Rémi Carayol
Journaliste indépendant, spécialisé sur l’Afrique, en particulier la zone sahélienne. Il a fondé deux journaux dans l’archipel des Comores (Kashkazi, Upanga) avant de rejoindre la rédaction de Jeune Afrique, puis de collaborer avec divers médias francophones comme Le Monde diplomatique, Orient XXI, Mediapart…
Il couvre l’actualité du Sahel depuis plus de dix ans et coordonne le comité éditorial du site d’information
Afrique XXI. Il s’est fixé un champ d’investigation marqué par les conflits, les interventions internationales et les dynamiques post-coloniales en Afrique de l’Ouest.
Convoqué Au poste il explique que Mayotte demeure un territoire organisé selon une logique coloniale : pauvreté entretenue, services publics défaillants, politique migratoire répressive. Selon lui, l’île sert de “cheval de Troie” où l’État expérimente des mesures sécuritaires et anti-immigration avant de les appliquer en métropole. Il dénonce aussi le rôle des médias, qui réduisent Mayotte à l’insécurité et invisibilisent les causes structurelles de la situation.
Parutions
«Mayotte Département colonie 2024» La Fabrique ISBN 2358722855
«Les sentinelles de la démocratie en Afrique» 2024 Karthala ISBN 2384092499
«Le mirage sahélien» Cahiers Libres 2023 ISBN : 9782348075469
Présence sur le web
Mediapart https://www.mediapart.fr/biographie/remi-carayol
Orient XXI https://afriquexxi.info/fr/auteur738.html
Dernières émissions

Mayotte : « Toujours une colonie ! » – Rémi Carayol
Rémi Carayol, auteur de Mayotte, Département Colonie (La Découverte).

Mayotte : « Pas un laboratoire colonial, mais un cheval de Troie »
Mayotte, dernier département français ? Pour Rémi Carayol, c’est surtout une colonie qui ne dit pas son nom. Dans son livre Mayotte, Département, Colonie (La Fabrique, 2024), le journaliste démonte le mythe de la départementalisation, révèle une histoire de relégation et pointe du doigt l’instrumentalisation de l’immigration pour justifier un contrôle policier accru. Face à David Dufresne, il décrit un territoire où la pauvreté, l’insécurité et l’abandon des services publics sont moins des accidents de l’histoire que les résultats d’un choix politique assumé. Et si Mayotte était en réalité un laboratoire de l’extrême droite française depuis les années 70 ?