Sarah Massoud
Sarah Massoud est magistrate de l’ordre judiciaire français. Issue du concours d’accès à l’École nationale de la magistrature, pour lequel elle est déclarée admissible en 2008, elle intègre l’ENM afin de suivre la formation initiale des magistrats. À l’issue de sa scolarité, elle exerce différentes fonctions juridictionnelles au sein des tribunaux judiciaires.
Elle occupe notamment les fonctions de juge d’instruction au tribunal de grande instance de Créteil. À ce poste, elle est chargée de conduire des informations judiciaires, de diriger les enquêtes pénales les plus complexes et de statuer sur les actes d’investigation sollicités par les parties ou le ministère public. Cette fonction implique une maîtrise approfondie du droit pénal et de la procédure pénale, ainsi qu’un contrôle étroit du respect des droits de la défense. Par la suite, elle est nommée au tribunal judiciaire de Bobigny, juridiction particulièrement exposée aux contentieux pénaux et aux enjeux de libertés publiques. Elle y exerce les fonctions de juge des libertés et de la détention, puis de vice-présidente chargée des libertés et de la détention. À ce titre, elle statue notamment sur les placements en détention provisoire, les prolongations de détention, ainsi que sur diverses mesures attentatoires à la liberté individuelle. Les décisions rendues dans l’exercice de ces fonctions figurent dans les bases publiques de jurisprudence.
En parallèle de son activité juridictionnelle, Sarah Massoud s’engage dans la réflexion collective sur l’institution judiciaire. Elle occupe des responsabilités au sein du Syndicat de la magistrature, dont elle est secrétaire nationale. À ce titre, elle intervient publiquement sur des questions relatives aux réformes de la justice, aux conditions d’exercice des magistrats et à la protection des libertés fondamentales. Ses prises de position sont relayées dans des médias nationaux et lors de rencontres publiques consacrées aux politiques pénales et aux droits fondamentaux.
Son parcours s’inscrit ainsi dans une double dimension : l’exercice concret des fonctions judiciaires au sein de juridictions pénales importantes, et la participation au débat professionnel sur l’évolution de la justice en France.
Convoquée au Poste le premier mars 2021 pour un entretien autour des questions de police, de justice et de libertés publiques. Sont abordées les questions du maintien de l’ordre, des violences policières, le rapport parlementaire dit Fauvergue et ses recommandations, ainsi que les débats liés à la proposition de loi dite « Sécurité globale ».
Dernières émissions

Sarah Massoud Au Poste, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature
Que répondre à ceux qui brandissent que « la sécurité est là première des libertés » ? Comment être magistrat de gauche dans un régime inégalitaire ? Mais aussi, mais bien sûr, Loi Sécurité Globale, Beauvau de la Sécurité, la privatisation de la sécurité, la sheffiration des polices municipales : on en est où ? Causerie avec cette juge des libertés et de la détention à Bobigny et secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (classé à gauche, né dans le sillage de 1968). Et en seconde partie d'émission, Valentine Faure du Monde, pour évoquer son enquête Police : histoire d’une institution contestée.
