Julia Grignon
Julia Grignon est professeure associée à l’Université Paris-Panthéon-Assas, où elle dirige la Clinique de droit international et enseigne le droit international humanitaire approfondi. Nommée personnalité qualifiée à la Commission nationale consultative des droits de l’homme, elle préside actuellement la sous-commission E « droit international humanitaire et action humanitaire », qui fait également office de Commission nationale de mise en œuvre du droit international humanitaire.
À l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, elle a été successivement membre du conseil scientifique, chercheuse en droit des conflits armés, puis directrice scientifique pendant trois ans. À ce titre, elle a élaboré le projet scientifique de l’Institut, en a assuré le suivi et accompagné la production des chercheurs et chercheuses dans le champ des études sur la guerre et la paix. Elle a également contribué à la mise en œuvre du Pacte Enseignement supérieur de la Direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère des Armées et a exercé les fonctions de rédactrice en cheffe de la revue Les Champs de Mars, publiée aux Presses de Sciences Po.
À l’Université Laval, elle a dirigé le développement du partenariat « Osons le DIH ! » pour la promotion et le renforcement du droit international humanitaire, dans le cadre d’une contribution canadienne. Elle a été l’une des codirectrices de la Clinique de droit international pénal et humanitaire ainsi que l’une des membres cofondatrices du Centre interdisciplinaire de recherche sur l’Afrique et le Moyen-Orient. Elle a également été membre du Partenariat canadien pour la justice internationale.
En mars 2024, elle est invitée à l’émission « Au Poste » animée par David Dufresne pour évoquer la situation humanitaire à Gaza. Elle rappelle que le droit international permet de qualifier concrètement les situations sur le terrain, notamment à travers le droit de la guerre et le droit humanitaire. Ces cadres reposent sur les Conventions de Genève, ratifiées par l’ensemble des États, et définissent en particulier la notion d’« objectif militaire ». Celui-ci peut être un bien militaire en soi, comme une caserne, ou un bien civil utilisé à des fins militaires pendant un conflit. Le droit de la guerre impose ainsi une analyse au cas par cas des opérations, et les armées, dont l’armée israélienne, sont en principe formées pour agir en conformité avec ces règles.
Dernières émissions

Gaza, désastre en direct
Soirée débat en public spéciale Gaza, en collaboration avec Medecins du Monde : cessez le feu, bilan humain, sanitaire, la famine qui guette, l’acheminent humanitaire, la Cour Internationale de Justice qui a ordonné à Israël de « prévenir et punir » l’incitation au « génocide », la place du droit international, les ONG qui doivent se réinventer.