Parce que les débats ne s’envolent pas après le direct !
Toutes les rediffusions d’Au Poste à votre guise !

« Le narcotrafic est organisé comme le capitalisme » — Amine Kessaci
Amine Kessaci, 22 ans, et un courage fou. Son nom résonne comme un symbole de résistance dans les quartiers nord de Marseille. Après l’assassinat de deux de ses frères, par des narco-trafiquants, ce jeune écolo a transformé sa douleur en combat. Dans cet entretien sans esquive, il raconte la narcocratie de l’intérieur, démonte l’échec de la répression et plaide pour une réponse globale : justice sociale, dignité, légalisation encadrée. Une parole politique née du deuil, tenue par la détermination. Un témoignage rare.

Scandale des pièces à convictions disparues au parquet de Marseille : le digne et implacable témoignage du père et de la tante de Souheil El Khalfaoui
L’enquête sur la mort de Souheil El Khalfaoui, tué d’une balle en plein cœur par un policier en août 2021 à Marseille, est un cas d'école. L’affaire est aujourd’hui entachée d’un nouveau scandale : neuf pièces à conviction, dont la balle mortelle et des vidéos, ont disparu.

Technopolice, ou la police totale
Un nouvel imaginaire politique est en cours, qui amplifie la violence d’Etat à travers une ville sous emprise autoritaire, et sans contrôle. Une gestion du désordre assistée par ordinateur où chaque policier deviendrait technologie, le règne des flics-machines.

Débat « Un pays qui se tient sage » à Marseille. Avec Issam El Khalfaoui
Rencontre au cinéma le Gyptis (Marseille) avec Issam El Khalfaoui, le père de Souheil, 19 ans, tué par un policier lors d’un contrôle en 2021, et le réalisateur David Dufresne.

Marseille, l’emprise du trafic de drogue. Pour déconstruire les idées reçues
Pour un peu plus de deux heures, Au Poste s’est installé dans les locaux du top site d’investigation Marsactu, au cœur de la cité phocéenne. Avec les journalistes Benoit Gilles et Clara Martot Bacry, co-auteurs de la série « L’emprise de la drogue », et Claire Duport, sociologue depuis 20 ans sur ces questions, on a causé de la flambée des morts et des blessés, d'à qui profite le business (pas aux habitants des cités), des amendes forfaitaires aux consommateurs (est-ce pertinent ?), des réponses politiques (quid des moyens de prévention ? Quid des aménagements urbains ?), des réponses judiciaires (le tribunal de Marseille est l’un des plus répressifs de France), des répliques policières (surinvestissement du terrain par la BAC, les CRS, enquêteurs de PJ débordés).

Marche pour l'égalité de 1983. Qu’en reste-il ? Débat avec celles et ceux qui l’ont faite
Elle ne fut pas la première, ni la dernière, mais la matrice de toutes les marches anti-racistes. Alors qu’on célèbre aujourd’hui, parfois un peu à l’emporte pièce, ses 40 ans, comme il en fut de ses 10, 20 et 30 ans, l’heure est au bilan. Qu’avons nous à retirer, apprendre, conserver de cet élan qui fut magistral, national, et de toute beauté ? De cette marche pour l'égalité et contre le racisme, improprement appelée « des Beurs ». Que dire de ses héritiers et héritières ?