. Mais c’est vrai en plus, ça fait un mois que l' on entend ce discours.
Vous entendez ce discours ?
Ouais.
Mais au fond, qu’est ce qui vous gêne ? Papa ? Papa, vous ? Excusez-moi. Qu’est ce qui les gêne ? Que vous soyez une association et pas une startup ?
Si c’est Un service, c’est le bazar, on n’est pas dans un modèle où du coup il faut aller chercher du pognon, faire une levée de fonds
Et du coup ils peuvent consommer des outils, des services, où ils peuvent nous consommer un plan d’action, etc. Tu vois ? C’est-à -dire que quand ils nous demandent qu’est ce qu’il vous faut pour passer à l'échelle, moi je leur dis mais écoutez, techniquement nos outils, pas grand chose. Il y aura peut-être un petit peu de développement, mais franchement, c’est des outils qui ne sont justement pas faits pour être des géants, mais plutôt pour être pleins de petits outils en réseau. Donc il y a pas besoin de rien qu’on passe à l'échelle des outils. Par contre, il y a besoin d’humain, il y a besoin de payer du temps humain, il y a besoin du temps qui va être financé, des salaires qui vont être financés dans les Assos, dans les collectivités publiques, dans les collectivités territoriales par exemple, des médiateurs et des médiatrices numériques qui vont aider les personnes à faire leur transition, des outils Google et compagnie vers des outils libres et éthiques, tu vois ? Alors quand tu leur dis qu’il va falloir embaucher du monde, va falloir de la subvention de fonctionnement, mais ils ne comprennent pas. Tu vois, à un moment donné, j’ai même une collègue qui a dit Mais en fait, il faut arrêter de vouloir passer à l'échelle comme ça. C’est quoi ce délire ? Il n’y a pas besoin de créer un Google européen, un géant du web européen, c’est vous français. Faut sortir de cette idée là et au contraire faut penser en terme de réseau.
Alors Jojo la frite qui disait vous êtes abus à but non lucratif, c’est mal et effectivement c’est vraiment on est. On vient de mettre un petit caillou dans le pied de la Start up Nation quoi. Et la startup Nation, c'était à un moment donné de dire il faut développer l’envie. En France, c'était Sarkozy. Je veux une France de millionnaires. Et c’est vraiment ce modèle là que nous on vient, enfin nous, pas que Framasoft, mais que les associations viennent titiller en disant mais en fait nous on n’est pas là pour faire du pognon. Et le fait de dire on n’est pas là pour faire du pognon les désarçonne complètement et il essaye toujours de ramener les Assos en disant non mais en fait vous vous êtes bien Et le choix des Assos au départ d’aide aux personnes en grande précarité donc les SDF aujourd’hui, maintenant il y a beaucoup de start up qui se sont créées pour dire on va organiser ça pour que ça soit efficace, machin etc. Et tu perds complètement la question du lien social, la question de l’Est de comment est ce que tu fais pour les valeurs ? Voilà des valeurs. Et puis bah pour se dire à un moment donné aider un malade qui a des amis, une personne qui a des problèmes psychiques, c’est forcément non rentable pour la poule, ça ne peut pas être rentable. Enfin, toutes les personnes qui ont vrillé suite au qu’Ovide parce que c'était dur, les compliments, etc. Aujourd’hui, la question de la santé mentale est sous traitée complètement en France et du coup il y a que des associations qui peuvent et qui peuvent aider.
Mais me faire faire 2 h de route dans une petite montagne d’Ariège pour amener le bibliobus dans le petit village. Voilà, ce n’est pas rentable et ça ne peut pas l'être. Et il ne faut pas que je cherche à ce que ça le soit. Alors donc là, vous vous lancez dans cette campagne, vous l’avez expliqué, le fromage passe. Donc en gros, pour ceux qui arrivent, les associations, vous leur dites vous leur donnez clé en main, un outil qui en fait un ex Cloud. Un Cloud c’est 40 giga et ou ils peuvent utiliser aussi des des trucs qu’on appelait bureautique à une époque. Bon voilà, etc. Ça c’est une réponse à une demande des associations qui vous est parvenue depuis des années. Ou est ce que c’est intuitif vous est dit tiens, il faut qu’on fasse ça parce qu’il y a des Assos qui en auront besoin. C’est à la fois une réponse que nous on a entendu parce que justement on a un en se disant démobiliser ne suffit pas. On a essayé de sortir de notre bulle et d’aller à la rencontre de tout un tas de collectifs, de communautés, d’associations et d'échanger sur leurs besoins, leurs usages et leurs valeurs aussi pour voir les ponts qu’on pouvait tisser. Donc clairement, nous, on a perçu ce besoin là d’un outil un peu tout en pratique. Et aujourd’hui, Next Cloud ne va pas répondre à totalement tous les besoins qu’on connaît déjà en milieu associatif et on prévoit sur ces trois ans notamment, de contribuer pour que ça continue à répondre. Typiquement dans les choses qu’on imagine, mais on verra avec les associations de la communauté Framasoft dans les besoins qu’on imagine. Il y a peut être des questions de gestion de membres, de gestion de la compta associative, etc. Voilà, il y aura peut-être ces choses là qui se poseront. Mais ce n’est pas juste un besoin, c’est aussi une opportunité. Tiens, on va faire un peu la liste, mais aussi d’opportunités politiques de se dire si à un moment donné, ces associations, elles ont un outil en commun, elles commencent à avoir des pratiques en commun. On va pouvoir créer du lien et des valeurs en commun, on va pouvoir créer du lien, On va pouvoir à un moment donné informer que tiens, moi je. Tu vois, je suis dans le Tarn. On lutte en ce moment contre une autoroute qui va se faire entre Toulouse et Castres. Là ce serait bien que l' AMAP dans lequel je suis soit en lien avec la voie est libre, qui est l’association qui lutte contre ça ou au moins informer. Tiens, il y a une marche contre l’autoroute. Voilà que quelque que mon AMAP le sache, tu vois. Et donc créer du lien comme ça, voire même peut être ça, c’est techniquement possible, mettre en commun des outils, des pratiques, si. Imaginons qu’on puisse mettre en commun un dossier où telle association dit écoutez, moi j’ai une super méthode pour faire une A.G. Un peu plus horizontale, pas trop chiante et elle est intéressante humainement, politiquement, elle est belle, mais ça fiche pratique à un endroit. Et puis les autres associations peuvent la récupérer. Techniquement, c’est pas très compliqué à faire. Donc ça c’est des choses tu vois, ou à un moment donné on se dit avec un outil commun, avec des pratiques communes, on peut abandonner et mettre encore plus en commun entre ces associations et faire en sorte que la solidarité fonctionne et que chacune, ces associations en ressorte avec plus que ça fait quoi les rentrées ? Donc ça c’est l’objectif sur les trois ans, on ne sait pas encore exactement comment on peut s’y prendre. Là, j’ai donné des exemples qui sont des projections, parce que fondamentalement, ça va se faire avec les associations et donc les humains, des humains qui utilisent ces services et avec qui on va essayer d'être en contact régulièrement et de travailler ça ensemble. Alors il y a des propositions dans le tchat de gens qui ont des expériences Next Cloud et qui veulent savoir si ça vous intéresse de travailler avec elles avec ces personnes là. Et ça m’amène une question, puis après on passera au troisième volet, si vous voulez bien, de la nouvelle campagne, comment les gens entrent en contact avec vous, comment une association entre en contact avec vous si elle veut utiliser les outils, comment ça se passe ? C’est de la cooptation, c’est la mafia, c’est la mafia du lien, c’est. Il vaut mieux être Libertarien en anar du libre, C’est quoi ? C’est quoi la porte d’entrée ? Quoi ? Je vais laisser Pyg répondre
Pour faire simple, quand je pense que vous ne disiez pas être là tous les deux au départ, mais là je ne vois pas bien. Il y a un côté ping-pong quand même. Bien. Donc juste avant, avant que je réponde pour contacter Framasoft, en général, il y a qu’une seule adresse, parce qu’on est sur certains médias sociaux, on est sur des choses comme ça, mais on ne fait pas de support sur les médias sociaux. Et puis en fait, ce n’est pas tout le monde qui est là et l’association travaille en collectif. Donc il y a le site Contact point Framasoft.org, contact français.org. C’est la porte d’entrée si vous voulez parler un soft parce que derrière on fait un tri, histoire que votre question soit transmise à la personne qui saura parce que tout le monde ne sait pas tout dans Framasoft, c’est trop complexe et la personne qui est dispo parce qu’il y a des moments où on se repose, il y a des moments où on s’arrête et il y a des moments où on va planter des choux ou faire du tricot. Donc voilà. Pour un aspect pas contre x pour x. Pour l’instant il y a un site sur lequel les gens vont pouvoir nous contacter. Si vous voulez un compte, je vous donne l’astuce en exclusivité pour Auposte. Dépêchez vous parce qu’on va fermer les inscriptions demain. Pour d’abord pour les vacances, parce qu’il faut se reposer et ensuite pour quelques mois le temps de stabiliser notre infra puisque on va accueillir en gros 250 300 structures. Et concrètement on va très vite. Donne moi le lien cité en le chuchotant et donc moi je space. Pass.
Voilà le pince pince.
À ne pas confondre avec my space.
Ouais, c’est ça, c’est ça. Altavista, Steam, Trauma. Bientôt Lycos sera un serveur. Et j’ai dragué à mort ce Caramail sur les chats. Caramail, c'était toi ? Si ça te dit, Toulouse ce n’est pas bien non plus.
Mais du coup du coup voilà le principe quand on est une association, on n’a pas précisé, mais on est, on est. Enfin si, on l’a précisé tout à l’heure, mais on est moins de 40 adhérents, donc on est en tant qu'êtres humains, on est difficilement joignables tel quel, disait Pouhiou. Et donc c’est plutôt via Internet qu’on est trouvable et. Et donc les gens nous trouvent essentiellement parce que l’Asso, elle a 20 ans, ça fait longtemps qu’on fait parler de nous alors que nous on n’a pas spécialement. On n’est pas une association de plaidoyer, on n’appelle pas les journalistes, on n’envoie pas des communiqués de presse. C’est très peu. On l’a fait peut-être dix fois je pense. Dans l’histoire de l’Assos on a 20 ans et ce n’est pas notre cas, ce n’est pas notre objectif. Nous on est une Assos qui fait les choses et donc c’est plutôt nous. On avance en fait et les gens nous trouvent parfois peut-être par miracle parce qu’effectivement Dégooglisons Internet, tirer internet, voir que ce n’est pas le nom de domaine le plus simple qu’on ait jamais trouvé. Après tu auras noté qu’avec convivialisme, internet, collectivisme, internet, ça fait coin coin.
Ben oui.
C’est pratique.
Elle montrera tout à l’heure.
Mais voilà. Donc les gens nous trouvent parce que le plus souvent ils ont entendu parler de nous. Et il y a typiquement des services comme Framasoft qui sont massivement utilisés par les et par les Assos. Voilà, tu es dans une chorale, voilà, tu prévois les rendez- vous de la chorale, tu en feras ma date et bah du coup tu t’aperçois un bas, tu dis c’est quoi ce site ? Et potentiellement tu vas cliquer.
Moi je n’adore pas ma date. Alors au début les modos d’Au poste ne s’y connaissaient pas, c'était le bordel. Je ne veux pas faire un Google.
Mais je ne sais pas si t’as vu ce qu’est devenu Google, mais c’est quand même devenu très compliqué à utiliser. Entre la pub Partout Et tout ça sent la fin, ça sort, ça sent le sapin. Pas sympa chez Google. Qui a les boules ?
Alors on passe au troisième pilier, on va dire projet. Ouais, voilà qui est. Alors là, pour le coup, tu peux, tu parlais de vivre ensemble, de créer du lien, etc. Là où on est, on est, on est pile dedans. J’en profite pour dire deux petites choses. Il a été question dans le tchat des illustrations un certain pour demander pourquoi il y avait Animal Crossing qui était dans le chat dans le sur ce repost. Et je vais faire aussi une petite précision concernant Poitiers et les fanzines, il existe une discothèque où vous pourrez retrouver en effet Fantastic Sixties et tant qu’il y aura du rock, euh voilà dont certains membres auraient commis des actes terroristes. C'était ainsi que les RG avaient appelé ma mère pour m’entendre. C'était en 1984. C’est une autre histoire. Je vous en parlerai un autre jour, mais ça existe. C’est à la force Ludothèque au confort moderne à Poitiers. Voilà. Très bien. Maintenant on revient à travers ça. Toute la page de publicité est passée. Je vais aller me chercher un autre café parce que moi, je suis en manque de café. Vous êtes passionnants les gars, c’est super ! Donc le troisième projet, Ouais, Alors les illustrations et le troisième projet, je vais voir David. C’est vraiment un bonheur de travailler avec cet illustrateur. On travaille avec lui depuis 2017 et illustre et il illustre tout ce que produit Framasoft aujourd’hui, C'était hyper important pour nous en fait d’avoir un imaginaire positif. Parce qu’on a tellement décrié ce que faisaient les GAFAM et deux dès d'être en résistance contre etc. Que du coup on passe plus de temps à dépeindre le monde horrible qui nous dessine que de dépeindre le monde joyeux vers lequel on veut tendre. Donc on s’est dit non, il faut aller vers ça. Et donc on a demandé à David Rivoire de nous aider pour ça. David est un illustrateur connu du monde libre puisque toutes ses illustrations sont sous licence libre CC-BY. Ça, c’est. Il suffit juste de citer que c’est fait par David Rivas pour les utiliser, dont les utilisations. Les illustrations financées par Framasoft et c’est notamment l’auteur du webcomic Paper and Carotte, donc CPP carotte.com a me semble t il. Voilà. Paper, c’est la sorcière et Carotte, c’est son petit chat roux à la sorcière aux cheveux noirs et son petit chat roux. Et c’est vraiment formidable. Ce mec fait un travail magnifique et il y a un truc aussi important pour nous, c’est que cet univers, tu vois, mignon, choupinet et tout ça, ben comment dire. Si t’es chief Happiness officer avec ton SV et tout ça, ce n’est pas ton univers quoi. On ne dit pas qu’on les retrouve à l’entrée, on dit juste que ça ne s’adresse pas à toi mec. Et ça, c'était important pour nous aussi d’avoir un même rouillé. Allez, on va voir avec les C’est peut Douglas, mais c'était important pour nous aussi d’avoir quand même un truc qui ait une imagerie qui sortait de l’imagerie lisse à la Apple, à la Google, tu vois, de ce truc un peu froid tard, Fée techno, voilà qui n’est pas notre univers. C’est une illustration de David aussi. Ou pas, c’est une illustration de David aussi. Tout ça, voilà du mauvais côté. Voilà. Oh là là là là grandeur nature. Mais c’est magnifique ! Et d’ailleurs, si vous prenez j’en ai pas sous la main, mais si vous prenez, si vous trouvez un flyer Framasoft. Voilà, c’est cette illustration qui a du sens. Parce que les flyers d’association, moi j’aime bien, mais une fois rentré à maison je ne sais pas trop quoi en faire. Et donc du coup bah ces flyer on en a fait au centre, c’est un poster, c’est à dire c’est un A3 plié en quatre et t’as les informations Framasoft. Mais quand tu lis des petits imposteurs comme ça, si tu veux l’afficher chez toi, t’as un joli concert de David Reva. Ah bah voilà, John est en train de mater toutes, toutes les bonnes, les bons liens. Alors bon, pendant que tu peux vendre et vanter les mérites d’Eco Network, je vais me faire un Kofi Network et je reviens. Allez, c’est parfait ! Donc c’est un super bien mené par un Génial, je vais être content, mais on est super content d'être là. Merci beaucoup de nous accueillir vraiment. En plus ça rend jaloux Au prochain qui ? Ah oui, on est régulièrement au festival des Geeks chéris. Voilà qui sont des amis et qui partagent énormément les valeurs du libre et de l'émancipation. Eco Network, c’est un projet qui nous a été proposé par les Ceméa France un. Les Ceméa, c’est un réseau d'éducation populaire, alors pas plutôt d’Education Nouvelle. Mais voilà où l’idée c’est vraiment d’apprendre ensemble, où chacun et chacune peut apporter ses savoirs, apprendre ensemble en faisant et éco network. C’est un projet européen, donc c’est un acronyme en anglais pour Ethical Comment Fumant Open Source Network, un réseau autour de l'éthique des communs et de l’open source du logiciel libre. L’idée, c’est de se dire que c’est bien de voir entre franco français ce qu’on sait faire autour de d’accompagner les gens vers du numérique un peu plus éthique. Mais comment ça se passe dans les autres pays ? Donc nous nous donc il y a cette association qui vient de cinq pays différents : France, Belgique, Allemagne, Croatie et Italie. Ces associations ont toutes en commun d’accompagner des gens dans une transition numérique et notamment d’accompagner des citoyennes et des citoyens. Voilà. Et à la fois, elle accompagne les citoyens et elle s’accompagne elle-même. Parce que voilà, se s'émanciper des outils des géants du web, c’est complexe. Et donc l’idée, ça va être en 2023, On va faire des visites d'étude dans chacun des pays pour justement échanger sur comment est ce qu’on s'émancipe numériquement et comment est ce qu’on accompagner nos publics, les citoyens et les citoyennes à s'émanciper numériquement avec les difficultés que l’on rencontre, avec les spécificités ? Est ce que les lois sur l’hébergement sont les mêmes en France et en Croatie ? Est ce qu’il y a un réseau de chatons en Allemagne ? Et sinon, qu’est ce qu’est ce qui empêche ? Donc voilà. Et une fois qu’on aura fait ses études en 2023, et bien en 2024, on va essayer de retenter, faire retirer pendant la substantifique moelle de tout ça en créant des ressources que tout le monde pourra utiliser ensuite. Alors il y a plein de ressources qui vont être créées, que ce soit un plaidoyer pour les politiques ou que ce soit un annuaire. Finalement, des personnes qui offrent des organisations qui aident à la transition numérique ou même des ressources pédagogiques pour faciliter les transitions vers du numérique émancipé. Voilà pour EcoNetwork. Je te fais suivre rapidement. Oh non. Je voulais savoir si je venais de nommer VIP afin que lui aussi puisse être bête. Ainsi patiente, ça veut dire que tu peux que tu peux mettre des liens maintenant directement. Et sinon je l’ai aimé aussi. En fait, je voulais savoir pourquoi vous vous êtes ouvert à l'étranger ? Parce que par exemple, quelques petites critiques qui ont pu être émises à votre égard, c'était l’idée de dire ce n'était pas des critiques, mais c'était plutôt des observations de dire Mais en fait vous êtes surtout franco français et pourquoi Frama ne tourne pas plus vers l'étranger sachant que vous avez déjà un travail monumental à abattre ? Est ce que. Est ce que par exemple le EcosNetwork, c’est pour répondre un petit peu à ça ? Ça peut être tout simplement répondre aussi à des envies chez vous ou est ce que. Est ce qu’il y a un lien ? Alors d’une part, pour moi on n’est pas franco français, ça j’y tiens énormément parce qu’il n’y a pas de frontière sur internet. En fait, les frontières qu’il y a, ce sont les barrières de la langue. Donc nous sommes plutôt francophones. Oui, parce que Framasoft est notamment très utilisé dans des pays d’Afrique où la francophonie est présente, utilisée au Québec, utilisée dans plein d’autres en Belgique, en Suisse, on a des. On a des Québécois dans le chat Et comme dit Isaac, comment dit-on Framasoft en anglais ? Ça veut dire quand je le dis avec un fort accent français et c’est ça Français, ça c’est. Tu batteries un peu, ça passe. Alors je pense qu’en français ce serait le logiciel app Frama, c’est ça qui voulait dire bon bref, allons y aussi. Voilà, je peux te le dire en langue des signes française, Framasoft c’est comme ça. En fait, il faut faire le bec du manchot qui est notre logo. Bien, très bien. Voilà. Et donc ouais, l’idée. Donc c’est à partir de 2017, on s’est dit qu’on a envie de se tourner un peu vers l’international, mais non pas pour accueillir plus de monde. On a déjà trop de monde qu’il y a chez nous et qu’on essaie d’aider à décentraliser, à rentrer chez moi. Des gens ? Quand même pas. Mais l’idée en tout cas, ce n’est pas de s’ouvrir encore plus pour grossir encore plus. Voilà, on préfère décentraliser plutôt que de croître. Et donc. Mais par contre, il y a quand même une spécificité : Framasoft est assez unique au monde dans la. Le fait qu’on propose des choses extrêmement complètes, c’est-à -dire qu’on fait à la fois de l'évangélisation, de l’explication, de l'éducation populaire, on fait à la fois des services, des logiciels qu’on développe, etc. Et on fait à la fois du lien avec tout un tas d’autres structures, d’autres réseaux, d’autres choses. Et cette solution là, cet ensemble là, est vraiment très complète et assez unique. Et on s’est dit Bah, c’est dommage, en fait, on a envie que ce soit unique, c’est bien qu’il y ait d’autres qui copient, qui adaptent, etc. Et donc bah pour copier adapter, il faut savoir que ça existe et donc il faut présenter ça dans d’autres langues, dans d’autres cultures. Donc on a commencé à le faire en allant à des conférences à l'étranger, et en faisant des choses en anglais. C’est extrêmement complexe parce que parce que l’anglais, c’est pas notre langue maternelle. Donc voilà. Mais ça demande beaucoup plus de travail. Et bah deux des fers de lance qui nous permettent de faire ça, ce sont justement des logiciels qu’on développe et qui sont utilisés mondialement, c’est-à -dire PeerTube et Mobilisons. Ce sont un peu nos chevaux de Troie à l’international, dans le sens où ce sont ces choses là qui sont reconnues à l’international, mobilisant. Il y a tout un réseau en Allemagne, notamment au niveau de Berlin qui utilise énormément ça. On le voit dans un documentaire disparaître sous les radars algorithmes. Je me rappelle plus l’auteur du documentaire, c’est Marc. Mais ça, il faut, c’est ça foufou.
Oui Marc.
C’est tout à fait Marc. Voilà, je n’étais pas sûr de moi et PeerTube est utilisé vraiment à l’international de manière très répandue. Et donc on communique dans les deux langues et on se sert de ça pour parler du reste de ce qu’on fait en disant aux gens mais n’hésitez pas à venir nous poser des questions et à copier ce modèle et à vous adapter à vous, à vos cultures et aux circonstances. Donc voilà, cette question d’internationalisation, elle nous importe, mais pas pour que Framasoft accueille le monde entier. Déjà, la francophonie, c’est beaucoup plus vraiment pour que ça puisse servir ce que l’on fait puisse servir à d’autres. Et par exemple, là du coup, je me permets de faire là une micro pub. Nous avons sorti la version cinq de PeerTube hier, du logiciel PeerTube hier et cet après 12 h à partir de 16 h. Je. Je suis arrivé, il était 13 h. On sera sub reddit en anglais sur le sabre. Edit Open source pour répondre à un asking anything. Donc posez nous toutes les questions que vous voulez. Et donc on se sert de PeerTube pour parler de tout ce que fait en fait l'émission à laquelle vous assistez. C’est une espèce de petit tour de chauffe comme ça on entre nous, c’est l’avant garde de l’avant garde ici. Et tout à l’heure, c’est le monde mondial qui va pouvoir discuter avec vous de PeerTube. Et je me permets de t’interrompre deux secondes pour te dire parce qu’il y a des gardes qui viennent d'être lancés contre nous, pour nous. Enfin voilà, vers nous, vers nous. Par je crois. C’est bibi sur c’est ça ? Je n’ai pas vu passer. Je suis désolé. Merci, Merci en tout cas aux raideurs et aux rêveuses. L’idée, L’idée. Si nous sommes ensemble depuis presque 2h avec deux co-directeurs de Framasoft, Framasoft, c’est donc cette association qui, depuis plus de 20 ans Dégooglisons Internet propose des outils qui rivalisent avec tous les autres. Sauf que cela ne nous regarde pas, ne vous espionne pas et on est en train de parler politique, de parler technique, de parler des outils numériques qui peuvent rendre la vie plus belle et dézinguer le capitalisme de surveillance pour aller très vite. Je résume dans tous les sens dans Bienvenue à vous tous. N’hésitez pas à suivre la chaîne et à vous abonner à auposte.fr plutôt que de donner de l’argent à Jeff Bezos. Voilà. Vive Framasoft ! Voilà, ils sont là. Merci, merci ! Merci à vous tous les deux. On est plus de 600 donc là c’est quand même. C’est quand c’est quand même très cool et en plus c’est au dessus de Bibiche donc. Et en plus depuis ce matin quand même, vous arboriez un sourire extraordinaire et votre discours fait du bien. Je vous le dis les gars, ça fait du bien, Merci. On n’a pas souvent l’occasion de le partager, notamment de partager hors de notre sphère. On essaye de trouver ces occasions là. Tu nous pas cette occasion là, mais on est ravis de la saisir et justement de parler de tout ça parce que c’est quelque chose qui nous passionne. Si on le fait, ce n’est pas pour la thune.. Alors bien sûr, très clairement, vu qu’on n’est pas à but lucratif et que ce n’est pas l’objectif, si on le fait, c’est parce que tu vois, je suis allé faire une conférence à tiens à l'école 42. On a été accueillis par l’association La Contrevents à l'école 42 et dans les questions réponses avec les étudiants de cette école de développement faite par Xavier Niel. Tu vois donc au lieu de la star, des chaises et tout ça, un monde ça. J’ai 40 piges, j’ai en face de moi des élèves d’une vingtaine d’années. Je leur ai dit mais en fait, moi j’ai connu, désolé le moment vieux quand j’ai connu l’Internet des libertés. Mais oui, j’ai connu la possibilité de dire tiens, si je veux expérimenter avec mon genre aujourd’hui, je vais m’appeler Youth Gare du zéro neuf et je vais voir qu’est ce que c’est que de se faire harceler en tant que femme sur internet par exemple. Voilà, j’ai connu le fait de ne pas donner mon nom et de mentir sur ma date de naissance. J’ai connu tout ça, de ne pas être espionné, ne pas avoir ce sentiment d'être espionné par tout ce que je fais. Et je leur ai dit, mais vous, on vous arnaque ? Vous n’avez pas connu ça et c’est dégueulasse. Vous avez vraiment vu le mauvais d’il y a 20 ans ? Et en fait, nous ce qu’on fait, c’est essayer de créer des petites bulles, des petits espaces où vous avez encore ces libertés là. Parce que moi je trouve ça hyper injuste de l’avoir connu et que les marchands sont arrivés. Le capitalisme a à peu près tout envahi et tout normalisé et qu’il n' y a plus ces espaces là pour mes neveux et nièces, pour ces étudiants, ces étudiants que je suis allé voir. Voilà, j’ai pris une tangente. Je te laisserais bonhomme, mais c’est parfait. Après, tu vois, il y a des questions très prosaïques. Il y a des gens qui disent c’est quoi Framasoft qui vient d’arriver ? Est ce qu’en deux mots vous pouvez juste en deux mots pour ceux qui viennent de débouler ? Framasoft, c’est quoi ? Depuis quand et comment on peut profiter de votre énergie ? Tu prends
Vas y, je t’en prie.
Allez à travers ça. C’est une association, une association qui fait de l'éducation populaire aux enjeux du numérique. Ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire qu’on essaie d’avoir plein de petits projets extrêmement concrets pour aider la plupart des gens à se sortir de l’enfer des géants du web et de leur surveillance généralisée des Google, Microsoft. Ou c’est peut être cherché à dire que Minecraft c’est Microsoft, Minecraft en bref. Et donc on propose plein de projets, que ce soit des services en ligne, des logiciels pour faire les choses différemment, que ce soit des outils, des guides, des cartes à jouer. Enfin voilà, on a contribué, tiens, la carte numérique éthique, voilà. Et donc ça, c’est un jeu, un jeu que des médiateurs et médiatrice ou animateur et animatrice numérique peuvent et utilisent pour aider les gens à se poser des questions, donc sur le tien. Voilà comment est-ce que je teste si ce service est éthique ou pas. Et donc là, il y a plein d’outils, de machins et on a contribué à ça avec les gens qui font les méta cartes et on fait plein, plein, plein de projets extrêmement variés. Et vous pouvez voir tout ça sur Framasoft.org. Voilà, et c’est parfait, C’est parfait. Et vous êtes là parce que vous lancez ces jours-ci la nouvelle campagne pour trois ans, collective, disons conviviale. Disons Internet où vous permettez aux associations. De bénéficier d’outils libres, libres et égaux, on va dire. On va dire ça comme ça. Et c’est la raison pour laquelle vous êtes ici aujourd’hui. Et alors, le quatrième projet qui me tient particulièrement à cœur, puisque nous, on l’utilise massivement désormais, c’est PeerTube. Je suis en train de le chercher. Ah bah oui, bien dessus, Elle est là, Il est là, il est là. C’est une vitrine de PeerTube avec PeerTube. Alors il faut d’abord dire ce que c’est que PeerTube. Alors dans Dégooglisons Internet, on s’est dit tiens, on va ça, on va changer de service, on va mettre des alternatives face à 30 services, des gens du web, un qu’on n’a pas réussi, c’est YouTube, YouTube de Google. On n’a pas réussi à faire une alternative parce que le problème c’est que si tu veux héberger un truc de vidéo sur ton serveur, soit tu vas devoir avoir les moyens de Google et la ferme des serveurs de Google pour accueillir les vidéos du monde entier. Un peu compliqué quand même. Assez cher. Soit tu vas être tout seul dans ton coin avec tes petites vidéos et tout le monde s’en cogne et personne ne saura te trouver. Comment est-ce qu’on déconstruit ce problème-là ? Et bien nous on a trouvé cette solution. Donc en s’alliant et en embauchant un développeur qui s’appelle Chocobozzz avec trois Z s’il vous plaît, un O et trois Z Chocobozzz, il a créé un logiciel qui s’appelle PeerTube et ce logiciel. En fait, quand tu l’installe sur un serveur, ça te permet de créer une plateforme à la YouTube. Sauf que pour ne pas être isolé sur ta plateforme à toi, eh bien tu peux te fédérer avec d’autres plateformes PeerTube. Et donc tes vidéos elles sont sur ton serveur à toi, mais tu peux afficher les vidéos des copines et des copains, donc augmenter ton catalogue vidéo. Donc c’est vachement plus intéressant pour tout le monde. Tu vois sont hébergées leurs vidéos. Il y a un autre problème quand tu héberge les vidéos. Notre problème technique c’est le succès. Si t’as une vidéo qui buzz, tu vas avoir je sais pas 1000 2000 50 000 personnes qui en même temps vont aller dans le tuyau de ton serveur pour prendre le fichier vidéo pour télécharger le fichier vidéo. Ouais, ça fait un embouteillage, ça ne rentre pas dans les tuyaux abandonnés sont limités. D’accord pour éviter ça. Eh bien, PeerTube fait une diffusion en de deux manières la diffusion normale par le tuyau, mais aussi quand moi je regarde la vidéo et quand PYG regarde la vidéo et regarde que le chat la PYG, il s’en fout de ce qu’on fait là et il est fasciné par le chat, il est VIP, il voit son petit diamant, il est là. Ça c’est si moi, si moi Parce que j’ai aussi été et tu es VIP figure toi. Merci beaucoup. C’est la moindre des choses. Donc si toi et moi on regarde la vidéo en même temps, nos ordinateurs vont s'échanger des petits bouts de fichiers. C’est un truc qui est connu depuis les débuts d’Internet, ça s’appelle le pair à pair. Voilà. Et. Et du coup, en s'échangeant des petits bouts de fichiers, eh bien tout le monde ne va pas dans le gros tuyau, vu que quand il y a plein de gens pour regarder la vidéo en même temps, il y a plein de partage entre pairs. Et donc avec ces deux astuces, la technique, ça permet en fait de démocratiser le fait d’héberger une plateforme vidéo, de ne plus avoir besoin des moyens d’Amazon ou de tout de Google pour être une plateforme de vidéo. Mais finalement une communauté, un collectif, un média comme Blast par exemple, peut s’autonomiser et héberger sa propre plateforme de vidéo sans être isolé dans un coin d’Internet, sans avoir à payer follement une ferme de serveurs. Donc voilà, ça c’est vraiment l’origine de PeerTube. Le projet a plus de cinq ans. Aujourd’hui, PeerTube c’est plus de 1000 instances, c’est quasiment 1 million de vidéos. C’est utilisé par énormément de personnes, ça permet de faire du live, ça permet de fait du Tchad avec le live, ça permet de faire tout un tas de choses. On l’améliore énormément chaque année. Et surtout, l’idée c’est aussi de dire que les grandes plateformes vidéo des géants du web excluent énormément de monde. De plus en plus, je parle même tout à fait. J’ai été youtubeur, j’ai été youtubeur en 2014 2015, j’avais 42 000 abonnés pour une chaîne qui parlait de sexe. Donc c'était de l'éducation populaire au sexe. Voilà, j’ai tout et c’est pas mal comme métier. C’est pas mal, c’est perceptif, c’est pas mal, c’est bien, ça fait assez bien. Trouvez-vous donc mon émission ça plait et mon c*Là, c’est du Pouhiou. Voilà. Donc voilà, je ne sais pas, tu vois quand tu veux. Et aujourd’hui, très beau succès de la vidéo. C’est à vous ! C’est vraiment un site, c’est ici, c’est ici à peu près.
Tous les noms aujourd’hui.
Mais aujourd’hui, tu ne pourrais pas faire ça parce que tu pourrais faire ça sur YouTube, mais tu serais relégué au fin fond du fin fond du fin fond de l’algorithme. Parce que Google a serré la vis au niveau de haut niveau de l’algorithme, de recommandation au niveau des publicitaires. Et donc dès que tu commences à parler, je ne sais pas moi, de règles d’avortement, de choses qui plaisent pas aux publicitaires, d'émancipation, de questions queer, de trans identité, de c’est de ces choses là, Ben du coup ça dérange, hein, Ce n’est pas qu’on ne se tient pas sage dans ce cas là. Tu comprends absolument les annonces de Google. Il faut se tenir sage, c’est très important pour eux. Ou de Twitch, d’Amazon d’ailleurs, c’est pareil. Donc voilà. Et donc on va parler de ça. Il y a plein de personnes, finalement, qui sont mises au rebut. Ces plateformes Twitch, Google et compagnie ou Tik Tok même. Il y a aussi des personnes qui ne veulent juste pas de monétisation parce que ce sont des profs qui veulent juste partager des cours sans que les élèves se cognent des pubs parce que ce sont des gens qui veulent juste partager leur art sans créer de la pub dessus etc. Et ces personnes là, en fait, c’est pour moi les personnes principales qu’on veut servir avec PeerTube. Je voudrais faire un petit tweet en même temps et ils émettent. PeerTube, c’est quoi leur ? Le compte Twitter de Jon PeerTube.
Jon PeerTube ?
Ok. Allez, allez, c’est parti. Ok. Hum. Voilà. Alors je choisis.
Maintenant, j’allais dire. J’en profite pour dire à Pouhiou que je vois que sur le chat il y a plein de gens étaient abonnés
C’est assez cool.
C’est voilà, c'était un petit peu d’amour pour toi.
Et ce matin, il y a beaucoup d’amour pour vous deux. Et donc PeerTube. J’ai un serveur, j’installe l’application, va dire j’héberge mes vidéos, j’entends. Comment appelle-t-on ça fédération ? Comment dit-on ça ? C’est fait. C’est une fédération. On choisit les autres plateformes. PeerTube, ça s’appelle les instances, mais on va dire plateforme, c’est plus simple. Donc j’ai choisi une plateforme PeerTube que je veux suivre et donc je vais. Leurs vidéos vont pouvoir s’afficher sur mon. Ma plateforme à moi, elle va pouvoir me suivre en retour. C’est le désir ou pas ? L’avantage aussi, c’est que finalement on peut chacun et chacune créer nos règles du jeu. Moi, aujourd’hui, je peux créer Bleu Tube si je veux et dire que toutes les vidéos doivent être en bleu ou avec un filtre bleu. Je peux mettre ça dans mes conditions générales d’utilisation. Je peux dire que je ne veux pas de vidéos de fachos. Je peux créer une instance féministe où je dis à quiconque qui vient faire du planning, je modère les commentaires, je modère les vidéos, tu vois. Donc voilà, essaie. Et ça peut permettre de créer des espaces comme ça, où chaque communauté peut être à l’aise dans ces règles du jeu, mais aussi interagir dans la communauté. Donc on est pas dans sa bulle. Et par exemple, si des fachos se mettent à faire des dons, à installer des instances PeerTube, on peut très bien les isoler en fait en disant qu’en fait on ne va pas se fédérer ensemble. Donc vous allez vivre dans votre bulle de fédération et nous on va créer la nôtre. Alors voilà, dans l’idée. Alors. Et donc, si je comprends bien Blast ou au poste, on n’utilise pas PeerTube exactement pour ce que ça devrait être. On l’utilise comme un endroit où on héberge nos vidéos pour être tranquille, où il n’y a pas de où c’est que les gens qui les regardent ne sont pas traqués. Il n’y a pas de, il n’y a pas de. Il n’y a pas d’annonceurs derrière. Donc il y a beaucoup, beaucoup moins de risque de censure qui serait une censure douce, une censure commerciale et ainsi de suite. Mais ça, c’est l’utiliser pour le l'étape un de PeerTube en fait. Si oui, oui et non. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise utilisation. Je ne dirais pas qu’il y a de bonnes ou de mauvaises utilisations de PeerTube. Merci pour les références. Voilà, c’est l’idée, c’est que nous on propose le fait qu’on puisse faire tout cela. Et en effet, y a des personnes qui vont l’utiliser de manière plus ou moins isolée. Et je connais par exemple une communauté de langue des signes française qui souhaite vraiment que ce soit réservé à la communauté sourde. Parce qu’il y a une culture sourde, parce qu’il y a des valeurs comme ça, c’est ça ? Et donc équiper PeerTube en interne et c’est totalement ok, t’es pas obligé de te de fédérer ou de t’ouvrir au public ou de choses comme ça.
C’est un peu dire tu es libre.
Tiens par exemple, donc n’importe qui à peu doué peut monter son instance, sa plateforme.
Tout à fait, tout à fait ou tu peux aller te connecter par exemple chez des chatons qui propose du PeerTube et des instances préexistantes.
Imagine, je Jeux je lance une chaîne et mon cul, c’est du dev juif. Bon, ça marchera moins bien parce que c’est moi. Mais. Mais il y aurait du succès. Imaginons un truc de dingue, j’aurais du succès et il y a un risque pour l’hébergeur que je suis. Comment ça se passe ? Parce qu’il y a beaucoup de gens qui craignent de se mettre sur PeerTube et qui craignent que ça leur coûte de l’argent en termes de ressources, de serveurs, de bande passante et je ne sais quoi. En fait, les ressources que ça va te demander, ça va être deux choses. Ça va être d’une part le disque dur, le disque dur sur un serveur, ça coûte, et plus tu vas mettre de vidéo, plus tes vidéos vont être longues et plus ça prend de la place, tout simplement. Donc voilà, ça, ça va être à toi de s’auto gérer aussi pour dire bah finalement est ce que je ne limite pas par exemple certaines, certaines petites. Ça, c’est quelque chose qu’on veut développer. Voilà, limitez certaines résolutions vidéos que les personnes qui gèrent leur plateforme PeerTube disent je ne veux pas de 4K ou je ne veux pas de 1080p sur ma plateforme. Ce n’est pas encore disponible, mais c’est quelque chose qu’on veut développer. Voilà. Ou alors à un moment donné dire je vais mettre moins de vidéos, je vais faire des choses comme ça, les autres. L’autre, l’autre problématique, ça va être en fait la ressource du processeur du calcul. PeerTube n’est pas du tout gourmand, sauf à un moment, c’est quand on met la vidéo en ligne, quand on met la vidéo en ligne, il faut la transformer en parfait encodage. Transcodage, la vidéo transcodage Monsieur le terme c’est transcodage. Moi je peux te dire que je suis sidéré par la vitesse à laquelle. Non sans déconner, avec les doigts, je l’ai dit tout à l’heure, mais je pense que vous vous entendiez. Vous ne m’entendez pas à ce moment-là. Moi ce que je fais, c’est qu'à la fin d’un Twitch en fait, j’ai un développeur qui m’a fait un petit tape, Je prends la vidéo de chez Twitch, donc de chez Amazon, je la mets sur mon instance, ça génère un article et une demi heure après, 20 minutes après le live, les abonnés sur repas fr peuvent voir la vidéo du live qui est sur PeerTube et la vitesse de transcodage est beaucoup plus rapide que sur YouTube par exemple. Bah écoute, après ça dépend quand même. C’est aussi parce que je te préviens déjà, il me semble que c’est un peu plus tôt. Un bon point, c’est un bon professeur. J’ai l’impression que Benjamin, il a bien fait les choses. Absolument. Il a bien fait des choses aussi, c’est bon et tout de même. Du coup, quand tu fais ce transcodage là entre les versants, en ne perdant une vidéo ou quand tu fais un live, le transcodage est en direct. Bon ben ça, ça prend du de la ressource, du processeur. Donc là où c’est à ce moment-là, c’est à ce moment-là qu’il y a. D’accord c’est ça. Donc si ta plate forme, elle a dit live en simultané, là où le processeur, il peut un peu s’essouffler, où il va falloir à un moment donné, avoir un processeur un peu plus puissant. Mais ce sont des choses sur lesquelles on travaille. Typiquement sur la question du disque dur. Aujourd’hui, grâce à la V5 que nous avons sortie hier, il est possible de mettre ces fichiers sur un Cloud en fait, et donc de prendre le disque dur dont tu as besoin, ce qui permet d’avoir des ressources serveur moins importantes et aller petit exclu aux postes. Parlons en fait là, début 2023, on compte essayer de travailler sur la même chose pour ces questions de ressources processeur et GPU, de pouvoir abandonner les déporter sur un autre ordinateur, ce qui permet, vu que c’est des choses qui sont très temporaires, qui arrivent à un moment précis. T’as pas besoin de cette puissance tout le temps, ça permettrait de mettre en commun cette puissance. Ah ouais, et la répartir. Donc c’est quelque chose qu’on aimerait travailler début 2023. Je pense qu’on va se mettre dessus, on va voir si on y arrive. Je ne promets rien, mais voilà. Et tout ça c’est grâce encore une fois à un développeur qu’on a Chocobozzz ce qui fait un travail absolument incroyable, un développeur même pas à plein temps depuis cinq ans, je ne dis même pas à plein temps parce que par exemple, quand il y a eu le premier confinement en 2020 et que tout le monde est venu sur Framasoft que pour faire de la vision. En tout cas plein de monde est venu sur celui qui a retravaillé Framatome pour avoir plein de serveurs qui répondaient à plein de monde, c’est Chocobozzz aussi. Donc ils ne travaillent que sur PeerTube. Dans Framasoft, il fait plein d’autres choses aussi. Donc imaginez un peu pour un seul dev. Alors moi je suis, je suis YouTube, je sois j’achète ce Chocobozzz, soit je le jeu, je l’ai, je fais une opération suicide.
C’est sympa. A chaque fois je me dis rue de la Tartiflette à Montélimar, dans nos sociétés du magasin de vélo, c’est incroyable, non ?
Non mais parce que moi je trouve que oui, c’est ça en cinq ans. Dès le départ, c'était dingue, mais la progression est et est faramineuse. Non c’est une question sur le chat de Donnelapapatte. J’adore ton pseudo, pourquoi est-ce que je commence n’est pas là avec mon Stream ? Sortez-le de l’ombre ! Moi je veux bien mais lui il veut pas. Et donc à Framasoft, on respecte énormément les choix et l’intimité de chaque personne. Régulièrement, je demande à Chocobozzz. Voilà. Tiens, est ce que on me demande une conférence PeerTube ? Je peux la faire, mais tu me sembles plus adapté à ce que tu ne veux pas la faire toi etc. Et lui est vraiment dans cette philosophie de pour vivre heureux, vivons cachés. Donc voilà, c’est pour ça qu’il est là en fait.
Comme disait un bon ami à moi, si on a accès à l'écoute, y en a que ça excite. Et parler, parler face à des gens, c’est sûr que c’est un exercice qui est pas forcément voulu pour tout le monde quoi.
Mais Donnelapapatte qui est celui qui fait le développement du site donc Nicolas, je vais pas le redire, son nom, son prénom, il comprend très bien ce que Chocobozzz doit ressentir j’imagine, puisque vous dites puisque Donnelapapatte Nicolas, il ne peut pas apparaître et si c’est le même truc alors PeerTube, Là vous allez lancer une vitrine en fait, c’est à dire qu’il y a un truc et dire bon, il y a cet outil, mais on aimerait qu’il soit peut être plus partagé, plus utilisé, donc on va le mettre en avant. C’est ça, c’est l’idée. Pendant des années, on s’est plutôt adressés à une communauté un peu geeks qui était la première communauté pour que PeerTube se développe, qui puisse comprendre l’intérêt et installer ça sur les serveurs, etc. Faut avoir des connaissances. Aujourd’hui, il y a un très gros réseau PeerTube qui existe, en tout cas de notre humble point de vue. Il y a un très gros réseau de PeerTube qui existe et donc on va essayer de plus s’adresser aux créateurs et créatrices de contenus et à leur audience. Et une des questions qu’on nous pose tout le temps, c’est : où sont les bonnes vidéos sur PeerTube ? Voilà. Alors on a créé un moteur de recherche, c’est bien Search.org. Voilà où tu vas sur John. PeerTube a accès au moteur de recherche pour trouver des vidéos, des chaînes etc. Mais quand tu ne sais pas quelle vidéo ou quelle chaîne chercher, tu ne sais pas que tu as vu. Pire tu mets qu’il suffit d’un buff. Ou Auposte comment fais-tu ? Et donc on s’est dit ben tiens, on va essayer de créer une vitrine du PeerTube pour lequel nous œuvrons. Donc ça va être notre sélection à nous qui ne sera pas la sélection de tout le monde et au goût de tout le monde, qui sera selon nos valeurs et nos goûts. Voilà. Mais ça permettra de créer une vitrine de PeerTube et ça, ce sera Pierre Plottu. L’objectif n’est pas juste de créer cette vitrine. C’est au delà de ça aussi de pouvoir montrer comment est ce qu’on crée une vitrine et partager ce travail avec d’autres, voire faire en sorte que d’autres puissent copier ce travail de création de vitrine. Il y en a déjà d’autres qui font de la curation de contenus sur PeerTube. Je pense par exemple à l’instance, la plateforme Skype icon fr qui est une plateforme de vidéastes sceptiques, donc qui travaillent la vulgarisation de la science. Il y a l’hygiène mentale, il y a les copines de hacking social aussi qu’on adore. Voilà Tranxène aussi qui est là bas. Ces personnes là font de la création de contenus. Mais aux États-Unis, il y a aussi team vide pour Tout est Island, vide et vide qui font là par contre des choses où quand on s’amuse et qu’on apprend en même temps. Tu fais des vidéos là dessus ? Eh bien mettons nous en communauté, Parlons avec ces gens là qui font de la création de contenu et qu’est ce qu’on peut faire ensemble pour travailler ensemble et curation de contenus pour travailler ces questions là, pour améliorer et faire en sorte qu’il y en ait plus qui fassent ce travail là, de trouver quelles vidéos présentés à quel public et de mettre en lien en fait les créateurs et les créatrices et leur public. Et une dernière partie, Alors ça, sur laquelle on va avancer avec sur la pointe des pieds sur pierre pointue, c’est que on va peut être aussi ouvrir des comptes et des chaînes. L’objectif de Framasoft, c'était de ne pas ouvrir de compte et de chaîne PeerTube parce que sinon tout le monde viendrait chez nous, il n’y aurait pas de fédération. Maintenant, la fédération existe et donc on va quand même avoir parfois des personnes qui créent des contenus, qui ne trouvent pas chaussure à leur pied, qui n’ont pas les moyens, qui n’ont pas la plateforme qui leur correspond, qui ne peuvent pas se mettre en commun pour travailler cette plateforme. Et bien là on va essayer de, à un moment donné, pouvoir leur ouvrir les portes. Alors, ce sera extrêmement limité, extrêmement cadré, parce que justement, l’objectif n’est pas, encore une fois, de rassembler tout le monde chez nous et de centraliser. Il y a le tchat qui je trouve soulève une bonne question au moment où il y a une censure larvée voire affichée sur certaines plateformes comme YouTube, Twitch, etc. Est ce que vous ne craignez pas que tout d’un coup plein de gens qui arrivent sur PeerTube et y compris des gens qui proposent un contenu qui ne serait pas raccord avec vos valeurs dont on parlait au début ? Mais il y en a déjà, il y en a déjà plein en fait. Il ne faut pas se leurrer. Évidemment que dès que tu proposes une alternative aux plateformes géantes, tous ceux qui se font virer et qui se sont déjà fait virer des plateformes géantes, voir et tester l’alternative. Et ça a été très dur et long et complexe pour nous de trouver comment et c’est s’en prémunir puisque par exemple on a un moteur de recherche et moteur de recherche. En fait, n’importe qui qui monte une plateforme PeerTube peut inscrire sa plateforme dessus et donc inscrire ses vidéos. Et il a fallu que. Et donc nous on a une modération a posteriori quand on nous signale des instances, un contenu facho, un contenu dangereux parce qu’il y a des infos qui sont, qui peuvent mettre en danger la vie des gens ou des choses comme ça. Eh bien nous du coup, on des index, ces plateformes de notre moteur de recherche et on le fait d’autant plus librement que si toi tu veux monter ton moteur de recherche et y indexer toutes les plateformes de fachos et de désinformation, etc. C’est un cas d'école. Quand tu dis toi si tu veux faire ça, c’est un cas d'école qu’on a ou une entité qui passe par moi là dessus. Mais, mais voilà. Donc du coup, on se sent libre, nous, de ne pas avoir le devoir encore une fois d'être une plateforme et d'être et de servir des gens qui vont à l’encontre de nos valeurs et qui pourraient mettre en danger juste la démocratie en fait, tout simplement. Et les humains ? Parce que s’ils veulent le faire, voilà, les outils sont là, sortir les solutions et fait le quoi ? Donc voilà. Mais du coup c’est déjà le cas. Et ce qui est bien, c’est que finalement les communautés commencent à s’organiser pour justement encore une fois ostraciser. Je prends par exemple les fachos dans leur bulle qui a l’ovule de fédération mais qui du coup n’a pas forcément d’influence sur des bulles. Bah voilà, juste. Républicains pas fachos quoi. Je ne sais pas comment disent les gens, j’ai envie de dire normaux. C’est affreux, ça va se faire dans le sang. Surtout que la norme c’est le fascisme en ce moment. Ouais, en plus, tu vois, je voudrais bien, mais moi je trouve que vous vous en sortez super bien. Mais. Et est ce qu’il y a des moments de découragement parfois dans votre équipe ? Sur cette question là, je veux dire sur le fait que tu sais quoi, il peut y avoir des moments de découragement, mais les meilleurs encouragements, c’est ça. Parfois les petits fafs et les larmes de fafs qui nous aident. Ce n’est pas gentil de dire ça. Et là, je ne vais pas être gentil, tu vas le faire. Quand on a vu sur Reddit des gens gueuler en disant ha Framasoft dire Just french communist comme une insulte, ce sont eux les commerçants en fait, t’es là ? Bon alors bon, on pourrait peut être aller plus loin que le communisme, c’est peut être un peu plus varié, tu vois, y a plus de diversité dans les gauches, donc pourquoi pas. Mais allez, on va prendre, c’est facile.
Et t’as raison sur la question du découragement. Et évidemment que parfois c’est difficile parce que notamment quand une partie de ton combat est de lutter contre des boîtes qui y font face, qui sont juste les plus grosses capitalisations boursières mondiales, pis du coup, c’est pas juste une tu vois, avant dans le logiciel libre, l’ennemi c'était Microsoft. Maintenant on voit bien. Comme le disait Pouhiou, c’est à la fois Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, mais c’est aussi Twitter, Airbnb bien sûr, du beurre, etc. Et donc c’est, je pense, enfin c’est très sombre, mais je pense qu’on ne gagnera pas cette lutte directement. Par contre, le fait de dire on est là, on existe. Et je ne parle pas que de Framasoft, je parle de tous les gens qui militent, mais le fait de dire on est là et on existe pour moi est déjà un truc suffisant pour préparer la suite. Je pense qu'à un moment donné, ce système ne va plus pouvoir durer très longtemps. On est censé être, je sais plus, la cinquième ou sixième puissance mondiale. On nous parle de coupures d'électricité, une inflation à 15 %. On va voir. Il y a un moment donné où tu te dis en fait, à un moment donné, on arrive au bout de ce système là qui va tirer et tirer encore. Je ne suis pas sûr qu’il rompt d’un coup, mais. Mais du coup, nous en faisons là. Cette fois ci je parle pour Framasoft, mais en faisant ce qu’on est en train de faire, on essaye de montrer qu’on peut s’auto-organiser. L’autogestion ça marche, etc. C’est compliqué seulement de lier des efforts, etc. Donc oui, il y a des moments de découragement quand tu vois à côté des gens qui s’en foutent et qui vont prendre le résumé pour aller acheter leur baguette de pain à 300 mètres. Ouais, des gens qui ne se posent pas la question et qui vont dire non, non mais je vais utiliser une intelligence artificielle pour faire fonctionner mon distributeur de croquettes pour chat. Moi ça, franchement, ça me fait mal au cœur quoi. Mais même si on est découragé, on le fait. Moi je trouve que Pouhiou parlait des smoothies, des larmes, des fafs qui pour lui remonter le moral. Moi ce qui me remonte le moral, c’est de voir d’autres gens à côté s’organiser dans d’autres collectifs et d’autres militances. Et du coup tu te dis moi je trouve que c’est de la semence, ce n’est pas de la compétition mais du coup c’est des exemples de gens qui se disent ok, ben alors moi sur le mouvement climatique, je vais faire ça, moi, sur les violences policières, je vais agir ici. Et ben voilà, en fait tu te dis on ne va pas rester à la traîne et on n’a pas envie de baisser les bras parce que parce qu’on sait pour qui on le fait, on sait pourquoi on fait.
Et puis il y a vraiment cette chose où ça fait tellement du bien de sortir de sa bulle et de se rendre compte que nos combats sont liés, bien sûr. Par exemple, aujourd’hui, si on a un RGPD fort légalement, qui est insuffisant, qui passe pour un problème, ce n’est pas la question. Mais si on a un RGPD fort légalement, c’est parce qu’on a dans la loi la notion de consentement qui a été inscrite de manière très, très forte. Et ça c’est grâce à des dizaines et des dizaines d’années de lutte féministe qui voilà contre le viol et les agressions sexuelles, ont lutté pour que le consentement soit bien défini dans la loi, dans la loi française, il doit être éclairé, libre et avisé si je ne m’abuse. Voilà. Et donc, grâce à leur lutte, eh bien on a pu aujourd’hui, à un moment donné, avoir un RGPD fort. Et tu vois bien qu’il y a cette intersectionnalité et ce serait la moindre des choses que la lutte pour les libertés sur Internet aide aussi les communautés féministes Facebook à imposer à tout le monde de mettre son nom prénom d'état civil comme de l’afficher. On a lutté pendant des années pour le droit au pseudonyme sur Facebook, ça n’a rien donné. Jusqu'à ce que la communauté trans s’en franciscaine est allée voir les voisins de la Silicon Valley en disant que vous nous mettez en danger en nous imposant de mettre notre tête Name, donc notre nom d'état civil qui n’est pas notre vrai nom de personne trans. Mettez votre tête Name sur Facebook, vous nous mettez en danger. Et c’est là que Facebook a. Commencer à assouplir sa règle. Moi aujourd’hui, sur Facebook, j’y suis en tant que Pouhiou Noé Notes, ce qui n’est pas mon monde. État civil. Pourtant c’est mon vrai nom. Tout le monde m’appelle comme ça depuis 25 ans. Non, je n’ai pas de tabous puisque tout va bien. À l'école, ça va être un peu dur à porter. C’est. Juste à propos de la RGPD, il y avait une question tout à l’heure dans le chat je reviens à PeerTube qui demandait si PeerTube échappait aux lois sur la modération, aux lois européennes, sur la modération. La réponse ?
lois européennes sur la modération sont en partie basées sur la taille des plateformes. Et du coup, encore une fois, il. Il y a deux niveaux. Non ? Ce qu’on fournit, c’est un logiciel qui est donc le logiciel PeerTube. Donc si tu l’installe, ça va être à toi de respecter la loi. Donc ce n’est pas PeerTube qui échappe aux lois de la modération, ça va être toi Dave Duff avec vidéo au poste préféré qui va devoir gérer jeux vidéo pour un dev du jeu. Vidéo. Plutôt qu’en Davduf point net. Et donc c’est toi qui va être responsable de la modération, ton instance. Si des gens viennent mettre des vidéos, si tu as ouvert en instance et que des gens viennent pour poster des vidéos, forcément c’est problématique. Que faire des vidéos que tu ne souhaiterais pas héberger ou que l'état dit criminel ne doit pas être hébergé ? Et là c’est toi qui es responsable. Après le fait de faire de la modération en masse, voir à la limite comme le fait Google presque a priori avec du robot copyrighté, etc. En fait tu n’es pas imposé de le faire tant que tu veux, la taille de ton de ta plateforme est relativement réduite. Donc dans la loi je crois des messages Valley. Je suis allé fouiller internet pour compléter ma réponse et je crois que c’est à partir d’un certain nombre de millions d’utilisateurs ou de visites quotidiennes. Et donc avant que tu atteignes ce chiffre là.
Il y a de la marge, hein ?
D’accord, un petit peu de marge.
D’accord, d’accord, Mais par exemple, si je diffuse quelque chose qui est copyrighté qu’un robot YouTube m’aurait tout de suite signalé et je fais sur PeerTube si le détenteur des droits ne vient pas m’embêter ou réclamer ses droits pour parler, ça te rappelle pas une histoire ?.
Est-elle Hallyday ?
Ouais, c’est ça,
Mais ça c’est ça.
On est dans le même cas.
C’est à dire que si toi tu publies, je ne sais pas, le dernier James Bond sur sur ton sur ton instance, et bah tu peux le faire. Par contre, le jour où tu te fais attraper, il y a un truc qu’on appelle la loi qui entre en jeu. Et du coup, tu peux être potentiellement condamné pour avoir diffusé un film sur lequel je n’avais pas les droits de diffusion. Mais du coup, ça a toujours fonctionné comme ça. Et on oublie presque avec les histoires de robots copyright qui détectent un bout d’extraits d’un sous film. Même si t’as retourné l’image et que tu la coloriée par dessus, ils sont capables de repérer sur des tout petits extraits. Bah c’est pour nous. Ce système ne devrait pas exister. En fait, tu ne devrais pas être censuré aveugle parce que les lois sont différentes suivant les pays. Et que citer français quand tu veux utiliser un bout d’extraits, c’est possible. Si t’es en Angleterre ou aux États-Unis, t’as le fair use qui rentre en jeu, donc on devrait pouvoir le faire.
Et ça va même plus loin que ça, c’est que YouTube va se met à monétiser une vidéo parce qu’il y a des détenteurs de droits. Par exemple, si tu as mis une chanson qui dit " Bah nous on veut toucher du pognon sur, vous pouvez garder la chanson, mais on veut toucher du pognon sur la pub qui va être diffusée avant la vidéo alors que toi même tu ne voulais pas la commercialiser. La vidéo c’est de la pub, ils vont imposer ta pub, ça c’est dingue, ça m’est arrivé, ça m'était arrivé, j’avais une captation de ma première pièce de théâtre, j’ai écrit des pièces de théâtre dans les romans. J’avais une captation de ma première pièce de théâtre qui avait un bout d’extraits d’une chanson de Juliette, Juliette, Noureddine. Voilà, et je l’ai mise sur YouTube. Et du coup, Sony, qui détient les droits de Juliette, a imposé la pub sur mes vidéos. Pour revenir un peu aussi sur les questions de robots, copyrights et tout ça. Donc en 2015 2014, je pense à partir de 2000 ou 5000 abonnés sur YouTube. À l'époque, tu avais YouTube qui offrait une formation pour être un bon youtubeur et gagner plein d’abonnés, plein d’argent. Je te jure que c’est vrai. Je l’ai fait pour la formation, Je voulais savoir si je bossais déjà à travers ça, je voulais savoir si j’allais dire voilà. Et donc tu vas dans ta tête, t’as une Visio avec des slides, etc. Et voilà, on respecte le droit d’auteur et tout ça. Alors là je fais ah non c’est vrai, je t’ai formé, tu vas être mieux formé au droit d’auteur que personne Google qui me disait ça et où l’employé Google a dit mais non, mais oui, en effet, De toute façon, on va favoriser d’abord les industries culturelles, mais un jour vous rentrerez aussi dans les industries culturelles et là vous serez bien. Autant qu’ils vous favorisent vous vraiment eux ? Leur objectif, c’est de ne pas s’adresser aux petits créateurs et créatrices, de pas faire de catalogue, pas bien sûr de quelque chose d’humain, mais de s’adresser d’industries à industrie. Le plus bel exemple que j’ai, c’est avoir été retoquée parce que parfois je diffuse Bella ciao et Bella ciao aujourd’hui, en fait, ça appartient à la Casa del Papel. Ok. C’est-à -dire qu’il y a un éditeur musical qui a déposé la version Bella ciao qu’on entend dans la Casa del Popolo. Donc ce chant révolutionnaire italien populaire qui appartient à tout le monde. En fait, aujourd’hui, si tu le mets sur YouTube, t’as un éditeur qui dit Moi, j’ai déposé des droits siamois, mon petit bonhomme. Mais il y a des troll’s du copyright qui n’est pas un maximum de choses comme ça, histoire de pouvoir imposer leur pub sur les vidéos des créateurs et des créatrices et récolter de l’argent. Il y a aujourd’hui un business. As tu quoi ? Voilà. Voilà donc des gens qui essaient de hacker Content idea. Donc le fameux robot copyright, on le surnomme robot copyright. Mais qui ici, qui essaie de contenter, dit en déposant un maximum de choses. Enfin voilà, ça et c’est ça qui est hallucinant, c’est que cette économie de l’attention à ce capital de surveillance va créer comme ça des choses complètement différentes quoi. P Et le chat me faisait remarquer tout à l’heure que c’est peut être une des raisons aussi pourquoi le transcodage est si rapide ? C’est qu’il n’y a pas ces robots justement que Google a mis en place et qui effectivement, parce que cela dit, c’est sidérant. C’est-à -dire que Google et YouTube est capable de repérer un extrait de cinq secondes d’un film, je veux dire assez vite au bout de quelques minutes. Donc ça veut dire qu’il y a une capacité à fliquer. A priori, c’est ça le problème, c’est à priori les choses. Voilà. Ah mais leur techno est assez redoutable. Et en même temps, c’est une des entreprises les plus riches du monde. Donc qui peut se payer les meilleurs dev, les meilleurs neuraux psys pour nous manipuler, les meilleurs designers, les meilleurs, enfin voilà quoi. Alors justement, abordons la dernière question, celle de comment vous allez devenir Larry Page ? Serge Plus Comment s’appelait l’eau de la rivière ? Sergueï Brin Inculte, on va dire. Non mais parlons, parlons, parlons d’argent, parlons un peu d’argent. Vous vivez d’amour, d’eau fraîche et de don, c’est bien ça ? Et tu parlais dangereusement tout à l’heure, Pyg ?
Oui, j’avais fait le calcul sur Dan James Bond, le budget annuel de Framasoft qui est à peu près de 600 000 €, c’est douze secondes du dernier James Bond, budget marketing inclus. Je vous inclus le budget marketing. Donc c’est douze secondes d’utilisation et là on voit bien qu’il y a deux choix de société quand même. Voilà. Et donc oui, Framasoft vit des dons, donc c’est 98,5 % de nos budgets parce qu’il y a la vente de trois bouquins, de deux trois broutilles comme ça. Dans ces dons, il y a des dons de fondation, mais c’est principalement des dons de particuliers. Notre budget, c’est 87,5 % des dons de particuliers. Donc on a clairement besoin d’aide. Voilà pour se financer. Et donc vous pouvez aller sur un soutien qu’on fera. Vous verrez donc tout ce dont on a parlé aujourd’hui, notre feuille de route et en bas, si cette feuille de route vous plaît et si vous en avez les moyens. C’est difficile en ce moment si vous hésitez entre vous chauffer, de chauffer vous vraiment ? Vraiment ? Non. Mais à un moment donné, bien sûr, c’est l’humain en premier. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Donc, donc voilà. Et donc n’hésitez pas à nous faire un don, ça nous aidera énormément. Si tu remontes un peu, on peut voir là. Non mais c’est marrant parce que je vois le logo, je vois le slogan parce que libre ne veut pas dire gratuit. C’est effectivement toute l’ambiguïté de tout ça depuis toujours quoi. Voilà. C’est ça. Et c’est comme ça qu’ils nous ont piégés en fait. C’est à dire que regarder, c’est gratuit et en fait on est devenu finalement les vaches à lait, le bétail des GAFAM c’est à dire qu’ils nous fourrent dans le gosier leur foin attentionnel enrichi à la pub. D’accord. Et derrière, ils vont nous traiter comme ça nos comportements. Je dis plus moi, données personnelles parce que ce n’est pas quelque chose qu’on donne. Je veux dire ah, c’est notre numéro de téléphone, ça coûte 0,15 € tout le monde là, c’est fini. D’accord. Ce qu’ils veulent savoir, c’est qu'à la même influence. Quel est mon état mental actuellement ? Où est-ce que je vais et chez quel médecin je vais ? Tu vois ? Et pourquoi est-ce que j’y vais ? Avec quoi je me connecte ? Est ce que je voyage beaucoup ? Etc. Est ce que quand est ce que je change de téléphone régulièrement, de contact ? Voilà, tout à fait. Aujourd’hui, par exemple, un des exemples les plus affreux qu’on a eu récemment, c’est les applications de gestion de règles pour les personnes qui. Un utérus. Qui sont aussi parfois vont avoir un lien avec le GPS. Et aujourd’hui, les néo conservateurs étasuniens payent 160 $ les informations pour identifier des femmes qui tombent enceintes vu que les règles se sont arrêtées, etc. Et qui se seraient rapprochés un peu trop près d’un planning familial ou d’une clinique anti-avortement. Vu qu’il y a des lois contre elles, tu vois, et qu’on pourrait les inculper, ben ils payent 160 $. Ils ont les l’identité de ces personnes. Et quand on note le début de tes règles, tu ne dis pas mais tiens, le GPS aussi va être au courant. Ça c’est des comportements, ce n’est pas quelque chose qu’on donne, tu vois, Et donc c’est très important. Et donc bref, on est leurs vaches, on est leur bétail et elles nous ferment. Mais vraiment, il n’y a pas d’autre mot. Et donc valider c’est justement essayer de sortir de tout ça. C’est hyper triste tout ça. Donc il y a besoin de joie là dedans, tu vois. Et du coup en parler plus tard, etc.
Pour une seconde parce que excusez moi, Pouhiou Et du coup je suis juste une seconde parce que tu es un esclave hyper triste. Et du coup, ce qui est parfait, c’est que je vais vous laisser parce que moi j’ai un autre rendez vous.
Ben voilà, c’est ça, c’est ça, c’est ça, c’est terminé. Allez, c’est fait. C'était un bonheur de te recevoir, de te revoir ici et.
Je vous laisse terminer tranquillement.
Merci et bravo et merci. Alors Pouhiou toi, tu vas apparaître normalement tout seul. Je pense de la sorte être beaucoup plus large que ça. Je sais pas pourquoi ça marche pas, mais ça va marcher, ça se passe bien, ce n’est pas grave.
Et donc oui, du coup voilà, tout ça est assez triste. Et justement, l’objectif c’est de se créer des bulles d’air et des bulles d’oxygène dans tout ça et de mettre un peu de joie là dedans. Donc si tu veux bien remonter en haut du site, alors voilà, on va collectiviser internet convivial, on internet, on a une de nos membres qui a fait vous êtes bien gentil, des sous chômeurs, c’est long, c’est triste tout ça. Ah oui, on ne pourrait pas mettre un peu de joie là dedans ? Et donc là, on peut cliquer sur l'œuf ou le ou le petit canard dans le cadre orange, juste les cercles. Le fait d’en avoir le cœur orange en bas à gauche ou en bas à droite a un émoticône du cadre dans le cadre du titre Connectivité Internet via Internet. On va montrer Ah là là, je n’avais pas vu ça. Oh, je n’avais pas vu donc, mais en tout cas. Ah oui, ça sert à quoi ? Voilà. Et donc d’une seule touche.
Tous les titres, toutes les citations vont changer. Tu peux, tu peux voir la page. Et ça, c’est que des jeux de mots pourris. J’ai été payé pour faire ça. Qu’on soit bien d’accord, j’ai été payé pour faire des jeux de mots pourris à base de canard. Moi j’aime bien ma vie. Ou coin, coin, coin coin. Voilà, plus de francophones. Et tu vois. Mais c’est bête mais vraiment, ça fait partie des valeurs de Framasoft. On l’a même mis dans notre manifeste. Ce n’est pas parce qu’on est hyper sérieux et qu’on travaille hyper sérieusement sur ce qu’on fait qu’on va se prendre au sérieux. Bien sûr, s’il n’y a pas de la joie et si on ne fait pas ça dans un monde joyeux, on a perdu d’avance en fait. Donc voilà. Donc ça fait partie de Framasoft, tout comme on a aussi un de nos frat machin qui s’appelle Frama Prout. Vous pouvez aller sur le canapé route.org parce qu' on en a eu gros pendant les confinements et toutes ces horreurs que le gouvernement nous a fait à cette époque là, on en a eu très gros. Donc on a eu besoin un moment donné de relâcher la pression et du coup, je vous conseille d’installer sur votre Firefox. J’imagine que vous connaissez toutes et tous Firefox. Sinon, installez le, c’est vachement bien. Vous pouvez installer une extension qui s’appelle Pretty Fail et qui te prouve ici le web. Mais vraiment, on a sorti la V2, un lien. Donc on a passé du temps là dessus à des bénévoles de l’Assos qui a passé du temps là dessus. Et donc par exemple, au lieu de lire le Président, tu vas dire le président et son premier ministre, son premier mini crotte, tu vois, et ça pousse ici comme ça sur le web, ça rend les nouvelles un peu plus insupportables, tu vois. Et donc il y a aussi, mine de rien, dans tout ce sérieux pas mal de déconne et pas mal de plaisir. Parce que si on ne prend pas de plaisir à faire tout ça, à un moment donné on va suffoquer.
Donc voilà. Donc collectiviser internet, confisquer les internet, c’est très bien, mais Coincoin c’est très bien. Oui, pourquoi c’est mieux ? Moi je trouve ça bien je trouve. Bon bah je trouve ça bien, moi je trouve ça bien. Là je viens de là bas et c’est vrai, C’est vrai qu’il est bold et sans faille. Et sans rentrer, sans rentrer dans les détails, évidemment on ne va pas faire des liens, on ne va pas faire des mots, des mouchards. Mais est ce que vous avez une idée de qui vous donne et pourquoi les gens vous donnent ou ça ne vous intéresse pas ? On a fait une enquête pour ça parce que justement on ne peut pas savoir trop tard. Voilà, en regardant un peu, certaines personnes nous laissent leur adresse puisque les dons peuvent offrir droit à une réduction fiscale pour les personnes exactement comme ça pour les personnes qui payent l’impôt sur le revenu. Donc voilà. Donc c'était on peut voir un peu, on sait qu’on a principalement un public francophone qui donne. Et typiquement cet après 12 h, quand on va aller sur Edit pour faire un test Missing ou quand on a présenté PeerTube avec un article en français en anglais, on a bien dit à la communauté anglaise que cet outil est international. Ce serait bien que ce ne soit pas que les francophones qui payent que pensez à soutenir, mais du coup, on a fait une enquête l’an dernier pour dire "Eh bien voilà, qui êtes vous ? " Vous qui utilisez nos services et ou qui nous soutenez par un don, qui êtes vous ? Et typiquement, se poser la question si on pose la question à un moment donné du niveau de vie aux gens, alors on n’a pas voulu demander le niveau de vie selon des barèmes. On a demandé le niveau de vie ressenti, c’est à dire je suis en mode survie, euh je me démerde, mais c’est chaud, j’ai du mal avec les fins de mois, ça va, je suis à l’aise, je me sens hyper confortable, tu auras vraiment des ressentis. Et on s’est rendu compte que la plupart des personnes qui nous donnent utilisent relativement peu nos services. Elles l’utilisent souvent, mais elle, elle l’utilise relativement peu. Elle pense que c’est important que nous proposions tous ces services et toutes ces choses là et elles se sentent plutôt à l’aise, voire ça va, je suis confortée. Et donc il y a vraiment un modèle que j’aime beaucoup, que je trouve assez solidaire en fait, qui est que ce sont des personnes qui en ont plutôt les moyens, qui vont donner pour que des personnes qui n’en ont pas les moyens et quand même accès à des outils internet fiables sans devoir filer leur vie, leur donner leur comportement aux gens du web. Alors je. Je profite de ta présence pour te. Faire formuler un questionnement que j’ai que j’ai pour Auposte.fr Puisque effectivement depuis le 1ᵉʳ décembre on est reconnu comme service de presse en ligne. Ce qui veut dire que les gens peuvent donner à Auposte s’ils le souhaitent et parce qu’on est un service de presse en ligne. En fait, avoir la même chose que vous, c’est à dire une déduction fiscale. Ouais euh. Il y a des gens qui me disent peu, mais il y a des gens qui disent Ouais, mais c’est un détournement de l’impôt finalement, c’est à dire que c’est de l’argent qui ne va pas aider les pauvres puisque l’impôt normalement est collecté pour partager des richesses.
Vous, vivez là dessus aussi ? Est ce que vous avez réfléchi à ça ? J’imagine que oui. Et c’est quoi votre réponse ? Si tu peux m’en donner un, je serais heureux. Comme ça je pourrais ressortir votre réponse.
Elle va forcément être mi figue, mi raisin. Oui, clairement. C’est dans un monde idéal en fait. Eh bien tout là, il n’y aurait pas de déductions fiscales claires à moi. Donc moi, dans mon monde rêvé, il n’y a pas de déductions fiscales et l'État et les services publics font leur taf et font leur taf notamment. Typiquement en soutenant du pouvoir des associations, en soutenant les associations par exemple par des subventions non conditionnées de fonctionnement, pas des subventions projets chaque fois qu’on monte un projet. Mais dire à une association tu sais quoi ? Je te fais confiance, je te subventionne tant sur trois ans comme ça t’as le temps de voir venir sur trois ans et deux autogérés pour faire au mieux. Parce que si on prend l’autogestion et nous on l’expérimente à Framasoft et ça marche. Eh ben en fait, tu donnes les moyens aux gens et les espaces aux gens pour s’autogérer et ils vont faire beaucoup mieux que si tu essayais de les diriger et de gouverner. Donc voilà, dans mon monde idéal, ce serait ça. Le problème n’est pas tant le fait que tu diriges tes impôts parce que c’est finalement une toute petite partie des impôts. On est sur l’impôt sur le revenu qui est une toute petite partie des impôts et taxes des revenus de l'État. Et finalement tu te dis ma fille, 20 mois qu’une petite partie de mes impôts sur le revenu aille à aux postes, à Framasoft et tout ça à des gens biens dont je pense qu’ils ont besoin de moyens plutôt qu’à se financer
C’est quoi le crédit recherche la machine qui arrive dans les entreprises ? Ce sont gavés ça oui, mais bref, voilà. Bah ben je préfère ça. Donc voilà, au niveau individuel, c’est ça. Moi la problématique que ça me pose est plus une problématique d’ordre classe sociale. C’est à dire que finalement ce sont les personnes imposables qui sont dans une classe sociale moyenne, à riche on va dire moyenne, CSP moyenne plus puisque ces riches qui finalement vont avoir ce pouvoir de d’orienter des financements. Et ça, bien, il y a une injustice. Et cette injustice serait corrigée par le fait que l'État fasse correctement son boulot dans la redistribution des richesses. Voilà. Le fait est qu’aujourd’hui, ça n’est pas le cas. Il y a un pragmatisme qui arrive, ça n’est pas le cas. Donc du coup, on essaie de se débrouiller avec ça. Et je suis rassuré par le fait de voir que justement, le public, nous qui nous finance, c’est justement un public qui nous finance pour de la solidarité, pour qu’il y ait des accès libre et gratuit à des personnes qui n’auraient pas les moyens de faire ne serait ce qu’un don à Framasoft. Voilà. Et typiquement, même quand on sélectionne à l’entrée comme pour faire un espace, à un moment donné, on pose la question est ce que vous allez faire Framasoft ? On s’en cogne. Bien sûr, tu feras remonter la pile. Jamais, bien sûr, bien sûr. Donc. Donc voilà. Donc moi je suis assez rassuré par ça d’un côté et de l’autre côté, mine de rien, sans ça, ça va être hyper chaud de survivre. Framasoft, je le dis, c’est 600 000 € par an à peu près et il va y avoir de l’inflation. Donc on a cette chance incroyable. Nous, en tant que salariés de Framasoft, nos salaires sont indexés sur l’inflation, donc une fois l’an, on fait le point et on indexe. Autant te dire que je vais avoir une augmentation début janvier parce que l’inflation, elle a pris cher en un an anyway, du coup, 600 000 €, y a entre 100 et 120 000 € de dons qui sont récoltés en décembre. Clairement sur des questions de défiscalisation, c’est à dire des personnes qui disent mince pour que ça prenne sur mes impôts 2022, il faut que je fasse avant le 31 décembre, faut que 72 oui. Donc sans ça je ne sais pas si Framasoft survit, survit aussi bien
Donc on est malheureusement aujourd’hui relativement dépendants de cette mécanique. Je vois que le chat est plus souriant et je lis ceci ce que je salue. Il ne faut pas non plus assumer à la place du gouvernement ses choix de redistribution budgétaire. Ce n’est pas toi qui pique au pauvre, sous entendu Voilà, voilà. Donc ici c’est à peu près le discours que tu tenais et je suis très heureux de dire ce que dit le tchat parce que moi ça me rassure un peu dans l'équipe. Pour tout te dire, on en a parlé. Et là je trouve que tu as développé des bons arguments ici. Et pareil, c’est à dire que très clairement, il y a des gens qui prennent des abonnements de soutien Auposte pour finalement faire en sorte que le contenu puisse être libre le plus vite possible pour ceux qui ne peuvent pas nous aider, nous soutenir quoi. C’est ça ? Et ce n’est pas l’idéal, mais c’est ce qu’on a. Donc il faut aussi faire avec le monde qu’on a.
Et de cette façon, c’est toujours la problématique. On a la même problématique. Je te dis tout bêtement que Framasoft est présent sur Twitter. Là j’ai parlé de Reddit, tu vois, on a une page Facebook que l’on anime que quand on a besoin de sous, c’est à dire là où c’est bizarre. On n’aime pas aller sur Facebook tout et tout en fait, tout bêtement. Voilà. Mais il y a toujours la problématique de dire ouais mais du coup, on contribue aux outils des géants du web, on contribue à capter l’attention et concentrer l’attaque. Absolument. Voilà. Mais, encore une fois, il faut composer entre le monde qu’on a et le monde dont on rêve d’avoir.
Donc par exemple, là, tu nous dis, tu nous dis tiens, voilà cette problématique du don défiscalisé. Profitons en pour dire que pour les personnes qui font des dons, pensez aussi à faire des dons non fiscalisés, par exemple aux copines et aux copains de la Quadrature du Net bien sûr, qui me semble t il, eux se sont fait refuser le fait d'être d’intérêt général me semble t il. Donc voilà. Mais donc profitons-en pour parler, qu’il ne faut pas faire des dons uniquement pour la raison de la défiscalisation, bien sûr, bien sûr. Dernier point, justement, dernier point après on arrête puisque c’est un bonheur, alors on arrête. Mais cela dit, je vois, je dors et je ne sais pas si moi j’aimerais bien, comme je le fais de temps en temps avec la Quadrature, mais si avec vous Frama, on pourrait faire de temps en temps des ateliers ou je ne sais pas. Enfin je ne sais pas, je dis la maison est grande ouverte, sache le. Je peux te faire un petit spoil aussi, Vous allez lancer votre chaîne ?
Non, j'étais à Paris la semaine dernière. Ouais, voilà. Et dans mes rendez vous, on est allé discuter avec Blast parce qu’on s’est rendu compte qu’on avait des valeurs en commun et des objectifs en commun. Donc on aurait peut être imaginer à créer des choses ensemble. Donc avec toi, je veux dire, on est en famille, bien sûr, on va se débrouiller, on a trouvé, on va se débrouiller.
Et dernier point, je profite que tu sois là. Nous, notre but là, depuis, depuis deux trois mois, c’est de nous émanciper le plus possible des plateformes à terme. J’adorerais ne pas passer par Twitch, ne pas passer par Amazon. Ça va être possible quand ?
Ça dépend de plein de choses en fait. Ça dépend de quels sont tes besoins, de quels sont tes usages. Mais en fait, il ne faut jamais penser pour tout le monde. Là, sa délocalisation utilisant ce mot là, il ne faut jamais penser comme une Switch.
C’est une transition, c’est ça du temps, c’est ça ? A moins que tu sois hyper fan de tout ça et que tu veuilles tout jeter et tout faire, ça peut être un choix et c’est ok, tu vois. Mais faut le penser en termes d'étapes, une marche après l’autre. Quand les gens disent comment je fais pour me démobiliser, la première chose que je leur ai pensée lentement, un pas après l’autre. Et donc, pour ton cas particulier, une nouvelle étape, là, aujourd’hui. Donc tout ce que tu crées est d’abord sur Twitch d’Amazon, mais ensuite reporté sur ta plateforme PeerTube, c’est ça ? C’est déjà une super première étape, ce qui fait que les personnes ne sont pas obligées d’aller sur Amazon pour te voir. La deuxième étape pourrait être de trouver comment faire un live en simultané sur Twitch et sur PeerTube. Et là, j’ai vu qu’il y avait un John Livingston dans le chat qui avait parlé. Voilà qui veut en parler alors.
Sauf que figure-toi, c’est un détail mais Twitch ne sera pas d’accord. Parce que Twitch, quand tu es partenaire de Twitch, en fait, tu ne peux pas faire de multi. On te jette ! Mais en fait, pourquoi rester sur Twitch pour l’instant ?
C’est pour la raison de tout à l’heure et d’une certaine. Quand il y a un raid de 100 personnes, c’est le fait que ça amène du monde si tu veux. Et notamment il y a un truc génial, c’est la notification dès lors que je suis en ligne. Les gens qui suivent la chaîne reçoivent une notification et peuvent venir. Pour moi, c’est ça le truc principal. Et le tchat, ça j’en parlais avec John et le tchat de Twitch qui est redoutable dans le sens où en terme de modération l’outil est parfait. On peut avec les API faire pas mal de choses. Donc tu as raison, on procède par étape. Pour l’instant on consolide avec le site, mais le site sur la question de la notification quand un live démarre. Donc ouais, je suis abonné à plein de choses et le live d’une chaîne auquel je suis abonné démarre.
Très honnêtement, je ne sais pas si PeerTube propose cette notification, ça me semblerait logique, mais si ça ne le fait pas en fait, tu vas sur un site qui est Ideas, point. Jean-Pierre tu points org, d’accord, tu vas sur PeerTube et tu cherches sur une PeerTube, point barre. Tu cherches comment proposer une idée ? Et là tu peux aller proposer l’idée, bien sûr, en anglais bien sûr. Et nous, justement là, comme je t’ai dit sur la prochaine version de PeerTube, on va d’abord travailler sur cet outil pour essayer de faciliter le report de la charge du processeur. Mais ça, c’est tout début 2023. Et pendant ce temps là, on va aller regarder ce site Ideas pour une chaîne PeerTube.org. On va aller regarder toutes les idées et notamment les idées qui sont le plus votées par les gens parce qu' on veut vraiment ça. On va voir celle qui nous semble possible de faire et puis qui rentrent dans nos valeurs. Si tu nous dis je veux faire de la monétisation, de la publicité, développe toi -même. Ça, bien sûr, bien sûr, voilà. Mais on va regarder ça et c’est comme ça qu’on va créer la feuille de route de PeerTube V6 pour la fin de 2024. Donc vraiment, donner, nous contribuer, donner des idées, donner des besoins. Parce que nous on a envie de faire un PeerTube selon vos besoins et vos envies.
Écoute moi si ici on peut aller vers là, je serai. Je serai vraiment heureux parce que ce serait la finalité. Tu as tous les invités qui viennent ici. On parle d’un monde, d’un autre monde, une autre façon de voir les choses. Et de temps en temps, ben voilà, on est quand même coincé, on se retrouve sur Twitch, etc. Donc voilà. Mais c’est étape par étape quoi. Ceci dit, tu vois, aujourd’hui il y a énormément de monde, là il y a 600 personnes très fortes, je lis un super message dans le chat. Je ne vais pas donner de pseudo puisque la personne se tait je ne préfère pas un pseudo sans autorisation mais la personne dit : si je suis nouveau nouvel écris nous dans le milieu du développement qui est très hétéro et blanc.
Donc c’est pour les personnes qui ne sont pas trans qui sont finalement et leur genre est en accord avec le genre qu’on leur a assigné à la naissance. Voilà. Et je me dis qu’est ce que je viens de foutre là ? Et pourquoi est ce qu’on ne parle pas de ce mouvement ? Honnêtement, les personnes queer sont très représentées, voire même sur représentées, et c’est quelque chose que j’aime beaucoup dans les milieux dans lequel je traîne. Voilà, Et ça c’est vraiment top. Typiquement à Framasoft, là encore, sans ajouter personne, je pense qu’il y a plus d’un tiers des membres qui sont non hétéro ou et ou Nancy. Et attention, il y a énormément de travail à faire, il y a énormément d'éducation à faire entre nous et je ne dépeins pas un truc pour. J’aimerais mais voilà. Mais on partage des valeurs communes tout simplement, d'émancipation, d'être soi et d’avoir des espaces de liberté, tout simplement.
Eh bien là, tu t’es mis dans la poche tout un tas de gens dans le tchat. Bravo ! Génial ! Super ! Super ! C’est ma communauté, Un jeune arc en ciel tatoué sur le futur, tatoué sur le cou. Tu vas bien ? Bien. Impeccable. Impeccable. Il est temps. Il est temps de se dire au revoir. Et c’est un bonheur. C’est un bonheur de vous entendre tous, tous les deux et à travers vous la vingtaine de permanents, Et puis les dix salariés, ces salariés et des centaines de contributeurs. Il y avait plein de questions dans le chat, on a essayé d’y répondre le plus possible. On renvoie à Framasoft où est-ce qu’il faut aller exactement ? Tu l’as dit tout à l’heure framasoft.org
pour nous contacter framasoft.org. De toute façon, si vous allez sur Framasoft point org, vous avez des liens vers tout le reste. Et puis John, je ne vais pas te lâcher, il fallait que je t’appelle. Enfin, il faut qu’on trouve un moyen par email ou je ne sais quoi.
Je vous mets en relation par mail, Ça vous va ?
C’est parfait.
Ça va très bien. Voilà un vrai bonheur dit Whisperer. Merci, merci. vous nous donnez la pêche, Donne La Papatte merci dit Aurore Vous nous donnez la pêche. Aurore qui aimerait à nouveau le lien John pour faire des tests, Longue vie à Frama. Merci ! Pareil découvert, c'était génial ! Merci, merci, ça n’arrête pas. Voilà, bravo, bravo les Bravo les gars ! Merci à toi Dave Duff et à l'équipe pour cette découverte. Ah ouais, je n’ai pas envie de montrer toutes mes lettres de déglingo de tricot et de crochet, J’adore ! Bon super, je t’embrasse c'était un bonheur et les remerciements continuent dans le chat. Bonne journée et tout le monde au plaisir Merci beaucoup !
