Mariama Keïta
Mariama Keïta est militante au sein de l’association Survie, organisation engagée dans l’analyse critique des relations entre la France et le continent africain, notamment sous l’angle de la Françafrique et des logiques néocoloniales.
On la retrouve dans des espaces publics de discussion consacrés aux enjeux politiques, économiques et historiques liés à la présence française en Afrique. Le 24 mai 2025, elle participe à une table ronde organisée dans le cadre de l’événement « Levons les voiles contre l’Empire Bolloré », aux côtés de représentants d’Attac et de médias indépendants .Au cours de cet échange,elle contribue à l’analyse des mécanismes d’influence et des réseaux économiques et politiques liés aux activités du groupe Bolloré. Elle met en avant le rôle des élites politiques et économiques dans l’attribution de concessions, en soulignant l’existence de relations étroites entre acteurs publics et privés, en France comme en Afrique . Elle insiste également sur la dimension systémique de ces phénomènes, en élargissant l’analyse au-delà du seul cas Bolloré. Elle rappelle que de nombreuses entreprises françaises, notamment celles du CAC 40, s’inscrivent dans des logiques héritées du système colonial, et que les dynamiques d’exploitation économique doivent être comprises à cette échelle
Elle intervient aussi sur les questions d’information et de production médiatique, en appelant au soutien des médias indépendants et à la diffusion de contenus critiques. Elle souligne l’importance de l’éducation populaire et de la transmission des savoirs pour rendre visibles ces enjeux auprès d’un public élargi
Elle évoque par ailleurs des actions collectives menées par des organisations africaines, notamment des procédures judiciaires visant des entreprises pour des faits de corruption ou de blanchiment d’actifs, en lien avec des activités économiques sur le continent
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L’empire colonial de Bolloré : ses racines, ses opposants
Derrière le rideau de fumée du groupe médiatique et de la green-tech, Vincent Bolloré tire sa fortune d’un empire colonial. Des plantations d’huile de palme et d’hévéas aux médias africains, en passant par la logistique portuaire, le groupe est un pilier de la françafrique. L’envers du décor c’est l’exploitation de la nature et des êtres humains, les jeux d’influence sur les élections et les marchés frauduleux. Le pillage organisé d’un continent au service d’une idéologie.
