Nicolas Lebourg
Nicolas Lebourg est historien, spécialiste des extrêmes droites, chercheur à l’Observatoire des radicalités politiques, au Centre d’Etudes Politiques et Sociales(CEPEL), rattaché au CNRS et à l’université de Montpellier, membre du Conseil scientifique sur les processus de radicalisation (COSPRAD).
Il fédère un groupe de chercheurs travaillant sur les marges politiques avec le site Fragments sur les temps présents, créé en 2008. Au Poste convoque Nicolas Lebourg pour la première fois en 2021, accompagné de la sociologue Isabelle Sommier, avec qui il signe une somme : Violences politiques en France, de 1986 à nos jours(Presses Sciences Po).
Ils y dissèquent 6000 faits de violence politiques françaises, tordant le cou aux raccourcis politico-médiatiques. Le rendez-vous est pris : l’historien revient l’année suivante, pour deux émissions aux côtés de Nonna Mayer, directrice de recherche émérite au CNRS, spécialiste de sociologie électorale et de l’extrême droite, et de Guillaume Bernard, politologue. Ensemble, ils s’attaquent au désastre annoncé : la réélection d’Emmanuel Macron, le Rassemblement National en force, et Zemmour à l’arrière-garde.
Depuis 2023, Nicolas Lebourg anime sur Au Poste le rendez-vous Extremorama, club de la presse sur les fascismes, réunissant les meilleurs chercheurs et chercheuses, journalistes, historiennes et historiens de France et de Navarre.
On y croise Pierre Plottu et Nicolas Massol, journalistes à Libération, Daphné Deschamps, journaliste à StreetPress, Marylou Magal, journaliste à l’Express le sociologue Félicien Faury (qui revient quelques mois plus tard au comico), Marion Jacquet-Vaillant et Emilien Houard Vial, docteur.es en sciences politiques, pour tracer les liens entre les fascismes d’hier et d’aujourd’hui, de Mégret à Bardella, du Gud aux jeunesses identitaires, du Rassemblement National aux groupuscules.
Dernières émissions

« C’est le scénario parfait pour le RN » : la (non ?) percée municipale décryptée
Élections municipales 2026 : le RN progresse, mais sans tsunami. Ce soir au Poste, quatre chercheurs de première catégorie sur l’extrême droite passent les résultats au scalpel — implantation, « brebis geuleuses » (comme dit le tchat), mémoire ouvrière, Bolloré et abstention. La science politique n’a pas chômé.

Violences politiques, Quentin D. : l’émotion contre la contextualisation
La mort de Quentin Deranque à Lyon ouvre la seconde partie de l’émission comme une déflagration. Les images d’un jeune « identitaire », massacré au sol, envahissent les écrans, saturent le débat et imposent l’émotion avant toute analyse.

Des bottes et des bots
L’extrême droite ne se contente plus d’occuper le terrain politique : elle façonne les réseaux, structure les algorithmes et fabrique ses publics. Olivier Tesquet, Marion Jacquet-Vaillant et Nicolas Lebourg analysent les ressorts du techno-fascisme, la production industrielle des followers et la transformation profonde des sociabilités politiques. Une plongée documentée au cœur des nouvelles droites numériques.
