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L’Exil, toujours recommencé. Avec Anne-Claire Defossez et Didier Fassin
Il y a dix ans, Didier Fassin avait plongé dans les BAC des quartiers pour une enquête anthropologique remarquable et remarquée (La Force de l’ordre). Cette fois, avec la sociologue Anne-Claire Defossez, Fassin a arpenté les Alpes, à la frontière franco-italienne. Ensemble, ils ont rencontré des exilés dont le périple raconte les monde et ses bouleversements. Des pandores qui ne savent pas — ou plus, ou ne veulent pas — savoir à quoi et à qui ils servent. Des maraudeurs solidaires qui disent notre humanité. Mais pas seulement : Defossez et Fassin ont aidé les migrants ; elle dans leur démarches administratives ; lui comme médecin.

L'État, la police et les étrangers. Avec Louis Witter.
Depuis des années, le photographe indépendant documente la chasse aux hommes, femmes et enfants, faites au nom d’une République qui vacille. Ses clichés de migrants harcelés font le tour du web et de Twitter. Cette fois, Louis Witter nous revient avec une enquête terrible, « La Battue » (Seuil), qui raconte au scalpel ce qu’est, réellement, la gestion des camps d’exilés. De Calais, son épicentre, Witter nous parle ; mais aussi de l’Espagne, des frontières à l’Est, du Maroc, de la forteresse Europa qui grillage et qui tue.

« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » (démolition totale)
C’est une déclaration de Rocard, devenue indépassable. Depuis, la phrase claque comme un couperet. Elle tranche tout débat. Pierre Tevanian, philosophe, co-animateur du site Les mots sont importants, et Jean-Charles Stevens, juriste, auteurs de « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » (Anamosa), démontent mot à mot ce « coup de force rhétorique ». Arguments, chiffres et références à l’appui, il s’agit de défaire une « xénophobie autorisée », mais aussi de réaffirmer la nécessité de l’hospitalité. Ils étaient convoqués Au Poste.