Parce que les débats ne s’envolent pas après le direct !
Toutes les rediffusions d’Au Poste à votre guise !


La Fabrique des Français. La véritable histoire d’une Nation. Avec Sebastien Vassant
Tandis que la haine de l’Autre s’exprime partout, la BD documentaire remet de l’ordre. Partant d’une série documentaire de Françoise Davisse et Carl Aderhold, Vassant retrace l’histoire du peuple français, de 1870 à aujourd’hui. En quelques cases, il démonte les saloperies ambiantes. Son sens dingue de la mise en scène économe raconte mieux que tout l’apport au pays de l’immigration, celle des Italiens, des Polonais, des Arméniens, des Russes, des Espagnols, des Portugais, des Algériens, des Maliens, des Cambodgiens.

#FondsMarianne : Marlène Schiappa AuPoste et devant le Sénat.
L’audition de Marlene Schiappa. Un rare moment de contre pouvoir. Sa défense de Schiappa : "Ministre, ce n’est pas faire de l’ingénierie" : elle ne décide de rien, ne note rien, laisse agir ses services. Durant 3 heures denses, celle qui est à l’origine du Fonds Marianne a tenté d’esquiver.

Au sénat, le récit accablant de Yannick Morez, maire de Saint-Brévin. Comment les services de l'État ont reculé devant les nervis d’extrême droite
Maire démisionnaire de Saint-Brevin-les-Pins, Yannick Morez a livré, cette semaine, un témoignage effarant devant le Sénat. Les menaces (criminelles) dont il a été l’objet, les mensonges de l'état, le silence de beaucoup : « Le préfet, je l’ai eu deux fois au téléphone, le jour de l’incendie et le lendemain de ma démission, c’est tout. Le sous-préfet, une seule fois, le jour de l’incendie, depuis, plus jamais. Le manque de soutien de l’État, c’était flagrant ». Ce samedi, on a écouté ensemble l’intégralité de son récit. Car il dit l'époque, et nous concerne tous.

Aurélie Garand : le combat d’une sœur
Son frère, en cavale, a été abattu par le GIGN. Il s’appelait Angelo, un gars du voyage comme on dit. Depuis 2017 et la mort d’Angelo Garand, sa sœur Aurélie porte le combat de la vérité, avec des mots forts, justes, terribles.

Inauguration de #indEXTREME : site-musée des horreurs et catalogue des symboles #fachos
Durant des années, le journaliste Ricardo Parreira et le designer Geoffrey Dorne, ont répertorié tous les symboles graphiques utilisés par l’extrême droite en France. De leur observation a surgi un site tout frais : indEXTREME, à la fois musée des horreurs et précieux outil de connaissance.

« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » (démolition totale)
C’est une déclaration de Rocard, devenue indépassable. Depuis, la phrase claque comme un couperet. Elle tranche tout débat. Pierre Tevanian, philosophe, co-animateur du site Les mots sont importants, et Jean-Charles Stevens, juriste, auteurs de « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » (Anamosa), démontent mot à mot ce « coup de force rhétorique ». Arguments, chiffres et références à l’appui, il s’agit de défaire une « xénophobie autorisée », mais aussi de réaffirmer la nécessité de l’hospitalité. Ils étaient convoqués Au Poste.

Nadhéra Beletrèche : faire surgir l’antiracisme à l’Assemblée Nationale
Militante féministe, écologiste, antiraciste et contre les LGBTphobies, Nadhéra Beletreche incarne le renouveau en politique. Elle est candidate Nupes aux élections législatives, dans le 9e circo de l’Essonne. Lors de la convention des investitures Nupes, Nadhéra a eu un mot pour Zyed et Bouna, morts électrocutés à Clichy-sous-Bois en octobre 2005. D’eux, de son programme, de son combat contre le racisme, des quartiers populaires et des luttes LGBT. il en a été question lors de sa venue Au Poste.

Oussekine : la série-événement par son créateur Antoine Chevrollier
Antoine Chevrollier, auteur et réalisateur, signe avec #Oussekine une mini-série impeccable. 4 x 52 minutes pour retracer ce qui restera comme un moment clé dans l’histoire du maintien de l’ordre dit « à la française ». Malik Oussekine, un étudiant de 22 ans frappé à mort par des policiers français dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, dans le hall du 20 rue Monsieur-le-Prince, à Paris. Chevrollier, déjà à l’œuvre dans Baron noir et le Bureau des légendes, est venu nous raconter comment il a enquêté, écrit, réalisé et monté ce Oussekine de haute-facture. Quels choix, quels questionnements, quel souffle ? C’est mardi, et ça va être fort.

Zemmour, comment on en est arrivé là ?
On prend le café avec Noël Mamère, co-auteur de « Le Cas Zemmour » (Les Petits Matins). Sur quel terreau Éric Zemmour a-t-il prospéré ? De qui sert-il les intérêts ? Comment (et par qui) son ascension a-t-elle été facilitée ? Et puis, aussi, sans doute, on parlera de maintien de l’ordre, d’Oussekine, de Sivens.

Taha Bouhafs : la comparution immédiate #AuPoste
Ce lundi, on prend un café, puis deux, puis trois, avec l’ami Taha, auteur de « Ceux qui ne sont rien ».

Comment la Réaction a mené la bataille culturelle, avec Frédérique Matonti
Avec Frédérique Matonti, politiste, autrice de « Comment sommes-nous devenus réacs ? ».

Comment survivre aux violences policières ?
En 2012, Farid El Yamni perdait son frère, mort après une violente opération de police. En 2013, la mère de Makan Kebe est éborgnée, par un tir de flash-ball. Depuis, le frère et le fils se battent pour faire jaillir la vérité. Parmi leurs armes : l’écriture. Deux histoires terribles, deux livres puissants. Farid El Yamni et Makan Kebe sont venus nous raconter leur vie et leur combat.

StreetPress : le média dont les fachos veulent la peau
Ils multiplient les révélations sur la police (racisme, violences), les scoops sur les fachos et les regards pointus sur la rue. Ils sont la fine fleur de l’indépendance journalistique : l’équipe de StreetPress. Solide et farouchement indépendant, le magazine urbain du web est en train de se hisser sur le podium des médias de contre-récit les plus tenaces.

Antifa : le jeu !
C’est un jeu (collaboratif), et c’est plus que ça. C’est signé La Horde, collectif réputé de longue date pour son extrême sérieux dans l’observation de l’extrême droite en France.

Bondy Blog : Donner une voix aux quartiers populaires
Émission spéciale avec cet organe de presse né dans le sillage des révoltes de 2005 : ses moyens, ses réseaux, ses attentes. Et la banlieue, sa médiatisation, son rôle dans #2022. La journaliste Céline Beaury et le rédacteur en chef Jalal Kahlioui sont venus nous raconter où en sont les quartiers (et nous, vis à vis d’eux). L’influence d’Hanouna, le marketing des paris sportifs qui vise les cités, les liens jeunesse/police, la politique de la ville à la ramasse, le divorce consumé quartiers/gauche, la bataille culturelle qui se joue (cinéma, musique). Un échange entre énergie et pugnacité.

17 Octobre 1961 : les batailles de la mémoire
L’historien Fabrice Riceputi était Au Poste. Dans « Ici on noya les Algériens » (Éditions du Passager clandestin), il narre et le massacre par la police de Papon le 17 octobre 1961 et deux batailles pour que ces crimes ne restent ni impunis ni oubliés : la bataille de l’historien Jean-Luc Einaudi et des archivistes, Brigitte Lainé et Philippe Grand, qui l’ont aidé. Noyés par balles, les Algériens furent ce soir là retrouvés par dizaines dans la Seine. A Paris, et plus loin. Jusqu’à plus de 200, contre les 2 morts officiels. Racisme d’État, brutalités policières, dénis et mensonges, une mécanique bien connue se met en place. L’occasion d’évoquer, aussi, deux procès : Papon à Bordeaux, et Papon contre Einaudi à Paris.

Contrôles au faciès : l’avocat qui a fait condamner l'État
Il est de ces avocats discrets, qui remportent des victoires majeures. Le 8 juin 2021, Slim Ben Achour a fait condamner l’Etat pour « faute lourde » dans l’affaire des contrôles au faciès de la Gare du Nord. Avec lui, nous avons parlé de ses combats, et de ses difficultés. Du racisme dans la police et du débat national qui s’est enfin ouvert sur elle. De la nécessité d’acter en justice et des « actions de groupe » comme ligne d’horizon… « révolutionnaire ».