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Dans cette matinale électrique, deux fronts s’entrechoquent : celui des violences policières et celui du non-accueil des personnes exilées. Paul et Lionel, de l’ONG Flagrant Déni, révèlent une mécanique d’impunité institutionnelle où « les policiers enquêtent sur leurs propres collègues » et où l’IGPN ne traite que « 10 % des affaires ». Ensuite, Charlotte Kwantes, porte-parole d’Utopia 56, décrit une France qui laisse survivre des centaines de personnes « dans des campements détruits chaque semaine » et où la justice sert de dernier recours pour obtenir… des toilettes. Deux combats, une même certitude : l’État produit lui-même les angles morts qu’il refuse de regarder.
Ce mois ci, le courageux collectif d'aide aux migrants Utopia 56 célèbre ses dix années de lutte. A 8h20, ce sera l'occasion d'inviter sa porte-parole Charlotte Kwantes pour évoquer leurs combats, leurs méthodes et leurs victoires. Et à 7h30, France Déter reçoit une autre ONG, Flagrant Déni, bien connue de nos services, qui vient de publier un rapport accablant sur impunité policière grandissante en France.
Chaque lundi matin, Au Poste tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant. «France Déter» accueille des invité·e·s, tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages et des luttes, explore le passé, étrille le présent. C’est en direct, c’est fait maison. Préparez le café!
Les données obtenues du ministère de la Justice après trois ans de démarches révèlent une hausse significative des violences par personnes dépositaires de l’autorité publique. Lionel Perrin indique que le nombre d’affaires ouvertes «a augmenté de 59% entre 2016 et 2024». Il précise que «c’est des chiffres tout à fait officiels».
Paul Issier rappelle que la police et la gendarmerie sont «les seuls corps en France au sein desquels les agents mènent des enquêtes pénales […] sur leurs propres collègues». Il explique que cela crée «une forme d’indépendance horizontale», puisque les enquêteurs et les mis en cause peuvent être des collègues directs.
Selon Lionel Perrin, les cellules départementales sont hiérarchiquement dépendantes de directeurs qui dirigent parfois les opérations qu’ils doivent ensuite évaluer. Il résume la situation en affirmant que «c’est un délire total». Un policier interrogé dans le rapport confie qu’il arrive «d’auditionner des collègues avec qui on a bu un café ou fumé une clope».
Paul estime que les chiffres mis en avant par l’IGPN masquent une réalité plus large : «l’IGPN […] ne traite que 10% des affaires de violence policière». Les 90% restants sont traités par des services locaux moins indépendants, et rarement comptabilisés dans les bilans publics.
Lionel Perrin souligne que les services de contrôle internes ne publient aucune donnée consolidée et que «on manque cruellement d’informations». Pour cette raison, Flagrant Déni appelle à une enquête parlementaire afin de définir un cadre légal aux enquêtes impliquant des forces de l’ordre.
Les personnes bloquées à la frontière vivent «dans des campements informels» installés «dans des forêts, sous des ponts, sur des terrains vagues». Charlotte Kwantes décrit des destructions hebdomadaires : des interventions à l’aide de «pelleteuses et bulldozers» sur des campements où vivent parfois des familles.
L’assignation vise à obtenir des standards minimaux : «des toilettes, des douches, de l’eau». Charlotte souligne l’absurdité de la situation en déclarant qu’il faut «demander littéralement des toilettes» alors que le phénomène dure depuis plus de dix ans.
Trois procédures sont ouvertes autour de leur rôle d’intermédiaire entre les embarcations en détresse et les secours. Charlotte résume les accusations avancées par certains acteurs institutionnels : l’idée que l’association aurait déclenché de faux SOS afin de détourner des moyens de secours. Elle qualifie cette thèse de «tordu» et «grave».
Utopia 56 est régulièrement attaquée dans la presse d’extrême droite, qu’elle accuse «d’inventer de toutes pièces» des accusations concernant leur action. L’association a déposé plusieurs plaintes en diffamation, notamment contre Valeurs Actuelles et Frontières.
Charlotte explique que des milliers de jeunes en recours — environ 3 500 — ne bénéficient d’aucune prise en charge pendant la procédure de reconnaissance de minorité. Cette attente peut durer «des mois entiers, voire plus d’une année, à la rue». Elle rappelle que ces jeunes se retrouvent «dans un niveau juridiques et social» où ils ne sont reconnus ni comme mineurs ni comme adultes.
Depuis 5 ans, #AuPoste défend les libertés publiques, la gauche critique, l’histoire vivante, les arts de la fugue et les voix qu’on bâillonne. Depuis 5 ans, nous avons choisi de rendre accessible gratuitement toute notre production car nous croyons plus que jamais à l’information en circuit libre.
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Grace à mon médicament qui s'appelle Au Poste, la semaine commence bien
Politique | Depuis des siècles, les élites politiques ont fabriqué un récit trompeur : celui d’une démocratie qui n’a jamais réellement existé. Francis Dupuis-Déri démonte l’histoire officielle, révèle les manipulations autour du mot « démocratie » et raconte comment ceux qui l’ont inventée… la détestaient. Du rejet viscéral d’Athènes au marketing politique d’Andrew Jackson, des sections révolutionnaires françaises aux town meetings américains, il expose la peur constante d’un peuple assemblé et souverain. Une plongée puissante, érudite et dérangeante, qui renverse tout ce que l’on croit savoir sur la démocratie. Et si la vraie démocratie était celle que l’on pratique, et non celle que l’on subit ?



Évènement à Toulouse par Librairie Ombres Blanches le samedi, novembre 29 2025
Regards croisés sur les migrations




Le 6 décembre à la Parole Errante (Montreuil), projection/discussion et cantine en soutien à l’occupation de la gare de Luméville et contre le monde nucléaire. En Meuse, le projet Cigéo (…)

Police | Il y a quelques jours, un collectif/média d'un nouveau genre s'est constitué: Flagrant Déni, qui entend «dévoiler les rouages de l’impunité, dénoncer les dominations policières, soutenir les plaintes et les plaignants».
| Ils portent le nom du Comité de liaison contre les violences policières sur Lyon. Un des plus solides observatoires du genre et qui intéresse de près… la police (l’adresse IP à l’origine des appels et courriels malveillants reçus par Surveillons-les appartient au ministère de l’Intérieur).
Nos invités #AuPoste

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Il fait encore tout noir ici ^^
Il pleut a Besac
Rezé (44) couvert 17°
les sanglots longs des ….. au bord de la mer
dégueu à Lille
A Mamirolle il fait 6°
brume sur les Lilas
Froid et nuageux à Toulouse
Il neige dans la capitale allemande, schöne Grüße aus Berlin !
Bordeaux, 12°, grosse pluie, je vais finir mon dernier café sur le balcon pour communier avec les éléments, fussent-ils fâchés
La Barricade | Open Mic ! Au Poste fait salle comble dans l’amphi de Césure, tiers-lieu du cinquième arrondissement de Paris, pour notre grande soirée de débat avec les jeunes candidat.e.s des différentes listes de Gauche aux élections européennes. Pour l’occasion Ritchy Thibault, l’agitateur de la soirée, convoque Sybille Douvillez, benjamine de la liste PS/Place Publique, Camille Adoue, tête de liste du Parti des travailleurs, Amine Kessaci des Écologistes/EELV, Victor Mendez pour le NPA, Nina Morel de Changer l'Europe et enfin Camille Hachez de la FI. Avec les candidats, le tchat et le reste de la salle, on cause écologie, justice sociale, extrême droite et conflit Israélo-palestinien. Tout un programme !
Et elles nécessitent des solutions mondiales.

Homme tué par deux gendarmes lors d'une intervention violencespolicieres.fr/sign...
Près de deux ans après le décès de Rony Cély, sa famille espère toujours voir la justice condamner le gendarme qui l'a abattu de plusieurs coups de feu. Aujo...

karibbeannewsweek.com:quality(80)/outremer%2F2025%2F11%2F17%2Fwhatsapp-image-2025-11-17-at-09-13-41-691b826f1674b530607303.jpg)
le conducteur, dont la passagère Rayana avait été tuée par un tir policier, condamné à trois ans et demi de prison www.leparisien.fr/faits-div...



Société | Depuis des années, le photographe indépendant documente la chasse aux hommes, femmes et enfants, faites au nom d'une République qui vacille. Ses clichés de migrants harcelés font le tour du web et de Twitter. Cette fois, Louis Witter nous revient avec une enquête terrible, «La Battue» (Seuil), qui raconte au scalpel ce qu'est, réellement, la gestion des camps d'exilés. De Calais, son épicentre, Witter nous parle ; mais aussi de l'Espagne, des frontières à l'Est, du Maroc, de la forteresse Europa qui grillage et qui tue.
Société | Photo-journaliste indépendant, Louis Witter documente inlassablement l’exil, le froid, les tentes, et les couteaux qui les déchirent ; la police, et l’armée qui fait des parades dans les camps des réfugiés --- jusqu’à s’embourber. Le reporter au talent fou, qui a travaillé en Irak, à Sivens, au Kurdistan, était le jeudi 13 janvier 2022 Au Poste pour nous dire ce qu’il voit que nous refusons de voir.
ds le genre tordu y a des flics qui venaient à calais ds les distributions de repas avec un thermometre pour verifier la temperature des plats ..pk??. on rigole pas avec les bacteries..;veridik
Je ne sais pas si Charlotte en a parlé mais la police française s'apprête à expérimenter l'interception à l'aide de filets des embarcations des exilés. Une technique jusque-là jugée trop dangereuse pour la vie des passagers. www.lemonde.fr/societe/arti...
Cinéma | Le nouveau film de Dominik Moll cartonne. Dossier 137 attire le public, reçoit un bel accueil presse, et l'imprimatur d'anciennes patronnes de l'IGPN. Sa convocation Au Poste fut un plaisir. On a causé cinéma, et réalité, messages et morale, actions et opinions. Sortez les pop corns!
Évènement à Toulouse par Librairie Ombres Blanches le samedi, novembre 29 2025
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On s'est donné de la force
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