La Meute - Punks vs Police - Cantines solidaires - LFI - Belaïch - Pérou
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Dans libertarianisme, qui est une philosophie créée au XIXe siècle, en Europe, puis reprise aux États-Unis, il y a l’idée qu’il n’est de vertus et de valeurs dans le monde que le droit de propriété, la souveraineté de soi et le refus de toute autorité. Ce serait ni Dieu ni maître si ça n'était une espèce pour autant de vénération du capitalisme comme seul lieu de la neutralité et de l'égalité et des opportunités pour chacun. Et donc, d’une certaine façon, on ne s’appelle pas néolibéral parce que l'État doit être complètement renié, on ne se dit pas ultra libéral parce qu’on prétend avoir une éthique. Et donc les romans de Anne Rand sont des récits d’un groupe d’entrepreneurs, de jeunes hommes extrêmement brillants qui accumulent du capital mais qui sont en permanence entravés par les médiocres, par L’État, par les égalitaristes, par des socialistes, par ceux qui veulent faire de la solidarité. Et donc elle justifie, c’est une espèce d'éloge, du droit à s’enrichir, à ne se soucier que de soi et à accumuler.
À la flèche d’or, sur la Cantine, on mange toujours végétarien et le vendredi, c’est végan. Pour moi, c’est très important. C’est toujours une cuisine qui est gourmande. J’avoue que j’aime bien aussi un peu aller à contre-courant et je pense que c'était le cas dans beaucoup de cantines, de dire en fait, les cantines ou les cuisines végétariennes, c’est un peu fade, on s’ennuie et tout. Moi, l’idée, c’est vraiment que les gens en ressentent pas ça quand ils viennent manger. Et du coup, des personnes aussi qui mangent de la viande puissent vraiment se faire kiffer. Et aussi très important pour moi, un repas, et notamment parce qu’on a aussi beaucoup de personnes qui sont dans une grande précarité alimentaire qui viennent manger, il faut que le repas il soit équilibré, donc il faut qu’il y ait de la protéine, du coup végétal ou du fromage, et des légumes, et en tant que pâtissier aussi la notion de dessert elle est très importante, donc qu' il faut un dessert qui soit en même temps adapté au fait qu’y a des publics qui vont avoir des problématiques autour du sucre ou des de dents ou quoi mais en même temps que ce soit quelque chose de très réconfortant. Ça, pour moi, c’est la base.
La violence qui se dégage de ce mouvement n’est pas seulement le résultat du tempérament de Mélenchon, qui serait un homme colérique, ce que lui-même assume, on le raconte dans le livre, c’est quelqu’un qui dit qu’il a passé beaucoup de temps empêtré dans sa propre colère, que ça lui a fait perdre du temps, que ça l’a ralenti dans son combat politique, que cela lui a pris de l'énergie. Mais ce n’est pas seulement ça, ce qu’on raconte c’est que cette violence, elle est sciemment utilisée pour entretenir une discipline des troupes. C’est ça qu’elle dit cette phrase, c' est que ce n est pas le résultat du hasard, c est que c est théorisé, c es une théorie politique, c’est une façon d’exercer le pouvoir.
C’est un objet dont beaucoup de gens pensent connaître les contours, les Inrocks, sur lesquels circule tout un tas de stéréotypes. Voilà, c’est des, c’est un journal qui est, c´est un magazine de presse musicale spécialisée dans le rock indé, ultra sectaire, bourgeois, gauchiste, aussi très, enfin gauchiste au sens soft quand même, voilà. Mais très intransigeants sur ses goûts, très prescripteurs, avec une esthétique très austère, des gens qui n'étaient pas du tout ouverts. Et en fait, moi, ce que j’avais envie de faire comme travail, c’est justement d’aller à rebours de ça. Et donc mon travail de recherche, d’abord, il a consisté à aller chercher la préhistoire des Inrocks, qui était très peu documentée, et pour laquelle, moi je dispose aujourd’hui de sources très précises. Ensuite, mon parti pris, ça a été effectivement de faire un peu table rase de ces stéréotypes et d’essayer de déplier, au contraire, tout ce qu’ont pu travailler les Inrocks, aussi bien en termes, enfin surtout moi, je me suis surtout penchée sur leurs appétences musicales en fait.
L’Alliance de Mileil, elle est très hétéroclite, mais on a au premier plan les hommes les plus riches qui sont des hommes qui ont fait de l’argent avec la tech. Et en même temps on a la vieille oligarchie terrienne qui exporte du soja en particulier vers la Chine et les États-Unis. On a effectivement les deux et au milieu de tout ça on a une armée de trolls qui saturent les réseaux, qui travaillent à l’intérieur du panneau présidentiel entre autres. Et qui évidemment s’appuie sur cette pratique qui vient des États-Unis.
On a des jeunes qui ont envie de s’engager dans des assos. On a 4 000 bénévoles en France chez Copain sur l’aide alimentaire. Ils sont 300 à la Copine, la Cantine en elle-même. Et ce qui est assez dingue, c’est qu’on a 80 % des bénévoles, par exemple à Paris, qui sont aussi bénéficiaires. Dans d’autres territoires, par exemple, on est présent à Fort-de-France, en Martinique, ou à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. C’est 100 % des bénévoles qui sont bénéficiaires à Marseille. On tombe sur le même chiffre. Donc au final c’est beaucoup d’aidants qui ont s’est rendu compte que ça pouvait être un endroit où vous pouvez s’aider matériellement mais aussi immatériellement en créant du lien, en faisant des potes.
On nous accuse d’avoir fait un livre politique, là je regarde ce qui est écrit sur le tchat depuis tout à l’heure. Il y a des gens qui disent pourquoi à un an on est municipal, pourquoi sur ce parti ? Sur ce parti, parce que nous sommes précisément des journalistes en charge de la gauche. Donc quand on suit la gauche, c’est logiquement, on a voulu s’intéresser au premier parti de gauche aujourd’hui. Il n’y a pas d’ingénieur à cacher, c’est notre travail. Et ce serait militant que nous ne pas le faire. Justement, ce qui le journalisme militant, c’est de considérer qu’on ne peut pas travailler sur Jean-Luc Mélenchon parce que ça va affaiblir la gauche à 6 mois des municipales, 2 ans de la présidentielle, c’est pas notre sujet. On fait notre travail, on fait pas de politique, peu importe quand. Nous, on travaille sur LFI et on le fait au rythme de notre travail. On regarde pas les échéances électorales.
J’aime bien cette notion de scène musicale, c’est un lieu, peu importe sa dimension, qui va d’ailleurs pouvoir avoir des ramifications au fur et à mesure du temps, mais c' est un lieu où vont se rencontrer des acteurs qui vont être des musiciens, des producteurs, des fanzineurs, des clubs par exemple, des incorruptibles ils sont ancrés dans quelques endroits géographiquement parlant dont un est Manchester en fait dont un est Manchester, cet endroit qui est devenu complètement dingue de musique dans les années du post-punk où on a pareil des entrepôts industriels comme à l’usine à Montreuil, c’est le même schéma, des entrepôts industriels qui sont vidés de leurs activités par Thatcher, on les a vus des énormes meals là. Où on vont s’installer, des lieux de répétition, des studios, des clubs, etc. Dont ce fameux club de l’Hacienda qui est un peu… voilà.
C’est deux ans d’enquête sur la base des dossiers d’instruction pour toutes ces affaires mais aussi de témoignages, d’interviews. J’ai fait une centaine d’entretiens pour ce livre, à la fois dans le milieu de la magistrature, de la police, de l’antiterrorisme, les proches des victimes, les parents, les amis, pour essayer vraiment de comprendre, je voulais plonger dans la biographie des tueurs, comprendre les trajectoires de radicalisation et comprendre comment le crime était né chez ces personnes-là, comment elles sont passées à l’acte. Et je voulais vraiment déchiffrer cette histoire-là parce que je voulais la mettre en parallèle avec vraiment l’histoire politique du pays à ce moment-là.
À la base, du coup, l’habilitation à faire de l’aide alimentaire, elle est régionale, donc tu la demandes au prix de ta région. À partir du moment où tu es dans plus de trois régions, il faut que t’ai une habilitation nationale. Il faut se rendre compte qu’il n’y a que 12 assos habilitées au niveau national. Donc copains, on a toujours l’impression d'être sur la sellette parce qu’on a à côté de géants comme les Restos du Cœur, le Secours Populaire, qui eux sont des énormes machines contrairement à nous. Et en fait, ce qui est pas mal, je trouve, c’est que dans l’habilitation, ils prennent en compte l’alimentaire, mais aussi la création du lien social. Donc ça je trouvais ça plutôt pertinent, j'étais assez surprise au début que ce soit aussi bien fait. Pour être honnête. Mais c’est vrai qu'à tous les ans, on peut la perdre s’ils estiment que nos critères sont pas suffisants. Et comme je sais que chez Copain, on n’a pas de critères pour venir, il faut juste être étudiant. Il y a l’idée où c' est de l’argent public, ça a peur que ça arrive à des jeunes qu’on n’ont pas vraiment besoin. Donc je sais qu’il y a un peu de stress tous les an parce qu’en fait, ça conditionne tout plein de choses, l’accès aux banques alimentaires derrière, l' accès, comme tu dis, aux revenus pour l’aide alimentaire. Donc on a cette question des critères qui est un vrai souci, je pense, et je pense que c’est une chose qu' il faudrait réformer.
On voit un peu comment LFI est dans cette séquence, c’est pendant la réforme, enfin pendant la bataille contre la réforme des retraites. Et on voit comment Jean-Luc Mélenchon se mue justement puisqu’il n’est plus député. Et il n’y a plus d’accroche avec la CGT et Martinez. Il envoie beaucoup de messages très durs envers Martinez. La tension est très forte entre les deux hommes. Et du coup, Jean-Luc Mélenchon va se tourner vers Laurent Berge en espérant jouer la concurrence. Il va rencontrer Laurent Berge à plusieurs reprises. Ils discutent ensemble mais Jean-Luc Mélenchon se méfie des syndicats, il n’arrive pas à maîtriser le truc, et il voit que les Martinez, l’Alliance des Syndicats et notamment Martinez/Berge, ça fonctionne, ça fonctionne, et bon, on va pas refaire l’histoire de cette réforme, mais Laurent Berge très vite se sent instrumentalisé quoi, et du coup il se confie avec Martinez, ils sont en train d’en discuter et ils disent que ça va pas quoi. Il faut qu’on fasse attention à Jean-Luc Mélenchon qui ne nous pète pas entre les doigts.
