James Horton
James Horton est lauréat de la bourse de recherche 2021 et doctorant en histoire de l’art à l’École normale supérieure. Sa thèse, intitulée « There is no guide no voice no word » : le cut-up et ses praticiens, histoire et poétique d’un underground international (1959-1975), porte sur les pratiques expérimentales de découpage, de montage et de recomposition des textes et des images.
Dans le cadre de cette bourse et sous la direction de Mica Gherghescu, responsable du pôle Recherche de la Bibliothèque Kandinsky (Mnam Centre Pompidou), il mène un projet visant à une meilleure identification des acteurs français du réseau historique du Mail Art à partir du fonds Fischer.
Diplômé de l’Université d’Oxford et titulaire d’un master « Lettres, Arts, Pensée contemporaine » de l’Université Paris VII Denis-Diderot, il a suivi un premier cycle en littérature française à Oxford avant de poursuivre ses études en France. Depuis 2021, il est chercheur associé au département Droit, économie et politique, où il travaille au recensement des titres de presse alternative conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France.
Il est invité Au Poste avec Max Bonhomme en raison de son expertise sur l’histoire politique du photomontage, une technique graphique centrale dans les luttes sociales et culturelles du XXe siècle, bien antérieure à l’ère numérique. Il a co-organisé l’exposition Couper, coller, imprimer à La Contemporaine et contribué à son catalogue, qui retrace les usages militants, internationaux et parfois contradictoires du photomontage. Sa présence permet d’éclairer les filiations entre les photomontages historiques et les pratiques graphiques contemporaines engagées.
Dernières émissions

Couper, coller, imprimer : une histoire politique des images
Derrière ces gestes simples se cache une longue histoire de luttes politiques, de propagande et de contre-information. Du photomontage communiste des années 1930 à la presse alternative des années 1970, Max Bonhomme et James Horton retracent un siècle d’images militantes. Affiches, journaux, cartes postales et tracts deviennent des armes visuelles. Une plongée dans la culture graphique des révoltes modernes.