Arnaud Viviant
Né en 1964 à Tours, il est une figure singulière du paysage littéraire et médiatique français. À la fois journaliste, critique littéraire, écrivain et psychanalyste, il incarne une voix libre et provocatrice, toujours en quête de renouvellement.
Après des études littéraires, il enseigne le français avant de se lancer dans le journalisme en 1986 au Monde de la musique, comme critique rock. Il rejoint ensuite Libération en 1989, y occupant successivement les postes de critique rock, critique télé et critique littéraire jusqu'en 1997. En 1999, il intègre la rédaction des Inrockuptibles, Il commence à écrire sur la politique. Il y inventera le numéro « Sexe » dont il sera le premier des rédacteurs-en-chef. Il quitte le journal en 2006.
Il est également une voix familière des auditeurs de France Inter, intervenant dans l’émission C’est Lenoir. De 1999 à 2000, il anime une quotidienne sur Radio Nova. En 2006, il revient à France Inter pour une émission autre quotidienne La Bande à Bonnaud.
Depuis septembre 2000, il intervient régulièrement à la tribune littéraire du Masque et la Plume. En 2023-2024, il signe aussi un édito culture dans La Matinale de France Inter. À la télévision, il a participé à des émissions telles que Arrêt sur images, Rive droite/Rive gauche et Ça balance à Paris.
En parallèle de sa carrière médiatique, Arnaud Viviant a publié plusieurs ouvrages, mêlant essais et fictions exprimant des opinions tranchées, parfois controversées. En mars 2004, lors d'une émission télévisée, il prend la défense de Bertrand Cantat.
Aujourd'hui, il continue d'intervenir dans le débat littéraire et culturel français. Membre du jury du Prix Décembre et du Prix de Flore, franc-tireur du Masque & la Plume, c'est un ami de toujours du taulier d'Auposte . Lors du premier entretien , on a parlé de la «littérature industrielle», des agents, des comités de lecture, de la chaîne-du-livre, de ne-travaillez-jamais et de l’indépendance à géométrie variable, et puis de Nirvana, de Tours, de Debord, de Lebovici et de la vie qui rit.
Le 16 mai 2023, pour sa seconde convocation Au Poste, deux heures de discussion autour de Station Goncourt et de ce que les bons esprits appellent la République des lettres.
Dernières émissions

L'édition indépendante au bord du gouffre
Derrière la déflagration Grasset du printemps dernier, une autre crise couvait : celle d’une édition indépendante ô combien salutaire mais fragile. Un distributeur en cessation de paiement, Makassar, et ce sont des dizaines d'éditeurs en panne. Avec nous : Marina Simonin des Éditions sociales et La Dispute ; Arnaud Viviant, critique et auteur de L’art d’avoir toujours raison en littérature (à paraitre ces jours ci aux éditions du Rocher) et Anaïs Massola, libraire (Le Rideau rouge à Paris) et membre du Syndicat de la librairie.

A tout prix (littéraires). Que vaut la « République des lettres » et la démocratie tout court ? Avec Arnaud Viviant
Il est sociétaire du Masque et la Plûme, comme l’on dit des meilleurs qu’ils sont sociétaires de la Comédie française. Il est un des critiques les plus redoutés et redoutables. Et de la comédie des prix littéraires, il sait tout (ou presque).

Arnaud Viviant, le pistolero de la critique littéraire
« La critique est la langue de la démocratie libérale, tandis que la propagande est celle de la dictature », écrit Arnaud Viviant, dans « Cantique de la critique » (La Fabrique). Un ouvrage où il tire à vue, entre déclaration d’amour à son métier de toujours et flingage en règle d’une époque qui ne sait plus ni aimer, ni distinguer.
