Thomas Hochmann
Thomas Hochmann est professeur de droit public à l’Université Paris-Nanterre. Juriste spécialiste des libertés fondamentales, de la liberté d’expression, du droit constitutionnel comparé et de la théorie du droit, il est membre du Centre de théorie et analyse du droit (CTAD). Depuis 2020, il est membre junior de l’Institut universitaire de France, distinction attestant de la qualité et de la reconnaissance de ses travaux scientifiques.
Il a soutenu en 2011 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne une thèse de doctorat intitulée Le négationnisme face aux limites de la liberté d’expression, dirigée par Otto Pfersmann. Ce travail, consacré aux rapports entre discours négationnistes, droit pénal et libertés publiques, a été distingué par le prix René Cassin de l’Institut international des droits de l’homme. Il a ensuite été chercheur post-doctoral au Centre Perelman de philosophie du droit de l’Université libre de Bruxelles.
Admis au concours national d’agrégation de droit public en 2014, il a exercé comme professeur à l’Université de Reims Champagne-Ardenne avant de rejoindre l’Université Paris-Nanterre en 2020. Il y enseigne notamment le droit constitutionnel, les droits fondamentaux et le droit comparé, et est responsable de la double licence droit-philosophie. Ses travaux interrogent de manière rigoureuse les usages juridiques et politiques de la liberté d’expression, les discours de haine, ainsi que les tensions entre protection des libertés et répression pénale. Il intervient régulièrement dans le débat public pour éclairer ces questions à partir d’une approche strictement juridique.Parmi ses principales publications figurent :Le négationnisme face aux limites de la liberté d’expression et L’extension du délit de négationnisme.
Lors de l entretien intitulé « On ne peut plus rien dire: le grand détournement de l’extrême droite » sur Au Poste, le juriste et professeur intervient pour déconstruire la rhétorique selon laquelle la liberté d’expression serait aujourd’hui étouffée. Il explique que cette formule sert surtout à justifier la diffusion de discours de haine et de désinformation, et il affirme que la liberté d’expression n’est pas absolue mais encadrée par la loi pour protéger un débat public fondé sur des faits.
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On ne peut plus rien dire 2025 Anamosa ISBN 2381911170
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« On ne peut plus rien dire » : le grand détournement de l’extrême droite
« On ne peut plus rien dire… vraiment ? » C’est le grand classique des réactionnaires et des éditorialistes de CNews et d’ailleurs. Thomas Hochmann démonte cette rhétorique dans "On ne peut plus rien dire. Liberté d’expression, le grand détournement "(Anamosa, 2024). « Ceux qui prétendent être censurés ne défendent pas la liberté d’expression. Ils se battent pour avoir le droit de manipuler les faits et de propager des discours de haine », explique-t-il.