Parce que les débats ne s’envolent pas après le direct !
Toutes les rediffusions d’Au Poste à votre guise !

« Le narcotrafic est organisé comme le capitalisme » — Amine Kessaci
Amine Kessaci, 22 ans, et un courage fou. Son nom résonne comme un symbole de résistance dans les quartiers nord de Marseille. Après l’assassinat de deux de ses frères, par des narco-trafiquants, ce jeune écolo a transformé sa douleur en combat. Dans cet entretien sans esquive, il raconte la narcocratie de l’intérieur, démonte l’échec de la répression et plaide pour une réponse globale : justice sociale, dignité, légalisation encadrée. Une parole politique née du deuil, tenue par la détermination. Un témoignage rare.

« Le capitalisme est à bout de souffle, et nous avec » — Monique Pinçon-Charlot
Ils ne paient pas d’impôts, mais ils achètent les médias, les lois, et même l’avenir de la planète. Monique Pinçon-Charlot, sociologue des riches, démasque l’oligarchie française : une caste qui s’enferme dans ses ghettos dorés, manipule la démocratie, et accélère le chaos climatique. « Le capitalisme est à bout de souffle, et nous avec », lance-t-elle, impitoyable. Des cercles secrets aux fraudes fiscales géantes, des présidents milliardaires à la mainmise sur Paris, elle révèle comment une poignée d’hommes et de femmes a confisqué le pouvoir, l’espace, et jusqu’à l’air que nous respirons.

Gauche explosive : quand Castets, Ruffin et Besancenot se disent (enfin) les choses
Trois figures, trois gauches, un seul plateau : François Ruffin, Lucie Castets et Olivier Besancenot se livrent à un échange rare, sans faux-semblants. Entre démontage en règle du RN, critiques des divisions internes et appels à l’unité, les lignes bougent. Ruffin alerte ; Castets nuance, Besancenot appelle au dépassement. Ce débat orchestré par David Dufresne révèle autant les fractures que les espoirs. À voir, écouter, confronter.

Michel Feher : combattre la « connivence des brutes »
Le monde vacille, mais certains regardent encore droit. A la tête du nouveau site Diagrammes, Michel Feher, philosophe bien connu de nos services, vient Au Poste en tracer les contours. Pas un énième blog de plus, mais une architecture pensée pour tenir ensemble ce qui, trop souvent, reste éparpillé. Face à la droitisation rapide des sociétés, à la montée des pouvoirs prédateurs et aux renoncements démocratiques, Diagrammes veut documenter, relier, comprendre — et armer celles et ceux qui refusent la résignation.

Besancenot : « J’aimerais qu'à gauche, on soit capable de douter ensemble à haute voix »
En public, Besancenot régale. Il commence doucement, puis monte et lâche son flot. Avec lui, on a causé de son nouveau livre « En finir avec les présidents », du Présidentialisme, de la gauche, de son organisation, de sa nécessité à s’unir sans se trahir. Et de quelques souvenirs savoureux. Un sacré moment.

« Militer » : verbe sale de l'époque
Dévalorisé, dévalué, délavé : militer apparaît désormais comme le verbe sale de l’époque ; signe de la profonde crise démocratique que secoue la France. Employé couramment, militer est aujourd’hui rattaché à une forme de radicalité.

Comment les riches ravagent la planète
« Pour comprendre, il faut raconter l’histoire de l’humanité » déclare le journaliste Hervé Kempf, alors que le dessinateur Juan Mendez bondit « En une page ? Il est dingue ! » Après un passage par la dernière période glaciaire, nous voilà arrivés à la Révolution industrielle.

Malcom Ferdinand : « La France est dans le déni colonial »
Comment un désastre humain et écologique tel que la contamination des sols antillais par l’usage du chlordécone a-t-il pu se produire en toute impunité depuis les années 1970 ?

Alain Deneault : en guerre contre la médiocratie
A la sempiternelle question, Que faire ?, le philosophe répond : « Faire que ! Faire mal. Mal faire les choses, ne pas suivre les conseils officiels. » Dans une autre vie, sur un autre continent, on avait eu le bonheur côtoyer Alain Deneault. Depuis Montréal, il bataillait contre l’industrie extractiviste. Alain nous revient avec Faire que ! (Lux éditeur), ouvrage lucide où il nous invite à explorer un nouveau mode d’engagement politique, la biorégion. Et nous somme de sortir de la sidération (et) de l’écoanxiété, pour mieux partir au combat (intellectuel). Attention, le bougre parle vite.

Technopolice, ou la police totale
Un nouvel imaginaire politique est en cours, qui amplifie la violence d’Etat à travers une ville sous emprise autoritaire, et sans contrôle. Une gestion du désordre assistée par ordinateur où chaque policier deviendrait technologie, le règne des flics-machines.

Les raisons de l'(agri)colère. Débat avec la confédération paysanne
Que se passe-t-il dans les campagnes ? Depuis quelques jours, la grogne devenue gronde s’est faite colère. Une colère qui emporte (et mélange parfois) tout. Revendications, modèles, normes, écologie et libéralisme : on fait le point avec Thomas Gibert, maraicher en Haute Vienne, secrétaire national de la Confédération paysanne.

Submersion ou la connexion permanente. Bruno Patino (patron Arte) convoqué #AuPoste
Depuis dix ans, au moins, le boss d’Arte écrit la nuit sur ce qui le travaille le jour. Penser le monde d’aujourd’hui, en faire partie (prenante), se connecter aux autres, et les autres à soi. Ancien du Monde, Bruno Patino revient avec Submersion, chez Grasset.

La tentation écofasciste avec Pierre Madelin
Les liens entre crise climatique et repli identitaire vont s’exacerber. Nous devons comprendre l’écofascisme pour mieux l’affronter.


La bibliothèque idéale d'#AuPoste
Retrouvez les publications des auteurs et autrices invités Au Poste.

Bolloré TV, ça suffit. Avec Julia Cagé
Avec Julia Cagé, économiste, autrice de « Pour une télé libre contre Bolloré » (Le Seuil).

Concentration des médias : Vincent Bolloré au Sénat (audition complète)
Le boss de Bolloré Groupe entendu par la Commission d’enquête du Sénat « afin de mettre en lumière les processus ayant permis ou pouvant aboutir à une concentration dans les médias en France, et d'évaluer l’impact de cette concentration sur la démocratie ». Enjeu majeur, on était là !

L’ensauvagement du Capital avec Ludivine Bantigny
Le libelle de Ludivine Bantigny commence par une silhouette. Celle d’un adolescent qui va mourir pour nous. Dans une décharge, il cherche des métaux rares, de ceux dont nos téléphones et ordis raffolent. Le court essai de historienne est lancé. Dévastateur pour le capitalisme de mort, ensauvagé et sans pitié.