François Jarrige
Cet article est une ébauche concernant un historien français.
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Et si on faisait un peu d’histoire environnementale ? Avec l’historien François Jarrige, co-auteur de La Nature en révolution. Une histoire environnementale de la France, 1780-1870 ((La Découverte)
L’historien, l’historienne pose toujours au passé des questions qui le taraudent dans le présent. Quoi de plus normal qu’à l’heure du dérèglement climatique, des luttes écologiques, et du déni de nombre de gouvernants, l’histoire se fasse environnementale. Comment les sociétés du passé abordaient-elles leur environnement ? Étaient-elles soucieuses de la pollution, de l’évolution des paysages, de l’extinction de certaines espèces ? Depuis quand des hommes, des femmes se mobilisent pour protéger la nature et les animaux, sauver des paysages et des espèces en voie de disparition, lutter contre des industries polluantes ? Comment aussi faire entrer la nature dans l’Histoire, les animaux, leur donner une place en tant que dominés ? Comment faire l’histoire de la dégradation et de la préservation de l’environnement et des espèces non humaines ? Quel est le bilan environnemental de l’industrialisation ? de l’urbanisation ? du colonialisme ? (spoil : pas glop)
Pour en parler, joie de recevoir l’historien François Jarrige, auteur avec Jean-Baptiste Fressoz, Thomas Le Roux, Corinne Marache et Julien Vincent de La Nature en révolution. Une histoire environnementale de la France, 1780-1870 (vol.1) paru aux éditions La Découverte en mars 2025. Et comme c’est aussi un historien des réactions au progrès ( On arrête (parfois) le progrès. Histoire et décroissance, L'Échappée, 2022) et de l’exploitation animale (La Ronde des bêtes. Le moteur animal et la fabrique de la modernité, La Découverte, 2023), on parlera aussi de luddisme, des animaux machines, et de mille autres choses !
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Cet article est une ébauche concernant un historien français.
fr.wikipedia.org: Révolutions, industrialisation, colonisation : ce livre propose un nouveau regard sur la France de 1789 à 1870. Comment cette nation paysanne a-t-elle entretenu la fertilité de ses sols avant les engrais chimiques ? Pourquoi les questions que l'on qualifierait maintenant d'écologiques étaient-elles centrales dans les Assemblées révolutionnaires ? Comment le capitalisme français est-il parvenu à drainer des matières premières à l'échelle mondiale ? Comment les risques et les pollutions furent-ils normalisés pour qu'advienne l'industrialisation en dépit des plaintes et des procès ? À qui profitaient les émissions de CO2 ? C'est à ces questions et à bien d'autres encore que ce livre fournit des réponses surprenantes, modifiant en profondeur notre compréhension de la France du XIXe siècle.
Le luddisme est un mouvement social né en Angleterre au début du XIXe siècle (1811-1812), composé principalement d'artisans du textile (tondeurs de draps, tisserands) qui protestaient contre l'introduction croissante des machines mécaniques, notamment les métiers à tisser, dans les manufactures.
Critiques, citations, extraits de Les Luddites de Vincent Bourdeau. Cet ouvrage paru en 2006 présente l'intérêt de retracer et de montrer ...
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editionsamsterdam.frLa théorie du déversement est une théorie économique selon laquelle des progrès techniques améliorant la productivité engendrent un transfert (déversement) des emplois d'un secteur d'activité vers un autre. Cette thèse est formulée par l'économiste et démographe français Alfred Sauvy[1].
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: Cet ouvrage, fruit d'une longue enquête, se propose de retracer l'histoire longue du moteur animal, de ses mutations et de sa contribution à la fabrique du monde moderne. Désormais oubliée, ou considérée comme une pratique périmée, la mobilisation des animaux tournant en rond pour produire de la force et actionner des appareils mécaniques a pourtant accompagné l'expansion de l'Europe, nourri l'extractivisme, offert un moteur bon marché aux premières usines comme aux paysans, avant d'inspirer les recherches contemporaines d'alternatives aux combustibles fossiles. Le travail des animaux offrait en effet une source d'énergie familière, flexible et bon marché, incarnant un "progrès avec prudence" alors que s'installaient l'Anthropocène et ses grands équipements. L'exhumation de cette pratique, depuis ses premiers usages antiques jusqu'à son apogée au XIXe siècle, puis sa survie souterraine jusqu'à aujourd'hui, vient interroger la condition animale et les enjeux énergétiques en décalant les regards habituels. Explorer le rôle et les usages de l'animal prolétaire permet de penser l'évolution du statut des bêtes, mais aussi les liens qu'elles entretiennent avec les autres acteurs au travail. Alors que les appels à décarboner et à sortir des énergies fossiles se multiplient, ce livre s'efforce de retrouver des modes de vies oubliés et de redonner à voir des collaborations entre humains et non-humains largement invisibilisées par les récits dominants.
: Depuis une trentaine d'années, les grands projets technologiques suscitent des critiques croissantes et de nombreux conflits. Cet essai d'histoire globale, le premier ouvrage de référence sur la question, entend retracer l'évolution et les spécificités des contestations de la technologie, du XVIIIe siècle à nos jours, en articulant une histoire des pensées critiques et une histoire sociale des contestataires, nourrie de très nombreuses anecdotes édifiantes et peu connues. Les techniques promettent abondance et bonheur ; elles définissent la condition humaine d'aujourd'hui. Pourquoi les contester, et à quoi bon ? Les discours technocritiques ne masquent-ils pas des peurs irrationnelles, un conservatisme suranné, voire un propos réactionnaire ? Pourtant, depuis que les sociétés humaines sont entrées dans la spirale de l'industrialisation, des individus et des groupes très divers ont dénoncé les techniques de leur temps et agi pour en enrayer les effets. L'introduction de machines censées alléger le travail, les macrosystèmes techniques censés émanciper des contraintes de la nature, la multitude des produits technoscientifiques censés apporter confort et bien-être ont souvent été contestés et passés au crible de la critique. Contre l'immense condescendance de la postérité, Technocritiques est un ouvrage qui prend au sérieux ces discours et ces luttes. Depuis deux siècles, les technocritiques sont foisonnantes et multiformes, elles émanent des philosophes et des romanciers comme des artisans et des ouvriers ; elles se retrouvent en Europe comme dans le reste du monde et nourrissent sans cesse des pratiques alternatives. Toute une tradition de combat et de pensée originale et méconnue s'est ainsi constituée : ce livre d'histoire au présent tente de leur redonner vie tout en pointant les impasses des choix politiques mortifères portés par la foi en une " croissance " aveugle. Et, en filigrane, il montre comment s'est imposé le grand récit chargé de donner sens à la multitude des objets et artefacts qui saturent nos existences.

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