Maxime Friot
Maxime Friot est un auteur et contributeur du site Acrimed (Action Critique Médias), une association française spécialisée dans l’analyse critique des médias et de l’information publique. Il y publie régulièrement des textes sur les pratiques journalistiques, le traitement politique de l’information, les chaînes d’information continue, l’écologie médiatique et les enjeux de pluralisme. Ses articles sont également recensés sur des plateformes de catalogage d’auteurs comme Muck Rack.
Membre de l’association, il défend l’idée que la critique des médias, conçue comme une question d’intérêt général et donc politique, doit déboucher sur des propositions visant à transformer les médias. Selon lui, c’est ce volet programmatique qui distingue Acrimed d’autres démarches plus centrées sur la réaction ou le décryptage. Le paroxysme fut sans doute atteint sur BFM-TV lors de la manifestation contre la méga-bassine à Sainte-Soline, où, comme ailleurs, le journalisme de préfecture a pris ses aises.
Le 13 juillet 2023 au cours de l'émission La police vous parle tous les jours, à toute heure : le journalisme de préfecture avec Pauline Perrenot ils analysent le « journalisme de préfecture », c’est-à-dire la reprise massive, souvent sans distance critique, des discours policiers et préfectoraux par les médias, notamment en continu.
Ils expliquent que ce cadrage sécuritaire prépare l’opinion à la répression en construisant en amont un climat de peur, et qu’il écrase les causes politiques et sociales des mobilisations.
À travers l’exemple de Sainte-Soline, ils décrivent comment certaines chaînes privilégient les chiffres et éléments de langage officiels, marginalisent les paroles contradictoires et rendent difficile toute politisation du maintien de l’ordre. Ils reviennent aussi sur des mécanismes médiatiques récurrents comme l’injonction à « condamner les violences », qui verrouille le débat public, et sur la nécessité de formuler des propositions politiques pour transformer les médias (indépendance, lutte contre la concentration, renforcement des médias indépendants).
Dernières émissions

La police vous parle tous les jours, à toute heure : le journalisme de préfecture
Pendant que les journalistes politiques spéculent et dissertent en toute mondanité et bien loin du « terrain », le traitement des mouvements sociaux est de plus en plus délégué à des rubricards « police-justice », branchés en continu sur leurs sources policières. En 68, c'était « La police vous parle tous les soirs à 20h ». Dorénavant, elle parle tous les jours, et à toute heure.