Lina Rhrissi
Lina Rhissi est journaliste d’enquête, spécialisée dans les questions sociales, le monde du travail et les institutions. Formée à l’École de journalisme de Sciences Po entre 2015 et 2017, elle complète son parcours par un semestre d’échange au Trinity College de Hartford en 2013–2014, où elle étudie le film studies et les American studies. Cette formation croisée, entre analyse des médias, sciences sociales et regard international, nourrit une pratique journalistique attentive aux récits, aux représentations et aux structures de pouvoir.
Après ses études, elle débute par plusieurs expériences en rédaction. En 2016, elle effectue un stage au sein de TelQuel à Casablanca, hebdomadaire marocain indépendant publié en français et en arabe, où elle travaille à la fois pour le web et le print. L’année suivante, à l’été 2017, elle rejoint la rubrique Big Browser du Monde.fr pour un stage de deux mois. Cette section, consacrée aux cultures numériques et aux phénomènes viraux, lui permet de traiter des sujets liés à la circulation des contenus politiques en ligne, aux usages adolescents des réseaux sociaux ou encore à la médiatisation en direct de mouvements de contestation, notamment au Maroc.
En 2018, elle intègre pendant cinq mois la rédaction du magazine NEON, au sein du groupe Prisma Media, à Gennevilliers. Dans ce bimestriel ouvert sur l’actualité, la société et la culture, elle signe des articles aux formats variés, abordant aussi bien des récits immersifs que des sujets de société comme le sexting ou les pratiques écologiques du quotidien.
Parallèlement, dès septembre 2017, Lina Rhissi développe une activité de journaliste indépendante qu’elle poursuit jusqu’en septembre 2022. Installée à Paris, elle collabore avec de nombreux médias, parmi lesquels StreetPress, Mediapart, Libération, Ça M’intéresse, Ça M’intéresse Histoire, NEON, Brut, Antidote, Orient XXI, Vice, Les Inrocks et TelQuel. Elle réalise des reportages et des enquêtes en France mais aussi à l’étranger, notamment en Afrique du Sud, au Maroc et en Côte d’Ivoire. Ses travaux portent sur des réalités sociales et culturelles diverses : la situation des « Coloured » dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les évolutions des pratiques reproductives ou encore la scène du « rap ivoire ».
Depuis septembre 2022, elle est journaliste à StreetPress, où elle travaille au sein de la rubrique enquête et société. Basée à Montreuil, elle couvre principalement le monde du travail, les discriminations et les institutions policières. Elle signe notamment des enquêtes sur des accusations de racket impliquant des policiers aux puces de Clignancourt, sur les contre-visites médicales organisées par des employeurs pour contrôler des salariés en arrêt maladie, sur l’emprise d’un gang sur une migrante nigériane, sur le suicide par immolation d’une gendarme dénonçant un harcèlement hiérarchique ou encore sur des ressortissants algériens victimes d’une arnaque aux titres de séjour.
À travers ces différents postes et collaborations, Lina Rhissi construit un parcours centré sur l’enquête sociale et le reportage, en France comme à l’international, au sein de rédactions variées et de médias aux lignes éditoriales distinctes.
Le 15 février 2025 lors du Festival Imprimé de Bordeaux elle prend part à une table ronde publique intitulée « Journalistes sous pression », organisée dans le cadre d’un festival consacré aux médias indépendants .
Elle y décrit les pressions concrètes subies par les journalistes d’investigation : procès en diffamation, déséquilibres économiques face à de grandes entreprises comme Venum, procédures bâillons engagées par des élus et cyberharcèlement organisé.Elle insiste enfin sur la difficulté de protéger les sources dans ces contextes judiciaires et sur la nécessité de solidarité entre médias et de soutien des lecteurs pour faire face à ces attaques.
Dernières émissions

Journalistes sous pression
Convocation par la DGSI, menaces de morts récurrentes, harcèlement sur les réseaux sociaux… Qu’elles soient institutionnelles, physiques ou économiques, les journalistes subissent des pressions de tous les côtés. Comment continuer à faire son métier et à servir l’intérêt général dans ces conditions ?
