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Laurent Dauré

Journaliste

Nous avions assisté à un étrange débat, celui qui a suivi la projo du film « Ithaka » consacré aux proches de Julian Assange. Alors que le sujet était celui du sort, terrible, fait au lanceur d’alertes, et à la liberté de la presse, une partie de la salle avait opté pour une critique sur la médiatisation du cas d’Assange.

C'est  à cette occasion que Laurent  Dauré était intervenu lors de ce dernier appel contre l’extradition vers les États Unis avec Au Poste à quelques jours du concert de soutien à Paris.

Formé en lettres et sciences humaines, il entre en scène via des plateformes engagées comme Le Grand Soir ou Réseau Voltaire. Très tôt, il choisit la marge plutôt que l’institutionnel. Pour lui, les médias mainstream ont renoncé à leur rôle de contre-pouvoir, préférant servir des récits verrouillés. Il se fait alors contre-enquêteur, explorant les mécanismes de la manipulation de l’opinion.

Laurent Dauré n’a pas l’intention de faire carrière dans les circuits balisés du commentaire autorisé. Essayiste, journaliste indépendant, conférencier aux marges des radars médiatiques, il creuse depuis plus de dix ans les sillons escarpés d’une contre-information lucide, radicale, documentée. Son terrain : la propagande moderne, les guerres impériales, les manipulations de masse. Son moteur : une colère froide contre les récits verrouillés.

Dauré n’est pas de ceux qu’on invite sur les plateaux. Trop précis, trop dur, trop dérangeant. Il parle de l’OTAN comme d’une machine de guerre, des grands médias comme d’une vitrine publicitaire pour l’Empire, des élites comme des ingénieurs du consentement. Son travail sur Edward Bernays – père fondateur de la propagande publicitaire et politique – en dit long : ce que nos sociétés appellent “liberté d’opinion” est souvent le produit d’un marketing invisible. Ce que l’on croit, ce que l’on soutient, ce que l’on redoute : tout ça, fabriqué. Digéré.

Ce regard critique, le journaliste l’applique sans relâche aux grands conflits contemporains. Syrie, Ukraine, Venezuela : il démonte les narratifs atlantistes pièce par pièce, au risque d’être caricaturé comme « complotiste » ou « relais d’influences étrangères ». Il s’en fout. Ce qu’il vise, ce sont les angles morts du discours dominant, les silences coupables, les “preuves” qui tombent toujours à pic. Il s’adresse à celles et ceux qui ne se satisfont plus des éditos clonés et des indignations à géométrie variable.

Et puis il y a Assange : c’est là qu'il passe de la critique à l’action. Depuis plusieurs années, il est l’une des voix les plus constantes et les plus affûtées du Comité Free Assange France. Interventions publiques, tribunes, conférences : il ne lâche rien. Pas tant pour le personnage Assange  qu’il défend sans angélisme que pour ce qu’il incarne : le droit de savoir, le droit de publier, le droit de foutre à nu les crimes d’État. L’affaire Assange, dit-il, “c’est le miroir de notre servitude médiatique et judiciaire”.

Inclassable, solitaire, rigoureux,il fait partie de ces figures qu’on ne peut pas domestiquer. Pas d’attelage partisan, pas d’étiquette collée au front. Il navigue en eaux troubles, par choix. Parce que c’est là que se cachent les vraies questions, les vérités qu’on muselle, les voix qu’on tente d’effacer. Il n’écrira jamais pour plaire. Il enquête pour comprendre  et pour déranger.

Dans un monde où l’info est devenue un spectacle de marionnettes, il continue d’agir en franc-tireur. Sans chef, sans laisse, sans illusion mais avec méthode, conviction, et une idée simple : la vérité mérite mieux que les communiqués.

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