4 668 € récoltés sur 16 000 €
Loyer
Gestion
Transport
Salaires
Divers
Site
Je soutiens Au Poste !
Au Poste retourne le réel
Au Poste retourne le réel Pour défendre les libertés et nourrir le débat public 100 % libre et LIVE Sans montage ni formatage
Procès CRS/Burger King et la condamnation de Morandini : pourquoi il a fallu 7 et 10 ans à la justice
Abonnez-vous pour sélectionner votre plateforme favorite
YouTubePeerTubeAudio

Procès CRS/Burger King et la condamnation de Morandini : pourquoi il a fallu 7 et 10 ans à la justice

Voter pour cette émission

En vous abonnant, vous choisissez chaque mois l’émission mise en avant sur AuPoste.media.

Deux affaires emblématiques, un même système à l’œuvre. Du procès des CRS du Burger King à la condamnation définitive de Jean-Marc Morandini, cette matinale interroge l’impunité des puissants. Arié Alimi revient sur sept ans de blocages judiciaires et sur la responsabilité des donneurs d’ordres policiers. Fanny Marlier raconte une enquête fondatrice et questionne le maintien à l’antenne d’un animateur condamné pour corruption de mineurs.

La rencontre avec Arié Alimi et Fanny Marlier

Arié Alimi explique que les poursuites auraient pu être immédiates car «ces images auraient suffi en elles-mêmes», soulignant que sans les vidéos «l’affaire du Burger King n’existerait pas».

Il détaille les raisons des délais judiciaires en rappelant que «le parquet a décidé d’ouvrir une instruction» et que «la hiérarchie policière a refusé de donner les noms des policiers impliqués» pendant deux ans.

Il insiste sur la responsabilité des ordres donnés ce jour-là, citant «défoncez tout ce qui se présente à vous», des consignes «manifestement illégales» car «ni conditionnées par une nécessité ni par une proportionnalité».

Il décrit la logique de confrontation instaurée par le maintien de l’ordre, affirmant que pour les forces engagées «il n’y a plus de distinction entre les gilets jaunes, ce sont tous la même engeance».

Il affirme que l’enjeu central reste de juger les responsables hiérarchiques, rappelant que «le stade final, c’est de pouvoir juger les préfets».

Fanny Marlier revient sur le point de départ de son enquête sur Jean-Marc Morandini en 2016, lorsqu’elle découvre une websérie comportant «des scènes de nudité permanente frontale qui ne servent pas du tout le propos».

Elle décrit les faits établis par la justice : Morandini «réclamait des photos dénudées, des photos de leur sexe, des vidéos de scènes sexuelles», dans des échanges répétés.

Elle analyse le rôle de Catherine Leclerc, figure fictive de directrice de casting, qui instaurait «un climat maternant» et «brouillait les frontières».

Elle rappelle que des adolescents de «14, 15, 16 ans» recevaient «des dizaines et des dizaines de messages», montrant l’ampleur du système.

Elle conclut sur l’incohérence médiatique actuelle, affirmant que «c’est intenable qu’il commente des violences sexuelles à l’antenne» et demandant «quel message ça envoie aux victimes».

Transcription de l’émission

David Dufresne
Bonjour, il est 7 heures. 6 février, non, qu’est-ce que je raconte ? 9 février, amis du Super Bowl, amis de l’Amérique, amis des nuits courtes, amis du café ! Bonjour ! Chaque lundi matin, auposte tente de mettre un peu de trouble dans l’ordre médiatique dominant France Déter accueille des invités et un animateur crevé tient des revues de presse particulières, donne le temps des nuages, des luttes, explore le passé et trie le présent. C’est en direct, c’est fait maison ! Au menu ce lundi, à 7h30, si BFM le libère, l’avocat Arié Alimi, qui est invité chez Apolline de Malherbe à 7 h 20, on n’en a rien à faire, il sera ici à 7 heures 30.
Audio
Ces images n’ont jamais été dévoilées. Des caméras de vidéosurveillance filmant la charge de CRS à l’intérieur d’un fast-food On y voit des manifestants, violemment frappés au sol, à coups de matraques et à coup de pied. C'était au pic des manifestations des Gilets jaunes. Pour ces violences, neuf policiers sont jugés lundi, plus de sept ans après les faits.Ce jour-là, cette jeune femme se trouvait à l’intérieur du restaurant avec son compagnon.En revoyant ces images, toujours le même trauma n’y a pas de sortez où on vous emmène, il n' y a pas les mains en l’air, il y a aucune sommation On l’aperçoit ici avec son compagnon sur les images de vidéosurveillance. Lui lève les mains en l’air quelques secondes seulement avant l’intervention. La charge des CRS dure moins de trois minutes. Elle a été analysée seconde par seconde, par la police des polices. C’est un dossier qui, sans les vidéosurveillances, aurait, je pense, eu une autre dimension. Les vidéosurveillances vont agir comme une espèce d'œil froid, objectif, qui va vraiment fixer, figer la situation. À 19h, très exactement, l’intrusion de 50 manifestants. Les premiers forcent la porte du restaurant pour échapper aux gaz lacrymogènes, selon la police des polices. À l’intérieur, pas de pillages, ni même de dégradations ou de vols, à l’exception de cette bouteille d’eau utilisée par un manifestant pour se nettoyer les yeux. Ces méthodes policières étaient-elles justifiées ? Au cours de l’enquête, les fonctionnaires se défendent. L’un d’eux évoque des gestes instinctifs pour faire accélérer le mouvement. On n’avait pas 50 000 solutions pour les évacuer, ajoute un autre. Mais confrontés aux images, plusieurs reconnaissent des gestes déplacés. C’est beaucoup en termes de coups. C'était n’importe quoi, la honte de ma carrière. Tous rappellent l’ultra-violence à laquelle ils viennent alors d'être confrontés autour de l’Arc de Triomphe.

Contre la Bollorisation des esprits !

Depuis 5 ans, #AuPoste défend les libertés publiques, la gauche critique, l’histoire vivante, les arts de la fugue et les voix qu’on bâillonne. Depuis 5 ans, nous avons choisi de rendre accessible gratuitement toute notre production car nous défendons l’information en circuit libre.

Plus que jamais, une presse libre, fouilleuse et indocile est vitale.

Au Poste n’a pas de prix. Mais un coût. vos dons font tourner la baraque.

Je soutiens Au Poste !Don récurrent ou abonnement annulables à tout moment.

Sources, liens & références

Super de mettre un peu de musique, en plus j'ai acheté un nouveau casque rien que pour écouter Au Poste dans le bus le lundi matin. 
PixelAsa
Ils ont Lady Gaga...On a Dame euryale!!
samobiwan
"Quand j'entends "violence policière" je m'étouffe" darmanin
LyoLau
encore des rapports ACABlants ...
peacekopathe
​​merci Arié pour votre combat pour les causes justes
inspecteurcitrouille
Je traque, j'attaque et je matraque
esthergagne
une véritable "Alliance" avec l'extrême droite par Lucien F & Ricardo Parreira reflets.info/articles/polic...
Police
L'outre forêt (66) est sous un ciel gris et humide, moche et peu engageant...
nbltwitch67
8 à 12° à Brest, 12 mm de pluie, du vent, de l’orage, on ne s’ennuie pas.
RonanGuennou
Une brume digne de la clarté d'un jugement d'affaire policière.
lhanneuse
brouillard très épais et démoralisant à Chagny, bourgade de Saône et Loire
inspecteurcitrouille​
Ensoleillé et doux à Toulouse, ça ne va pas durer. les merles s'éclatent
aonyme
Salut à vous de l océan indien !
emilecheval

Infolettres

L’information comme acte de résistance !

Recevez chaque dimanche la newsletter d’Au Poste.

Un point de vue critique et indomptable.

S'abonner :
On a ouvert des pistes d'enthousiasme
Magali Lafourcade
Canapé orange d'Au Poste

Au Poste est mis à la disposition de toutes et tous selon les termes de la licence Creative Commons Attribution : Pas d’Utilisation commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.