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Entre deux confinements, en septembre 2020, Macron présente France Relance, un plan d’investissement à la coquette somme de 100 milliards d’euros. Le but : sortir de l’effet de sidération et stimuler l'économie française post-pandémie de Covid-19. LObservatoire des multinationales vient de dresser le bilan de France Relance. Et il n’est pas (bien) reluisant (sauf pour certaines entreprises). A l’heure où l’on annonce un « choc d’investissement » de 1000 milliards, on fait le point avec l’Observatoire.
Opacité, pari sur l'amnésie collective, services publics dépouillés, comment le néolibéralisme se fabrique une place au soleil, et barre l'espoir aux autres.
Les principales conclusions de l'Observatoire des multinationales:
Selon le bilan officiel, sur les 100 initialement prévus, 72,8 milliards d'euros ont été décaissés par l'État à la fin novembre 2023.
Le dispositif se caractérise par une grande complexité et – en partie de ce fait – par une grande opacité. La France n'a pas publié de véritable liste des 100 premiers bénéficiaires du plan de relance, comme exigé par le Parlement européen, et les données de son tableau de bord officiel n'ont plus été mises à jour depuis deux ans. Même les experts chargés des évaluations officielles du plan admettent n'avoir pas eu accès à toutes les données nécessaires.
Le plan de relance repose à 65% sur des aides aux entreprises de diverses formes (baisses d'impôts, subventions, aides à l'embauche), à quoi s'ajoutent des aides à l'achat qui bénéficient elles aussi aux entreprises et aux ménages aisés.
Par contraste, les services publics n'ont reçu que 7% des fonds – principalement pour la SNCF – et les mesures bénéficiant aux ménages modestes représentent moins de 1%.
Le plan de relance incluait 6 milliards d'euros pour le système de santé public dans le cadre du « Ségur de la santé » acté en 2020. Cette somme est déjà largement en deçà du manque d’investissement constaté depuis quinze ans. À en croire les (très lacunaires) données disponibles, seule une petite partie de cette somme a été effectivement décaissée fin novembre 2023.
Les deux principales lignes de dépense du plan de relance sont la baisse des impôts de productions (10 milliards d'euros par an) et les aides à l'apprentissage largement critiquées pour l'effet d'aubaine qu'elles ont créé. Toutes deux relèvent d'une logique de saupoudrage général au bénéfice du secteur privé dans son ensemble, sans priorisation stratégique ni distinction de secteur ou de taille et type d'entreprises.
Le plan de relance a été très peu transformateur, y compris sur le plan de l'action climatique qui devait être un de ses axes structurants. Le volet « écologie » a été sous-dépensé et a été ventilé en une grande quantité de programmes dont certains n'ont qu'un intérêt limité du point de vue de la baisse des émissions de gaz à effet de serre.
·Le plan de relance avait été annoncé comme un moteur de croissance qui permettrait in fine à l'État de rentrer dans ses frais grâce à des recettes fiscales accrues. Ses effets économiques apparaissent bien peu discernables, les recettes escomptées ne se sont pas matérialisées, et l'heure est désormais au retour de l'austérité budgétaire, dont les premières victimes ne seront pas les aides aux entreprises introduites depuis 2020 ou avant, mais les politiques environnementales et sociales. Et ce, alors que l’obtention des subventions européennes (40 milliards d’euros sur les 100 du plan) était déjà conditionnée à la réforme de l’assurance-chômage qui a drastiquement réduit les droits des demandeurs d’emploi.
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Journaliste / Twitter : @GenselPauline
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| « L’argent magique » existe, et ce sont les entreprises qui en profitent. En deux ans de pandémie, elles ont obtenu des centaines de milliards d’euros d’aides nouvelles, qui se sont ajoutées aux milliards d’euros d’aides directes ou indirectes déjà en place. Qui sont, dès lors, les « assistés » ? Le vrai « pognon de dingue » est celui qui alimente les caisses des grands groupes, pas celui qui finance les services publics ou la protection des plus démunis. Avec Maxime Combes (économiste, « Allo Bercy ? ») et Olivier Petitjean (journaliste), on décortique le quoi-qu’il-en-coûte. Et comment l'État organise sa propre impuissance.



Société | William Acker est juriste et issu des communautés dites des « gens du voyage ». Depuis 2019, il mène et participe à plusieurs projets de recherche en lien avec les politiques publiques d’accueil des gens du voyage. Il était #AuPoste, lundi 19 avril, pendant deux bonnes heures, pour son premier livre, une somme : « Où sont les « gens du voyage » ? » (Editions du Commun). Plongée affolante dans ce qu’il nomme le « racisme environnemental ». Avec la participation de Philippe Rivière, cartographe.
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