Olivier Petitjean
Olivier Petitjean est un journaliste français, cofondateur et coordinateur de l’Observatoire des multinationales depuis sa création en 2013. Spécialisé dans l’investigation des grandes entreprises et des multinationales, il analyse leurs stratégies, leurs pratiques de lobbying et leurs impacts sociaux, écologiques et politiques, notamment à travers le suivi du CAC 40.
Il s’intéresse également aux moyens de limiter et d’encadrer le pouvoir des grandes firmes. Il a côtoyé les milieux de la solidarité internationale et de l’édition, et vit entre la France et la Nouvelle-Zélande. Il est aussi cofondateur et éditeur du site d’information indépendant Multinationales.org.
Il est l’auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’économie critique et aux multinationales, dont Devoir de vigilance. Une victoire contre l’impunité des multinationales, Un pognon de dingue mais pour qui ? L’argent magique de la pandémie (avec Maxime Combes) et il a codirigé l’ouvrage collectif Multinationales. Une histoire du monde contemporain.
Il publie régulièrement des enquêtes et analyses au sein de l’Observatoire des multinationales et dans des médias indépendants comme Basta!. Il collabore également avec des réseaux européens de veille citoyenne tels que ENCO, et certains de ses textes paraissent dans des médias nationaux comme Le Monde, contribuant au débat public sur l’économie, la démocratie et la régulation du pouvoir économique.
Bien connu de nos services Olivier Petitjean développe une critique cohérente et documentée de l’usage massif de l’argent public au profit des grandes entreprises, notamment lors de l’émission « Pandémie : le CAC 40 dit “merci Macron” pour le pognon de dingue », diffusée le 4 juin 2022. Il y montre que le « quoi qu’il en coûte » a largement bénéficié aux groupes du CAC 40, sans contreparties sociales, écologiques ou démocratiques. L’un de ses axes majeurs est la dénonciation de l’opacité, l’État refusant de rendre publics les montants précis versés aux grandes entreprises. Selon lui, cette absence de transparence empêche tout contrôle citoyen et garantit l’impunité politique et économique. Ces analyses trouvent un prolongement dans les débats autour de « Où est passé le “pognon de dingue” post-Covid (les 100 milliards de France Relance) », émission diffusée en mai 2024 . Il y inscrit ses travaux dans une critique plus large du néolibéralisme, où l’État agit comme assureur de la rentabilité du capital. Il souligne le contraste entre ces aides colossales et le sous-financement persistant des services publics. Cette critique économique s’élargit dans l’émission « FAF40 : enquête à la croisée des milieux d’affaires et de l’extrême droite », diffusée en juin 2025. Il y met en lumière les convergences idéologiques et stratégiques entre certains grands acteurs économiques et l’extrême droite. L’ensemble de ses interventions vise à rétablir un lien clair entre économie, pouvoir politique et responsabilité démocratique.
Dernier ouvrage
«Multinationales. Une histoire du monde contemporain» 2025 La Découverte
Dernières émissions

« FAF40 » : enquête à la croisée des milieux d’affaires et de l’extrême droite
Le « sommet des Libertés » organisé au Casino de Paris le 24 juin va faire converger les médias Bolloré (JDD), avec le projet Périclès de Pierre-Edouard Stérin et des organisations libertariennes partenaires du réseau Atlas comme Contribuables associés. Au Poste reçoit l'équipe de choc de « FAF 40 » qui s’est donné comme mission d’enquêter sur les liens, de plus en plus étroits, du business et de l’Extrême Droite.

Où est passé le « pognon de dingue » post-confinement (aka : les 100 milliards de France Relance) ?
Entre deux confinements, en septembre 2020, Macron présente France Relance, un plan d’investissement à la coquette somme de 100 milliards d’euros. Le but : sortir de l’effet de sidération et stimuler l'économie française post-pandémie de Covid-19. LObservatoire des multinationales vient de dresser le bilan de France Relance. Et il n’est pas (bien) reluisant (sauf pour certaines entreprises). A l’heure où l’on annonce un « choc d’investissement » de 1000 milliards, on fait le point avec l’Observatoire.

Pandémie : le CAC 40 dit « merci Macron » pour le pognon de dingue
« L’argent magique » existe, et ce sont les entreprises qui en profitent. En deux ans de pandémie, elles ont obtenu des centaines de milliards d’euros d’aides nouvelles, qui se sont ajoutées aux milliards d’euros d’aides directes ou indirectes déjà en place. Qui sont, dès lors, les « assistés » ? Le vrai « pognon de dingue » est celui qui alimente les caisses des grands groupes, pas celui qui finance les services publics ou la protection des plus démunis. Avec Maxime Combes (économiste, « Allo Bercy ? ») et Olivier Petitjean (journaliste), on décortique le quoi-qu’il-en-coûte. Et comment l'État organise sa propre impuissance.
