Romane Bartoli
Romane Bartoli prête serment le 10 janvier 2024. Une robe tout de suite engagée : elle milite à Révolution Permanente, organisation trotskyste qui a quitté le NPA en juin 2021 — 296 militants dénonçant alors un « long processus d’exclusion » et une ligne jugée trop droitière.
Elle est membre du Collectif d'action judiciaire (CAJ), qui réunit avocat·es, élèves avocats et juristes mettant leurs compétences au service du mouvement social : défense massive lors des mobilisations, accompagnement de toute personne interpellée en manifestation ou en lutte sociale, information des manifestants sur leurs droits, dénonciation des nouveaux outils répressifs — comme l'avertissement pénal probatoire (APP), en vigueur depuis le 1er janvier 2023, qui a remplacé le rappel à la loi.
Le 30 mai 2026, le PSG décroche son deuxième sacre européen consécutif, face à Arsenal, aux tirs au but. L'État déploie 8 000 policiers dans Paris et son agglomération — 22 000 sur tout le territoire. Bilan officiel du ministère de l'Intérieur : 780 interpellations, un mort accidentel sur le périphérique. Dès le lundi, les tribunaux tournent à plein régime en comparution immédiate. Romane Bartoli y assiste plusieurs jeunes interpellés.
Le 8 juin 2026, elle est l'invitée de France Déter sur Au Poste pour raconter, dossiers à l'appui, ce qu'elle a vu et entendu : justice expéditive, brutalité policière, jeunes au casier vierge jugés en quelques minutes — comment une nuit de fête populaire s'est transformée en machine à broyer.
Son engagement dépasse le seul terrain policier. Elle fait partie des cinq avocates — avec Elsa Marcel, Prisca Ancion, Julie Gonidec et Selma Benkhelfia — qui défendent Anasse Kazib, porte-parole de Révolution Permanente poursuivi pour apologie du terrorisme dans le cadre de la répression du soutien à la Palestine.
Dernières émissions

Le fascisme a un organigramme. La répression (PSG) a des visages. Au Poste montre les deux.
L'État a déployé 8 000 policiers pour accueillir la joie des supporters du PSG - et transformé une nuit de fête en machine à réprimer. Mineurs tabassés, comparutions sans juge, extrême droite cartographiée : Au Poste fait la matinale.
