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Municipales 2026 : on scrute le second tour avec Vincent Tiberj (politiste) et Hadrien Clouet (LFI)
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Municipales 2026 : on scrute le second tour avec Vincent Tiberj (politiste) et Hadrien Clouet (LFI)

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Après un second tour des municipales 2026 marqué par des défaites douloureuses à Toulouse et Limoges, et une progression inquiétante du RN dans les villes moyennes, Hadrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne, et Vincent Tiberj, politiste, décortiquent les rapports de force, les trahisons internes et les batailles à venir avant la présidentielle de 2027.

La rencontre avec Hadrien Clouet et Vincent Tiberj

Hadrien Clouet analyse d'abord la défaite toulousaine comme le résultat d'une coalition inédite: «C'est le Bloc Bourgeois, mais encore plus élargi parce que ici, le Bloc Bourgeois a reçu l'appui décisif de l'extrême droite, c'est-à-dire le militantisme actif aux côtés du Bloc bourgeois, des militants de la droite radicale, RN, Reconquête, qui ont fait campagne pour Jean-Luc Moudenc, de manière très active.» Il dénonce également une campagne de désinformation orchestrée par les grands intérêts économiques locaux: «C'était une campagne à base de "Airbus va quitter Toulouse, tous nos commerces vont s'effondrer", on est à deux doigts de vous expliquer que l'Armée Rouge est arrivée par les Pyrénées.» Sur les responsabilités internes à la gauche, il pointe du doigt «Carole Delga, François Hollande, Raphaël Glucksmann, pour citer le trio de l'enfer», estimant qu'«une partie de la droite socialiste préfère en fait donner la métropole à la droite qu'aux socialistes». Il va plus loin sur la dérive idéologique du PS: «Le PS, finalement, traite des mesures à caractère raciste comme toute autre mesure. Il n'y a pas finalement de rupture morale dans les mesures d'économie budgétaire qui sont concentrées sur une certaine partie de la population.»

Vincent Tiberj apporte une lecture plus structurelle, rappelant que le mode de scrutin crée des effets d'amplification trompeurs — nombre de villes se jouant à quelques milliers de voix — et que la carte du «divers» recouvre l'essentiel des communes françaises. Il souligne l'inquiétante normalisation de la fusion droite-extrême droite dans les électorats: «À mesure qu'on se rapproche du temps présent, tu constates à la fois des tentations par en haut, des fusions par en bas et c'est ça le truc le plus important.» Sur la question de l'antisémitisme instrumentalisé, il décrit une bataille épistémique: «On est aujourd'hui dans un vrai conflit autour de comment on appréhende la question des discriminations, des racismes, des préjugés», et dénonce une tentative de «définir une manière d'appréhender l'antisémitisme qui serait compatible avec la droite et l'extrême-droite.»

Les deux invités s'accordent sur l'urgence de la mobilisation populaire hors des seules échéances électorales, et sur la nécessité de construire un discours de rupture crédible avant 2027.

Transcription de l’émission

00:00:00David Dufresne
Bonjour, bonjour, vous êtes sur France Déter.Vous avez mal dormi ? Il est 7h03 nous sommes le 23 mars 2026 3, 4. Bonjour, bonjour la France de gauche qui se lève tôt, bonjour, la France qui a mal dormi, si j’en crois le tchat, bonjour aux aupostiennes, aux aupostiens, c’est parti pour deux heures de France Déter amis du café, bonjour, amis de la police, amis de la politique, amis du café, amis du travail bien fait, amis d’Euryale amis d’auposte, vous êtes les bienvenus. France Déter, évidemment particulier puisqu’on va faire moins de rubriques habituelles pour être plus dans l’actualité. Et avec deux entretiens à 7h30, un dénommé Clouet Hadrien, député LFI, du côté de Toulouse, sera normalement avec nous pour une vingtaine de minutes peut-être, peut-être un petit peu plus. Et à 8h15, un dénommé Tiberj Vincent, politiste de son état avec qui nous parlerons et notamment de sa théorie de la France qui se droitise moins qu’on ne le croit et là, et là que s’est-il passé ? Mon cher Vincent, il nous le dira à 8h15. On arrive, la France, la France, on arrive, on arrive, on est dépité mais découragé jamais. Comment allez-vous les uns et les autres ? Ça n’a pas été drôle de voter pour Payan, nous dit Sattrape. Euryale nous dit bonjour comme toujours. On peut se réjouir de la déconvenue du RN quand même nous dit Mimi. Est-ce que tout va bien ? Le son a l’air d’aller, tout est correct, l’image va à peu près. Bon, de toute façon, on s’en fout un peu. Il ne s’agit pas de se faire peur, mais je vous redonne les petits résultats de la nuit sur votre écran. Petit tableau qu’on vous a préparé avec amour. Bonjour à tous, nous dit Fallen, bonjour à tous et à toutes. On a fait un vrai cordon, j’ai sué toute la soirée. Qu’est-ce que tu veux dire par là, Evasion ? Donc, évidemment, il s’agit de se retrouver ce matin entre gens de gauche, des gens de gauche de gauche. C’est vraiment le tableau des horreurs, nous dit Hitch Fallen, je vous rappelle pour ceux qui n'étaient pas là.Alors, je vois que Hadrien Clouet m'écrit, a priori ça devrait aller, il devrait être avec nous. Il devrait être avec nous à 7h30. Ouais, je vous disais, l’idée, c’est de comprendre ce qui s’est passé, peut-être de reprocher à tel ou tel. Hier, j’ai fait un truc que je n’avais jamais fait jusqu’ici, qui était assez intéressant, c’est que j’aie regardé trois soirées électorales en même temps. Avec deux écrans incrustés, donc France Télé, LCI et BFM. Et puis, je switche le son de temps en temps. Il y a encore, comme d’habitude, vraiment beaucoup, beaucoup de choses à dire sur le traitement et le cadrage médiatique qui est quand même renversant. Mais bon, voilà, on va taper sur les médias comme il se doit, mais ne pas croire que le problème n’est que là ? Non, non, non. Bien sûr que non. C'était haro sur LFI, en particulier sur France Info, nous dit Florent. Alors, je peux te rassurer, c'était haro sur LFI partout. Partout où j’ai regardé, c'était dingue. On peut dire que c'était haro, sur la gauche. D’une manière générale et alors ce matin on parlera de gauche du PS au NPA, enfin LFI on va dire puisque à la NPA je crois qu’ils n’avaient plus de candidats au second tour mais c'était vraiment donc aux gens du PS et qu’est-ce que vous avez foutu avec LFI, LFI je vous fais pas de mystère, les écolos la même chose ça titillait un peu la droite ici ou là avec la défaite cuisante de Rachida Dati très bonne très bonne nouvelle tout de même Mais surtout, ce qui est absolument renversant, c’est le traitement réservé au Rassemblement National. Ça, c’est complètement dingue, quoi. Les journalistes font vraiment dans leur ensemble le lit du RN, mais d’une manière, c’est incroyable, quoi ! C’est incroyable ! Ah merci, le NPA il y en avait un à Alençon sous une union. Ok, merci, merci beaucoup. Pourquoi là je vois pas bien l’intervention de Faure coupée par celle de Bardella. Alors, le truc qu’il y a m’a permis de voir un truc assez étonnant, c’est que les chaînes te disent qu’elles sont en direct tout le temps, alors qu’il y a des interventions d’hommes et de femmes politiques, des duplex, qui sont parfois totalement décalés. C’est-à-dire que tu regardes, il y a deux chaînes qui sont en direct, la troisième va mettre 3-4 minutes pour le diffuser et te dit que c’est quand même en direct. Alors là, là, je trouve, les gars, c'était pas terrible. C'était terrible, c’est pas terrible, c'était pas terrible bon, évidemment, la question qui va nous occuper ce matin, c’est la question de 2027, c' est la question des alliances. Je rappelle donc les résultats à Paris. La gauche unie PS gauche unie hors LFI a remporté haut la main la mairie. Avec ce moment de télévision assez cocasse. Au début, je me suis dit c’est marrant les Parisiens qui suivent la moto à vélo. Non, en fait, c'était Emmanuel Grégoire qui avait préparé son coup, qui est descendu, je pense, du côté du quai de Jemmapes, pour aller à l’Hôtel de ville. Vous avez peut-être vu ces images, là je dis chapeau à l’artiste parce qu’une moto, ça dure 30 secondes, une minute, le vélo il a tenu 20 minutes le gars, c’est très fort. Avec, avec, avec quand même cette chose extraordinaire, Emmanuel Delahousse et Léa Salamé, incapables d’assurer qu’il s’agissait bien d’un Vélib. C’est-à-dire que les gens vivent à Paris et ils ne reconnaissent même pas le panier vert du Vélib. Là quand même tu te dis, mais ces gens sont déconnectés, mais à un point quand même, c’est quand même stratosphérique quoi. J’ai mal compté au moins 7 des plus grandes villes, sont au moins sous l’union de la gauche, nous demande la Baguettemarxiste. Alors regarde, il y a Paris, il y a Marseille, il y a Lille, il y a Rennes, il y a Montpellier, il y a Nantes, qui sont des fiefs socialistes on va dire conservés. Le PS a conquis Amiens et Saint-Étienne. La droite a remporté Brest Clermont-Ferrand. Beaucoup de peine pour les copains et les copines de Clermont-Ferrand puisque Clermont-Ferrand était à gauche depuis 1944. Besançon a basculé également à droite. Les écolos ont perdu Lyon,non, pardon, pardon, excusez-moi les écologistes ont donc conservé Lyon, mais pas la grande métropole. Alors, il y a Jean-Michel Aulas qui croit que c’est un match de football et qu’il veut la VAR, il veut rejouer le match, il a dit, il y a peut-être des problèmes, il a déposé un recours, voilà, c'était ça, un recours. La bascule de Clermont, ça fait mal, dit Paste, Limoges, les boules, et LFI à Roubaix, David Guiraud, ville de 150 000 habitants, haut-la main, 53,19, Vénissieux, alors je crois que là, il y a effectivement un écart qui est très faible, de quelques dizaines de voix, peut-être même de deux dizaines, donc c’est quand même très peu, Cray et Saint-Denis, c'était au premier tour, on se souvient, on essaye d’ailleurs de caler une interview avec Bally Bagayoko. Mais vous pensez bien que c’est compliqué de caler ça en ce moment. Et Estrosi battu par Eric Ciotti à Nice la peste a battu le choléra. « Dègue pour Toulouse », nous dit Krobel sur YouTube. On va parler justement dans un quart d’heure de Toulouse avec Hadrien Clouet, sénateur LFI, qui soutenait évidemment son camarade de jeu, François Piquemal. Alors, je fais un rapide tour de la presse avec vous. Alors attends, Besançon, je n’ai pas les résultats. Non, je crois que ça a basculé à droite. Tulle passe à droite, absolument. Oui, j’ai beau me lever très tôt, je n’ai pas les moyens des chaînes d’infos. Donc, je ne peux pas vous donner tous les résultats, mais vous les trouverez assez facilement. La une de Le Monde. La gauche cède du terrain face à la droite et au centre, mais sauve Paris, Lyon, Marseille. Le RN poursuit sa conquête des villes moyennes. C’est la une du Monde. À propos du Rassemblement national, je vous rappelle que demain à 18h, c' est notre mensuel Extrêmorama nous allons précisément décortiquer avec les meilleurs historiens politistes, sociologues sur la question des fachos. Émissions co-animées avec mon ami Nicolas Lebourg, demain à 19h, Extrêmorama, spécial résultats des élections à l’extrême droite. Ça, c’est donc la une du Monde qui nous donne à Paris. Emmanuel Grégoire et la gauche unie, remportent une victoire éclatante à Marseille, le maire sortant, Benoît Payan bat largement l’extrême droite sans s'être allié avec LFI, à Lyon l’immense soulagement de la gauche après la courte victoire de Grégory Doucet. L’Humanité : municipales : Payan élu à Marseille, Grégoire écrase Dati à Paris et Aulas battu à Lyon. Je voudrais dire à propos de Dati que de toute façon, avec ses rendez-vous judiciaires à la rentrée, elle ne serait pas restée probablement maire très longtemps. Et ça, c’est quelque chose qu’on a peu évoqué En fait, celui qui allait être le maire de Paris, si Dati l’avait remporté, en fait ç'aurait été son numéro 2. Et ça nulle part s'était rappelé ou très peu. C’est assez étrange. Avec le retrait de LFI précision. Oui, oui, bien sûr, on va ne t’inquiète pas, on va préciser tout ça. Satrappe nous dit dans le chat que Marine Tondelier était exécrable sur TF1. Alors, j’avoue, je n’ai pas regardé TF1, mais je l’ai vue sur France 2. Et c’est elle qui a notamment dit cette petite phrase sur laquelle je ferai peut-être réagir nos invités, non pas parce que c'était une petite phrase, mais c’est parce que ça a du sens. Elle dit : on a merdé nationalement. La question de savoir qui, comment, etc. Mediapart : municipales, la grande confusion une forte abstention au second tour et un paysage politique éclaté. Le RN progresse dans les villes moyennes. La droite et le PS se partagent des grandes villes. LFI progresse au sein des gauches, Les échanges sont de nouveau à couteau tiré à un an de là présidentielle. Alors, c’est vrai qu’il y a une spécificité quand même franco-française, c' est que voilà deux parties moribondes. On va dire la droite qui se disait, enfin qui se dit encore gaulliste, enfin qui n’a vraiment rien de gaullistes, enfin Retailleau Wauquiez etc tout ça, ces mecs-là, donc rien de gaullistes. Et le PS ? bah je peux faire la même chose, qui n’a de socialiste pratiquement que le nom, et bien ces deux entités qui sont là depuis très très longtemps, continuent, de par leur maillage d'élus locaux depuis 10, 20, 30, 40, 50, 60 ans maintenant, continuent à avoir une espèce de prime donc gagnent toujours les mairies, quasi de manière mécanique, alors que sur le plan national, ces deux camps ne proposent plus aucune idée depuis très très longtemps. C’est ça la question centrale, c’est la question des programmes, c' est la question de l’idée. Donc là, il y a une prime à la fois au sortant, mais je dirais presque, de mon point de vue, une prime au confort intellectuel qui est de ne pas se poser de questions où on vote à droite parce qu’on a toujours voté à droite, ou on vote PS parcequ’on a toujours voté PS. Là où sur les élections nationales et législatives, où il y a un peu plus, certes pas assez, mais un peu de débats de fond, ces parties-là sont quand même à la ramasse quoi. Alors ? Bonjour Morfulscank qui vient d’arriver dans le tchat et dont vous entendez la petite musique derrière moi. Libération, PS, LR, RN, LFI, après le second tour, tout le monde raconte des victoires. Bon titre, bon titre, Libération. Alors ça, effectivement, c'était assez saisissant hier soir. Cette espèce de truc que tout le monde a gagné. Tout le monde a gagné. Alors je sais plus, ah oui, c'était Jérôme Guedj, particulièrement véhément, qui répétait de plateau en plateau une petite expression qui n'était pas mauvaise de ce point de vue-là. Ils disaient, mais on dirait que c’est l'école des fans, tout le monde a gagné et c'était vrai que c'était extrêmement déplorable. Parce qu’on n’attend pas du tout de ces hommes et de ces femmes politiques qui passent leur temps, bon, allez, on leur donne une heure. La première heure de 8 à 9, on va dire :on sort le champagne, mais après, on essaie de parler du fond. Et moi, je peux vous dire que pour avoir écouté alternativement LCI, BFM et France 2, le fond, ça n’existe pas. Ça n’existait pas, jamais, jamais. Oui, Fanny nous dit que c’est la technique de Trump. Pourquoi parler du fond quand on peut faire du buzz, nous dit Isfalen. Je ne crois pas que ce soit malheureusement qu’une question de buzz. Je crois que c’est surtout une question de facilité et de paresse intellectuelle. Beaucoup plus facile de faire rebondir quelqu’un sur une petite phrase que sur le fond d’un programme. Et là où on peut trouver déloyales les critiques faites à LFI, c’est en dehors de la masse des critiques envoyées, dont certaines sont légitimes et justifiées, et LFI devrait y répondre, jamais ça porte sur le fond, jamais. Jamais, jamais, jamais ! Hier, c'était très intéressant de ce point de vue-là journalistes, PS, gens de droite étaient uniquement sur Mélenchon, Mélenchon, Mélenchon antisémitisme, antisémitisme, antisémitisme, jamais, jamais sur le fond. Non, ce que je veux dire, c’est que cette propension à ne pas parler du fond, existait avant même la notion de buzz, voilà, là aussi, je pense qu’il y a une forme de paresse. C’est assez étonnant de voir comment les soirées électorales télévisées manquent totalement d’imagination. Elles sont toutes calquées sur le même moule depuis les années 80. Depuis que les duplex sont possible effarant, avec ce truc qui est très intéressant, de ces invités qui vont de plateau en plateau et qui passent leur temps à dire comme je disais dans l’autre plateau, comme je le disais chez vos confrères de TF1, comme vous le disiez ici et là, ce qui veut bien dire que tout ça est totalement remplaçable, on peut passer de l’un à l’autre, ça pose aucun problème. Il s’agit surtout de dépolitiser le débat, nous dit Florent. Alors il est vrai qu’aujourd’hui, nous sommes aussi, nous, ce matin dans le constat, dans le commentaire, mais vous savez qu’en règle générale, c’est pas ça qui nous anime, nous ce qui nous anime, justement c' est le débat de fond, c est la discussion. Mais enfin, hier, c' était quand même un jour de vérité. Personne ne dit sur YouTube, qu’un jour, il va falloir se rendre compte que Mélenchon fracasse tout à chaque fois dans la dernière ligne droite France info je ne la vois pas arrêter, la défaite de Rachida Dati aux municipales à Paris, sonne-t-elle la fin de sa carrière politique ? C’est une question sans intérêt que se pose France info. Mais alors, l’avenir politique de Rachida Dati, je ne sais pas comment vous le dire. D’abord, je pense qu’il passe d’abord par les prétoires, et ça va être coton pour elle, et franchement on s’en tape. Alors, Mélenchon n’a pas fait de commentaires hier et pourtant, il était sur toutes les lèvres. Si, si, il a fait des commentaires et on va justement les évoquer, je pense, avec Hadrien Clouet, quand il va arriver depuis Toulouse. Politis, alors Politis est plutôt sur des reportages. Il n’y a pas encore d’analyse. On reviendra ce soir.. Reporterre évidemment revient sur les défaites cuisantes des Verts. Strasbourg, Poitiers, Bordeaux, les maires écologistes battus dans la plupart des villes. Alors, il faut rappeler que les Verts avaient gagné haut la main ces villes-là, enfin haut la main, oui, à la grande surprise de beaucoup, beaucoup de gens. Alors, cela dit, à Lyon, c’est conservé. Mais c'était à la faveur d’une élection très particulière en plein confinement. Oui, alors parce que tout le monde dit en plein Covid. Je vous rappelle que le Covid est toujours là. En fait, c’est le confinement, ce qu’on appelait le grand confinement. Donc là, ils avaient gagné à ce moment-là, profitant d’une très très forte abstention. Donc là probablement que les résultats d’hier donnent un peu plus leur juste concernant les verts. En tout cas, reporter revient sur ça. Le Canard enchaîné, alors je vous laisse lire le titre. Ah bien voilà. Voilà, je pense qu’Hadrien Clouet ne va pas tarder à arriver ; Brest, Le Havre-Lille, Toulon, Villers-Cotteret, le Canard commente les résultats du second tour. Alors, quelqu’un disait, Mélenchon n’a pas fait de déclaration. Mais si, si, il en a fait, il a fait une analyse sur son site, sur son blog. Eh oui, il n’est pas venu sur les plateaux, mais ça ne veut pas dire qu’il est resté muet. Bonjour, vous avez parlé de l’intervention de Ruffin ? Pas encore, nous allons le faire tout à l’heure. Dur dur pour Toulouse, nous dit Valeur Anarchiste que j’embrasse, de continuer avec Moudenc, absolument on essaiera de voir comment la bourgeoisie s’est mobilisée entre les deux tours. Montauban passe à l’extrême droite et Albi reste à droite. Montauban passe à l’extrême droite. Mais où est mon Sud-ouest adoré ? Il est où ? Nous avons fait tomber Hélène Geoffroy à Vaux en Velins. Donc voilà, vous pouvez retrouver le blog de Mélenchon. Soir d'élection, tour d’horizon à chaud. En gros, il se félicite des victoires de Saint-Denis la semaine dernière, de celles à Creil, à Roubaix, à Vénissieux, à Saint-Font, au Tampon, à la Courneuve, à Vaux en Velins, à Sarcelles. Il dit que LFI permet la victoire de la gauche à Lyon, Nantes, Grenoble et à Tours, et que, à l’avenir, plus d’un millier d'élus insoumis siègeront dans des conseils municipaux, ce qui devrait permettre au mouvement de siéger au Sénat. Ça c’est un point extrêmement important, évidemment, le Sénat. On en a parlé notamment avec Fabien Gay jeudi dernier. Municipales dans les Landes, on passe désormais à Mont-De-Marsan Frédéric Dutin élu, la gauche savoure titre Sud-ouest. Alors qu’on attend Hadrien Clouet d’un instant à l’autre. François Bayrou est à la retraite. Bon titre, bon titre du tchat. Alors, Grenoble, ça donne quoi ? Alors attends, justement, je vais aller chercher ça. Tiens, tiens, hop ! Alors attends, est-ce que je l’ai dans mon petit truc Grenoble ? Grenoble qu’est-ce qu’il s’est passé ? Ben oui, oui, c’est Laurence Ruffin, qui est la sœur de François Ruffin qui l’a remporté à 56 %. Oui pardon, pardon absolument. Alors Furio se glisse dans le tchat pour nous dire vive le RN. Alors je pense que tu n’es pas à la bonne place, mais nous serions très intéressés de comprendre pourquoi tu voudrais que le RN vive. Ça m’intéresserait. C’est quoi ton programme ? C' est quoi le fondement de ton vote RN ? Allo, allo, alors qu’est-ce qui fait Hadrien Clouet là ? Alors, il s’est cru chez lui excellent, excellent,Bon, évidemment, la question, c’est la présidentielle, même s’il y a toujours quelque chose d’absurde à nationaliser tous les scrutins. Mais bon, voilà, c’est naturel. Et puis, la claque qu’on prend hier fait qu' on doit absolument réfléchir parce qu'à un an, ça passe très, très vite. Le spectacle affligeant auquel on a assisté hier soir. Ah, voilà, il est là, Hadrien Clouet est parmi nous. Alors attention, je vais le mettre à l'écran c’est bon attention, 3 4, allo Hadrien bonjour, comment ça va ?
00:32:18Hadrien Clouet
Eh ben ça va très bien en France puisque les Insoumis rentrent dans près de 500 conseils municipaux.

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Sources, liens & références

​pour la 1ère fois de ma vie, je ne suis pas allée voter au 2 tour Les choix 1er maire qui se représente pour la 3e fois  horizon macron, 2e  rn macron et 3e  ps macron et refus de fusion avec lfi
AngelAngelPuff
C'est quand même Bangers ce montage audio
Camille
​​Bonjour, ma fille va faire tout son collège (qui commence en septembre) dans une ville qui vient de basculer RN ( Bagnols-sur-Cèze) , je suis dégoûtée 😭 j'arrive pas à y croire
sasufi
Apres marseille, on a fait barrage mais Payan ca lui aurait cramé la bouche de dire merci aux votants LFI ou à delogu, son ego est tellement démesuré
EvilSheepLord
il s'agit surtout de dépolitiser le débat
florentcalvez
Le PS n'a jamais eu de programme depuis Mitterrand.
LeChatIndigné

#AuPoste avec Vincent Tiberj 

Vincent Tiberj est sociologue politique, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po Bordeaux. Il est rattaché au Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po ainsi qu’au Centre Émile Durkheim, où il est chercheur depuis 2015. Entre 2002 et 2015, il a été chargé de recherche FNSP à Sciences Po Paris, au Cevipof puis au Centre d’études européennes.

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#AuPoste #Extrêmorama #17 - 18h - 24 mars 2026 Municipales 2026 - De feu et de cendres avec Emilien Houard-Vial,  Marion Jacquet-Vaillant & Sylvain Crépon 

Deux jours après le second tour des municipales, la poussière retombe, les militants ont fini de pleurer, les cartes sont enfin lisibles… ou presque. Derrière les alliances locales, les triangulaires imprévues et les conquêtes pas que symboliques, une question s’impose : les droites françaises avancent-elles en ordre dispersé ou composent-elles déjà une nouvelle architecture commune ?

auposte.media
merci davduf et merci chère Dame Euryale
veuvechyco

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