Nadia Sweeny
Nadia Sweeny, née d’une mère juive française et d’un père berbère musulman marocain, a une double origine culturelle qui la nourrit dans une quête identitaire profonde.
À 24 ans, animée par le désir de comprendre ses racines et de vivre pleinement son héritage culturel, elle part s'installer en Cisjordanie, dans les territoires palestiniens. Elle y retrouve Amjad, un réfugié palestinien, avec qui elle se marie et s'établit dans le camp de Naplouse.
La vie quotidienne sous occupation israélienne, les tensions sociales et les traditions patriarcales pèsent lourdement sur leur relation. Elle subit des violences conjugales, divorce et retourne en France en 2008.
Elle y poursuit sa carrière journalistique, collabore avec plusieurs médias, dont Politis, où elle couvre principalement les questions de police et de justice, ainsi que Le Média, Mediapart, La Revue XXI et M, le magazine du Monde. Elle est membre de l’association des journalistes pour la transparence. Elle a suivi plusieurs affaires judiciaires liées à l’extrême-droite. Parallèlement à son travail de journaliste, Nadia Sweeny continue d'explorer les thèmes de l'identité, de l'exil et de la résilience dans ses écrits.
Elle était venue Au Poste, une première fois en septembre 2022, pour ses révélations concernant les chiffres inédits du traitement judiciaire des violences policières de 2016 à aujourd’hui.
Elle est à nouveau convoquée en 2024 avec Paul Conge, dans l 'émission Extrêmorama animée par Nicolas Lebourg pour nous parler de l’Extrême droite radicale en France.
Parution :
La Fille des camps (2014) ISBN-10 : 2-84186-729-3
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Où en est l’Extrême droite radicale ?
Le GUD a été dissout cet été, dans un contexte de montée de l’Extrême droite radicale. Mais la violence n’est plus seulement celle des groupuscules. Depuis 2017, 13 attaques ont été déjouées par les services de renseignement, et plusieurs procès ont eu lieu ou vont avoir lieu.

Violences policières en hausse, poursuites en baisse
Nadia Sweeny, journaliste police et justice à Politis, vient de révéler les chiffres inédits du traitement judiciaire des violences policières de 2016 à aujourd’hui. Sans appel : les bilans montrent l’explosion du nombre de policiers mis en cause (+ 57 %) et l’effondrement des taux de condamnation (- 20 points).