Parce que les débats ne s’envolent pas après le direct !
Toutes les rediffusions d’Au Poste à votre guise !

« Les compromis faibles ne construisent rien » — Cyrielle Chatelain
Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, était l’invitée de France Déter sur Au Poste. Elle dénonce la dérive autoritaire du maintien de l’ordre, la fatigue d’un Parlement vidé de sa substance et la recomposition d’une alliance des droites avec l’extrême droite. Entre colère démocratique et défense de la rupture écologique, elle s’attaque autant aux dérives du pouvoir qu’aux compromis molles de la gauche. Tout en se défendant d’y recourir.

Matignon aspergé de peinture à l’eau, 6 mois ferme : « on nous condamne pour avoir dénoncé l’inaction climatique » Rachel Simon
Le sociologue Renaud Epstein démonte la mécanique de l’oubli : les quartiers populaires se révoltent, mais la République détourne le regard. La militante Rachel Simon, condamnée à six mois ferme pour avoir aspergé Matignon de peinture à l’eau, raconte la répression qui s’abat sur les voix écologistes. Entre mémoire des luttes et criminalisation de la désobéissance, leurs paroles se répondent. C’est France Déter, la matinale aupostienne

Derrière le « Bien manger », la fracture sociale
Variable d’ajustement dans le budget des ménages modestes, l’alimentation reflète une fracture sociale de plus en plus béante. Un système à deux vitesses où les plus précaires sont forcés de rogner sur la quantité et la qualité, au détriment de leur santé.

De Bure à l’A69 : le droit comme levier de la désobéissance légitime
Ils bétonnent nos terres, nous organisons la riposte. Face à plus de 600 projets polluants et imposés en France — autoroutes, bassines, aéroports ou fermes-usines — une autre bataille se joue, moins visible, mais redoutablement efficace : celle du droit.

Carbofascisme : quand l’or noir embrasse la peste brune
Savant mélange de climatoscepticisme, de fascisme et d’ultralibéralisme, le « carbofascisme » a aujourd’hui pignon sur rue de part et d’autre du globe. Le retour fracassant de Donald Trump à la Maison Blanche n’est que l’affirmation décomplexée d’une dynamique déjà à l’œuvre : celle d’une violente radicalisation du capitalisme. « La menace carbofasciste, or noir et peste brune », c’est le dossier qu’a choisi de traiter, pour son deuxième numéro, la revue Fracas, nouvelle arrivée dans le paysage des médias indépendants écolos. C’est une Lucile Juteau émue pour sa dernière émission, qui a accueilli Philippe Vion-Dury, lui-même enrhumé, directeur de publication de la revue des combats écologiques, journaliste et essayiste.

« 100 000 fermes perdues en 10 ans : on va nourrir la France comment ? »
Les agriculteur·ice·s sont en colère, et il y a de quoi : difficultés d’installation, disparité de revenus, précarité, subventions inéquitables, accords de libre-échange, syndicats majoritaires pro-agriculture intensive, spéculation sur les terres, dérégulation des pesticides, marges excessives de la grande distribution…

L’urgence climatique vue des quartiers populaires
Rania Daki, porte-parole Justice climatique de Ghettup, vient exposer les vécus et les plans d’action de la jeunesse engagée pour une écologie résolument populaire, antiraciste et anticoloniale.

Comment les riches ravagent la planète
« Pour comprendre, il faut raconter l’histoire de l’humanité » déclare le journaliste Hervé Kempf, alors que le dessinateur Juan Mendez bondit « En une page ? Il est dingue ! » Après un passage par la dernière période glaciaire, nous voilà arrivés à la Révolution industrielle.

Malcom Ferdinand : « La France est dans le déni colonial »
Comment un désastre humain et écologique tel que la contamination des sols antillais par l’usage du chlordécone a-t-il pu se produire en toute impunité depuis les années 1970 ?

Alain Deneault : en guerre contre la médiocratie
A la sempiternelle question, Que faire ?, le philosophe répond : « Faire que ! Faire mal. Mal faire les choses, ne pas suivre les conseils officiels. » Dans une autre vie, sur un autre continent, on avait eu le bonheur côtoyer Alain Deneault. Depuis Montréal, il bataillait contre l’industrie extractiviste. Alain nous revient avec Faire que ! (Lux éditeur), ouvrage lucide où il nous invite à explorer un nouveau mode d’engagement politique, la biorégion. Et nous somme de sortir de la sidération (et) de l’écoanxiété, pour mieux partir au combat (intellectuel). Attention, le bougre parle vite.

René Dumont l’écolo : le candidat-prophète qui avait raison
1974, la France s’apprête à devenir celle de Giscard. A la télé, un agronome fait un geste qui marque les esprits et la campagne présidentielle d’avril 1974 : à la télé, René Dumont exhibe un verre d’eau et le boit. Ce verre, cette eau, c’est la fin du monde qui s’annonce.

Manuel Bompard convoqué Au Poste
C’est l’une des chevilles ouvrières – et de direction – de la France Insoumise. A LFI, on dit le « coordinateur », parfois « le nettoyeur ». Son audition a duré 2h30. Un entretien rare.

L’avenir de notre génération est-il en péril ? Causerie Camille Etienne/Louis Boyard
C’est un nouveau rendez-vous (mensuel) d’Au Poste, une carte blanche à l’activiste Ritchy Thibault : la Barricade. Pour ce premier numéro, Ritchy a convié Camille Etienne, militante écologiste, autrice de Pour un soulèvement écologique : dépasser notre impuissance collective (Le Seuil, 2023) et Louis Boyard, député LFI 3eme circonscription du Val-de-Marne.



La bibliothèque idéale d'#AuPoste
Retrouvez les publications des auteurs et autrices invités Au Poste.

L’androcène, c’est mort. Avec Adélaïde Bon, Sandrine Roudaut & Sandrine Rousseau
Les deux premières ne sont jamais venues Au Poste ; la troisième est une habituée. Ensemble, elles débarquent pour nous annoncer que, enfin, l’Androcène, l’ère de l’homme, enfin, de certains ; c’est (bientôt) fini. Promis : pas de polémique à la noix, du fond, rien que du fond. Parce qu’on est comme ça, Au Poste.

L’inquiètant avènement des écofascismes
Ne pas croire les apparences. Ne pas se tromper dans des considérations trompeuses : le fascisme s’accommode de l’écologie comme du reste. Il sait l’avaler, pour mieux le greenwasher. Antoine Dubiau, auteur de Ecofascismes (Editions Grévis), explique pourquoi le discours environnemental doit être clarifié pour échapper aux différentes formes de fascisation de l’écologie.