Arthur Sarradin
Né en France, Arthur Sarradin suit des études de droit à Beyrouth, après y avoir effectué une partie de sa scolarité. Avant de devenir journaliste et co-réaliser un documentaire, il a d’abord été fixeur. Il est correspondant au Liban et au Proche-Orient pour plusieurs médias français comme Libération, Radio France, LCI… ou francophones.
Agé de 25 ans, appartenant à "une génération née politiquement des printemps arabes" comme il le rappelle lui-même, il se définit comme "un journaliste de terrain". Au cœur des bombardements, il raconte la guerre au Liban en s'appliquant trois règles comme il l'explique à Télérama : "donner la priorité au récit pour réhumaniser la guerre, replacer au centre la question du droit, retrouver le nom des gens". Cela lui a valu d'être finaliste du prix Albert Londres en 2024 et 2025. En décembre 2024 Arthur Sarradin est un des premiers journalistes à entrer en Syrie lors de la chute de Bacher El Assad. Il enquête sur l'enfer concentrationnaire mis en place par la dictature. Il s'attache par une démarche aux dimensions mémorielles à permettre aux personnes rescapées de se réinsérer dans un environnement humain. Pour mieux inscrire ce travail dans l'histoire Arthur Sarradin en sort un livre, Le Nom des ombres , Sortir de l'enfer concentrationnaire syrien. (Seuil)
Confronté au quotidien de la guerre depuis deux ans, aux milliers de victimes, à leur anonymisation, à l'étiolement du langage et à l'exigence de neutralité, Arthur Sarradin exprime par ailleurs ses interrogations sur son travail de journaliste dans le dossier que le journal libanais L'Orient, Le Jour a consacré à L'Orient des écrivains en octobre 2025.
Le 13 avril 2026, 5 jours après le bombardement israélien sur Beyrouth qui a causé plus de 300 morts et des centaines de déplacés, 4 jours après avoir reçu le Prix du Livre du journalisme 2026, Arthur Sarradin est reçu AuPoste, Il nous raconte une ville meurtrie et épuisée ainsi que l'horreur de la prison syrienne de Saydnaya, l'"abattoir humain".
Dernières émissions

Carnage au Liban, procés Sarkozy et lutte contre le Méga-Canal
Trois invités, trois fronts. Valentin, militant des Soulèvements de la Terre, contre un canal monstre de 7 milliards planqué dans les Hauts-de-France. Arthur Sarradin, tout juste lauréat du Prix du livre du journalisme aux Assises du journalisme de Tours, 25 ans, en direct de Beyrouth bombardée. Et enfin : Yohanna Brette, porte-parole du collectif Les Filles du DC10 face au procès Sarkozy-Kadhafi. Au Poste, lundi 13 avril, ça n’a pas chômé.
