propagande
We’ve detected that JavaScript is disabled in this browser. Please enable JavaScript or switch to a supported browser to continue using x.com. You can see a list of supported browsers in our Help Center.

En vous abonnant, vous choisissez chaque mois l’émission mise en avant sur AuPoste.fr.
Il y a cinq ans, ce fut une déferlante et une déflagration. Le mouvement des Gilets Jaunes, l’un des plus importants depuis le Front populaire, allait remettre les citoyens au cœur de la ville, des ronds-points et de la Politique. Plus de 350 personnes sont venues célébrer l’anniversaire lors de notre Au Poste Ciné-Mutins Club.
Au menu de notre célébration: un court métrage (Ravages de Rachel Rudlof), et deux longs: «Les rendez vous du samedi» d'Antonin Peretjatko (France, 2022, 52 minutes) et, en avant première mondiale, «Les Magnifiques sauvages» Documentaire des Cerveaux non disponibles (France, 2023).
Puis, ce fut le débat au débat avec le politiste Fabien Jobard (qui a dédicacé par ailleurs sa superbe BD « Global police ») et François Buton, politiste, membre d’un collectif de chercheurs qui prépare deux publications en 2024 (« Idées reçues sur les Gilets jaunes », Le Cavalier Bleu éditions, et « Devenir Gilet jaune », Editions du croquant). Prises de parole du public, visite suprise de Ritchy Thibault, boissons fraîches, ce fut un sacré moment.
NOTRE CINÉ CLUB
Chaque premier jeudi de chaque mois, à la tombée de la nuit, le média autonome Au Poste s’associe avec les francs-tireurs de la plateforme VOD Ciné-Mutins pour des rencontres grand écran à Césure. Un long métrage de cinéma, l’équipe du film, une projection et ensuite : un débat dinatoire retransmis live et en roue libre sur Au Poste depuis la cantine. Et en première partie, pour brasser les genres et les gens, un ou deux courts métrages. Prix libre, satisfaction garantie. En partenariat avec La (super) Scop des Sales Gosses.
La foule est nombreuse, enthousiaste, chantante, animée de souvenirs, et d’envie de les partager. Ne pas oublier. François Buton confie “pendant le visionnage, je n’ai cessé de dresser des lignes de comparaison entre les Gilets Jaunes et les émeutes de cet été”. Quand il entend aujourd'hui la peur « d'une révolte sans lendemain, d'une révolte oubliée », il confie avoir des frissons. Dès le début, des hommages au mouvement se font entendre « C’était un des plus beaux moments de ma vie. J’ai fait des manifestations depuis que je suis toute petite, mais là je n’ai jamais rencontré une telle ambiance, une telle joie, un tel bonheur et depuis je n’ai rien retrouvé d’aussi chouette ».
Que reste-t-il des Gilets Jaunes ? Pour François Buton, il faut se souvenir d’un mouvement - qui était aussi “10.000 mouvements” - composé de beaucoup de primo-manifestants, parti d’enjeux de pouvoir d’achat, et qui est devenu un mouvement assembléiste à la réflexion trés riche, tournée vers des enjeux démocratiques, demandant la restauration de l’ISF, l’augmentation du pouvoir d’achat, l’indexation des salaires sur l’inflation, mais aussi le RIC et la révocation des élus.
Fabien Jobard insiste sur l’aspect inédit des actes dans l’espace public : “prendre l’arc de triomphe, symbole impérial, c'est affirmer le ridicule du pouvoir”, tandis que les Champs Elysées “est le lieu de l'affirmation de la restauration du pouvoir sur le désordre, sur lequel, depuis février 1934, on ne manifeste pas.” Néanmoins, est-ce que le pouvoir a tremblé ? D’après le politologue, si le 1er décembre, “les gendarmes ont dû repousser des attaques au Palais de l’Elysée, qui je pense, mai 68 y compris, ne se sont jamais produites sous la cinquième République”, il y a surtout eu d’après lui “la mise en scène d'institutions au bord de l'écroulement” de la part du gouvernement. Quant aux policiers “ils n'ont pas tremblé, c'est certain. En revanche, ils tirent un bilan très positif de leur action”.
Beaucoup de policiers m'ont dit : bien sûr, des gens ont été blessés, mutilés, mais les institutions ont tenu, et le palais de l'Élysée, l'Assemblée nationale, le Sénat n'ont pas été pris. [...] Cette réponse était vraiment typique, paradigmatique de de la police française, qui est d'abord et avant tout tournée vers la protection des institutions plutôt que vers la sécurité des citoyens.
Les invités sont tous deux pessimistes sur la conjonction de la lutte des Gilets Jaunes et des quartiers populaires, parce qu’il est trés facile d’opposer les deux. François Buton partage le témoignage d’un jeune homme racisé « les gilets jaunes comprennent maintenant ce que c'est que la violence. Mais ils ne la comprennent qu’une fois par semaine. Nous, c'est tous les jours. » Le sociologue ajoute “je pense que ça reste vrai. Faire l'expérience de la violence policière une fois ou 10 fois, et toutes les semaines, ce n’est pas la même chose”.
Le miracle du mouvement, c’est qu’il a duré très longtemps. [...] Même s’ils sont fatigués, certains Gilets Jaunes continuent à se réunir. D'autres sont dormants, prêts à être réveillés. [...] Je ne sais pas quelle va être l'étincelle, la goutte qui va faire déborder le vin. Les motifs sont très nombreux, mais c'est vrai qu'on est face à un appareil répressif de plus en plus sophistiqué.
Une répression policière, mais aussi judiciaire, remémore Fabien Jobard - 3.000 condamnations prononcées à l'issue du mouvement - qui s’est diversifiée, “accompagnant les peines de sursis de peines probatoires ou complémentaires, comme 3 ans de déchéance des droits civiques et pour une partie des droits civils”. Les médias et chaines d’info en continu ont aussi été “un énorme dévoilement” pour les Gilets Jaunes rappelle le politologue, sans compter la violence du retour à “la vie normale”, et la confrontation au regard révolté de la communauté, qui a pu briser des familles. François Buton déclare “il faut que ce soit de nouvelles personnes qui reprennent le flambeau”.
Depuis 5 ans, #AuPoste défend les libertés publiques, la gauche critique, l’histoire vivante, les arts de la fugue et les voix qu’on bâillonne. Depuis 5 ans, nous avons choisi de rendre accessible gratuitement toute notre production car nous croyons plus que jamais à l’information en circuit libre.
Aujourd’hui, l’extrême droite est aux portes du pouvoir, les libertés sont sous attaque, la gauche est à rebâtir. Plus que jamais, une presse libre, fouilleuse et indocile est vitale.
Tout ça n’a pas de prix. Mais un coût. Loyer, salaires, matos, transport : vos dons font tourner la machine.
We’ve detected that JavaScript is disabled in this browser. Please enable JavaScript or switch to a supported browser to continue using x.com. You can see a list of supported browsers in our Help Center.

We’ve detected that JavaScript is disabled in this browser. Please enable JavaScript or switch to a supported browser to continue using x.com. You can see a list of supported browsers in our Help Center.
We’ve detected that JavaScript is disabled in this browser. Please enable JavaScript or switch to a supported browser to continue using x.com. You can see a list of supported browsers in our Help Center.
We’ve detected that JavaScript is disabled in this browser. Please enable JavaScript or switch to a supported browser to continue using x.com. You can see a list of supported browsers in our Help Center.
Nos invités #AuPoste
Nos invités #AuPoste
La Tendresse est une chanson française dont le texte a été écrit par Noël Roux et la musique composée par Hubert Giraud. Bourvil l'a interprétée en 1963 et Marie Laforêt l'a reprise l'année suivante. Le compositeur a co-édité l'œuvre avec les éditions SEMI. Ce titre a fait l’objet de nombreuses reprises et interprétations.
fr.wikipedia.orgÀ lire l'excellent livre à ce sujet "La société ingouvernable : Une généalogie du libéralisme autoritaire" lafabrique.fr/la-societe-in...
| Jamais la littérature sur la police n'a été aussi abondante et passionnante que depuis quelques années. Il manquait un (mauvais) genre, et quel genre: la Bande dessinée. C'est chose faite.
fr.wikipedia.org
We’ve detected that JavaScript is disabled in this browser. Please enable JavaScript or switch to a supported browser to continue using x.com. You can see a list of supported browsers in our Help Center.
fr.wikipedia.org

laquadrature.netapprendre la mort de Julien Nicollet me touche , je l'ai croisé plusieurs fois en manif' giletjaune , il n'y aura plus la possibilité de chanter avec lui
Cinq mains coupées, Sophie Divry : « Je m’appelle Gabriel, j’ai 22 ans
We’ve detected that JavaScript is disabled in this browser. Please enable JavaScript or switch to a supported browser to continue using x.com. You can see a list of supported browsers in our Help Center.
Recevez chaque dimanche la newsletter d’Au Poste.
Un point de vue critique et indomptable.
On a ouvert des pistes d'enthousiasme
Au Poste est mis à la disposition de toutes et tous selon les termes de la licence Creative Commons Attribution : Pas d’Utilisation commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.