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Protection sociale : l’ultime attaque de Macron
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Protection sociale : l’ultime attaque de Macron

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Débat avec Bernard Friot & Samuel Churin animé par Gilles Perret au forum des Résistances d’aujourd’hui, plateau des Glières.

Transcription de l’émission

Samuel Churin
Mais je vais je vais commencer par parler de quelque chose, et ensuite Bernard continuera. Je pense que déjà il faut dénoncer la propagande. Comment en est-on arrivé là ? Avec des phrases de Sarkozy mettant en avant le cigare qui se retourne contre le chômeur qui se lève tard. Et puis il y a le mythe de l’horizon indépassable de l’emploi, le mythe de l’emploi à tout prix et surtout le mythe de l’espoir. Alors la photo de PSA en plein emploi n’existe pas, n’existera jamais car il y avait une sorte de paix en toi dans les années 50, avant les années.60 Quand l’amitié de la population entre guillemets n'était pas employée, à savoir les femmes, c’est là où on pourrait faire une grosse différence entre le travail et l’emploi. Les femmes travaillent énormément. Je crois que le chiffre, c’est que les femmes ont 64 ans pour. Le travail dans le monde et sont au 5 %. Donc quand tu parles de ces enfants qui vont travailler au foyer. Si on peut prendre la définition généraliste, où est employé quand c’est con, quand vous êtes insultés des fiches de paie ? Il y a une définition plus précise de ça. Donc la différence entre travail et emploi, c’est énorme. Et donc le plein emploi ce pas ? Et on emploi ou non là bas, on nous fait avaler tout, absolument tout. La dernière de nos idées, c'était sous la plume de Macron, sous Hollande six Et il n’y a pas de vérité. Eh bien si on vous dit écoutez, je vous prendrai encore du fric. Et ce fric, je vais le mettre directement dans les poches de Bolloré et de ses actionnaires. Non mais si on vous dit ça, on fait ça au nom de l’emploi, on accepte. Tout le monde accepte. A l'époque, Gattaz, cet inconnu du MEDEF avec son pin’s création de la Réunion, il nous crée évidemment zéro emploi puisqu’il prétexte magnifique zéro emploi. Et effectivement, ça en fait des fonds de pension des actionnaires qui étaient plus ceux qui avaient des marges, des parts importantes grâce aux 40 milliards qu’on leur a donné le prix. L’emploi à tout prix en France, c’est plus de 100 milliards d’euros par an, plus de 100 milliards d’euros par an dépensés au nom de l’emploi à tout prix. Quand on rapporte pourquoi ? Quand on met en parallèle tout ce qu’on a vu ce matin, on finit par se dire que c’est rien. Si on passait le RSA à 1 000 €, tout le monde à 1 000 €, ce n’est pas grand chose, à 8 € ça voudrait dire ah, vous imaginez rapporter 40 milliards d’euros par an de cadeau fiscal ? Donc on conserve l’oreille et compagnie. Et je. Juge. J’aborde le sujet immédiatement suivant : Qu’est ce qui se joue ? Pourquoi est-ce que nous, intermittents du spectacle, on a tous été attaqués ? Parce que finalement, on est le modèle idéal. Même s’il y a plus, il y aurait plus idéal encore pour améliorer la chose de continuité de revenus sur une discontinuité d’emploi. Il est là pour assurer un salaire à tout le monde. Continuité de revenu Plusieurs. Et alors là, si c’est juste, pourquoi est-ce qu’il nous attaque ? Pourquoi est-ce que vous attaquez les intermittents qui ont été massacrés pendant trois ans pendant leur vie ? Les seuls, les seuls à ne pas avoir été les 1 millions de personnes qu’on a laissé crever, qu’on a laissé crever pendant le communisme parce qu’eux n’ont pas eu de chômage partiel, qui n’ont pas connu la fameuse année blanche nous assurant une continuité de l’assurance chômage. On les a laissés crever. Vous n’inquiétez pas, c’est normal qu’on trouve plus de maîtres nageurs pour plus de maîtres d’hôtel. Ça a beaucoup été remercié. Les aides, bah c’est directement les conséquences de cette réforme et la conséquence de ça. Mais si parce qu’il faut bien comprendre, c’est ce qu’ils cherchent avant tout. C’est le lien de subordination, le temps libre, le lien de subordination. C’est le lien qui lie l’employeur au salarié. Plus il est tendu, mieux c’est pour l’employeur, mieux c’est pareil. Et il leur faut une armée de réserve. C’est pour ça que quand on touche l’assurance chômage, quand on touche, dites vous bien qu’on touche aussi aux droits comme ça. Pourquoi ? Parce que celui qui a un emploi, ça, on lui dit si t’es pas content, tu te casses, Il y en a 200 de carcasse et donc chacun s’accroche à son emploi, même humilié, même méprisé, même pis chacun à son emploi, y compris parce que l’assurance chômage à l’extérieur, c’est une horreur. Le jour où il y aura des droits pour tout le monde, les gens auront la possibilité de dire non. C’est un levier extraordinaire d’avoir la possibilité de dire non, de dire non, tu me donnes ça, moi je casse, je me casse, je m’en fous. Et je peux vous dire que les Américains, les intermittents du spectacle, dans l’habitude de dire que nous sommes un laboratoire, nous l’avons vécu très concrètement. Je vous explique. Le phénomène, c’est ce qui se passe et c’est ce qui se passe pour les autres. Et après, j’arrive en 2003. En 2003, on nous baisse, on nous dit vous allez avoir moins de temps pour faire vos heures ? Conséquence de quoi ? Immédiat, baisse généralisée des salaires Pourquoi ? Parce que les employeurs savaient bien que quand leurs employés donnaient un spectacle, ça lui apportait les heures qui lui permettent de renouveler son intermittence. Et donc bon, vous avez plus de temps pour faire des heures, vous avez plus de temps, vous avez plus le choix de dire non, de dire non à des projets qui plaisent pas, de dire non. On est mal payés et puis de faire autre chose à côté, de faire de la politique, de penser. Quand vous avez, comme on vous réduit vos droits, vous acceptez tout et n’importe quoi et évidemment n’importe quelles conditions pour renouveler ce qu’on appelle un statut qui n’est pas un statut, qui a un régime spécifique d’assurance chômage. Et pour revenir à ça, pourquoi est-ce que les acteurs du spectacle t’as regardé ? Parce que si on revient à l’origine des fameux intermittents, le spectacle qu’on appelle les années capitalistes, nous n’avons pas obtenu ce régime spécifique parce que nous étions de la culture. Pas du tout, du tout, du tout. Nous avons obtenu ça parce que nous étions un exemple de discontinuité de l’emploi. C’est au nom de la discontinuité qu’au départ on crée ce régime. Pourquoi Est parce que le régime général marche très bien pour les gens qui sortent de l’ambassade, mais ils ne marchent pas pour nous qui avons des contraintes. Donc on imagine une annexe au règlement pour que cette annexe au règlement soit adaptée à nos pratiques. On aurait dit chaudronniers, ça aurait été pareil. On ne retire pas ça de la culture. Ce n’est pas ça l’exception culturelle. L’exception culturelle, c’est uniquement que la culture n’est pas une marchandise comme les autres. Elle ne peut pas être mise en concurrence. Et ça, ce sont des droits sociaux. Et alors qui sont maintenus, nous, comme une réserve d’Indiens, des amateurs de spectacle. Ils ont basculé les intermittents de l’emploi il y a quelques années sous Hollande, au régime général. Et là, ces gens-là se font massacrer, se font massacrer.
Bernard Friot
Maintenant, on peut quand même dire que c’est la force du monde de la culture, c’est que justement il y avait pourtant il y a le porte voix et ne peut pas se permettre de faire la même chose. Intermittent de l’emploi, intermittent du spectacle et c’est beaucoup plus difficile. Et juste comme ça, par rapport à ce que tu dis, à ce petit jeu là, on s’est rendu compte que comme tu dis, on a plus de maîtres nageurs chez nous. C’est difficile de trouver des saisonniers qui ont subit cette discrimination. Et on voit aussi que globalement il y a aussi des gens qui ne peuvent plus, de plus en plus de jeunes qui ne veulent plus jouer ce jeu, ce jeu de l’emploi et qui se mettent en marge et qui en ont marre parce qu’il y a une humiliation, deux, trois, quatre. Au bout d’un moment, ils ne veulent plus jouer à ce jeu là. Toi t’as toi, t'étais un petit peu juste un bon sceptique. Mais ce sur quoi tu te bats, c’est justement l’attachement des droits à. C'était déjà cité la déclaration du Conseil national de la Résistance. Mais déjà qu'à la Libération, en fait, c’est la performance de la CGT de la négociation, c’est justement de ramener des droits aussi à la personne ne va pas forcément empêcher un emploi, mais on va le laisser.

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Samuel Churin

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