Kamel Daoudi
Kamel Daoudi est né en 1974 en Algérie, il est connu comme le plus ancien assigné à résidence en France. Arrivé dans l’Hexagone durant son enfance, il y poursuit des études et obtient un diplôme d’ingénieur en informatique. Au début des années 2000, il est soupçonné de participation à un projet d’attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris. Arrêté en 2001, il est condamné en 2005 pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et déchu de sa nationalité française en 2002, ce qui fait de lui un apatride.
À l’issue de sa peine de prison, il est placé en 2008 sous un régime d’assignation à résidence qui se prolonge sans discontinuer. Incapable d’être expulsé vers l’Algérie où il risque des traitements inhumains il demeure en France sous une surveillance stricte, avec des obligations de pointage quotidien, un couvre-feu et des restrictions de déplacement. Ce régime, dénoncé par de nombreuses organisations de défense des droits humains, illustre la situation d’un individu pris dans une zone grise juridique, entre droit d’asile, sécurité nationale et respect des libertés fondamentales.
Pilier du tchat d’Au Poste, sous le nom de Sentier battant Kamel Daoudi a été invité pour témoigner de sa vie sous assignation à résidence. Il y a raconté son quotidien marqué par le contrôle policier, la privation de liberté et les effets psychologiques et sociaux de cette situation. Cette intervention a permis de mettre en lumière les contradictions d’un système où un individu, condamné puis ayant purgé sa peine, reste soumis à des restrictions indéfinies au nom de la sécurité nationale.
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Kamel Daoudi, l’homme le plus assigné à résidence de France
Depuis 2008, Kamel Daoudi, accusé sans preuve pour terrorisme en 2001, est assigné à résidence. Déménagements forcés et répétés, au gré des décisions ministérielles ; séparation de ses proches, femme et enfants compris ; multi-pointages quotidiens à la gendarmerie ; attaques de fachos ; il est le K. de Kafka.