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Avec Hélène Laurain, Sophie Poirier et luvan
En direct des Écrits d'Août (Eymoutiers, Haute-Vienne). Avec les autrices Hélène Laurain (Partout le feu, Editions Verdier), Sophie Poirier (Le Signal, éditions Incultes) et luvan (Susto, Editions La Volte)
Transcription de l’émission
Corinne Morel-Darleux
Bonjour, je suis Corinne Morel-Darleux Je suis très heureuse d’avoir l’occasion d’animer, d’animer cette table ronde avec trois autrices que j’ai eu envie de revoir et d’entendre sur des questions qui me taraudent. Et je me dis que si elles me taraudent, moi, je ne dois pas être la seule à me poser ces questions-là. Donc je vais commencer peut-être par vous présenter les personnes qui sont présentes. Donc Sophie Poirier qui a écrit un très beau récit qui s’appelle Le Signal, qui a paru aux éditions Inculte, donc en deux mots, qui est le récit d’une rencontre avec un immeuble qui s’appelle Le Signal, qui est un immeuble dont vous avez peut être entendu parler récemment parce que c’est un bâtiment qui se situe sur la façade de l’océan Atlantique et qui a été petit à petit grignoté en fait par l'érosion du littoral, jusqu'à finalement en être condamnée. Et donc voilà, Sophie a écrit le récit de sa propre rencontre avec ce bâtiment. Ensuite, la vanne que j’ai découverte par un recueil de nouvelles qui s’appelle Fiou aux fesses. On s'était croisées, comme Sophie d’ailleurs, que j’avais croisé un festival à Bordeaux. Lui va croiser un festival qui est les Intergalactiques à Lyon. Et depuis, J’ai eu également l’occasion de lire son roman qui s’appelle surtout. Du vent et pour moi une autrice à la fois géniale et inclassable, avec une vraie recherche littéraire sur la langue. Et puis Hélène Laurain, qui a écrit un roman très ancré dans une forme de réalité et de réalité militante qui s’appelle Partout le feu, qui a paru chez Verdier et dont on aura aussi l’occasion de parler, parce que c’est une belle illustration aussi de la rencontre entre la littérature et l’engagement politique qui va vraiment être le sujet en fait, de cette table ronde. Ce que je vous propose en terme de déroulement, c’est qu’on ait un temps d'échange toutes les quatre et que cette fois ci, comme on est un peu nombreuses sur la table ronde, on attendait une deuxième partie pour vous faire intervenir si ça vous va. Donc si vous avez des remarques ou des questions qui vous viennent, je vous invite à les noter ou à les garder en tête pour cette deuxième partie de nos échanges. Et comme pour la séquence d’avant, en fait, on est parti du principe que moi j’ai préparé quelques questions sur lesquelles j’ai vraiment envie d’entendre nos trois invités. Mais je ne leur ai pas communiqué ces questions parce qu’on s’est dit qu’en fait, quand on avait les questions à l’avance, on sentait obligé de préparer et que là, on était au mois d’août aux écrits d’août et qu’on n’avait pas envie d'être sur des devoirs de vacances. D’autant plus que l’idée de cette table ronde, c’est vraiment d'être plutôt sur du témoignage, sur du ressenti et pas sur des grandes théories conceptuelles concernant les nouveaux imaginaires ou la littérature engagée, mais plutôt de se dire, de partager en fait ce que ça nous fait en tant que autrice de continuer à écrire des livres dans un monde qui est en train de s’effondrer autour de nous. Et ça va être ma première question un peu large, c’est de savoir si justement, vous aussi vous ressentez, vous vous posez de temps en temps cette question finalement, à quoi bon écrire des livres ? On n’est pas franchement sur un média de masse. Ce n’est pas le moyen le plus sûr de toucher le plus grand nombre de personnes aujourd’hui d'écrire des livres. On n’est pas non plus sûr de l’action directe puisqu’on en parlait tout à l’heure quand on écrit un livre. Donc, est ce que c’est une question qui vous visite, qui provoque des tiraillements chez vous ou pas ? Hélène est ce que tu veux commencer ?
Hélène Laurain
Allez, je commence. Bonjour à toutes et à tous, Merci beaucoup Corinne, je suis ravie d'être là. Merci de ton invitation et merci aux écrits d’août. Alors bien sûr, c’est une des 1000 questions qui me traversent et qui me travaillent sans que j’aie de bonnes réponses à donner. En tout cas, en ce qui me concerne, l'écriture, elle vient d’une déjà d’une incapacité à faire autre chose parce que j’ai eu d’autres boulots pendant dix ans et c'était toujours très compliqué et ce n’était jamais très concluant. Je n’étais jamais à ma place en fait. Et l'écriture, elle est déjà venue. Je ne m’y autorise pas pendant très longtemps. Je pense. En tant que femme, en tout cas pour moi, ça a été très compliqué de me dire que j’avais droit à la parole et en plus à la parole écrite en quelque sorte, qui est en France sacralisée..
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