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Une justice (restaurative) juste ? Avec Coline Zuber et Noémie Micoulet
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Justice

Une justice (restaurative) juste ? Avec Coline Zuber et Noémie Micoulet

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Faut-il vraiment punir pour réparer ? Alors que la France enferme toujours plus, souvent les plus vulnérables, deux voix féminines s’élèvent pour proposer une autre voie. Colline Zuber, philosophe indépendante, et Noémie Micoulet, de l’Institut français pour la justice restaurative, déconstruisent le mythe de la justice punitive. Elles racontent leurs parcours, leurs déclics, leurs luttes. Et surtout, elles décrivent des pratiques concrètes, qui apaisent sans oppresser. Une discussion urgente, lucide, révolutionnaire – à contre-courant du discours dominant.

N’en déplaise aux défenseurs du tout-carcéral, la surenchère punitive et l’enfermement sont inefficaces : la prison ne dissuade pas et n’empêche pas la récidive. Mais la France fait la sourde oreille et enferme toujours plus, détruit toujours plus, notamment les plus vulnérables. Face à un système judiciaire et pénal qui dépossède les victimes et nourrit le cycle des violences sans en interroger les causes structurelles, des collectifs ont pensé des alternatives à la justice institutionnelle. Restaurative ou transformatrice, ces approches partagent un horizon commun – la réparation, la responsabilité et la transformation collective – mais ont aussi des divergences.

Pour en parler, Coline Zuber, chercheuse indépendante en philosophie, co-coordinatrice, avec Camille Soffer, de l’ouvrage collectif “Justice partout” (Le passager clandestin) et Noémie Micoulet, animatrice et coordinatrice de l’antenne Sud-Est de l’Institut français pour la justice restaurative, sont les invitées de ce deuxième épisode de «Qui va faire la vaisselle».

Transcription de l’émission

Nora Bouazzouni
Bonjour et bienvenue à toutes et à tous au poste pour le deuxième épisode de "Qui va faire la vaisselle ?" Une mensuelle consacrée aux luttes féministes et aux enjeux de genre. Bonjour à celles et ceux qui nous suivent en direct sur le chat. Je tiens à remercier quelqu’un qui s’appelle Bière pour Dieu parce que ça nous a bien fait rigoler. C’est un magnifique pseudo, donc bonjour à toi. Bonjour à Guimouz, bonjour à Gliss in Max for the win, bonjour Psiscopat, bonjour Zealotodex, bonjour tout le monde, bonjours Cimus et bonjour Nayan qui est derrière moi, qui est là, qui est là toujours, voilà à la régie, merci à la réalisation.
Coline Zuber
Et qui a été l’origine de ce groupe de travail.

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Sources, liens & références

Ruth Morris 

Advocate of transformative justice and prison abolition

en.wikipedia.org
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LabelleLN66

Réparer la justice  - Delphine Griveaud - 2025 

: Le constat est sans cesse répété : la justice va mal et ne répond plus à ses missions. Comment la réparer ? Peut-être d'abord en cessant de considérer l'institution judiciaire comme la seule détentrice des moyens de " faire justice ". C'est à en envisager d'autres que s'emploient les justices dites " alternatives ", parmi lesquelles la justice restaurative, qui regroupe diverses pratiques – des rencontres entre " victimes " et " auteurs " aux cercles de soutien, en passant par les jeux de rôles pour cultiver l'empathie –, afin de responsabiliser les auteurs et prévenir la récidive, prendre soin des victimes et rétablir la paix sociale. Serait-ce la clé d'une justice plus juste ? Delphine Griveaud tente de répondre à cette question en étudiant sur le terrain les pratiques de la justice restaurative qui se sont développées dans le pays depuis 2014. Elle analyse les effets de son intégration au sein d'une institution pénale contre laquelle elle s'est pourtant construite. Elle plonge dans les rouages du système judiciaire, au plus près de ses publics comme de ses professionnel.les. Loin des visions iréniques qui font de la justice restaurative une solution miracle, elle propose un tableau lucide, nuancé, d'une manière de faire justice autrement qui se heurte à la réalité de l'institution.

editionsladecouverte.fr

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