Jaeraymie
Né à Paris en 1986, Jaëraymie vit et travaille à Paris. Autodidacte, il entre dans l’art urbain en 2016, par la rue, le collage, le pochoir, et une attention constante à ce qui traverse l’époque. Ses interventions surgissent sur les murs comme des accrocs dans le quotidien : pour faire sourire parfois, déranger souvent, et surtout provoquer une réaction, une émotion, une question.
On le connaît notamment pour cette phrase devenue signature : « Le romantisme, c’est un truc de bonhomme ». Un aphorisme frontal contre le machisme, accompagné d’images détournées du cinéma classique où les armes sont remplacées par des roses rouges. Avec cette série le club des romantiques il gagne en visibilité et installe une grammaire : détourner les symboles virils pour en révéler l’absurdité.
Très présent dans les réseaux du street art parisien, il travaille aussi en collectif. En 2017, avec l’artiste Combo, il réalise une série de faux visuels électoraux Marion Cotillon, Jean Gentilhomme, Juste Le Blanc collés dans l’espace public pour interroger le vote et la représentation politique. L’initiative est largement reprise par les médias, de BFM TV à 20 Minutes, en passant par Le Figaro ou France 3.
Entre légèreté et gravité, il n’assène rien. Il n’est ni agressif ni moralisateur. Son travail avance par biais, par ironie, par décalage. Une manière douce mais jamais neutre de regarder la société de travers pour mieux en révéler les angles morts.
Convoqué Au Poste le 31 mars 2022 il présente son travail qui mêle peinture, fiction politique et intervention directe dans l’espace public. À travers son projet Distorsion, il imagine des biographies alternatives de figures politiques contemporaines, renversant leurs trajectoires et leurs discours pour interroger les récits dominants. Peintes à l’huile puis collées illégalement sur des murs choisis pour leur charge symbolique, ses œuvres confrontent les passants à des images dérangeantes, parfois censurées, souvent débattues. Refusant la caricature gratuite comme le slogan, il revendique une démarche narrative et empathique : utiliser la fiction pour réparer symboliquement les violences du réel et rouvrir un espace de dialogue politique par l’art.
Dernières émissions

Sur les murs, la politique-fiction. Avec Jaeraymie
Il y a la fiction racontée comme vraie, et il y a la vérité dite alternative. Jaeraymie, affichiste et artiste de rue, retourne d’un coup de pinceau les situations qui nous sont faites. Macron éborgné, Zemmour en djellaba, Pécresse en PACSette, Hollande sans dent : Jaeraymie détourne, contourne et retourne tout. Les cibles deviennent des armes, et les victimes se rebiffent. On convoque le vandale #AuPoste.
