Marc Plocki
Marc Plocki est un professionnel du secteur culturel et commercial, engagé de longue date dans les luttes mémorielles et politiques. Fils de Maurice Rajsfus né Maurice Plocki historien, militant et fondateur de l’Observatoire des libertés publiques, il s’inscrit à la croisée d’un héritage familial fort et d’un parcours personnel autonome.
Issu d’une famille marquée par la rafle du Vel'd’Hiv dont son père réchappa enfant tandis que ses grands-parents furent déportés à Auschwitz il grandit dans un univers où la mémoire n’est jamais dissociée du combat politique. Très tôt engagé, il milite dès l’adolescence. Là où son père a souvent été perçu comme un franc-tireur, Marc privilégie les dynamiques collectives structurées.
Sur le plan professionnel, il a exercé dans le management d’équipes commerciales et le secteur culturel. Ancien libraire, il a occupé des fonctions commerciales à la Réunion des musées nationaux (RMN), avant de travailler à la diffusion d’outils éducatifs et au développement de projets liés à l’éducation numérique. Il a ensuite assumé des responsabilités au service des publics du musée d’Orsay, articulant gestion, médiation culturelle et stratégie de diffusion.
Parallèlement, il est fortement impliqué dans l’association Faisons vivre la Commune, qui inscrit l’héritage de 1871 dans une perspective contemporaine. Pour lui, la Commune ne relève pas d’une commémoration figée mais constitue une matrice politique actuelle, utile pour penser les rapports entre démocratie, pouvoir et répression. Cette approche prolonge une conviction partagée avec son père : comprendre le passé pour éclairer le présent.
Après le décès de Maurice Rajsfus en 2020, Marc participe activement à la réédition et à la transmission de son œuvre, notamment aux éditions du Détour, qui republient des titres majeurs tels que La Police de Vichy, Les Juifs dans la collaboration ou 1953, un 14 juillet sanglant. Il contribue à contextualiser ces travaux, à rappeler leur dimension pionnière et à en souligner la portée actuelle.
Sur le fond, il partage une analyse critique des logiques autoritaires à l’œuvre dans l’histoire contemporaine française. Il met en garde contre la montée d’une stratégie de tension, le renforcement de l’appareil répressif et l’instrumentalisation politique des enjeux sécuritaires. Les combats contre les violences policières, le racisme et l’extrême droite demeurent, selon lui, centraux.
Plutôt qu’un héritage pesant, Marc Plocki revendique un passage de relais. Discussions politiques continues dès les années 1970, participation à des projets comme le bulletin Que fait la police ? dont il a contribué à la diffusion numérique témoignent d’une continuité assumée. Il apparaît ainsi comme un acteur de la mémoire en action : non le gardien figé d’une œuvre, mais un militant engagé dans la prolongation vivante de combats qu’il juge toujours nécessaires.
Marc et sa sœur Michelle Plocki étaient Au Poste, le 20 mai 2021 pour parler de leur père Maurice Rajsfus, décédé en juin denier, il était écrivain, historien, activiste, observateur de la chose policière et des fascismes.
A nouveau présent pour la soirée de lancement de la collection Maurice Rajsfus en compagnie de l’historienne Ludivine Bantigny, et de l’avocat Arié Alimi, le 19 juin de la même année au Lieu-dit dans le 20ème arrondissement de Paris.
Dernier ouvrage
«993 : le convoi n° 11 du 27 juillet 1942» Syllepse 2025
https://npa-lanticapitaliste.org/actualite/histoire/laventure-de-faisons-vivre-la-commune
Dernières émissions

Soirée de lancement de la collection Maurice Rajsfus
Fierté (et fébrilité) d’animer la soirée de lancement de la collection #MauriceRajsfus en compagnie (et quelle compagnie !) de ses enfants, de l’historienne Ludivine Bantigny, et de l’avocat Arié Alimi. Samedi 19 juin à 17 h, au Lieu-dit (Paris 20e). Au Poste était en direct !

Maurice Rajsfus l’éclaireur raconté par ses enfants
Michelle et Marc Plocki étaient #AuPoste, ce jeudi, pour parler de leur père, décédé en juin denier, écrivain, historien, activiste, observateur de la chose policière et des fascismes. Ensemble, on a parlé de Maurice le travailleur acharné, de la réédition en cours de ses œuvres, de ses archives (désormais en lieu sûr), de ce qu’il reste de lui et de ce qu’il nous reste à faire.
