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Que faire de sa jeunesse, y être fidèle protège-t-il de tout ? Et s’il faut tenir bon, et se tenir droit, avec l’inquiétude, chevillée au corps, comme antichambre de l’espérance, comment faire ? A l’heure où la marée brune gronde, où le vieux monde (Attal, Macron) se costume en jeune monde (les mêmes), Plenel fait le point.
Avec son recueil de portraits «Se tenir droit» (Le Seuil), Edwy Plenel esquisse son panthéon de femmes et d'hommes qui l'ont toujours guidé, ses compagnons et compagnonnes de route, ses obsessions, et ses permanences. Il y a Edouard Glissant, il y a Zola, Einaudi, l'historien du dimanche qui traqua le Papon des massacres, il y Daniel Bensaïd, l'ami de la LCR, Maspéro, l'ami des belles pages, Rosa Luxembourg, qui en écrivit tant. Le journaliste est avec nous pour en causer. Et la palabre, comme il l'a désignée, nous a transportés dans ces déambulations de la pensée qu'Au Poste affectionne tant.
Assemblant des textes publiés sur une trentaine d’années, Edwy Plenel vient nous livrer “une sorte d’autoportrait, qui épouse mon cheminement de vie, des Antilles à l’Algérie avec le décolonialisme, mon rapport à la vérité, au journalisme”.
Dans notre moment de désolation, où sont de retour les politiques cyniques, mensongères, d’imposture, d'inquiétude, d’ombres qui menacent, ces textes portaient un réenchantement de la politique, de l’espérance.
Au gré des pages, le journaliste livre ses sésames pour retrouver l’espoir, réhausser la politique - une politique “sensible”, pas “sociale” dit-il. La beauté, la bonté. “Je pense qu’il y a beaucoup de laideur et de méchanceté autour de nous” argue-t-il, avant de prendre l’exemple d’un discours de Sarkozy, dans lequel ce dernier déclarait “il ne faut pas se laisser impressionner par la dictature des bons sentiments”, autrement dit, ajoute Plenel, qu’il nous faudrait accepter “la dégueulasserie, la vilenie, la bassesse”. “J’ai souvent l’émotion qui affleure” assume Plenel, qui loin de s’en défausser, partage les mots de son ami, le poète palestinien Elias Sanbar “les vrais combattants sont ceux qui avancent à decouvert, qui ne se mettent pas mille carapaces”.
Cette part d'enfance, il faut la cultiver. En parlant de notre monde d'aujourd'hui, avec le plus jeune Président de la République et le plus jeune Premier Ministre désormais : Dieu sait si ces gens-là sont vieux. Dieu sait s'ils ont oublié leur part d'enfance. Dieu sait s'ils se mettent dans des costumes pour avoir l'air et faire sérieux. Dieu sait s'ils témoignent d'un vieux monde. On en a eu une illustration au centuple avec la sortie de Macron sur Depardieu : ce bonhomme qui est soi-disant le plus jeune Président de la République, et qui nomme le plus jeune Premier Ministre, n'a pas compris la révolution Metoo ? Et développe l'argumentaire le plus crasse du machisme le plus crasse ? Il n'a pas bougé avec son monde ?
Prenant l’image de la randonnée, il décrit la politique comme devant être “l’idée d’une élévation, d’une hauteur, d’une espérance” partage Plenel, pour qui “nous avons un grave problème de traduction politique”.
Il n'y a pas de nation propriétaire de l’universel. Il n'y a pas d'universel, il y a de l’universalisable [...] Je pense qu’il n’y a qu’une boussole : qui est le faible ? qui est en souffrance ? qui est dominé ? Cette boussole est sans frontières.
Plenel rappelle les mots de Camus “l’homme révolté est d’abord l’homme qui dit non.” Racontant comment il relie ce “non” à son histoire familiale, à Médiapart, il déclare que “l’on a tous rendez-vous avec ce “non”.
Il faut construire la digue. Elle peut devenir une barricade, mais quand on est dans la barricade, c'est qu'on est en danger. Il faut déjà construire la digue. On a une vague de marée noire, brune, sombre, qui arrive. Il faut faire face à ça ensemble, il faut se retrouver ensemble. Nous sommes dans ce moment-là où l'essentiel est en jeu. Ils veulent effacer ce qui a été la conscience qu'on a eu, après le seconde guerre mondiale, après le génocide, après les crimes contre l'humanité, d'un droit universel, d'un droit qui est au-dessus des Etats, des nations et des peuples, c'est ça qu'ils veulent tous effacer. C'est ça que veut dire leur nationalisme identitaire et autoritaire, et donc on a cet essentiel à défendre.
Il dénonce le campisme atlantiste, qui ne reconnait de droit universel qu’à certains peuples. Il dénonce également l’héritage mitterrandiste, “cette citadelle à faire sauter”, qui construit la vie politique autour des élections. Déplorant le temps perdu dans cette “course des petits chevaux”, celui qui sonne le tocsin depuis longtemps sur le danger d’un retour de l'extrême droite au pouvoir en France, rappelle qu’en face, “ils se sont rassemblés, ils ont des militants, des formations, des intellectuels. Ils sont en embuscade depuis longtemps. S’ils reviennent si forts, c’est que d'autres leur font la courte échelle.”
Il y a une vitalité dans la société. Il y a des résistances, on l’a vu autour des Gilets Jaunes, des retraites, de Nahel. Le moment est d’une hauteur rassembleuse. On doit montrer qu’on est au-dessus de tout cela, c’est comme ça qu’on trouvera des traductions politiques unitaires collectives.
Face à Péguy, parlant de “ce monde qui ne croit à rien, pas même à lui, et ne pense qu’à accumuler”, Plenel croit au “spirituel de l’engagement, du au-delà de soi-même”. Lui qui répète souvent “Dieu sait”, ajoute ‘peut-être faudrait-il le conjuguer à pluriel : Dieu savent”.
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Pour l’article homonyme, voir Les Damnés de la Terre (homonymie).
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