Elisa Rojas - Aux marches du Palais
… Un fauteuil, une robe, un combat.

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Handicapée, avocate, militante, Elisa Rojas signe un plaidoyer implaccable contre la loi d’aide à mourir dans la dignité. Pour l’autrice de Pour mourir, tapez 1 (Détour), la loi ne ne serait rien d’autre que de la nécropolitique. Loin des considérations catho-réacs, Elisa nous met face à nos contradictions : notre soif d’autodétermination de nos corps doit elle se faire sur l’autel du validisme ?
Avocate et militante antivalidiste, autrice de « Pour mourir, tapez 1 » (Editions du Détour), Elisa Rojas décortique la proposition de loi sur l'aide à mourir, qu'elle examine sous l'angle du validisme, ce système d'oppression qui fait des personnes valides « la norme, l'idéale à atteindre ». Elle rappelle que les lois Claeys-Leonetti existent déjà et qu'« on laisse mourir pour le moment, mais on ne provoque pas la mort »: ce texte, lui, « ce serait le basculement vers le fait de provoquer la mort ».
Elle dénonce le flou volontaire du texte : « pronostic vital engagé » sans échéance, « phase avancée » sans consensus médical. Pour elle, la comparaison avec la victoire de l'autodétermination des corps, symbolisée par l'IVG, est fallacieuse : « expliquez-moi qui meurt au moment d'un IVG ?».
Elisa établit un parallèle historique glaçant avec l'opération T4 sous le nazisme, soulignant que « le vent du fascisme souffle très très très fort sur nos têtes ».
Elle accuse une partie de la gauche, LFI et EELV en tête, de trahison : « c'est une trahison totale de toutes les valeurs de la gauche ». Et de lancer, à l'adresse des parlementaires hésitants : « est-ce que demain, vous arriverez à vous regarder dans une glace? ».
Sur le volet financier, elle pointe une « aubaine » budgétaire pendant que la moitié des malades n'ont pas accès aux soins palliatifs. Épuisée par deux ans de combat face à « un mur médiatique », elle invite les parlementaires à suivre l'exemple écossais, où le texte a été rejeté.
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editionsdudetour.comElisa Rojas est avocate et militante pour les droits des femmes et des personnes en situation de handicap.
fr.wikipedia.org
Ma mère est décédée à 57 ans de sclérose en plaques parce que l'ehpad où elle était par défaut n'avait pas le temps pour s'occuper d'elle et qu'il n'y avait pas de place en soins palliatifs, là où on prenait le temps pour qu'elle mange sans faire de fausse route
Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l'Émancipation (CLHEE) Qui sommes nous ? Nous sommes un groupe de militants et d’activistes directem
École de formation professionnelle des barreaux de la cour d'appel de Paris (jusqu'en 2005)Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne
fr.wikipedia.orgAvec Odile Maurin, activiste antivalidiste, membre de l’association Handi-Social, conseillère métropolitaine d’opposition à Toulouse, par ailleurs fort favorablement connue de nos services.
7,202 Followers, 1,799 Following, 257 Posts - See Instagram photos and videos from Elisa Rojas (@elisaamaranta)
instagram.comÀ 78 ans, Lola Miesseroff revendique le droit de mourir comme elle a vécu : libre et désobéissante. Dans Vieillir sans temps mort, mourir sans entraves (Libertalia), l’ancienne pétroleuse de 68 défend la vieillesse comme un acte politique et la mort comme un choix personnel. Élevée par des parents anarchistes prônant la liberté jusque dans la mort, elle appelle à briser le tabou du suicide assisté : « Mes parents ont toujours dit qu’il faut pouvoir mourir quand on le souhaite ». Face à la médicalisation et au moralisme de la fin de vie, elle oppose une joie radicale : celle de vivre, rire et décider jusqu’au bout. Une leçon de lucidité et d’insoumission face à la dernière frontière du pouvoir : le droit de disposer de soi.
“Ne suis-je pas une femme ?” En 1851, l’abolitionniste afro-américaine Sojourner Truth dénonçait ainsi l’invisibilisation des femmes noires par les féministes blanches.

lesdevalideuses.orgJ'étais adhérente à l'ADMD depuis l'agonie de ma mère pendant plus d'une semaine. Après avoir écouté Elisa, je n'ai pas renouvelé mon adhésion.

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