Parce que les débats ne s’envolent pas après le direct !
Toutes les rediffusions d’Au Poste à votre guise !

Guerre à la guerre : Opérations extérieures et coopérations militaires
Jusqu’où la France est-elle prête à aller pour maintenir son aire d’influence coloniale ?

L’empire colonial de Bolloré : ses racines, ses opposants
Derrière le rideau de fumée du groupe médiatique et de la green-tech, Vincent Bolloré tire sa fortune d’un empire colonial. Des plantations d’huile de palme et d’hévéas aux médias africains, en passant par la logistique portuaire, le groupe est un pilier de la françafrique. L’envers du décor c’est l’exploitation de la nature et des êtres humains, les jeux d’influence sur les élections et les marchés frauduleux. Le pillage organisé d’un continent au service d’une idéologie.

Passé colonial, présent empoisonné : la République silencieuse
Ils viennent briser le silence, bousculer l’oubli. Pascal Blanchard, historien, et Florence Beaugé, journaliste de terrain, celle qui a révélé le poignard du jeune Le Pen en Algérie, ravivent une mémoire que la France voudrait anesthésier : celle des Colonies. Dans leur besace, ils viennent avec une somme sur “le prince de l’ambivalence” (Mitterrand, le dernier empereur) et la réédition augmentée de « Algérie, une guerre sans gloire » pour l’autre.

Civilisation Judéo-Chrétienne : l’imposture. Avec Sophie Bessis, historienne.
Dans la rhétorique du choc des civilisations qui servait hier à justifier la mal nommée « guerre contre le terrorisme » et aujourd’hui la guerre génocidaire à Gaza, un concept se trouve depuis une quarantaine d’années mobilisé : celui de la « civilisation judéo-chrétienne ». Ce contre-sens historique est porté aujourd’hui en étendard par les droites extrêmes et les extrêmes droites occidentales, de Bruno Retailleau jusqu’à Benyamin Nétanyahou.

Malcom Ferdinand : « La France est dans le déni colonial »
Comment un désastre humain et écologique tel que la contamination des sols antillais par l’usage du chlordécone a-t-il pu se produire en toute impunité depuis les années 1970 ?

Guadeloupe, mai 67 : aux racines coloniales du maintien de l’ordre
Dans Massacrer et laisser mourir (Libertalia), la philosophe Elsa Dorlin et le chercheur indépendant Mathieu Rigouste, reviennent sur une part terrible de la République : le massacre des protestataires guadeloupéens.

Ciné engagé : faut pas mollir !
Première séance de nos cafés-ciné du matin : du cinéma ouvrier aux premiers films anticolonialistes. Une histoire des films engagés sur des luttes contemporaines de leur époque. Ce jeudi, on devrait (re)découvrir La vie est à nous (Jean Renoir 1936), La terre fleurira (Henri Aisner 1954) ; Afrique 50 (René Vautier 1950), et le joli mai (Pierre Lhomme, Chris Marker, 1962). En compagnie d’Olivier Azam, l’inénarrable et l’inarrêtable, de la belle maison Les Mutins de Pangée. Sortez les pop-corns, et le café chaud.

L’ensauvagement du Capital avec Ludivine Bantigny
Le libelle de Ludivine Bantigny commence par une silhouette. Celle d’un adolescent qui va mourir pour nous. Dans une décharge, il cherche des métaux rares, de ceux dont nos téléphones et ordis raffolent. Le court essai de historienne est lancé. Dévastateur pour le capitalisme de mort, ensauvagé et sans pitié.

17 Octobre 1961 : les batailles de la mémoire
L’historien Fabrice Riceputi était Au Poste. Dans « Ici on noya les Algériens » (Éditions du Passager clandestin), il narre et le massacre par la police de Papon le 17 octobre 1961 et deux batailles pour que ces crimes ne restent ni impunis ni oubliés : la bataille de l’historien Jean-Luc Einaudi et des archivistes, Brigitte Lainé et Philippe Grand, qui l’ont aidé. Noyés par balles, les Algériens furent ce soir là retrouvés par dizaines dans la Seine. A Paris, et plus loin. Jusqu’à plus de 200, contre les 2 morts officiels. Racisme d’État, brutalités policières, dénis et mensonges, une mécanique bien connue se met en place. L’occasion d’évoquer, aussi, deux procès : Papon à Bordeaux, et Papon contre Einaudi à Paris.

Mathieu Rigouste pour son film « Un seul héros, le peuple »
Auteur, entre autres, de « La Domination policière » (La Fabrique), et « Ennemi Intérieur » (La Découverte), réalisateur de « Un seul héros, le peuple », le chercheur en sciences sociales depuis les luttes était convoqué #AuPoste lundi 24 mai, 19h.