Grégory Fabre
Fabre Gregory est reçu Au Poste avec David Chavalarias pour un entretien consacré à l’opération « HelloQuitteX », présentée comme une campagne collective visant à quitter X. Il est ingénieur et informaticien, avec un intérêt marqué pour l’information et la presse. Il a monté et animé des cadres indépendants pendant environ quinze ans, en travaillant « uniquement dans la presse ».
Il décrit comme « tête de pont » de ce parcours un projet nommé Terra Eco, un journal consacré à l’écologie et à la vulgarisation écologique, qu’il présente comme indépendant, sans groupe de presse au capital, et resté en kiosque pendant douze ans. Il continue à œuvrer « dans les réseaux informationnels » dans cette perspective, il exprime une position très critique sur Twitter/X.
Au fil de l’échange, il insiste sur l’idée que X n’est pas un espace neutre, mais un environnement structuré par un algorithme opaque qui modèle les informations présentées aux utilisateurs. Il souligne le décalage entre ce que l’utilisateur croit faire s’abonner à des personnes et recevoir ce qu’elles publient et ce qui se produit réellement : un tri algorithmique caché, orientant la visibilité et la circulation des contenus.
Il met également en avant le phénomène de shadow ban, qu’il associe à une invisibilisation volontaire de certains contenus et comptes, et décrit un réseau où l’on se retrouve « assez seul » face à des mécanismes non transparents. Il évoque aussi le fait que, selon lui, l’arrivée d’Elon Musk a renforcé cette logique, notamment par une politique de modération transformée, et par la mise à l’écart de nombreuses équipes de modération.
Dans son analyse, il rappelle que les réseaux sociaux reposent sur une économie de l’attention : des systèmes conçus pour capter durablement l’attention des utilisateurs et les maintenir dans une logique addictive, au service notamment de la publicité. Il insiste sur la puissance des mécanismes d’optimisation et de recommandation, qui fonctionnent à grande échelle et de manière personnalisée, sans que l’utilisateur en perçoive clairement les ressorts.
Enfin, il explique que l’enjeu principal, pour lui, est de cesser d’alimenter X et de favoriser une migration vers des espaces qu’il juge plus sains. Il dit parler depuis une double culture : celle de l’information indépendante et celle du logiciel libre, et affirme que la centralisation d’une plateforme comme X rend possible sa prise de contrôle. Il oppose à cette logique des modèles décentralisés, qui permettraient d’éviter qu’un acteur unique puisse s’approprier l’infrastructure et orienter l’espace public numérique.
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