Marion Jacquet-Vaillant
Marion Jacquet-Vaillant est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris-Panthéon-Assas, ou elle enseigne dans des disciplines diverses : droit constitutionnel, science politique, politique comparée. Elle est également chercheure au Centre d’études constitutionnelles et politiques (CECP).
Spécialiste des mouvements d'extrême droite en France, elle a soutenu en 2021 une thèse intitulée Le mouvement identitaire français. Pour une approche mixte des marges en politique.
Ses recherches portent sur les partis politiques, les mouvements sociaux, les comportements électoraux et l’analyse du discours politique. Elle a publié plusieurs articles et chapitres d’ouvrages, notamment sur Génération Identitaire, Éric Zemmour et le Rassemblement national.Elle est spécialisée dans les questions de violence politique, de terrorisme et de radicalisation. Son travail s’inscrit dans le champ de la science politique et de la sociologie de la sécurité. Elle s’intéresse particulièrement aux dynamiques de radicalisation violente, aux politiques publiques de lutte contre le terrorisme et aux transformations contemporaines des formes d’engagement politique extrême.
Formée à la recherche en sciences sociales, Marion Jacquet-Vaillant développe une approche qui combine analyse académique, observation empirique et étude des dispositifs institutionnels. Ses recherches portent notamment sur les trajectoires individuelles de radicalisation, les réseaux militants et les réponses mises en place par les États face aux violences politiques. Elle s’inscrit dans une génération de chercheurs qui étudient les phénomènes de radicalisation à partir d’enquêtes de terrain, d’analyses de discours et de travaux interdisciplinaires.
Au fil de ses travaux, elle participe à plusieurs projets de recherche consacrés à la prévention de la radicalisation et aux politiques de sécurité. Elle intervient régulièrement dans des colloques, des séminaires universitaires et des espaces de débat public où sont discutées les questions liées à la radicalisation, à la violence politique et aux stratégies de prévention.
Ses recherches s’intéressent aussi à la manière dont les institutions publiques, les acteurs de la société civile et les dispositifs de prévention tentent d’identifier et d’accompagner les processus de radicalisation. Dans ce cadre, elle analyse les politiques de déradicalisation, les dispositifs de suivi des individus radicalisés et les tensions entre sécurité publique, libertés individuelles et efficacité des politiques publiques.
Marion Jacquet-Vaillant contribue ainsi à éclairer les débats contemporains sur la violence politique et les politiques de sécurité en France et en Europe. Son travail vise à produire une compréhension nuancée des mécanismes de radicalisation et des réponses institutionnelles qui leur sont opposées, dans un contexte marqué par les attentats terroristes, les recompositions idéologiques et les transformations des mouvements militants.
Par son activité de recherche et d’enseignement, elle participe à la diffusion des connaissances sur ces questions auprès des étudiants, des chercheurs et des acteurs institutionnels. Ses travaux s’inscrivent dans un effort plus large visant à mieux comprendre les phénomènes de radicalisation et leurs implications pour les sociétés démocratiques.A son actif on peut noter des publications universitaires, des articles de recherche et contributions à des ouvrages collectifs consacrés à la radicalisation et aux politiques de sécurité (travaux diffusés principalement dans des revues académiques et publications scientifiques).
Habituée d'Auposte elle participe en avril 2024 au second numéro d'extrêmorama puis en décembre 2025 avec Olivier Tesquet à un entretien intitulé "des bots et des bottes"enfin en mars 2026 à l'occasion des élections municipales.
A nouveau convoquée deux jours après le second tour des élections municipales de 2026 pour un décryptage des résultats et des recompositions politiques à droite. À partir des dynamiques observées dans les alliances locales, les triangulaires inattendues et certaines conquêtes électorales, la discussion avec Sylvain Crépon et Émilien Houard-Vial interroge sur l’état réel des droites françaises.
Dernières émissions

« C’est le scénario parfait pour le RN » : la (non ?) percée municipale décryptée
Élections municipales 2026 : le RN progresse, mais sans tsunami. Ce soir au Poste, quatre chercheurs de première catégorie sur l’extrême droite passent les résultats au scalpel — implantation, « brebis geuleuses » (comme dit le tchat), mémoire ouvrière, Bolloré et abstention. La science politique n’a pas chômé.

Des bottes et des bots
L’extrême droite ne se contente plus d’occuper le terrain politique : elle façonne les réseaux, structure les algorithmes et fabrique ses publics. Olivier Tesquet, Marion Jacquet-Vaillant et Nicolas Lebourg analysent les ressorts du techno-fascisme, la production industrielle des followers et la transformation profonde des sociabilités politiques. Une plongée documentée au cœur des nouvelles droites numériques.

Enquête au cœur de la jeunesse identitaire
Pour ce second numéro d’Extrêmorama, notre thème central est la jeunesse « identitaire », combien de divisions ? Bardella, Marechal, Lejeune, Knafo, Rigault, Gentillet : depuis leur adolescence, ils partagent des soirées, des réunions, des lieux de socialisation.
