#AuPoste avec Mathilde Panot
Mathilde Panot est députée de la 10e circonscription du Val-de-Marne, et, depuis 2021 présidente du groupe La France Insoumise à l’Assemblée Nationale.

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Dix ans qu’elle est membre de LFI, presqu’autant députée, et depuis quatre années secrétaire de l’association La France insoumise. C’est sa seconde convocation Au Poste. L’occasion de parler de la campagne pour la Présidentielle, du programme de son parti, de son organisation, de ses angles morts et de ses combats. Préparez thés et cafés glacés, il va faire chaud et ce sera bien !
L’entretien démarre sur un ton léger. David Dufresne plaisante d’emblée sur les réponses interminables de Jean-Luc Mélenchon et demande à Mathilde Panot si les réunions internes ressemblent à ses discours. Elle rit, défend son leader en expliquant qu’il prend le temps de construire son raisonnement et raconte qu’à La France insoumise, chaque réunion commence par une longue analyse politique. On comprend rapidement que personne ne gagnera son pari des réponses courtes. Cette complicité amusée va traverser tout l’entretien.
Très vite pourtant, le ton change. Au lendemain de la panthéonisation de Marc Bloch, Dufresne l’interroge sur la montée de l’extrême droite. Mathilde Panot répond sans détour. Elle raconte l’émotion ressentie au Panthéon, insiste sur le symbole que représente la Résistance et s’inquiète de voir les idées de l’extrême droite gagner du terrain jusque dans une partie de la gauche. Elle revient plusieurs fois sur ce qui constitue selon elle la ligne rouge absolue : «Il y a une question de tenir les principes (…) on ne cède rien face à l’extrême droite.» Dufresne la pousse alors sur le fatalisme qui semble gagner une partie du pays ; elle refuse précisément cette résignation.
Le questionnaire de Proust casse ensuite le rythme politique. À la question « Ce que je voudrais être », Mathilde Panot répond spontanément : «Une révolutionnaire.» Dufresne saute sur l’occasion : comment peut-on encore se dire révolutionnaire quand on préside un groupe parlementaire ? La séquence devient plus personnelle. Elle assume pleinement la stratégie de la « révolution par les urnes » tout en racontant ce qui l’a amenée à choisir cette voie plutôt qu’une autre, en évoquant notamment les expériences latino-américaines qui ont marqué la gauche insoumise.
L’un des passages les plus sincères arrive lorsqu'il s'agit de Grigny. Le sourire disparaît. Mathilde Panot raconte son départ de l’association où elle travaillait avant de créer les groupes d’action de La France insoumise. Les habitants lui avaient lancé une phrase qu’elle dit ne jamais avoir oubliée : «Nous oublie pas.» Elle poursuit en expliquant que c’est toujours pour eux qu’elle fait de la politique. Rappel de la grande pauvreté de la Grande Borne et Panot raconte les mères de famille qui avaient réussi, en occupant les halls d’immeubles avec les enfants, à faire reculer un point de deal. Le moment le plus intime de tout l’entretien.
À plusieurs reprises, David Dufresne refuse de laisser son invitée dérouler tranquillement le programme de La France insoumise. Lorsqu’elle détaille la Sixième République, il l’interrompt pour vérifier les délais, relit le programme, corrige certaines formulations et pointe les difficultés concrètes de mise en œuvre. Même jeu lorsque Panot développe les propositions économiques : il lui oppose François Mitterrand, François Hollande et leur confrontation avec la finance. Chaque fois, elle répond longuement, développe son raisonnement. L’émission déborde largement du temps prévu.
L’échange se tend lorsqu’ils abordent les médias. David Dufresne demande à Mathilde Panot si l’expression « médias de l’officialité » ne revient pas à mettre toute la presse dans le même sac. Puis il l’interroge sur les contradictions de La France insoumise concernant CNews, BFM ou X. Panot défend un rapport « conflictuel » avec certains médias mais refuse l’idée d’abandonner totalement ces espaces.
La campagne présidentielle de 2027 apporte ensuite une respiration plus légère. Dufresne s’amuse avec les internautes qui imaginent déjà Mathilde Panot candidate à l’Élysée et la provoque : Jean-Luc Mélenchon finira bien par lui laisser la place. Elle éclate de rire avant de répondre immédiatement : «Certainement pas. Moi, j’aime beaucoup notre vieux.» La plaisanterie laisse rapidement place à une démonstration politique où elle détaille les premiers meetings, les 26 000 participants revendiqués à Saint-Denis, les soutiens d’Annie Ernaux ou d’Éric Vuillard et les centaines de milliers de signatures recueillies. Pour elle, la dynamique de 2027 n’a rien à voir avec celle de 2022.
L’un des moments les plus surprenants survient lorsque David Dufresne l’interroge sur la possibilité réelle d’appliquer un programme de rupture une fois au pouvoir. Plutôt que de promettre qu’un gouvernement pourra tout faire seul, Mathilde Panot prend le contre-pied et lance un appel aux futurs électeurs : «Ne nous laissez pas tranquilles quand nous serons au pouvoir. (…) Harcelez-nous.» Elle explique qu’un gouvernement de gauche ne pourra tenir face aux puissances économiques que si les mobilisations populaires continuent après l’élection.
En fin d’émission, la discussion quitte progressivement les affrontements politiques pour revenir à quelque chose de plus personnel. Interrogée sur « l’imaginaire de gauche », Mathilde Panot parle de littérature, de cinéma, de concerts, de maraudes associatives et de solidarité. Puis elle raconte combien le slogan «On va gagner !», entendu lors du meeting de Saint-Denis, l’a marquée davantage que les habituels appels à la résistance.
La dernière question agit presque comme une chute. Dufresne imagine Mathilde Panot présidente de la République et lui demande quelle serait sa toute première décision. Après près de deux heures consacrées aux institutions, à l’économie, aux médias et à la présidentielle, elle répond sans hésiter : «De toute urgence, sortir les gosses de la rue. (…) On a 3000 gosses à la rue, c’est une honte absolue.»
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Mathilde Panot est députée de la 10e circonscription du Val-de-Marne, et, depuis 2021 présidente du groupe La France Insoumise à l’Assemblée Nationale.

Deux heures de direct, et en public, pour faire du Au Poste pur jus : parler du fond. Union de la gauche, Martinique, droit à l’avortement, apologie du terrorisme, des médias qu’il faut contrer, et des médias que LFI nourrit quoiqu’il en soit, de Gaza, du travail parlementaire, de VIe République, et de « JLM 1PB ? »

Ugo Bernalicis est un homme politique, député du groupe France Insoumise de la deuxième circonscription du Nord. Originaire du Pas-de-Calais, il est issu d’une famille militante, proche du Parti communiste français. Il est diplômé d’une licence d’histoire à l’Université Lille-III. Durant ses études, il s’engage à l’UNEF et est élu, notamment au conseil d’administration du CROUS.
Sans vouloir faire de la lèche, le fait de voir une personne comme Mme Panot qui a le même âge que moi c’est très inspirant. Lâchez rien !



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Super cette interview Au Poste
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Proposition de loi visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants, n° 2169, déposée le mardi 2 décembre 2025.
Un syndicaliste piégé par la DGSI sur numéro prépayé désactivé, une loi contre les violences sexuelles mise au placard jusqu'à la mort d’une enfant : France Déter reçoit ce matin deux invités qui, chacun à leur façon, instruisent le procès d’un État qui sait très bien choisir ses cibles.

Clémence Guetté est députée de la 2ème circonscription du Val-de-Marne. Élue une première fois en 2022, elle est réélue aux élections législatives anticipées de 2024.
Aurélie Trouvé est députée de l’Assemblée nationale (AN) de Seine-Saint-Denis (9ᵉ circonscription) depuis juin 2022. Elle est née le 20 septembre 1979 en Picardie. Diplômée, en 2003, comme ingénieur d’agronomie de l’Etablissement national d’enseignement supérieur agronomique de Dijon, elle poursuivra son cursus, en 2007, par une thèse de doctorat de sciences économiques sur « Le rôle des régions européennes dans la redéfinition des politiques agricoles ». De 2007 à 2013, elle est maître de conférences à Agrosup Dijon et, depuis 2014, à AgroParisTech (UMR Prodig).

Elsa Marcel est avocate au barreau de Seine-Saint-Denis, militante au sein de Révolution permanente et élue au conseil municipal à Saint-Denis et Pierrefitte.

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Manuel Bompard est député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, coordinateur de la France Insoumise depuis 2022, et ancien député européen.
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Vincent Tiberj est sociologue politique, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po Bordeaux. Il est rattaché au Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE) de Sciences Po ainsi qu’au Centre Émile Durkheim, où il est chercheur depuis 2015. Entre 2002 et 2015, il a été chargé de recherche FNSP à Sciences Po Paris, au Cevipof puis au Centre d’études européennes.
en résumé "menacez vos vieux!"
✅ IDENTITÉS RETROUVÉES ✅ JUSTICE SAISIE ✅ ENQUÊTES EN COURS Alertes Racisme et Tajmaat s’associent pour alerter et agir sur l’affaire ! « Les arabes à l'abattoir » : nous avons retrouvé les auteurs des faits, leurs statuts et leurs établissements. ➡️ La justice est saisie ! https://t.co/NnIQNPFk6f
Faites vieux 🙂
François Piquemal est un homme politique français, né le 28 décembre 1984 à Besançon (Doubs). Historien de formation, il a longtemps enseigné avant de s’engager pleinement dans la vie publique. Son parcours politique s’enracine dans les luttes sociales, écologiques et culturelles menées dans la région Occitanie. Porteur d’une parole ancrée à gauche, il s’attache à relier les enjeux de justice sociale et de transformation écologique.
Florent Calvez, auteur de la BD « L’embrasement » (Delcourt), dessine Gaza en 150 ans de cases pendant que les chaînes d’info passent à autre chose -- et Coline Wiatrowski, co-secrétaire fédérale de SUD éducation, rappelle que 145 000 AESH attendent toujours leur statut dans une école qui surchauffe, au propre comme au figuré.
Trois périodes différentes, mais à chaque fois, des cahiers de Doléances. Des lignes et des lignes d’espoirs comme de colères, d’idées, de bouts de vie aussi. Pour ce nouvel épisode du Passé faisons table basse, Mathilde Larrère convoque trois connaisseurs de ces cahiers, chacun dans leur époque.


Odile Maurin est une militante française engagée de longue date pour les droits des personnes handicapées. Née en 1964, elle s’impose progressivement comme une figure du militantisme antivalidiste en France, défendant l’autonomie, l’égalité et l’autoreprésentation des personnes concernées.
Handicapée, avocate, militante, Elisa Rojas signe un plaidoyer implaccable contre la loi d’aide à mourir dans la dignité. Pour l’autrice de Pour mourir, tapez 1 (Détour), la loi ne ne serait rien d’autre que de la nécropolitique. Loin des considérations catho-réacs, Elisa nous met face à nos contradictions : notre soif d’autodétermination de nos corps doit elle se faire sur l’autel du validisme ?

A-t-on une date de la sortie de " Menacez vos vieux ", tuto réalisé par Euryale si j'ai bien compris ?

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